L’homme augmenté en Europe : rêve et cauchemar de l’entre-deux- guerres

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Journées d’études
Lille, 12-13 décembre 2019
« L’homme augmenté en Europe : rêve et cauchemar de l’entre-deux- guerres »

LabEx EHNE Sorbonne Université
Chaire Ethique, technologie et transhumanismes – Laboratoire ETHICS (EA7446)
Université catholique de Lille

Présentation :

Le transhumanisme contemporain, né à la fin du XXe siècle, est souvent rapproché de précédents soit par les transhumanistes eux-mêmes, soit par les observateurs, critiques ou non. La période d’entre-deux-guerres concentre les filiations. Il peut s’agir de penseurs comme Julian Huxley, John Haldane ou Jean Coutrot. Il peut s’agir aussi de courants de pensée comme l’eugénisme considéré dans sa diversité. Doit-on théoriser là un proto-transhumanisme (Bostrom) ? En effet, pour Bostrom l’entre-deux-guerres porterait en germe, dans la pensée de nombre d’intellectuels de l’époque, toutes les caractéristiques du transhumanisme contemporain. Au contraire,

Umberto Boccioni, dessin pour Dynamisme d’un cycliste, 1913 (droits réservés)

pour nombre de critiques du transhumanisme, celui-ci ne serait qu’une reformulation de la pensée eugéniste de l’époque, et de ses aberrations. Ces rapprochements servent bien souvent des vues partisanes et n’aident pas forcément à y voir clair. Ils se confrontent à trois écueils : celui de réduire les filiations du transhumanisme à la généalogie d’une occurrence en se contentant de recenser celles et ceux qui en ont employé le terme, sans tenir compte qu’un mot ne dit pas tout ni toujours la même chose ; celui d’élargir indéfiniment le transhumanisme en y intégrant toutes les idées «progressistes», «technicistes», «futuristes» ou les imaginaires technologiques d’une époque, au risque de perdre finalement l’objet dans une nuit où toutes les vaches sont noires ; enfin, celui de rechercher dans le passé des conceptions actuelles du transhumanisme, et d’en interpréter les sources pour y découvrir les signes de présence de ce qu’on y projette.

Il semble cependant que s’immerger dans l’entre-deux-guerres permettrait de clarifier la réflexion. En effet, nombre de penseurs de l’époque, dans l’espace européen, ont porté le vœu d’élever l’homme au-delà de sa condition « naturelle » par différentes techniques, que celles-ci modifient les comportements, les corps, ou les aspirations humaines. Entre les deux guerres, des débats ont lieu un peu partout en Europe (France, Angleterre, Italie, Russie, Allemagne, Espagne…). Des intellectuels, des scientifiques, des industriels et politiques concourent à l’élaboration de discours qui configurent différemment les rapports entre le politique et le technologique. Certains mouvements ont déjà été bien balisés et étudiés. On y compte, entre autres, un certain nombre de régimes totalitaires qui visent, par la coercition politique, l’avènement d’un «homme nouveau» né de la refonte des structures sociales, économiques et culturelles de la nation. Les tenants de la pensée eugénique défendent pour leur part une configuration biopolitique (qui peut être aussi totalitaire), où la technologie et la politique s’absorbent mutuellement dans une mission de contrôle des naissances et de l’hérédité à des fins d’amélioration des populations. A ces deux premiers types de discours s’en rajoute un troisième, d’ordre capitaliste et technocratique, qui voit dans la rationalisation des politiques publiques, la gestion ingénieuriale des institutions et la diffusion des technologies au sein de l’espace social, les moyens privilégiés de la résolution des problèmes humains et d’une forme nouvelle d’épanouissement humain.

Au regard de cette première ébauche d’une typologie des régimes de pensée de l’entre-deux-guerres, rien ne permet a priori de conclure que l’époque portait en ses germes tous les traits du transhumanisme actuel, ou que ce dernier ait procédé de l’un de ces courants d’idées à l’exclusion des autres. Cette incertitude historique demande de réinterroger les sources du transhumanisme, à l’écart des écueils mentionnés plus haut : l’homme augmenté du transhumanisme serait-il né à l’occasion de rencontres entre penseurs de l’homme nouveau (systèmes totalitaires), de l’homme sélectionné (pensée eugénique) ou de l’homme domestiqué par la technique (régime technocratique) ? Si tel est bien le cas, pourrait-on isoler ces rencontres, et retracer l’histoire des idées auxquelles elles ont donné naissance ? A moins que l’histoire des idées de l’entre-deux deux-guerres puisse permettre d’isoler l’apparition d’un courant d’idées qui ne procède pas des idéologies modernes de l’homme nouveau, de l’homme sélectionné ou de l’homme domestiqué – bien qu’il leur fut contemporain et en fut inévitablement marqué. Mais quels seraient les représentants historiques de ce courant et leurs interactions avec les autres intellectuels de leur époque ? Quels seraient les traits distinctifs, les sources et la nature d’un tel mouvement transhumaniste sur la période étudiée, si tant est qu’il puisse se distinguer des autres imaginaires anthropologiques de l’époque ? Si nous formulons l’hypothèse que certains travaux de

Jean Coutrot, de John Haldane ou de Julian Huxley pourraient être considérés comme les précurseurs d’un tel mouvement de pensée (lequel n’aurait peut-être que peu de ressemblance avec nos représentations présentes du transhumanisme), d’autres voix au plan européen ont pu contribuer à l’avènement d’une telle voie. Elles formeraient l’étoffe d’un réseau continental plus large qui demande encore d’être éclairci par l’analyse historique et philosophique.

Nous nous proposons d’ouvrir ce dossier par une enquête comparative entre les différents contextes européens. Cette enquête devra s’attacher à définir clairement les types de projets sur l’homme élaborés dans l’entre-deux-guerres, leur nature, le sens des mots mobilisés par les discours qui se sont approprié cette question sur le continent européen. L’enquête proposée doit porter sur la circulation des idées, des réseaux et des échanges humains qui les ont rendu possibles. Elle aura pour objectif, d’une part, de détailler et de discuter l’hypothèse de l’émergence d’un courant de pensée « transhumaniste » dans l’entre-deux-guerres et d’autre part d’en isoler les significations par rapport aux transhumanismes contemporains, quitte à en proposer une autre dénomination si nécessaire. L’enquête doit permettre d’autre part de baliser des critères d’identification d’un transhumanisme de l’entre-deux-guerres, en laissant ouverte la porte aux interrogations sur la nature de l’objet étudié : idée mobilisatrice, courant de pensée, école, imaginaire sociotechnique.

