Colloque: “Exils, migrations et diffusion des savoirs. Les Espagnols en Europe (xvie-xviie siècles) / Exilio, migración y difusión del saber. Los españoles en Europa (siglos XVI y XVII)”

Fundación Casa de Medina Sidonia – Université Paris-Sorbonne/Labex EHNE
CLEA – Centre Roland Mousnier
Araceli Guillaume-Alonso & Bertrand Haan
Sanlúcar de Barrameda
23-24-25 mars 2015 / 22-23-24 de marzo de 2015

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Ouverture / Sesión inaugural

  • Liliane Dalhmann, presidenta de la Fundación Casa de Medina Sidonia
  • Barthélémy Jobert, président de l’Université Paris-Sorbonne
  • Annie Molinié, professeur émérite de l’Université Paris-Sorbonne

Intervenants / Ponentes

Alfredo Alvar, C.S.I.C
Andanzas europeas de Esteban de Garibay y edición de su Compendio Historial/
Pérégrinations européennes d’Esteban de Garibay et édition de son Compendio Historial
Almudena Blasco, Universidad Autónoma de Barcelona
García de Paredes: de héroe nacional a proscrito. La Carrera de las Armas de los españoles en Europa en el primer tercio del siglo XVI /
García de Paredes : de héros national à proscrit. La carrière des armes des Espagnols en Europe, dans le premier tiers du XVIe siècle
Juan Manuel Carretero Zamora, Universidad Complutense
Carlos V y el crédito de Castilla: la influencia del sistema financiero hispánico en la dinamización del crédito de los Habsburgo /
Charles Quint et le crédit de Castille : l’influence du système financier hispanique dans la dynamisation du crédit des Habsbourg
Séverin Duc, Université Paris-Sorbonne
Antonio de Leyva, défenseur espagnol de la Lombardie impériale. Savoirs et pratiques de guerre et de gouvernement (années 1520 -1536) /
Antonio de Leyva, defensor español de la Lombardía imperial. Saberes y prácticas de guerra y gobierno (años 1520-1536)
Thomas Dandelet, University of California/Berkeley
Hacia una historia de los españoles en la Italia del Renacimiento /
Vers une histoire des Espagnols dans l’Italie de la Renaissance
John Edwards, University of Oxford
Juan Luis Vives, Thomas More, et l’éducation de la Princesse Marie Tudor /
Juan Luis Vives, Tomás Moro y la educación de la princesa María Tudor
Lucia Felici, Università degli Studi di Firenze
Miguel Servet, ou le paradigme de l’hérétique chez Calvin /
Miguel Servet, o el paradigma del hereje en Calvino
Ricardo García Cárcel, Universidad Autónoma de Barcelona & Araceli Guillaume-Alonso, Université Paris-Sorbonne
Ignacio de Loyola en París (1528-1535). La génesis de la Compañía de Jesús y la espitualidad española /
Ignace de Loyola à Paris (1528-1535). La genèse de la Compagnie de Jésus et la spiritualité espagnole
Manuela Águeda García-Garrido, Université de Caen-Basse Normandie
Espíritu itinerante y encuentros comunitarios: el clero español en la Francia del siglo XVII /
Esprit itinérant et rencontres communautaires : le clergé espagnol dans la France du XVIIe siècle
Jesús Gascón Pérez, Universidad de Zaragoza
«Tan favorecido de la Fama, quan perseguido de la Fortuna». Vidas y exilios del secretario Antonio Pérez /
«La Renommé lui a réservé ses faveurs, autant que la Fortune ses rigueurs». Vies et exils du secrétaire Antonio Pérez
Bertrand Haan, Université Paris-Sorbonne
Imponer una escritura santa española: Arias Montano y la Biblia políglota de Amberes /
Imposer une Écriture sainte espagnole : Arias Montano et la Bible polyglotte d’Anvers
Fátima Halcón, Universidad de Sevilla
Pintores españoles en Italia: Modelos e influencias /
Des peintres espagnols en Italie : modèles et influences
Boris Jeanne, EHESS
Rhétorique sacrée et gravures édifiantes : le rôle des Espagnols dans les stratégies européennes de Contre-Réforme/
Retórica sacra y grabados edificantes: el papel de los españoles en las estrategias europeas de Contrarreforma
Fabien Montcher, Saint Louis University (Missouri)
La República de las Letras a la luz de las diásporas Ibéricas (ss. XVI-XVII) /
La République des Lettres à la lumière des diasporas ibériques (XVIe-XVIIe siècles)
Jesús Ponce, Universidad Complutense
La transmisión del saber poético en el Renacimiento: Cetina, Urrea, Figueroa, Aldana /
La transmission du savoir poétique à la renaissance: Cetina, Urrea, Figueroa, Aldana
Encarna Sánchez, Università degli studi di Napoli l’Orientale
Juan de Valdés en Nápoles /
Juan de Valdés à Naples
Juan Antonio Vilar Sánchez, Alhambra de Granada
Fernando López de Villanova, gobernador de Kerpen y Lomersun /
Fernando López de Villanova, gouverneur de Kerpen et de Lomersun
Secrétaire du colloque / Secretaria : Adeline Léandre, Université Paris-Sorbonne (EDIV/CLEA)
adeline_leandre@hotmail.fr

Labex EHNE (axe 3, l’Humanisme européen)/Centre Roland Mousnier (UMR 8596)/CLEA (EA 4083-ED IV)

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Sociabilités et réseaux diplomatiques européens de 1919 à nos jours

Bruxelles, Académie Royale de Belgique (Cycle du Collège Belgique). 20-21 mars 2015. Avec l’association RICHIE.

