Séminaire Histoire des Sciences, Histoire de l’Innovation : Setting the World in Motion and Making it Available

When:
23 February 2017 @ 17 h 00 min – 19 h 00 min
2017-02-23T17:00:00+01:00
2017-02-23T19:00:00+01:00
Where:
Institut des sciences de la communication (ISCC) (salle de conférences, rez-de-chaussée)
20 Rue Berbier du Mets
75013 Paris
France

Setting the World in Motion and Making it Available

Why Dynamic Modernity’s Mode of Dynamic Stabilization causes Alienation and Desynchronization

Hartmut Rosa (Friedrich-Schiller-Universität Jena)

The lecture starts by identifying dynamic stabilization as a defining feature of modern societies. This term refers to the fact that such a society requires (material) growth, (technological) augmentation and high rates of (cultural) innovation in order to reproduce its structure and to preserve the socioeconomic and political status quo. This feature has two decisive social consequences: First it leads to a progressive logics of escalation in the realms of production, speed and social change, which can be grasped under the single concept of “social acceleration”. However, secondly, not all spheres of social life are equally “speedable”, or equally fit for dynamization. Hence, the problem of “de-synchronization” moves to the forefront of contemporary society. Thus, I will argue, the four most pressing crises of the late-modern age are crises of “de-synchronization”:
1) The ecological-crisis can be read as a crisis of de-synchronization between the speed of material turnover and economic production on the one hand and environmental reproduction on the other;
2) The ongoing financial crisis since 2008 can be understood as a consequence of the de-synchronization between the turnover-rates of the financial markets and those in the “real economy” of material production and consumption;
3) The crisis of democracy signals a de-synchronization between the intrinsic speed of democratic will-formation and decision-making on the one hand and the speed of markets, of the media and of technological progress on the other;
4) The “psycho-crisis” which can be observed in the sharp increase in burnout and depression rates results from a possible de-synchronization between the “speedability”of the human psyche and the speed of social change, as Alain Ehrenberg has it.

Hartmut Rosa est un représentant de la nouvelle Théorie Critique issue de ce qu’on appelle « l’Ecole de Francfort ». Son ouvrage Accélération. Une critique sociale du temps propose non seulement de relire l’histoire moderne à l’aune du concept d’accélération sociale, mais il encourage aussi le développement de recherches à portée critique qui auraient pour objet d’éviter que le projet de la modernité (le développement de l’autonomie) soit radicalement menacé par l’accélération.


 

Le séminaire :

Le but du séminaire est de proposer une réflexion approfondie sur l’histoire de la circulation des sciences et des innovations en Europe, ainsi que sur l’histoire des civilisations matérielles que cette circulation transforme. Ce séminaire est adossé aux activités de l’équipe d’Histoire des Sciences de l’Université Pierre et Marie Curie et de l’axe 1 de recherche « L’Europe comme civilisation matérielle : flux, transitions, crises » du LabEx « Écrire une histoire nouvelle de l’Europe ». Chacune des séances du séminaire est construite autour de l’intervention d’un chercheur. Si la période susceptible d’être couverte dans les interventions va de la fin du 18e siècle à aujourd’hui, l’accent sera mis sur la période la plus récente.

L’un des objectifs du séminaire est de réunir et faire interagir des publics provenant d’horizons différents (étudiants de niveau master 2 en histoire, doctorants et chercheurs débutants en histoire des sciences, et doctorants des disciplines scientifiques de l’UPMC). Afin de faciliter la compréhension des interventions, qui seront de niveau recherche, les séances seront brièvement introduites par les organisateurs. Une séance de discussion suivra les interventions.

Responsables :
Pr David Aubin, Université Pierre et Marie Curie (IMJ-PRG / ASHiC),david.aubin@upmc.fr
Pr Pascal Griset, Université Paris-Sorbonne (SIRICE-CRHI / ISCC), pascalgriset@yahoo.fr

Comité de programme :
Reynald Abad (Université Paris-Sorbonne, Centre Roland Mousnier)
Alain Beltran (CNRS, SIRICE)
Yves Bouvier (Université Paris-Sorbonne, SIRICE-CRHI)
Mathieu Flonneau (Université Panthéon-Sorbonne, SIRICE-CRHI, Association P2M)
Léonard Laborie (CNRS, SIRICE-CRHI)

Séances suivantes :

2 mars         Martina Schiavon (Université de Lorraine/ÉSPÉ de Lorraine)
Le projet Bureau des longitudes (1795-1932) : de la valorisation du patrimoine à la recherche.  

9 mars           Ronan Le Roux (LIS/SPHERE/Université Paris-Est Créteil)
Le Dr. Jacques Sauvan et le mystérieux Département Cybernétique de la SNECMA (1963-1970).

16 mars           Bruno Belhoste (IHMC/Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
Le mesmérisme entre science et non-science, un débat au XVIIIe siècle.

23 mars           Pierre-Yves Beaurepaire (CMMC/Université de Nice Sophia-Antipolis)
Communiquer dans l’Europe savante de l’âge classique aux Lumières.

30 mars           Karena Kalmbach (Technische Universiteit Eindhoven, TU/e)
Using the past for debating the future: the role of Chernobyl in British and French nuclear discourses.

20 avril           Rebekah Higgit (University of Kent)
The Royal Observatory, Greenwich, in public: towards an ‘eccentric biography’ of the institution’s early years.

27 avril             David Edgerton (King’s College London) sous réserve
Transport and British history

4 mai           Lino Camprubi (Max-Planck-Institut für Wissenschaftsgeschichte)
Underwater Surveillance and the Modern Mediterranean.

11 mai           Ana Cardoso de Matos (Universidade de Évora)
L’hydroélectricité au Portugal dans le contexte européen : circulation des ingénieurs, transfert de technologie et construction des paysages de l’innovation.