Soumettre un abstract

Les abstracts (500 mots maximum) peuvent nous être envoyés, en français comme en anglais, sous format MS Word à : franck.damour@univ-catholille.fr
Nous vous demandons de nommer et soumettre votre abstract de la manière suivante : Soumission : Prénom Nom. docx (ou.doc) /.pdf (Exemple : “Soumission : MaryAndy.docx”)

Echéances

Les abstracts peuvent être soumis jusqu’au 25 juin 2019.
Les notifications d’acceptation seront communiquées le 20 juillet 2019 au plus tard aux auteurs.
Les auteurs dont l’abstract est accepté recevront toutes les informations nécessaires à leur venue.

Comité d’organisation

• Franck Damour, Université Catholique de Lille, France
• Olivier Dard, Sorbonne Université, LABEX EHNE, France • David Doat, Université Catholique de Lille, France

Comité scientifique

• Francesco Paolo Adorno, Università degli studi di Salerno, Italie • Jenny Andersson, Sciences Po Paris, France
• Stéphane Cormier, Université de Bordeaux, France
• Fabien Ferri, Université de Franche-Comté, France
• Jean-Yves Goffi, Université Grenoble Alpes, France
• Hélène Machinal, Université de Bretagne Occidentale, France • Barbara Meazzi, Université Côte d’Azur, France
• Alexandre Moatti, Université Paris-Diderot, France

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Appel à contributions : Séminaire, “Le pontificat de Pie XII (1939-58) à la veille de l’ouverture des archives vaticanes : bilans historiographiques et perspectives de recherche”

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Séminaire
Le pontificat de Pie XII (1939-58) à la veille de l’ouverture des archives vaticanes : bilans historiographiques et perspectives de recherche

Dates :
17 octobre 2019 (Lyon), 28 novembre 2019 (Bordeaux), 30 et 31 janvier 2020 (Paris)

Institutions organisatrices :
CNRS – Centre Émile Durkheim ; CRBC (Centre de recherche bretonne et celtique) ; École française de Rome ; Institut catholique de Paris ; LabEx EHNE (Écrire une histoire nouvelle de l’Europe) ; LARHRA – Laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes.

Comité d’organisation :
Magali Della Sudda (CNRS-Centre Émile Durkheim), Fabrice Jesné (École française de Rome), Frédéric Le Moigne (CRBC-Université de Brest), Marie Levant (LabEx EHNE-Sorbonne Université), Laura Pettinaroli (Institut Catholique de Paris), Christian Sorrel (LARHRA-Université Lyon 2).

Date limite d’envoi des propositions : 15 juin 2019

Modalités :
Les propositions sont à soumettre à l’adresse seminairepiexii@gmail.com, sous la forme d’un argumentaire de 2000 signes précisant l’atelier et la journée du séminaire concernés, accompagné d’une bio-bibliographie de 700 signes. La notification d’acceptation des propositions sera adressée début juillet 2019.

Objet du séminaire

Le 4 mars 2019, le pape François annonçait l’ouverture, prévue pour le 2 mars 2020, des archives vaticanes concernant le pontificat de Pie XII (1939-1958). Cette nouvelle a suscité l’attention de l’opinion publique internationale. Sur cette période très riche tant pour l’histoire politique, religieuse que culturelle de l’Europe et du monde, les perspectives s’annoncent vastes et aiguisent les appétits historiens.

Dans ce contexte d’ouverture prometteuse, ce séminaire propose d’établir un état des lieux de l’historiographie abondante – et souvent polarisée – sur le pontificat du pape Pacelli, mais aussi d’identifier des pistes d’études, tout en nourrissant une dynamique collective de recherche.

Sans isoler le pontificat de Pie XII des périodes antérieures et postérieures, ni limiter la réflexion aux seules sources romaines, ce séminaire entend faire le point sur l’état de l’art tout en intégrant les impulsions issues des chantiers ouverts sur les fonds d’archives vaticanes disponibles depuis les années 2000 (Saint-Office, Concile Vatican II, Pie XI, etc.). Le séminaire ne cherche donc pas à faire un bilan exhaustif mais plutôt à mettre en valeur des thématiques innovantes et susceptibles de fédérer les recherches à venir en histoire et en sciences sociales.

Afin de favoriser les échanges, chaque séance proposera :
– le matin : une session plénière ouverte (synthèses historiographiques) ;
– l’après-midi : des ateliers thématiques fermés (présentation de recherches en cours et

discussion), qui font l’objet de cet appel à contribution. La prise en charge des frais de déplacement par le laboratoire invitant n’étant pas systématique, seules des aides ponctuelles pourront être accordées.

Le séminaire se déroulera en trois séances thématiques à Lyon, Bordeaux et Paris.

Séance 1 – Régulations ecclésiales des mutations culturelles et religieuses

Lyon (Maison des Sciences de l’Homme), jeudi 17 octobre 2019
Organisation : Frédéric Le Moigne (CRBC-Université de Brest) ; Christian Sorrel (LARHRA- Université Lyon 2).

Argumentaire :
Cette première journée aura d’abord un caractère introductif. Au cours de la séance plénière de la matinée, des réflexions générales seront proposées sur ce cycle préparatoire à l’ouverture des fonds Pie XII, l’expérience acquise par les chercheurs dans les fonds Pie XI et les principaux enjeux de la recherche à venir.
L’après-midi sera plus immédiatement consacrée aux « régulations ecclésiales des mutations culturelles et religieuses » durant le pontificat. Comment comprendre l’Église et le gouvernement de l’Église face aux crises et aux profondes transformations qui traversent l’institution autant que la société, après 1945 mais certainement aussi dès les années de guerre ? On s’intéressera notamment aux modalités du gouvernement de l’Église universelle, à la gestion des rapports aux « autres » chrétiens, ainsi qu’aux questions théologiques, pastorales et liturgiques.

Ateliers thématiques :

A/ Centre et périphérie : de la curie romaine aux diocèses et aux frontières de l’Église. Il s’agit d’aborder le gouvernement de l’Église catholique durant le pontificat en évoquant les acteurs, clercs et laïcs, le poids du contexte et de l’événement, la gestion des crises marquantes pour les Églises nationales, ainsi que les voies de la centralisation et de la mobilisation des foules (congrès internationaux, année sainte, etc.). On s’intéressera également à la régulation, en interne, de la diversité (Églises orientales, « Jeunes Églises » extra-européennes). Les contacts institutionnels avec d’autres réalités ecclésiales mais aussi d’autres religions, dans un contexte bouleversé par la Shoah et l’élan œcuménique d’après-guerre, seront par ailleurs envisagés.