RICHIE
En coopération avec RICHIE et Académie royale de Belgique l’Académie royale de Belgique

Vendredi 20 mars 2015

  • 8h45-9h – Accueil des participants
  • 9h00-9h15 – Discours d´ouverture par Michel DUMOULIN, Professeur émérite à l’Université Catholique de Louvain, membre de l’Académie royale de Belgique

9h15-9h45 – Introduction du colloque par les organisateurs

  • Vincent GENIN, Université de Liège
  • Thomas RAINEAU, Paris IV-Sorbonne / Institut Universitaire Européen
  • Matthieu OSMONT, Institut culturel franco-allemand de Tübingen

9h45-10h15 – Conférence inaugurale

Laurence BADEL, Professeur à Paris I-Panthéon Sorbonne: Pratiques diplomatiques et « nouvelles relations internationales »

10h15-10h45 – Pause-café

10h45-13h – La diplomatie traditionnelle remise en question ?

Présidence : John KEIGER (Université de Cambridge).

  • 10h45-11h30 Marion ABALLEA (IEP Strasbourg) : L’ambassade de France à Berlin au lendemain de la Première Guerre mondiale : bastion de la tradition diplomatique à l’heure de la “nouvelle diplomatie” ? (1919-1933)
  • 11h30-12h15 – Renaud MELTZ (Université de Polynésie) : Les diplomates français et l’opinion publique dans l’entre-deux-guerres : le cas de la non-intervention dans la guerre civile espagnole
  • 12h15-13h00Radu Albu COMANESCU (Université de Cluj-Napoca) : Diplomacy : Building Europe through Family and Friends

Déjeuner 13h-14h15

14h15-18h30 – Nouveaux acteurs et réseaux

Présidence : Philippe RAXHON (Université de Liège)

  • 14h15-15h00Judith BONNIN (Université Paris VII) : D’une politique européenne partisane à une diplomatie d’État : sociabilités, réseaux et pratiques diplomatiques des socialistes français entre 1971 et le début des années 1980
  • 15h00-15h45Sonja GROSSMANN (Université de Tübingen) : Diplomates publics entre Est et Ouest : Les Associations d’amitié avec l’URSS en Europe occidentale
  • 15h45-16h30 – Victor FERNANDEZ-SORIANO (Université Libre de Bruxelles) : Le Mouvement Européen contre la dictature franquiste (1962). Une diplomatie européenne parallèle ?

16h30-17h00 – Pause-café

17h00-18h30Table-ronde sur les mutations post-1989 des diplomaties d´Europe centrale et orientale

Sous la présidence de Christian LEQUESNE (Sciences Po / CERI). Avec la participation de :

  • M. Pavel Fischer, Consultant, ancien directeur politique du Ministère tchèque des affaires étrangères, ancien ambassadeur de la République tchèque en France, ancien Conseiller diplomatique du Président Vaclav Haval.
  • Dr András Balogh, historien, chargé d’affaires et envoyé extraordinaire de la République de Hongrie en Belgique, ancien ambassadeur de la République de Hongrie en Thaïlande (sous réserve)
  • S. E. Raoul Delcorde, Ambassadeur du Royaume de Belgique au Canada, ancien ambassadeur en République de Pologne, chargé de cours à l’Université catholique de Louvain

Samedi 21 mars 2015 – Les nouvelles enceintes européennes et internationales

Matin 9h15-10h45 – Présidence : Eric BUSSIÈRE (Paris IV Sorbonne)

  • 9h15-10h00 – Emmanuel MOURLON-DRUOL (Université de Glasgow) : Éduquer à l’Europe? Le conseil européen comme instrument de socialisation des chefs de gouvernement aux rouages de la CEE/UE (1974-1992)
  • 10h-10h45 – Benedetto ZACCARIA (Université de Padoue) : The European Commission as a Cold War player. The case of EEC-Yugoslav relations during the 1970s

Pause : 10h45-11h15

Matin 11h15-12h45 – Présidence : Catherine LANNEAU (Université de Liège)

  • 11h15-12h00 – Noël BONHOMME (Paris IV Sorbonne) : Le Groupe des Sept et les deux Europes: « grandes » et « petites » diplomaties européenne face aux impératifs de la gouvernance gobale (années 1970-1980)
  • 12h00-12h45 – Simon GODARD (Paris I Panthéon Sorbonne) : Le Conseil d’Aide Économique Mutuelle (CAEM) et la construction d’une diplomatie économique parallèle dans l’Europe socialiste (1962-1989)

Déjeuner 12h45-14h15

14h15-16h30 – D’autres voies de la diplomatie

Présidence : Michel DUMOULIN (Université Catholique de Louvain)

  • 14h15-15h00 – Olivier SIBRE (Paris IV Sorbonne) : Les diplomates du Saint-Siège : un corps singulier en mutation ? (1919-2005)
  • 15h00-15h45Alexandre BOZA (CHSP – Sciences Po – Paris) : Représenter l’humanité : les diplomates français et la promotion des droits de l’homme au sortir de la Seconde Guerre mondiale

Conclusions du colloque. 15h45-16h15

  • Vincent GENIN, Université de Liège
  • Thomas RAINEAU, Paris IV-Sorbonne / Institut Universitaire Européen
  • Matthieu OSMONT, Institut culturel franco-allemand de Tübingen

Version PDF.

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Séminaire: ‘L’Europe et son “autre” : penser la Méditerranée comme objet de l’histoire des relations internationales du temps présent’

Egyptian Sand Sea, Western Desert, Egypt. (Roland Unger, via Wikimedia Commons)
Egyptian Sand Sea, Western Desert, Egypt
Roland Unger, via Wikimedia Commons

 

Ces rencontres ont été conçues par le Groupe de travail sur la Méditerranée (UMR IRICE, axe 3 : L’Europe et les Autres) dans le cadre du Labex « Écrire une histoire nouvelle de l’Europe (EHNE) » (axe 4 : L’Europe, les Européens et le monde), et également dans le cadre du centre de recherches en histoire internationale et atlantique (CRHIA) (axe 2 : La France, l’Europe et le Monde : relations internationales, identités et représentations Nord-Sud). Elles correspondent plus particulièrement à l’un des objectifs déclarés du projet, à savoir la décomposition de la notion d’espace européen et l’écriture d’une histoire transnationale de l’Europe. Le groupe rassemble des chercheurs dans le but de mener une réflexion autour de la Méditerranée comme objet d’histoire des relations internationales du temps présent. Pour ce faire, il organise depuis 2012 des cycles annuels de rencontres où interviennent des spécialistes de la Méditerranée de l’époque moderne et contemporaine. Le programme 2014-2015, intitulé Méditerranée/Afrique, élargit davantage son espace géographique étudié jusqu’à lors pour mieux développer une approche globale des circulations, des réseaux, des dynamiques multi-scalaires de ces territoires au XIX et XX siècle.

