Constitution européenne

Campagne pour le référendum de 2005 sur la Constitution européenne en France Source : Wikimedia Commons
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De l’échec de la Communauté politique européenne (CPE) en 1954 au rejet du Traité constitutionnel européen (TCE) en 2005, le chemin vers une constitutionnalisation de l’Europe a été ponctué de crises qui ont hanté la construction européenne dès ses débuts. Les difficultés tiennent à la fois à la notion juridique ambiguë de constitution européenne et à la nécessité de s’adapter à la nature hybride de l’Europe communautaire, qui repose sur le compromis d’éléments supranationaux et intergouvernementaux. Le processus n’a finalement débouché que sur un traité « classique », celui de Lisbonne, signé le 13 décembre 2007.

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Construction européenne et enjeux de souveraineté nationale depuis 1945

Margareth Thatcher, Discours de Bruges, 20 septembre 1988 : extrait et photographie.
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Si l’affirmation de la souveraineté nationale a triomphé au xixe siècle, ses principes ont pu être écornés avant même les débuts de la construction européenne. Il demeure qu’au sein du processus d’intégration européenne, des limites et des obstacles apparaissent, parfois transformés en véritables crises du projet européen, tandis que revient sur la scène le rôle majeur des États et des intérêts nationaux. L’ère gaullienne, en France, puis l’ère Thatcher, en Grande-Bretagne, représentent deux périodes clés d’opposition au projet d’Europe fédérale, au nom de la seule souveraineté légitime, celle de la nation ; ce que ravivent les oppositions au traité de Maastricht en 1992 puis au traité de Lisbonne dans les années 2000, en France tout particulièrement.

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Périurbanisation en Europe : une utopie accessible

Détail d’une plaquette promotionnelle du promoteur de maisons individuelles en village Breguet, vers 1978, Archives nationales, 19810180/11.
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La périurbanisation se caractérise par une importante prolifération de maisons individuelles, zones d’activités et infrastructures routières, fusionnant progressivement avec les espaces ruraux. Quittant en masse les villes denses – jugées polluées, surpeuplées, ou trop chères – les classes moyennes ont trouvé dans les périurbains la possibilité d’évoluer au contact de la nature tout en bénéficiant du confort moderne. Elles s’y sont installées avec l’ambition de vivre dans un environnement qui combinerait les avantages de la campagne et de la ville, sans leurs inconvénients respectifs. Avant l’exode périurbain engagé dans les années soixante, cet idéal fut aussi celui des urbanistes, qui voyaient dans les cités-jardins l’avenir de la ville. L’essor des transports en commun puis de l’automobile au cours du xxe siècle a rendu ce rêve accessible au plus grand nombre. La périurbanisation résulte des efforts conjoints d’initiatives privées, de gouvernements et d’urbanistes, chacun contribuant à développer ce qui ne doit pas être considéré comme une « anti-ville », mais comme une nouvelle manière de concevoir l’urbanité.

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Gender and vocational education in Europe (19th-20th centuries)

Bischoffsheim Vocational School, Brussels, circa 1900.  Postcard.
École pratique de commerce et d’industrie de Rouen, typewriting classes, 1920s.  Carte postale. © Musée national de l’Éducation.
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The history of vocational education remains a little-explored component of the history of European societies, not only due to its more complex structures as compared to “general” education, but also to the less prestigious social status ascribed to it. Even less well known is the role played by girls and women within various national systems, as though their occupational training was not a concern. Yet from the last third of the nineteenth century, the vocational education of women began to be discussed, and developed modestly alongside largely male educational opportunities.. Beyond the mosaic of national situations, two primary dynamics bear mentioning. The first relates to the movement of women’s emancipation enabled by access to vocational education, and thereby to the skilled labour market. The second is connected, in the context of societies highly impacted by the two Industrial Revolutions, to how training courses helped structure a labour market highly segmented by gender.