B/ Théologies, liturgies : romanité et pluralité. Le triomphe de l’école romaine du thomisme n’a pas entravé toute lecture divergente de la tradition thomiste ni supprimé la recherche prudente de voies alternatives. Les disciplines théologiques constituent un observatoire privilégié des tensions entre le centre et la périphérie, mais aussi des tensions internes aux Églises nationales et des régulations imposées par le centre ou demandées par lui aux instances nationales.

C/ Culture, sciences humaines, sciences pastorales : un dialogue en tension. La condamnation du « modernisme » à l’aube du XXe siècle semblait avoir établi l’Église catholique dans le refus définitif de toute « modernité ». Très vite, la crise « moderniste » n’a cessé de rejouer et le défi des sciences et de la culture modernes s’amplifie au temps de Pie XII. Entre rejet et transaction partielle, les sciences pastorales et la culture catholique doivent relever ce défi au prix de multiples tensions qui font écho aux déplacements des enjeux du champ intellectuel (psychanalyse, littérature, arts, etc.).

 

Séance 2 – Les apports des fonds de la papauté à l’étude des processus de politisation : mobilisations, démocratie, champ politique

Bordeaux (Centre Émile Durkheim), jeudi 28 novembre 2019
Organisation : Magali Della Sudda (CNRS-Centre Émile Durkheim)

Argumentaire :
Le pontificat de PieXII s’étend sur une période cruciale pour les régimes politiques contemporains. Entre 1939 et 1958, l’Europe est bouleversée par la Seconde Guerre mondiale. Les documents conservés aux Archives secrètes vaticanes apportent un regard inédit sur les régimes totalitaires et la question de la politisation. Au sortir de la guerre, la bipolarisation du monde et sa partition s’accompagne d’une intense activité de mobilisation des citoyens et citoyennes. Dans les démocraties libérales, le vote des femmes pose question et suscite les premières enquêtes internationales de science politique sous l’égide de l’UNESCO. Les démocraties occidentales se structurent autour des formations partisanes, et l’Église joue un rôle discret ou explicite dans la mise en place du champ partisan. À côté des partis, les forces syndicales s’organisent et participent à la mise en place des politiques de citoyenneté sociale dans le cadre des États-Providence. Ces formes instituées de la représentation politique et professionnelle ne résument pas à elles seules les mobilisations et processus de politisation. Les organisations féminines “parapolitiques” sont mises en place pour encadrer les femmes et la jeunesse. Elles s’inspirent des mouvements d’action catholique initiés par Benoît XV et développés sous Pie XI, à leur apogée dans les années 1950. Le pontificat est aussi marqué par l’ébranlement des empires coloniaux. Dans les conflits d’indépendance, le rôle de l’Église a été réévalué tant dans sa dimension de médiation politique locale que dans l’action des chrétiens dans les mouvements anti-colonialistes.
Cette journée de travail a pour ambition de réunir politistes, historiennes et historiens spécialistes et non-spécialistes de l’Église pour proposer un état des lieux de la littérature et élaborer un programme de recherche à partir de trois thématiques principales.

Ateliers thématiques :

A/ Les formes instituées de la représentation politique : continuités et ruptures (1939-1958). Il s’agit d’aborder ici la question des formes instituées de la participation politique. La structuration de l’offre politique à travers les partis, et en particulier la démocratie chrétienne ou le rapport au communisme, pourront constituer des thèmes de travail.

B/ Politisations et société civile : la citoyenneté à l’épreuve du suffrage universel. La suppression des libertés civiles dans certains États pose la question de la participation en dehors des formes habituelles de la politique. Au sortir de la guerre, l’élargissement de la citoyenneté politique aux sujets des colonies françaises, et des femmes dans l’ensemble des pays interroge. Comment les femmes vont-elles voter ? Comment l’Église va t-elle préparer ces citoyennes et participer à leur entrée dans la civilisation électorale ? L’élargissement du suffrage invite à réfléchir sur les modalités spécifiques de la politisation et sur l’émergence d’une société civile.

C/ De la défense des travailleurs à la représentation professionnelles : travail et syndicalisme.

Les régimes autoritaires ont proposé des formes d’encadrement des travailleurs dans des systèmes corporatistes. Les syndicats renaissent au sortir de la guerre et sont appelés dans de nombreux États à prendre part à la mise en place des États-Providence. Parallèlement, les courants progressistes qui avaient émergé dans les années 1930 se recomposent et sont, pour certains, fermement condamnés, comme les prêtres ouvriers.

 

Séance 3 – Souverainetés et système international : le Saint-Siège, les États, l’humanitaire

Paris, jeudi 30 et vendredi 31 janvier 2020

Argumentaire :
Ces deux journées portent sur les enjeux internationaux du pontificat, abordés par le biais des relations inter-étatiques, mais aussi à l’échelle supra-étatique et sous l’angle de la question humanitaire. Si le mode de présence du Saint-Siège dans les relations internationales a nettement évolué depuis la perte des États pontificaux en 1870 puis sous l’effet de la Première Guerre mondiale et la création de l’État de la Cité du Vatican en 1929, l’après-1945 constitue cependant un tournant majeur.

On s’intéressa donc aux positionnements du Saint-Siège dans un système international bouleversé par la guerre, puis profondément recomposé à la fois par les débuts de la décolonisation, la bipolarisation de la Guerre froide, l’élaboration d’une Europe unie à l’Ouest, mais aussi la mise en place d’un multilatéralisme d’une ampleur inédite. Comment la vieille machine de la diplomatie vaticane anticipe-t-elle et accompagne-t-elle ces bouleversements et ces reconfigurations ? L’accent sera mis en particulier sur la question des réfugiés, dans le contexte de la Shoah et des persécutions commises par le régime nazi et ses alliés, mais aussi des flux migratoires intenses au lendemain du conflit, en Europe et au Moyen-Orient, puis dans le sillage des conflits coloniaux. Au-delà de la question des « silences » du pontife, que peut-on dire de l’œuvre d’assistance et de la diplomatie humanitaire du Saint-Siège et des organismes catholiques, de leurs enjeux et de leurs limites ?