Télécharger le programme au format PDF.

Organisation et animation des séances

  • Houda Ben Hamouda, doctorante, université Paris 1, Ater à l’université d’Amiens, (houdabenhamouda31[at]gmail.com)
  • Guia Migani, docteur en histoire, maître de conférences à l’université François Rabelais, Tours (guia.migani[at]univ-tours.fr)
  • Sofia Papastamkou, docteur en histoire, Responsable humanités numériques, Maison européenne des sciences de l’homme et de la société Lille (sofia.papastamkou[at]meshs[dot]fr
  • Karine Ramondy, doctorante, université Paris 1, enseignante, (Karine.Ramondy [at] malix.univ-paris1.fr)

Le jeudi de 18h00 à 20h00

Lieu

  • Institut Pierre Renouvin, 1 rue Victor Cousin, Galerie J.B. Dumas, escalier L, 1er étage, salle F603

Programme 2014/2015 – Méditerranée/Afrique

5 février 2015 – Circulations, transferts intellectuels et idéologique

  • Amélie Regnauld – Doctorante en histoire contemporaine, Université Paris 1, Centre d’histoire des relations internationales contemporaines (CHRIC) Les relations entre la gauche égyptienne et le SED (Parti socialiste unifié d’Allemagne), entre idéologie et pragmatisme
  • Constantin Katsakioris – Docteur en histoire contemporaine, Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) Intellectuels africains, communisme et transferts culturels : un chantier complexe

5 mars 2015 – Révolutions arabes et approches méthodologiques en sciences humaines et sociales (1)

  • Jocelyne Dakhlia – Directrice d’études (Historienne et anthropologue du Maghreb) à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) Histoire et Sciences Sociales en Révolution

26 mars 2015 – Espaces de confluences : le cas du Sahara

Attention, exceptionnellement, la séance commence à 17h30.

  • Muriam Haleh Davis – Doctorante en histoire contemporaine, Université de New York L’espace saharien et le projet eurafricain
  • Michel Catala – Professeur d’histoire contemporaine, Université de Nantes, Centre de recherches en histoire internationale et atlantique (CRHIA) L’émergence du problème du Sahara occidental dans les relations internationales, 1956-1960
  • Ismael Warscheid – Docteur, Université Paris 1, Institut des mondes africains (IMAF) Islam et transferts culturels au Sahara pré-moderne (XVIe-XIXe siècles) : la fabrique d’un « cosmopolitisme africain » ?

2 avril 2015 – Révolutions arabes et approches méthodologiques en sciences humaines et sociales (2)

  • Choukri Hmed – Maître de conférences en science politique à l’Université Paris-Dauphine: Genèses de la révolution tunisienne : quelle(s) approche(s) méthodologique(s)

9 avril 2015 – Circulations, transferts financiers et pétroliers

  • Giuliano Garavini – Chercheur post-doctorant, Université de Padoue The Oil Shocks of the 1970s and the Discovery of European Economic Dependence
  • Hervé Lado – Docteur en Economie, Université Paris1 Panthéon-Sorbonne Transferts locaux et prédation des compagnies pétrolières au Nigeria

7 mai 2015 – Approches méthodologiques en histoire des relations internationales

  • Amzat Boukari-Yabara, Docteur en Histoire et Civilisations de l’Afrique, IMAf (ex-CEAf/EHESS),  Panafricanisme et Pax Africana : la politique étrangère de la Tanzanie de Nyerere

4 juin 2015 – Migrations, circulations et diasporas

  • Léonard Vincent – Journaliste spécialiste de l’Afrique (sur TF1, Reporters sans frontières, RFI) Dictature, esclavage, diasporas et flux transsahariens : l’étude du cas érythréen
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Call for papers: Table and diplomacy from the Middle Ages to the present day, Paris, 3, 4, 5 november 2016

Co-organisers

  • L. Badel (Paris 1 Panthéon-Sorbonne University),
  • L. Bély (Paris Sorbonne University),
  • J.-P. Williot (Tours University),
  • M. de Ferrière (UNESCO Chair, Tours University).

Registered within the framework of the programmes of Labex EHNE ; UMR IRICE ; EA 6294 LÉA ; the UNESCO Chair in the Sauvegarde et valorisation des patrimoines culturels alimentaires (Safeguarding and Enrichment of Cultural Food Heritages) and IEHCA.