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Sexology: A European science

Cover of La fisiologia del piacere (1880) by Paolo Mantegazza.
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The word sexology is attested in English from the 1860s but took on its modern meaning as the science of sexuality only in the 1900s, initially in German (Sexualwissenschaft) and Dutch (seksuologie), and later in French, Spanish (sexología), and Italian (sessuologia). This interdisciplinary science drew on numerous medical specializations, the humanities and social sciences, and activist movements. It seeks to understand human sexuality and its development by distinguishing the “normal” from the pathological, and also deals with questions linked to reproduction and sexual health. A number of phases can be distinguished. The last third of the nineteenth century was that of “sexual psychopathology.” In the wake of sexual reform and eugenics, sexology underwent a new turning point during the interwar period. The discipline reinvented itself under American influence after the Second World War and entered into a handful of universities.

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Gender of Communism

Cover of the magazine Neuer Weg (New Way), internal magazine for members of the East German communist party, 1974, Bundesarchiv Library.
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Founded on emancipatory albeit androcentric thought, the communist regimes established in Eastern Europe in fact opened women’s way towards activism, political positions and paid employment. In doing so, they nevertheless also perpetuated pre-existing gender relations by limiting the role of women or by marginalizing certain sectors. They even produced their own traditionalist discourses and policies focused on the family, which nevertheless gradually began to erode during the 1970s. Still, these regimes enabled the development of a kind of “feminism without feminists,” one that was less visible because more widespread, thanks to the leeway available to women to defend their occasional demands.

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Modernization and Representations of Artillery in Europe

A battery of katyushas in action during the battle of Stalingrad, October 6, 1942. RIA Novosti archive, image #303890 / Zelma / CC-BY-SA 3.0.
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While gunpowder was not a European invention, the development of artillery contributed from the late Middle Ages onwards to the emergence of European states, together with a military culture specific to the continent as a result of circulating technical knowledge. Artillery also contributed to the development of a specific way of conducting and experiencing war which culminated in the two global conflicts. In doing so, it led throughout Europe to a particular experience of war and the trauma of destruction and left a lasting impression on the Europeans through its devastating power.

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Faire face aux conditions météorologiques en temps de guerre en Europe aux XIXe et XXe siècles

Couverture de La bataille dans les neiges, bref récit écrit par A. Norec pour la collection « Patrie » en 1917 et mettant en avant la « guerra bianca » sur le front italien pendant la Grande Guerre et les difficultés propres à ce front (collection P.-L. Buzzi).
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Les conditions météorologiques sont souvent décisives en temps de guerre. Au vie siècle avant Jésus-Christ, Sun Tzu insistait déjà dans son Art de la guerre sur le rôle joué par les dispositions atmosphériques. Celles-ci ont en effet des répercussions aussi bien sur la santé et le moral des troupes que sur le déroulement des opérations militaires, conduisant les hommes et leurs chefs à s’équiper et à anticiper. Les conflits dans l’Europe contemporaine confirment cette importance de la météo, dans leur déroulement ainsi que dans la prise en compte croissante de ce facteur au sein des états-majors.

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Histoire de la paternité aux XIXe et XXe siècles

Frederick W. W. Howell, « Þórður Guðjohnsen with his children », Húsavík (Islande), vers 1900.
Photographie issue de la série « Fathers and Children » de B. Krishtul, 1969, RIA Novosti archive, image #684534. Source : Wikimedia Commons https://commons.wikimedia.org/wiki/File%3ARIAN_archive_684534_Photo_work_from_series_of_photographs_%E2%80%9CFathers_and_Children%E2%80%9D_by_B._Krishtul.jpg
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Du pater familias tout-puissant aux « nouveaux pères » impliqués, présents auprès de leurs enfants : voilà la transformation majeure de la paternité en Europe aux xixe et xxe siècles. Au nom de l’intérêt de l’enfant, l’État commence à concurrencer les pères et à affaiblir leur position. La séparation du lieu de domicile et de travail sous l’effet de l’industrialisation et l’apparition d’une vision romantique de la maternité contribuent à éloigner les pères de la sphère familiale. Il faut attendre les années 1960 et 1970 pour qu’un nouveau type de père s’affirme, dans un contexte marqué par le mouvement féministe et le déclin du modèle « militaro-viril ». La paternité est réexaminée sous le signe de l’égalité, comme l’atteste le remplacement de l’autorité paternelle par l’autorité parentale ou l’introduction du congé de paternité. Finalement, des phénomènes comme la paternité gay et la monoparentalité masculine montrent que la pluralisation des formes familiales touche également les pères.

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