 

30 janvier, Institut Catholique de Paris – Le Saint-Siège et les mutations de la souveraineté : les États et le supranational
Organisation : Laura Pettinaroli (Institut Catholique de Paris)

Ateliers thématiques :

A/ Effondrement de l’ordre international : la Seconde Guerre mondiale. Cet atelier met l’accent sur la guerre, qui transforme la relation du Saint-Siège avec les États (diplomatie de paix, relations avec les gouvernements en exil et les puissances occupantes, mais aussi avec les mouvements – plus ou moins institutionnalisés – de résistance, etc.). Le cas de l’Italie pourra plus particulièrement attirer l’attention. Les communications relatives aux nouveaux armements, aux violences de masse et au règlement de la guerre sont également encouragées.

B/ La Guerre froide : le Saint-Siège dans un monde bipolaire. Comment le Saint-Siège pense-t-il le monde bipolaire et sa progressive structuration, sur les plans idéologiques, économiques et militaires ? Alors que le Saint-Siège a mis l’accent, depuis Benoît XV, sur une stricte impartialité, comment se positionne-t-il dans un monde dont le Magistère catholique a condamné doctrinalement l’un des pôles ? Quel est le rapport entretenu avec les non-alignés et les pays « tiers » ? Comment envisager la réconciliation et la notion de paix dans un monde divisé ? Le cas de l’Allemagne – pays que le pape Pacelli a bien connu – pourra être plus particulièrement évoqué.

C/ Reconfigurations supranationales : système des nations unies, Europe. Si la mise en place de la Société des Nations en 1919 s’était accompagnée d’hésitations, l’établissement du système onusien, avant même la fin de la Guerre, est précocement salué par Pie XII. Même si les modalités de participation à l’Assemblée générale de l’ONU mettent près de vingt ans à être précisées, des collaborations poussées ont lieu, dès la fin des années 1940, entre représentants du Saint-Siège et certaines agences onusiennes. Dans le même temps, l’Europe apparaît comme un espace spécifique à reconstruire, sous le signe de l’unité mais aussi de la vocation chrétienne, suscitant à la fois des enthousiasmes et des réactions de rejet.

 

31 janvier, LabEx Écrire une histoire nouvelle de l’Europe, Maison de la Recherche de Sorbonne Université – Le Saint-Siège et la personne humaine dans un monde global : défis post-coloniaux, migratoires et humanitaires
Organisation : Marie Levant (LabEx EHNE-Sorbonne Université)

Ateliers thématiques :

A/ Le Vatican, l’Église et le monde décolonisé (Moyen-Orient, Tiers Monde). Comment la diplomatie vaticane appréhende-t-elle le processus de décolonisation ? Des lignes directrices peuvent-elles être repérées, selon les espaces, selon les Empires coloniaux, selon des scansions chronologiques ? Ce processus suscite-t-il des réflexions théologiques ou sociales particulières ? S’il sera utile de revenir sur la guerre d’Indochine et sur celle d’Algérie, l’accent sera mis aussi sur le Moyen-Orient, notamment autour des Lieux Saints et de la création de l’État d’Israël, sur lesquels les recherches récentes ou en cours sont nombreuses, ainsi que sur la situation spécifique du Liban.

B/ Exils et migrations : diplomatie vaticane et question humanitaire. Alors qu’il a été beaucoup écrit sur l’Église et la papauté face aux crimes de masse du nazisme, la réflexion à l’échelle du pontificat conduit à interroger la question humanitaire dans une perspective globale. Face à l’ampleur sans précédent de la question migratoire au lendemain du conflit – 40 millions d’exilés et de réfugiés en Europe et au Moyen-Orient, et bientôt en Asie du Sud-Est –, alors que progresse le statut juridique des réfugiés – Convention de Genève de 1951 –, et que les chrétiens d’Orient entrent à la fin des années 1950 dans une nouvelle phase d’épreuve, quelles sont les modalités et les relais empruntés par la diplomatie humanitaire du Saint-Siège, mais aussi par la pastorale migratoire de l’Église ?

C/ Papauté pacellienne et droits humains. Dès les années 1930, le Magistère pontifical intégra graduellement les droits de la personne humaine. Si ce processus ne s’impose qu’au Concile Vatican II, il connaît, à l’épreuve de la Guerre, une étape cruciale. Cet atelier se penchera sur la question et ses soubassements tant politiques que théologiques, en s’intéressant notamment aux hésitations romaines devant la Déclaration universelle des droits de l’homme (1948) et aux réceptions de l’institutionnalisation d’une justice pénale internationale.

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Call for papers: The Crimean War, the first european modern war ?

International conference, organized by the 19th century history center, the LabEx EHNE and the Slavs history research center (UMR SIRICE)

So far, the Crimean War has been rather neglected in French military history. It has only been the subject of a synthesis, quite traditional in its views, and was associated with the Second Empire whose trace, according to the historiography of the Third Republic, was to be erased. The strongest and most recent study was written by Alain Gouttman. However, although this work is very scientific and objective, it remains deeply marked by a tropism for the history of the battle. This situation is all the more regrettable as today the Crimean War is being rewritten in other countries, particularly in Britain, in the context of a revised history of conflicts, increasingly studied in a multidisciplinary approach.
Indeed, the Crimean War marked, with the Civil War (1861-1865), a great historical and anthropological turning point in military history, witnessing profound transformations not only in the way of fighting, but also in the relations between societies and war, during and after the conflict.

This conference will aim in putting the Crimean War in this new historiographical approach to military conflicts by highlighting three fundamental aspects:
1) The anthropological approach to modern warfare as a key to understand struggles, strategies, experiences and feelings of combatants and the relationship between war and societies.
2) The transnational dimension, introducing a comparison of the conflict history. The confrontation of cross-sources will make it possible to leave the compartmentalization imposed by purely national approaches. Above all, the Crimean War should not be seen from the West and has to be evaluated, regarding its perception and its repercussions, in the Russian world as well as in the Ottoman one.
3) The sociocultural dimension of the conflict, and its memory. The Crimean War influences the society also because of medical, economical and symbolical involvement of State, army and citizens.

Having in mind this methodological approach, the conference will be structured along four major topics:
I) Diplomacy and war 
Here, it will be about the origins of the war, belligerents’ motivations and consequences of the conflict on diplomacy. The Crimean War will be replaced in a double context that is the one of the so-called “concert of nations” and the other around the Eastern Question. If the religious origins of the conflict may have been overestimated, on the contrary, economic reasons and the control of the Straits, (generally underestimated) could be replaced in the core of European diplomacy issues.