Summary

table-3-1024x351A meal served to soldiers on the plain of Simmering, supper with Tsar Alexander, a banquet at the Kaunitz Palace, gastronomic splendour at Talleyrand’s receptions – the facts are known. As Charles-Joseph de Ligne recounted in his Mémoires, the table played an essential role during the Congress of Vienna. Referred to here as a prominent feature of the cycle of diplomatic talks which determined the reconfiguration of Europe in around 1815, culinary staging and presentation actually belongs to a long, multifaceted, and multicultural history of diplomatic practices. Instances are to be found in the history of the Numidian kings, in the banquets given before going on Crusade in the Middle Ages, and at the court of the Emperor of China as well as in the structure of state dinners and present-day international meetings, such as the G8 or G20. It will also be postulated that all civilisations – whether they be Amerindian, African, or Asian, from Mediterranean or barbarian Europe, Levantine or Ottoman, Arab-Islamic or Indian, or in the immensity of the Pacific and Oceania – have assimilated the need to do this. The importance of the meal as a mediation tool brings into play the art of the cook and the serving of drinks, sometimes the elegance of the setting and the tableware, and also at times the unlikely simplicity of a makeshift shelter. It plays a part in the creation of table-companionship situations, which are propitious to the negotiations which it prepares, accompanies, or rewards. It establishes reception protocols. It contributes to exchange and to mutual understanding. It is also an important vehicle for the economic promotion and development of national products and food-related expertise, as well as being a prestigious showcase for powerful nations. In the encounter or confrontation of cultures, it promotes the differences linked to newly-discovered products, as well as languages or local food practices. As a vector of a public diplomacy, the table can conversely prove to be a frontier marking numerous cultural differences. The lack of knowledge about food-related symbolism, the psychological barriers relating to certain foods, and religious taboos, can, if they are ignored, lead to tensions that the table does not contribute to resolving since, on the contrary, it creates or aggravates them. Culinary refusal is a conspicuous marker of the extent of agreement. The banquet can even, quite deliberately, prove to be the final theatre of hostile intentions. In those circumstances, the table provides, in line with a scale of increasing seriousness, the opportunity for an intolerable insult or the venue of premeditated poisoning.
The aim of this conference is to analyse how diplomatic and food practices link up together when the table becomes an additional, and, at times, a major setting for polite formality and ceremony. This will not involve the featuring of every national gastronomy but rather the examination of the part that the table can play during meetings, negotiations, at the end of conferences, and, more generally, in the everyday process of exchange. Even though the field of gastronomic studies is no longer neglected, the analysis of reception protocols has been the subject of fewer research studies, but these have paid particular attention to the topic of food at royal and princely courts. It will be interesting to understand the way in which European courts from the Middle Ages to the 21th century associated the table and negotiation. In fact, the history of diplomatic ceremonial, which was discredited by actors in diplomacy themselves at the end of the Ancien Régime, and which used to be neglected by historians as a legitimate subject of research, has experienced a remarkable return to favour over the last 15 years. As a subject of total history, the study of the state meal thus falls within the fields of material history (lighting materials, tableware, and glassware), of social history (organisation of trade associations and guilds), of the history of representations (place accorded to meat and alcohol in religious cultures; setting the scene to show power or equality), and of the cultural history of international relations, as it brings into play material and symbolic transfers as power-based relationships. This history also acts a stimulus to the understanding of culinary cultures, which are transmitted through the order of dishes, the choice of menus, the affirmation of gastronomic registers, the giving of prominence to chefs, or the calling on the services of craftsmen and specialist caterers.
Since the 1960s, the opening of a new phase of globalisation, combined with the effects of the radical change in social mores and of those, which are very noticeable in the 2000s, of the new revolution in telecommunications, prompts the rethinking of the place held by the time spent at the table within the framework of diplomatic exchanges in the present day. From the working lunch around a tray meal to the continued importance of the prestige dinner which reflects the image that the host state wants to communicate, the time taken or not taken to share a meal can be a sign of a standardisation of practices, of a suavity of manners, or, indeed, of their coarsening. The table’s place in diplomatic relations is of such importance that it can be the object of media attention. Whether recounted in the Chronicles or in newspaper articles, aspects of protocol, menu composition, the quality of the foodstuffs, as well as the sumptuousness or the simplicity of the courses are seized upon by photographers and journalists, as well as, nowadays, by internet bloggers. The intermixing, during this conference, of the history of both diplomatic and food practices appears to be a vital key to the deeper understanding of thinking on Europe’s cultural, culinary, and diplomatic identity, and its construction, deconstruction, and reconstruction from the viewpoint of the practices of other cultural areas. The table, a material and symbolic place of diplomatic negotiation par excellence, is also that of the recognition, and, indeed, of the negation of otherness. With this objective in mind, the conference will favour contributions from historians and art historians, anthropologists, sociologists and political scientists who are specialists of political communication, and comparative literature and cinema specialists. It will also be open to contributions from those working in the field of diplomatic gastronomy.
Numerous themes can be considered within a very wide-ranging area of potential study, in which no cultural area or continent, from the Middle Ages to the 21st century is to be excluded.

  • The evolution of practices and procedures relating to the organisation of receptions will be examined: venues (palaces, hotels, the village square, a ship at a port of call); type of service and protocol; table decor; association of music and live entertainment; speaking (speeches and toasts); ceremonial and protocol specialists; the choice of chefs and their teams, their transnational links; the creation of codes and conventions for the welcoming of distinguished guests
  • Menus will form the subject of analysis: the order of dishes; the taking into account of food taboos; the length of the meal; the choice of drinks; the place of wine and the selection of vintages; the symbolism of dishes; the iconography and design of menu cards
  • Table-specific behaviour will be given prominence: eating manners (hands; the use of eating implements); food taboos; the checking of food safety (food tasters); destructive intentionality (use of wine to loosen tongues, poisoning); the influence of religion on table practices and the use of certain products; the sociability associated with the table (polite conversation, confidence, spying, friendship, and emotional bonds; errors of appreciation; the lack of regard for conventions)
  • The porosity of food cultures can serve as a marker for the various stages of globalisation: the introduction of new products (coffee, chocolate, tea); the discovery of foreign cuisines
  • The evolution of the presence and participation of women at diplomatic meals will be examined: role and influence of the female rulers of organising countries; role of wives, courtesans, dancers, and singers
  • The spectacle of the table: the people at the meal, public opinion and publicity. The analysis of the evolution of the staging of the diplomatic meal, from the paintings of the modern era to the photographs of the G8, and also including literary descriptions, magazine articles, and the analysis of advertising, will enable the understanding of the evolution of representations linked to the place that the table holds in diplomatic communication
  • The place of the table in economic diplomacy and public diplomacy will be the subject of particular attention: suppliers of kitchen equipment and cookware; the export of food products and drinks; the influence of reception styles
  • The translation by the media of these occasions can also be considered (films of meal scenes within a diplomatic context, film clips; radio reports; literature)

Subject Areas

Contributions are welcome that cover:

  • New approaches to history of diplomatic practices
  • New approaches to history of food
  • Subject areas: history, history of art, anthropology, sociology, information and communication

Conference languages

English and French

Deadline for the submission of proposals for papers

Draft paper proposals (500 words maximum) and a short CV should be sent

On or before 15 mars 2015 at tablediplomatique@univ-tours.fr

All proposals will be studied, whatever the language used.