II) Experiencing the war
The Crimean War marks important upheavals in the soldiers’ experience of fights. New weapons and techniques (striped cannon rifle, explosive shells..) and military strategy evolutions (appearing of trench war) increase risks, corporal infringements and lethality. New injuries appear, while the cholera decimates troops. This new context gives birth to new medical structures and initiatives (as shown by role of Florence Nightingale, Valérie de Gasparin and Elena Pavlovna). People were also mobilizing at the back, as demonstrated by the numerous subscriptions raised for helping the families of dead and injured soldiers in France and England or by Anatole Demidov’action in favor of war prisoners in Europe.

III) Economy, society and public opinion
The Crimean War impact exceeds very far away the frame of the military operations. A War economy develops thanks to loans and the rise of war contractors. In the Ottoman case, the military involvement gives birth to the creation of the Ottoman Imperial Bank and then to the the tutelage of European powers on the overindebted Sublime Porte. Societies also live at the rhythm of the war. A real « sacred union » appeared in all the States, well powered by governments who try to mobilize their public opinion against the enemy. Indeed, public opinion is playing an increasing role, reinforced by telegraph and photography.

IV) Pictures, representations and memory
New Perceptions and representations of war emerge and it is useful to refer to cultural and art history and well as to history of collective and social imaginaries. During and after the war, although the heroical officer cult (Saint-Arnaud in France, Gorchakov in Russia) is maintained, ordinary troop soldiers are honored, as demonstrated by numerous monuments dedicated to them. Last the Crimean War has also a very strong memorial dimension, as expressed by toponymy and its place in historical references of nowadays different political leaders.

Organization committee
Marie-Pierre Rey (Université Panthéon-Sorbonne, SIRICE),
Éric Anceau (Sorbonne Université, LabEx EHNE),
Jean-François Figeac (Sorbonne Université, Centre d’histoire du XIXème siècle).

Selection committee
Éric Anceau (Sorbonne Université, LabEx EHNE),
Yves Bruley (Ecole pratique des hautes études),
Walter Bruyère-Ostells (IEP d’Aix-en-Provence),
Lorraine de Meaux (Université Panthéon-Sorbonne),
Hervé Drévillon (Université Panthéon-Sorbonne, directeur de la recherche historique au SHD),
Anne-Laure Dupont (Sorbonne Université, Centre d’histoire du XIXème siècle),
Edhem Eldem (Collège de France, chaire d’histoire turque et ottomane),
Jean-François Figeac (Sorbonne Université, Centre d’histoire du XIXème siècle),
Orlando Figes (Birkbeck College, Londres),
Hubert Heyriès (Université Paul Valéry/ Montpellier III),
Catherine Horel (Université Panthéon-Sorbonne, SIRICE),
Jean-Noël Luc (Sorbonne Université, Centre d’histoire du XIXème siècle),
Silvia Marton (Université de Bucarest),
Nicolae Mihai (Université de Craiova),
Catherine Mayeur-Jaouen (Sorbonne Université, Centre d’histoire du XIXème siècle),
Marie-Pierre Rey (Université Panthéon-Sorbonne, SIRICE),
Odile Roynette (Université Bourgogne Franche-Comté),
Özgür Türesay (Ecole pratique des hautes études).

Research centers 
Centre d’histoire du XIXème siècle,
LabEx EHNE,
Centre de recherches en histoire des Slaves (UMR SIRICE).

Partners: Fondation Napoléon, Service historique de la Défense.

Languages of the conference: French, English
Conference place: Paris-Sorbonne

Important Dates
Submission of paper proposals: 30 January 2019.
Responses : February-march 2019.
Notification of the final programme : 15 May 2019.
Conference: 7-9 November 2019.

Papers
A paper proposal with a title, a short summary (2000 signs), and a curriculum vitae must be sent before January 30, 2019 to this address : francfigeac@yahoo.fr

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Call for papers: The War Correspondent in the Latin countries : 1918-1939

International Conference, France – Université d’Angers, May 9-10, 2019
Co-organized with Université Paris Sorbonne and Université Savoie Mont Blanc

What are the foundations and the ideological, political, sociocultural and/or aesthetic and literary expressions which compose the multifaceted figure of the war correspondent during the Interwar Period, particularly in the Latin area – principally Italy, France, Spain, Portugal and their colonies, and Latin America – simultaneously a theater of conflicts and a supplier of correspondents for the rest of the world? How does the figure of a war correspondent differ from that of travel writers ? And to what extent are these two figures comparable or even identical? What were the impacts of the intermediate conflicts of the years 1918-1939 on the renewal of the role and function of war correspondents? And finally, bearing in mind that most of the above-mentioned conflicts were born as consequences of the imperial aims of antiparliamentary regimes with revolutionary designs (colonial wars or anti-colonial resistances, the internationalization of the red, black or brown revolutions, geopolitical tensions between democracies and totalitarian or authoritarian regimes, etc.), could one argue that the war correspondents of this transitional period were the product of these civilizational upheavals; and more particularly, to what extent were they the forerunners of the apprehended disaster of the Second World War, and the Spanish Civil War, – generally considered as its « dress rehearsal »? Although limited to Italy, France, Spain, Portugal (and their colonies) and Latin America, the papers can, of course, explore the question of war correspondents from other geographical areas as well (such as Germany, Great Britain, United States, Soviet Union, etc.), provided they operate within the Latin area.

The abstracts (3000 characters, including blank spaces: French, Italian, English and Spanish as reference languages) must be sent before 1st November 2018 to the following conference organizers :
Manuelle Peloille (Université d’Angers) : manuelle.peloille@univ-angers.fr 
Olivier Dard (Sorbonne Université/LabEx EHNE) : olivierdard@orange.fr
Emmanuel Mattiato (Université Savoie Mont Blanc / LLSETI) : emmanuel.mattiato@univ-smb.fr

Scientific Committee :

François Cochet (Université Paul Verlaine),
António Costa Pinto (Université de Lisbonne),
Olivier Dard (Sorbonne Université),
Yves Denéchère (Université d’Angers),
François Hourmant (Université d’Angers),
Michel Leymarie (Université de Lille),
José Ferrándiz Lozano (Universitad de Alicante),
Emmanuel Mattiato (Université Savoie Mont Blanc),
Barbara Meazzi (Université Nice Sophia Antipolis),
Didier Musiedlak (Université Paris Nanterre),
Anne-Sophie Nardelli (Université Savoie MontBlanc),
Manuelle Peloille (Université d’Angers),
Francesco Perfetti (LLUIS Guido Carli),
Ana Isabel Sardinha (Université Sorbonne Nouvelle),
Frédéric Turpin (Université Savoie Mont Blanc).

 

Call to download (in french) : Appel_Correspondants de guerre
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Call for paper: To build the alliance The implementation of France’s commitment in Central and Eastern Europe in the interwar period, 1917-1939

Organisation:
– Matthieu Boisdron, Doctorant Sorbonne Université Sirice / Chargé d’enseignement Université de Nantes
– Gwendal Piégais, Doctorant Université de Bretagne occidentale, Brest

Deadline: 2 novembre 2018

Contact: construirelalliance@gmail.com

Dates: 9-12 octobre 2019

Place: CEREFREA / Villa Noël – Bucarest, Roumanie

While the fate of war remains uncertain on the battlefields of the Great War, many French political and military decision-makers already have ambitious plans for post-war France, particularly in the East. Whether in the framework of the Franco-Russian alliance, its support for the Serbian kingdom or the attentive ear to  independence demands within the Double-Monarchy, France intends to project its diplomatic, military and economic influence in Central and Eastern Europe, and reap the rewards in the event of victory. These ambitions are fulfilled first and foremost by political and military missions. One thinks of Albert Thomas’s mission with the Russian Provisional Government, then with the Berthelot mission in Romania, with the French military missions in Poland or with the young Czechoslovak army. The first bridges between France and the new states of central Europe are thus built very early.

Parallel to these reflections, as early as August 14th 1920, Czechoslovakia, the Kingdom of Serbs, Croats, and Slovenes (SHS) and Romania promised each other armed assistance in case of aggression from Hungary. The two failed attempts to restore the former Emperor Charles in Budapest in March and October 1921 prompted the three countries to strengthen their ties. Several bilateral agreements are thus concluded: between Romania and Czechoslovakia on April 23rd 1921, between Romania and the SHS Kingdom on June 7th, 1921, finally between Czechoslovakia and the SHS Kingdom on August 31st, 1922. Nonetheless, this dynamic of mutual aid is relative, because the alliance is openly and exclusively against Hungarian and, to a lesser extent, Bulgarian revisionism. Therefore, the SHS Kingdom is not protected against Italian claims and Romania cannot count on any help against the Soviet Union, which still actively claims Bessarabia. Finally, the Little Entente is weakened by the absence of Warsaw, who maintains good relations with Budapest and a heavy dispute with Prague over the territory of Teschen (Cieszyn). These states are all beneficiaries of the status quo post bellum. However, due to their severe differences, these new regional powers had an interest in associating themselves with the major continental military power that was France in order to prevent the revisionist powers from questioning the regulation of the peace.

After the Bolshevik Revolution of 1917, France can no longer count on the Russian ally of the first hours of the Great War. It is therefore seeking to establish an effective alliance in Eastern Europe in order to guarantee its security in the event of a German recovery. After some hesitation, especially concerning the policy to be followed with regard to Hungary in particular and the Danubian zone in general, it accompanies the movement initiated by the Little Entente and thus contributes to the development of diplomatic, economic, and strong military ties with the new powers that emerged in the wake of the peace treaties. Already linked to Poland since February 19, 1921, France joined forces with Czechoslovakia on January 25, 1924. By the Locarno Accords of October 16th 1925, Germany recognizes its western borders. On the other hand, with regard to its eastern borders, it only agrees to sign an arbitration treaty with Poland and Czechoslovakia. This situation prompts France to become more involved. A military alliance between Paris and Prague was signed on October 16th 1925, the very day of the signing of the Locarno Treaties. On June 10th, 1926 France initialed a similar protocol with Romania before doing the same with the SHS Kingdom on November 11th 1927.

Nevertheless, the alliances concluded between France, the States of Little Entente, and Poland are of very general scope and concretely inefficient. In this context marked by an undeniable reluctance to write tangible commitments in stone, how did the leaders of these countries seek to implement these diplomatic agreements? Though this theme has already been the subject of a vast literature during the past decades, the issue has been examined mainly in terms of bilateral relations between Western European countries and one or the other regional player, or in terms of the diplomatic dilemmas that powers like France or Great Britain could be facing. The political transition of the late 1980s and the prospect of enlargement of the European Union in the early 2000s strongly contributed to a renewal of these issues in the early 1990s. Since then, interest in this moment in European history has declined somewhat. The commemorations announced around the centenary of the end of the Great War offer the opportunity to reinvest this field of study, especially as a new generation of European researchers, multilingual has to explore and confront many kinds of national archives corpus and to analyse decision-making at the intermediate levels of the State hierarchy.

The aim of this conference is to shed light on joint initiatives between France and all the partner countries of Central Europe during the inter-war period, as it is their combination that forms a system of alliances. Proposals for papers should therefore focus on:

  • The crossed or transnational logics at work in the constitution of this system of alliances;
  • The military aspects of this system of alliances: armies’ joint maneuvers and the elaboration of common tactical schemes; officer training via military schools; personnel exchanges; interactions between staffs; doctrinal circulation and reception; circulation of military publications; the role of national languages and the French language as vectors of communication;
  • The political and diplomatic aspects of this alliance system: the development of joint strategic plans, the exchange of information and intelligence;
  • The industrial and financial aspects of this alliance system: the sale or loan of equipment, the terms of their financing, the formation of joint ventures or the acquisition of participations;
  • The technical aspects of this alliance system: the development of expertise in decision-making, the regulatory, normative and institutional reconfiguration of young states after the 1920s;
  • The role of actors and networks as animators of this system of alliance: diplomats, military, industrial and financial, experts and intellectuals, political parties …;
  • The “alliance culture” that countries of central Europe and France reciprocally seek to build in their public opinions;
  • The memories of the alliance maintained during the Cold War and as part of the construction of the European political project.

France’s collaboration with the member states of the Little Entente (Czechoslovakia, Romania, Kingdom of the Serbs, Croats, and Slovenes) — and of these powers amongst themselves — will be emphasized, but communications on the ties with the other Allied Powers or partners from the region (Poland, the Baltic States and Finland, Greece, Turkey), and even with the revisionist powers (Soviet Russia, Hungary, Bulgaria) are welcome.

Proposals, one page long, are to be sent with a one-page academic CV in PDF format, before 2 November 2018, to construirelalliance@gmail.com. Languages of the contributions: French and English. All practical information is available on the conference website: https://construirelalliance.wordpress.com

Conference organization will cover transport costs up to a fixed limit to be determined; the remaining balance can be covered by the participant’s home laboratory or university.