Scientific Committee

  • Laurence Badel (Panthéon-Sorbonne University)
  • Lucien Bély (Paris Sorbonne University)
  • Isabelle Bianquis (François Rabelais University, Tours)
  • Jane Cobbi (CNRS)
  • Jaroslaw Dumanowski (Nicolaus Copernicus University, Torun)
  • Marc de Ferrière le Vayer (François Rabelais University, Tours)
  • Michel Figeac (Bordeaux Montaigne University)
  • Bruno Laurioux (Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines University)
  • Massimo Montanari (Alma Mater Università di Bologna)
  • Johannes Paulmann (Johannes Gutenberg-Universität Mainz)
  • Françoise Sabban (EHESS)
  • Peter Scholliers (Vrije Universiteit Brussels)
  • Jean-Pierre Williot (François Rabelais University, Tours)

Documents

Call for papers in French

Call for papers in English

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(Français) Colloque: “L’entreprise généalogique : pratiques sociales et imaginaires en Europe (XVe-XIXe siècles)”

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unnamedColloque international organisé par Stéphane Jettot (Université Paris-Sorbonne) et Marie Lezowski (École française de Rome/Université Paris-Sorbonne).
Paris, 27-28 novembre 2014.

Jeudi 27 novembre 2014

Reid Hall
4, rue de Chevreuse. Paris VIe

Matinée

La généalogie à l’épreuve des événements

Après-midi

Arbres, blasons, tombeaux… Imaginaires de la transmission

Vendredi 28 novembre 2014

Maison de la recherche. Université Paris-Sorbonne
28, rue Serpente. Paris VIe

Matinée

Le travail généalogique : investissements familiaux et individuels

Après-midi

La consommation des généalogies

EFR

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(Français) Le LabEx EHNE aux Rendez-vous de l’Histoire de Blois (2014): “Du théâtre à la scène du monde. Formes de rébellion et figures de rebelles entre la fin du Moyen Age et l’époque contemporaine”

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RVH-RebellesL’Axe 3 « L’humanisme européen » du Labex EHNE regroupe des chercheurs du Centre Roland Mousnier (Université Paris-Sorbonne). Les différentes équipes de recherche sont animées par des historiens qui s’intéressent, sur la longue durée, à une histoire européenne placée sous le signe de la culture, des représentations et des identités socio-religieuses. Six grandes thématiques fédèrent leur travail : l’Europe humaniste, l’Europe comme modèle pour une République des Lettres, l’Europe et les jeux identitaires, l’Europe des religions, l’Europe et son imaginaire et enfin l’Europe des cultures de paix et des projets unitaires.

Six membres de l’axe animeront une des tables rondes des rendez-vous de l’histoire de Blois de 2014, dédiés à la problématique des rebelles. Du théâtre à la scène du monde : cette table ronde entend proposer, dans une approche diachronique et transversale, des regards multiples mais croisés sur la notion et les acteurs de la rébellion, entre le Moyen Age et l’époque contemporaine. Du théâtre comme forme d’expression « rebelle » et contestataire à la question de la rébellion dans l’histoire des religions à travers le cas du judaïsme et du protestantisme, des villes rebelles entre spectacle subversif et répression à l’homme aux multiples rébellions, Gaston d’Orléans, sans oublier une histoire au féminin de la rébellion, les échanges entres les différents intervenants permettront d’éclairer différentes manières de questionner la rébellion comme objet d’histoire entre passé et présent.

Six intervenants

1. Jean-Christophe Attias, Centre Alberto Benveniste et Centre Roland Mousnier, LABEX EHNE, axe 3

Qu’est-ce qu’un judaïsme rebelle?

En histoire des religions, mais peut-être ailleurs aussi, le sort de la “rebellion” est soit de simplement disparaître (sous l’effet d’une répression, d’un étiolement interne, d’une normalisation), soit de s’institutionnaliser comme norme nouvelle et donc de disparaître, encore une fois, comme “rébellion”, soit enfin, de faire semblant de disparaître, de continuer à prospérer clandestinement, et de transformer en profondeur, quoique pas toujours de manière immédiatement perceptible, ce qu’on peut appeler le mainstream. Le cas juif, en ces matières, n’échappe pas à la règle. C’est ce que je me proposerai d’illustrer par quelques exemples qui, tous, devraient démontrer, sans doute assez tristement, que la pensée du “rebelle” d’hier a inéluctablement tendance à se dégrader en idéologie du “conformiste” d’aujourd’hui…

Jean-Christophe Attias est directeur d’études à l’EPHE, où il est titulaire de la chaire de pensée juive médiévale, directeur-adjoint du Centre Alberto-Benveniste d’études sépharades et d’histoire socioculturelle des Juifs, et membre du Conseil scientifique du LabEx EHNE. Dernières publications: Les Juifs et la Bible (Fayard, 2012), Penser le judaïsme (CNRS Editions, 2013).

2. Marie Bouhaïk-Gironès, membre du Centre Roland Mousnier, LABEX EHNE, Axe 3

La rébellion politique et religieuse sur la scène publique : les formes théâtrales et spectaculaires de la prise de parole contestataire

De nombreux procès contre les acteurs de représentations théâtrales aux XVe et XVIe siècles montrent que le théâtre était un vecteur privilégié de la polémique et de la rébellion. On présentera donc comment le rire peut être utilisé comme arme de subversion.