Accommodation will be provided as well as part of the catering (lunches and dinner).

Download the call for paper: colloque_bucarest_oct-2019
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Call for papers: The EHNE Encyclopedia is looking for new authors

The EHNE Encyclopedia is looking for new authors:

The Encyclopedia for a New History of Europe is looking for new authors to enrich the entries of its various thematic subjects:

  • Europe as material civilization
  • Europe within a political epistemology
  • European humanism
  • Europe, Europeans, and the world
  • The Europe of wars and the traces of war
  • A gendered history of Europe
  • National traditions, circulations, and identities in European art

The short entries (7,000 characters) should be intended for a general public and offer a new reflection on European history. They will be translated into English (and into German in the mid-term), and could also be used for pedagogical and academic purposes in connection with our different partnerships (Maisons de l’Europe, Toute l’Europe, Laboratoire d’Innovation Pédagogique sur l’Europe).

We invite you to contribute to this project by drafting an entry on one of the following subjects:

Research focus 1 – Europe as material civilization

For the thematic group “Tourism in Europe,” the entry:

  • “Touristic mobilities and destinations in Eastern Europe”

Contact: labexehne1@gmail.com

Research focus 2 – Europe within a political epistemology

For the thematic series “Political models for making Europe,” the entries:

  • “Radical lefts in Europe”
  • “Europeanism and internationalism”

For the thematic group “Europe and conflict management” the entry:

  • Europe, UNO and conflict management

Contact: labex.ehne2@gmail.com

Research focus 3 – European humanism

For the thematic group “The humanists and Europe – Myths and realities of Renaissance Europe,” the entry:

  • “Princely patronage in Renaissance Europe”

For the thematic group “The parallel spaces of Renaissance Europe,” the entry:

  • “Utopia in Renaissance Europe (from Thomas More to Campanella)”

For the thematic group “Projects for a united Europe,” the entry:

  • “The United States of Europe”

Contact: humanisme.ehne@gmail.com

Research focus 4 – Europe, Europeans, and the world

For the thematic group “Europe and the legal regulation of international relations,” the entries:

  • “Unequal treaties with China”
  • “The European Court of Human Rights”

For the thematic group “Europe and the Atlantic slave trade,” the entry:

  • “Europeans and the abolition of the (African) slave trade”

Contact: labexehne4@univ-nantes.fr

Research focus 5 – The Europe of war and the traces of war

For the thematic group “Violence of war,” the entry:

  • Torture as an instrument of war

Pour l’ensemble thématique “Victors and defeated”, la notice :

  • Looting and spoliations

Contact: labexguerres@gmail.com

Research focus 6 – A gendered history of Europe

For the thematic group “Prostitution (nineteenth-twenty- first centuries): From the trafficking of white women to the trafficking of human beings,” the entry:

  • “Colonial prostitution”

For the thematic group “Gender and circulations in Europe,” the entry:

  • “The gender of migrations in the European Union (from the Maastricht Treaty to the present)”

For the thematic group “Earning a living in Europe, a matter of gender,” the entry:

  • “Gender and the rural world”

Contact: genreeurope@gmail.com

Proposal submissions:

Those interested are invited to contact the editorial managers for the proposed entries with an 80-word summary of the entry’s primary elements, emphasizing the European dimension of the subject and its relevance for a new history of Europe.

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(Français) Chaire d’excellence : Johannes Paulmann (axe 2)

Sorry, this entry is only available in French. For the sake of viewer convenience, the content is shown below in the alternative language. You may click the link to switch the active language.

Johannes Paulmann est l’un des deux directeurs de l’Institut d’histoire européenne de Mayence (Institut für europäische Geschichte Mainz), institution partenaire du LabEx EHNE depuis 2015, et professeur d’histoire contemporaine à l’université Johannes Gutenberg de Mayence. Il a été professeur invité à l’université de Montréal, à la London School of Economics et à l’université d’Oxford. Ses recherches portent sur les phénomènes et les acteurs transnationaux en Europe ainsi que sur l’histoire de l’aide humanitaire. Il achève par ailleurs actuellement un ouvrage de synthèse sur la croyance dans le progrès en Europe entre la seconde moitié du XIXe siècle et le début du XXe siècle. A l’Institut d’histoire européenne, il co-dirige, avec Irene Dingel, l’encyclopédie d’histoire européenne en ligne « Europäische Geschichte Online », encyclopédie jumelle de l’Encyclopédie pour une histoire nouvelle de l’Europe du LabEx EHNE.

Il a notamment publié : Die Haltung der Zurückhaltung: Auswärtige Selbstdarstellungen nach 1945 und die Suche nach einem erneuerten Selbstverständnis in der Bundesrepublik, Bremen, KaisenStiftung, 2006 ; Pomp und Politik: Monarchenbegegnungen in Europa zwischen Ancien Régime und Erstem Weltkrieg, Paderborn, Schöningh, 2000 ; Staat und Arbeitsmarkt in Großbritannien: Krise, Weltkrieg, Wiederaufbau, Göttingen, Vandenhoeck & Ruprecht,  1993.

Accueilli au sein de l’axe 2 « Epistémologie du politique » de mars à juin 2018, il donnera plusieurs séminaires sur les questions migratoire et humanitaire aux XIXe et XXe siècles, et aidera à la tenue d’un atelier sur les perspectives de recherche offertes par l’histoire de l’humanitaire en Europe et au Moyen-Orient. Il présentera également le projet de l’encyclopédie « Europäische Geschichte Online » et les tendances récentes de l’historiographie allemande.

 

Séminaire Migrations et mobilités en Europe aux XIXe et XXe siècle
Nous organisons avec Johannes Paulmann le séminaire Migrations et mobilités en Europe aux XIXe et XXe siècles.
La première séance s’est tenue, avec Delphine DIAZ, vendredi 30 mars, et a porté sur Les réfugiés politiques en Europe, XIXe-XXe siècles.

La deuxième séance se tiendra le jeudi 12 avril, de 17h à 19h, à l’Institut Historique allemand, et portera sur Translocalisme et fluidité des frontières. Johannes Paulmann interviendra en anglais et la discussion se tiendra en français.

La troisième séance se tiendra le mardi 22 mai, de 10h à 12h, à la Maison de la Recherche, et portera sur L’humanitaire et les médias, XIXe-XXe siècles. Johannes Paulmann interviendra encore en anglais et la discussion se tiendra en français.