Marie Bouhaïk-Gironès, historienne, chargée de recherche au CNRS, au Centre Roland Mousnier à Paris IV-Sorbonne, docteur en Histoire de l’Université Paris 7 – Paris-Diderot (2004). Spécialiste de l’histoire des pratiques théâtrales (13e-16e s.), elle s’attache à l’histoire du théâtre comme pratique professionnelle, étudie ses métiers et l’organisation du travail théâtral et travaille également sur le statut de la parole publique sur la scène. De 2005 à 2011, Marie Bouhaïk-Gironès, a travaillé comme chargée de recherche pour l’Organisation néerlandaise pour la recherche scientifique à l’Universiteit van Amsterdam, au sein du programme « Law and Drama : how Theatrical Practices are defined by, with, and against the Law in France & French-speaking regions (13th-16th centuries) » (dir. Jelle Koopmans). Elle a enseigné à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (Paris) de 2009 à 2011. Elle a publié notamment Les clercs de le Basoche et le théâtre comique (Paris, 1420-1550) en 2007 chez Champion, et co-dirigé Le théâtre polémique français (1450-1550) et Les Pères du théâtre médiéval. Examen critique d’un savoir académique, parus aux Presses Universitaires de Rennes en 2008 et 2010. Elle a coordonné un des derniers numéros de la Revue de synthèse : Pratiques professionnelles de la parole (Europe, 12e-18e s.), Revue de synthèse, t. 133, n°2, 2012. Son article « Comment faire l’histoire de l’acteur au Moyen Age ? », paru dans la revue Médiévales 59 (2010) a reçu le Barbara D. Palmer Award for Best New Essay in Early Drama Archives Research  2011 de la Medieval and Renaissance Drama Society.  Secrétaire générale de la Société Internationale pour l’étude du Théâtre Médiéval (SITM) entre 2007 et 2010, elle est membre du comité éditorial de la revue European Medieval Drama (Brepols).

3. Laurent Vissière, membre du Centre Roland Mousnier, LABEX EHNE, Axe 3

Villes en rébellion (XVe siècle)

A la fin du Moyen Age, de nombreuses villes se rebellèrent contre l’autorité du prince ou du roi, et furent alors assiégées, soumises et sévèrement punies —la répression passe en général par le sac, de lourdes impositions, la perte de privilèges et peut même aller jusqu’à la destruction totale. A la fin du XVe siècle, les ducs de Bourgogne ont ainsi à lutter contre une série de rébellions spectaculaires et rasent des cités aussi importantes que Dinant (1466) et Liège (1468). Charles le Téméraire échoue cependant et meurt devant Nancy en révolte (1477). Une ville rebelle peut également perdre son nom, comme ce fut le cas d’Arras, renommée Franchise par Louis XI en 1479. La question de la rébellion est souvent évoquée aussi dans un contexte de guerres civiles et d’obédiences multiples : c’est notamment le cas au temps de la double monarchie, quand Henri V et Henri VI d’Angleterre contrôlent une partie du territoire français, et qu’ils combattent les troupes du dauphin Charles.

Laurent Vissière enseigne comme maître de conférences en histoire médiévale à l’université de Paris-Sorbonne. Ancien membre de l’École normale supérieure et de l’École nationale des Chartes, il est archiviste-paléographe, agrégé d’Histoire et actuellement membre junior de l’Institut universitaire de France. Il a publié sa thèse dédiée à Louis II de La Trémoille (1460-1525) et s’est notamment spécialisé dans l’étude des premières guerres d’Italie, où La Trémoille joua un rôle de premier plan. A ce titre, il s’intéresse beaucoup à la théorie et à la pratique diplomatique entre le royaume de France, les principautés italiennes et les différents États européens de la période. Il consacre ainsi des recherches sur Claude de Seyssel, un important théoricien de la monarchie française à l’époque de Machiavel et de Thomas More. Et il vient de diriger un ouvrage collectif consacré à 1513. L’année terrible. Le siège de Dijon. Il travaille aussi sur les chevaliers de l’Hôpital, maîtres de l’île de Rhodes au XVe siècle, et prépare un livre sur le siège de Rhodes par les Ottomans en 1480. Il anime par ailleurs avec Bruno Dumézil un cycle de colloques internationaux consacrés à l’épistolaire politique médiéval, qui se sont tenus à Paris, Rome et Sao Paulo.

4. Eric Durot, membre associé au Centre Roland Mousnier, LABEX EHNE, Axe 3

Les huguenots, des rebelles “soubs couleur de religion” (XVIe siècle)

Depuis l’affaire des placards (1534) mais surtout à partir des règnes d’Henri II (1547-1559) et de François II (1559-1560), le statut des protestants français semble basculer : considérés d’abord et avant tout comme des “hérétiques”, ils deviennent au milieu du XVIe siècle des “rebelles” qui agissent “soubs couleur de religion”. La législation évolue dans ce sens à leur égard, d’autant plus que le jeune âge des rois François II et Charles IX (1560-1574), favorise les prises d’armes huguenotes au nom, notamment, de la défense de la royauté et du “bien public”. Mais pour les catholiques, la réforme religieuse ne sert qu’à renverser l’ordre établi et le roi lui-même. Huit guerres de Religion suivront.

Eric Durot, professeur agrégé enseignant dans le secondaire, docteur en histoire moderne de l’Université Paris-Sorbonne (Paris-IV) avec une thèse intitulée François de Lorraine (1520-1563), duc de Guise entre Dieu et le Roi, sous la direction du professeur Denis Crouzet (soutenue en 2011), et éditée chez Classiques Garnier en 2012 : le livre a reçu le prix littéraire Georges Sadler de l’Académie de Stanislas de Nancy, en 2012.