Ce cycle se terminera par l’atelier L’humanitaire : nouveau champ pour une histoire nouvelle de l’Europe, qui se tiendra courant juin.

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Call for paper: Immoral Money and War Profiteurs (1870-1945)

The conference on “Immoral Money and War Profiteurs (1860-1945)” is part of a series of scientific events focusing on the topic of political corruption, organised by a Franco-German research partnership (project POCK2, ANR-DFG) between Paris-Sorbonne University, the University of Avignon, Darmstadt University of Technology and Goethe University Frankfurt. The collaborative project is also supported by research groups from the Autonomous University of Barcelona, the New Europe College of Bucharest, the Free University of Amsterdam, and is part of the International Scientific Coordination Network « Politics and Corruption » (GDRI 842 CNRS).

The conference will explore the emergence of immoral money and war profiteurs in times of war or in the post-war period in Europe (1870-1945). The “economic cleansing” that occurred in France after the Second World War is an example of war profiteering that has been studied by the CNRS research team (GDR) 2539 “Companies under the Occupation”. By contrast, the Franco-Prussian War in 1870 and the Great War have not been given much attention. This conference aims to analyse the allegations of corruption levelled against companies that were thought to have turned high profits in wartime or immediately thereafter. A special but nonexclusive focus should be given to French and German cases. Examples found in other European countries, from the last third of the XIXth century to the first half of the XXth century, may also be addressed.

While it is superfluous to stress the importance of wars as historical highlights, we shall emphasize how decisive wars are in defining public norms systems. Indeed, the potential contradiction between individual benefits and collective interest is increased during such conflicts. In this context, great sacrifices are made on behalf of community and national safety as patriotism is required from all, while unique economic dynamics emerge: hasty decisions are made in times of great uncertainty; public spending increases substantially and huge funds are injected in the war system. High profits may thus be made at a low cost by individual stakeholders, particularly in such sectors as military supply and army logistics. Influence networks prove to play a crucial role in such circumstances. It is mainly when wars have been lost that the gains achieved by war profiteurs are seen as unacceptable. Profit margins considered as unreasonably high, as well as speculative profits, are on the radar and deemed all the more scandalous since they have been made against a backdrop of general shortage. The topic of “immoral money” invites us to assess the importance of post-war periods rather than just focus on the conflicts themselves.

 

Topics could include but are not limited to:

– public debates on immoral money and hidden practices/malpractices during the 1870-1871 War, the Great War or World War II and their aftermaths – not only in France. Other conflicts may also be examined. Proposals that deal with the issues of war debts and reparations, especially in terms of the polemics they led to, will be welcome.

– the institutions that have dealt with this question in judiciary, political and parliamentary terms: focus may be placed on the parliamentary inquiry committees that have been established at the time.

– efforts should be made to put a figure on the profits made by specific firms as well as by entire industry sectors, however delicate the task may be – especially in the case of France, given the lack of a standardized business accounting programme until 1941, which is when the national chart of accounts was created.

 

Please send proposals (1500 characters max.) in either English or French before 1st March 2018 to frederic.monier@univ-avignon.fr and olivierdard@orange.fr

The scientific board (composed of Olivier Dard, Jens Ivo Engels, Silvia Marton, Cesare Mattina, Frédéric Monier and Gemma Rubi) will examine and select the proposals.

Transport and accommodation will be provided to participants.

 

Upload file: CFP_Immoral_Money
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(Français) Chaire d’excellence : Silvia Marton (axe 2)

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Silvia Marton est maître de conférences à la Faculté de Sciences Politiques de l’Université de Bucarest et membre correspondant du Centre Norbert Elias (UMR 8562). Elle a été boursière du New Europe College-Institut for Advanced Studies de Bucarest et du Wissenschaftskolleg zu Berlin, ainsi que professeur invité à l’EHESS et à l’Université d’Avignon.

Elle est spécialiste de la construction de l’Etat-nation en Roumanie et dans l’Europe de l’Est. Elle co-dirige, avec Constanța Vintilă-Ghițulescu, le Groupe de Recherche sur l’Histoire Politique et Sociale des XVIIIe-XIXe siècles dans le cadre du New Europe College-Institut for Advanced Studies, Bucarest.

Elle a notamment publié La construction politique de la nation. La nation dans les débats du Parlement de la Roumanie, 1866-1871 (Iasi, Institutul European, 2009), et récemment « Republica de la Ploiești » și începuturile parlamentarismului în România (Bucarest, Humanitas, 2016). Elle achève la co-direction, avec Frédéric Monier et Olivier Dard, de l’ouvrage «Plus rien dans sa sacoche » : moralité du pouvoir et corruption en France et en Roumanie, XVIIIe-XXe siècles (Paris, PUPS), à paraître fin
2017. La liste complète de ses travaux est disponible ici.

Elle participe aux activités de l’axe 2 d’octobre à décembre. Elle y donnera notamment un cycle de six conférences sur la construction des Etats dans les Balkans et en Europe centrale, le mardi, de 18h à 20h (28 rue Serpente, salle D040) :

Mardi 17 octobre
Cartes mentales, géographies réelles et imagées. « Découverte » de l’Europe de l’Est et des Balkans. Penser les « périphéries ». Identités pré-nationales

Mardi 14 novembre
La « renaissance » nationale. Nouvelles identités, nouvelles questions – « Européens », « orientaux » (1821, 1848)

Mardi 21 novembre
Régimes politiques et exercice du pouvoir : le constitutionalisme libéral. Les parlements (partis, élections, représentation politique). Les nouvelles formes de la « généralité » politique : bureaucratisation, rationalisation et massification de la politique.

Mardi 28 novembre
Inclure pour mieux exclure. L’antisémitisme. La « question agraire ». Les difficultés de l’émancipation sociale et politique

Mardi 5 décembre
Le triomphe du nationalisme politique. La crise macédonienne. Les guerres balkaniques. 1914-1920

Mardi 12 décembre
Débats historiographiques récents : que reste-t- il des « exceptionnalismes » dans les Balkans et en Europe centrale ?

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(Français) Séminaire : Politique et religion. Histoire de l’État, du pouvoir et des élites en France et en Europe (XIXe-XXe s.)

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Politique et religion. Histoire de l’État, du pouvoir et des élites en France et en Europe (XIXe-XXe s.)
(Jacques-Olivier Boudon-Éric Anceau)

Mardi 18 h.-20 h. Maison de la Recherche s. D. 040

Programme à télécharger : Séminaire 2017-2018
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