5. Aubrée Chapy, membre associé au Centre Roland Mousnier, LABEX EHNE, Axe 3

Anne de France et Louise de Savoie : le pouvoir au féminin face aux rebelles (fin XVe-début XVIe siècle)

Dans le cadre de l’exercice d’un pouvoir au féminin exercé à la tête du royaume, Anne de France, sœur de Charles VIII et Louise de Savoie, mère de François Ier ont vu se dresser de nombreux rebelles. Des princes menant la guerre folle, avides de pouvoir et brandissant la menace de l’usurpation face à la dame de Beaujeu au Parlement de Paris multipliant les remontrances face à l’action politique de la régente et mère du roi, les rebelles développent un discours ainsi qu’une rhétorique de la justice et de la paix qui a pour ambition de légitimer leur révolte. C’est de la lutte et en réponse aux rébellions -militaires ou politiques- que la régence voit le jour, en tant que nouvelle institution, et que les deux princesses construisirent leur pouvoir au féminin.

Aubrée David-Chapy, agrégée d’histoire, est ATER et chargée de travaux dirigés à l’Université Paris-Sorbonne. Elle achève sa thèse, intitulée Anne de France et Louise de Savoie, du gouvernement à la régence : l’invention d’un pouvoir au féminin, entre fin du Moyen Âge et première Renaissance sous la direction de Denis Crouzet.

6. Marie-Catherine Souleyreau, Centre Roland Mousnier, LABEX EHNE, Axe 3

Gaston d’Orléans, le rebelle et la couronne

De l’importance diplomatique des révoltes successives du duc d’Orléans entre 1628-1629 et 1635. Héritier présomptif de la couronne, dans un état encore en paix, les faits et gestes de Gaston d’Orléans sont en effet très révélateurs des progrès, aux plans national et international, de l’autorité du roi de France. Richelieu, en 1632-1633, prend la peine d’adresser un courrier aux alliés protestants du roi très chrétien afin de les informer de la soumission de Monsieur. L’entrée en guerre ouverte correspond à une phase de calme relatif du “rebelle”, suivie de l’annonce de la grossesse d’Anne d’Autriche qui bouleverse la donne.

Marie-Catherine Souleyreau est docteur en Histoire et ingénieur d’études à l’Institut de Recherches sur les Civilisations de l’Occident Moderne (université de Paris-Sorbonne). Elle a consacré sa thèse à Richelieu et la Lorraine et travaille à la publication de la correspondance du cardinal de Richelieu pour les années 1632-1642. Quatre volumes sont parus à ce jour : pour les années 1632, 1633 et 1634 (en deux tomes pour cette dernière année). Elle est membre du groupe d’études sur l’histoire des Trois-Evêchés. Elle est également l’auteur d’une biographie “grand public” de Richelieu.

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Call for papers – RICHIE Conference: Networks, Practices and Dynamics of Socialization in European diplomacy from 1919 to today

RICHIE
In cooperation with RICHIE and
Académie royale de Belgique the Académie royale de Belgique

Brussels, Royal Academy of Belgium
19-21 March 2015

1. Disciplines involved

Trans-disciplinary conference favouring an historical perspective. Contributions in History and all social sciences are welcomed (Political Science, Anthropology, Sociology).

2. Working languages

Debates will be conducted mainly in French, but we welcome contributions in English.

3. Main Themes / Research Questions

After the First World War, diplomats became the key-figures of a new International order that was meant to be founded on new principles: transparency, cooperation, arbitrage and international law. However, it meant an erosion of their monopoly over foreign affairs as new “technical” experts would now play a major role along the traditional actors of diplomacy: international lawyers, academics, journalists, senior officials seconded to multilateral organisations, or international bankers. These actors were more and more organized in international networks: their activities were impacted by technological revolutions in transport and communication, and by the rising influence of mass media. The timing of the negotiator’s job was accelerating, while diplomats were increasingly monitored by public opinion and by their political masters.

The new diplomacy was mainly taking place in the European capitals and in Geneva. The League of Nations became a prominent forum for diplomatic encounters and socialization at the time of the attempted “Collective Security”, and a fertile ground for the first projects of European Union. Those professional and personal connections between foreign policy actors witnessed a new momentum after 1945 when Western European stated started to organize their close cooperation. From the 1970s onwards, the European Political Cooperation (EPC) provided an official framework, but diplomatic socialization existed informally between individuals, via various forms of connection (family, financial, intellectual or artistic).

Exploring those formal and informal networks will set a new light on the diplomatic machine in general, and on decision-making in particular. To what extent did the recourse to those networks contribute to the settlement of some crises? Did national Ministries for Foreign Affairs contribute to accelerate or to resist that process of networking among diplomatic agents? Do the latter usually share common representations of Europe? To what extent did the rise of multilateral, public and economic diplomacy impact diplomatic practices?

This call for papers requests contributions that will resort to new approaches to analyse activities of foreign policy actors from 1919 to today, favouring a transnational and pan-European focus. Different (and non-exclusive) research questions may be followed:

1. How diplomatic jobs changed in the European context?

Sociology, training, competences, definition of bilateral and multilateral diplomatic positions in Europe, transformation of national Foreign Ministries (structure, management, respective position towards home departments, impact of the unification process of Europe), transfer of training between national foreign services in Europe, exportation of a “European diplomatic model” to non-European areas.

2. Perceptions/Visions of a United Europe for Foreign policy actors:

Effects of generations, political involvement, national or transnational divisions over the European project; resistance to the integration process; confronting principles with reality: the issues/difficulties of diplomatic cooperation at the European level.

3. Formal and informal transnational networks among Foreign policy agents:

Personal and family connections between European diplomats, including the periods of war (how contacts were maintained – or not- in belligerent countries – via third or neutral countries during the two World Wars; diplomatic connections within the Soviet bloc during the Cold War); the role of contact groups in the settlement of local/regional conflict, such as the Balkans); the role of informal forums in the networking of Foreign policy actors (associations, journals, European movements).

4. New diplomatic practices in the 1970? Convergence and mutualisation of national diplomacies:

development of a European diplomatic milieu within the institutions of the ECC/EU and in their delegations abroad. The rise of public diplomacy and new proactive forms of commercial and economic diplomacy; new division of labour and mutualisation between bilateral embassies and the ECC/EU delegations; the advent of the High Representative for the CFSP as a new diplomatic figure; sharing of diplomatic practices with European countries of the ex-Soviet bloc; development of the European External Action Service (EEAS)

4. Participating institutions

Université catholique de Louvain (UCL) et Université de Liège (Centre d’étude d’histoire de l’Europe contemporaine – CEHEC and Contact group FRS-FNRS « Belgique et mondes contemporains »)

Paris I / Paris IV (Labex EHNE et Centre d’histoire des relations internationales contemporaines/IRICE)

Association « Diplomatie et stratégie »

5. Scientific Committee

  • Laurence Badel (Paris I)
  • Eric Bussière (Paris IV)
  • Björn-Olav Dozo (FNRS/ULg)
  • Michel Dumoulin (UCL)
  • Vincent Genin (ULg)
  • Johannes Grossmann (Tübingen)
  • John Keiger (Cambridge)
  • Catherine Lanneau (ULg)
  • Christian Lequesne (Sciences Po)
  • Thomas Raineau (Paris IV)
  • Philippe Raxhon (ULg)
  • Pierre Tilly (UCL)
  • Matthieu Osmont (ICFA Tübingen)
  • Maurice Vaïsse (Sciences Po)

6. Submission process and deadlines

  1. Applicants are expected to submit abstract of papers by Tuesday 30 September 2014 at email address: colldiplo2015@gmail.com
  2. Abstracts should not exceed 500 words and should be accompanied by a short biographical note, a CV and a list of publications
  3. Notifications to successful applicants will be sent by 1 December 2014. Final papers are expected to be produced by 15 February 2015.
  4. The accommodation costs in Brussels are paid.Requests for financial grants covering a partial or total amount of travelling expenses can be submitted and will be considered on a case-by-case basis

7. Organizing Committee

  • Vincent Genin (Phd Candidate, Université de Liège)
  • Dr Matthieu Osmont (Director of Institut culturel franco-allemand de Tübingen)
  • Thomas Raineau (Phd Candidate, Université Paris IV Sorbonne)
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(Français) Journée d’études ‘Critique d’art et nationalisme’

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Affiche 'Critique d'art et nationalisme'Dans le cadre de l’axe 7 du LabEx EHNE, les doctorants du Centre André Chastel (Carole Rabiller et Jonathan Lévy, avec l’aide de Thierry Laugée, maître de conférence) organise la journée détudes ‘Critique d’art et nationalisme’, les 18 et 19 avril.

La critique est, en histoire de l’art, l’un des miroirs identitaires d’une nation, une conséquence d’un héritage façonné par les codes sociaux et culturels d’un pays. Elle repose sur des conventions qui lui sont propres, admises et acceptées, consciemment ou non, par ses auteurs et son public. Les textes de critique d’art français apprennent par conséquent tout autant sur la culture de l’observateur que sur celle de l’observé.

Cette journée d’étude vise ainsi à révéler les dimensions anthropologiques et politiques de la critique d’art française du XIXe siècle. Il s’agira d’appréhender le discours sur l’art comme participation à la conscience collective de la spécificité d’une nation. Au travers des commentaires de salons, des comptes rendus d’expositions ou encore d’ouvrages d’histoire de l’art, il est attendu des intervenants qu’ils proposent des communications portant sur la question des « transferts culturels » européens, et leurs conséquences sur la construction et la diffusion des stéréotypes nationaux, culturels ou encore ethniques. Ce faisant, nous verrons s’il est possible d’analyser les supports et les logiques de mouvement ou de réappropriation entre deux espaces culturels définis : la France et le reste de l’Europe. L’étude des interactions artistiques entre ces différentes cultures et sociétés – ainsi que les fractions et les groupes qui les composent – dans leur dynamique historique, visera à rendre compte des conditions qui ont marqué leur déclenchement et leur construction.

Le programme de la journée est désormais disponible.

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(Français) Colloque: “Soleils baroques”

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“L’immense « Gloire » de Gian Lorenzo Bernini qui surmonte la Cattedra de Saint-Pierre de Rome est devenue l’emblème triomphant d’un « baroque » romain à vocation universelle. Sa réalisation, inédite dans ses formes, est contemporaine des innombrables cours célestes et « Gloires divines » des coupoles qui se multiplient dans la capitale de la chrétienté à partir des années 1620. Elle est annoncée par les dispositifs éphémères des célébrations des Quarante Heures des années 1630-40 où s’illustrèrent déjà Gian Lorenzo Bernini, Pietro da Cortona ou Carlo Rainaldi, et précédée, plus lointainement encore, par l’ambition analogue qui était celle des multiples Pantocrator sur fonds d’or byzantins, ravennates ou siciliens.

Associée soit aux personnes trinitaires, soit à l’eucharistie, soit à la transfiguration, soit à la Vierge, soit à l’apothéose des saints de la Contre-Réforme, la Gloire est devenue l’objet quasi-obligé d’innombrables sanctuaires européens des XVIIe et ou XVIIIe siècles: de Rome à Paris, Madrid, Anvers ou Munich.

Associée au domaine religieux, cette symbolique solaire a été également exploitée dans le domaine monarchique et civil : des Barberini ou de la couronne espagnole à l’inévitable «Roi-Soleil», en passant par les «Gloires» et autres «Triomphes» ou «Apothéoses» des grandes familles aristocratiques, Républiques ou États européens.

Ultime et surprenante métamorphose, ce motif, réélaboré sous la Révolution française sous la forme d’un triangle rayonnant autour d’un œil omnivoyant, se retrouvera au sommet de la Déclaration des droits de l’homme et
du citoyen en 1789… Associant historiens de l’art et historiens de la période moderne, cette rencontre se propose de revenir sur la genèse, la fortune, les dispositifs concrets et, surtout, les effets de sens de la Gloire.

Le colloque, accueilli en novembre 2013 à l’Académie de France à Rome, sera suivi d’une journée d’étude qui se déroulera à l’université de Rouen en mai 2014.

Télécharger le programme en italien ou en français.

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