Europe des physiocrates : Paul Lemercier de La Rivière (L')

Frontispice dans François Quesnay, Physiocratie, ou Constitution naturelle du gouvernement le plus avantageux au genre humain, recueil publié par Pierre Samuel du Pont de Nemours, Leyde et Paris, Librairie Merlin, 1767-1768.
Auteur-e-s: 

Paul Pierre Lemercier de La Rivière (1719-1801), économiste physiocrate, penseur politique et du droit à l’époque des Lumières – célèbre pour son Ordre naturel et essentiel des sociétés politiques (1767) – milite dans ses écrits pour une « confédération générale de toutes les puissances de l’Europe » : il s’agit, dans une Europe pacifiée, d’établir un cadre institutionnel favorable à l’épanouissement économique des puissances européennes.

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Appel à communication : Colloque « Marges impériales en dialogue »

Échanges, transferts, interactions et influences croisés entre les espaces post-coloniaux francophones et la périphérie soviétique européenne dans la seconde moitié du XXe siècle

Colloque international d’histoire.

Dates : 30 et 31 mai 2019.

Lieu : Université de Pécs (Hongrie).

Comité d’organisation : Krisztián Bene (Université de Pécs), Matthieu Boisdron (Université de Nantes), Gwendal Piégais (Université de Bretagne occidentale), Géza Szász (Université de Szeged).

Comité scientifique : Michel Catala (Université de Nantes), Benoît Henriet (Vrije Universiteit Brussel), László J. Nagy (Université de Szeged), Sergiu Miscoiu (Université de Cluj).

L’année 1947 marque à la fois l’amorce de la satellisation durable de l’Europe médiane par l’URSS et le début d’un processus de décolonisation qui affecte les puissances européennes occidentales et qui révèle concomitamment leur marginalisation sensible sur la scène internationale.

Dans ce nouveau monde qui émerge, les deux superpuissances américaine et soviétique affirment des valeurs profondément anticolonialistes sans paradoxalement renoncer à des politiques étrangères « ingérantes » pour ne pas dire elles-mêmes impérialistes.

Les espaces post-coloniaux, soudainement libérés de l’essentiel de l’emprise politique européenne, deviennent le lieu et l’enjeu des projections d’influence et des déploiements de puissance des deux blocs, souvent en concurrence avec les anciennes puissances coloniales qui souhaitent garder la mainmise sur leur ancien pré-carré. L’importance de la lutte d’influence qui s’y joue révèle notamment la forte polarisation du système international. En conséquence, les espaces post-coloniaux deviennent les terrains les plus chauds de la guerre froide. En Europe médiane, les nouvelles démocraties populaires sont formellement souveraines. Toutefois, la mise au pas stalinienne et la mise sous tutelle soviétique par le « grand frère russe » n’en ont pas moins ramené ce principe à des indépendances de façade, voire de pure forme.

En revanche, dans ce nouveau rapport de domination, les acteurs – tous formellement autonomes et émancipés – conservent une relative marge de manœuvre. Il est ainsi légitime de s’interroger sur la nature des rapports qu’entretiennent entre eux les États de ces marges impériales. Trouvent-ils dans le dialogue qu’ils nouent un moyen d’affirmation de leur indépendance et de leur souveraineté ? Celui-ci constitue-t-il un outil pour desserrer l’étau d’une certaine forme d’assujettissement ?

L’objectif de ce colloque est ainsi d’étudier les relations entre les démocraties populaires de l’Europe centrale orientale et balkanique et les États post-coloniaux francophones en croisant les regards et les archives. Les communications proposées s’intéresseront à la coopération diplomatique et militaire, policière et judiciaire, culturelle et universitaire, financière et économique ; que ces relations soient bi ou multilatérales.

Les communications traiteront essentiellement des anciennes colonies belges et françaises d’Afrique dans leurs relations avec l’Albanie, l’Allemagne de l’Est, la Bulgarie, la Roumanie, la Hongrie, la Pologne, la Tchécoslovaquie et la Yougoslavie. Néanmoins, celles qui porteraient sur les anciennes colonies de la Fédération indochinoise ou sur les républiques socialistes soviétiques d’Ukraine, de Biélorussie, de Moldavie, des États baltes (Estonie, Lettonie, Lituanie), du Caucase (Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie), voire d’Asie centrale (Kazakhstan, Kirghizistan, Ouzbékistan, Turkménistan, Tadjikistan, y compris Afghanistan) seront également les bienvenues.

Modalités

Les propositions de communications (3 000 signes maximum) seront accompagnées d’un CV n’excédant pas une page A4 et devront être envoyées avant le 20 janvier 2019 à : matthieu.boisdron@univ-nantes.fr.

Les frais d’hébergement et de restauration seront pris en charge.

Les frais de transport (billets d’avion) ne pouvant hélas pas être couverts, les participants sont encouragés à solliciter leurs établissements ou leurs laboratoires de rattachement afin d’obtenir le financement de leur déplacement.

Le transfert pour rejoindre le lieu du colloque depuis l’aéroport de Budapest sera assuré (aller et retour). 

http://www.editions-codex.fr/2018/09/14/colloque-marges-imperiales-en-dialogue/http://francia.btk.pte.hu/hu/hirek/appel_communication

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Call for paper: Gender Relationships between Occupiers and Occupied during the Allied Occupation of Germany (1945-1955)

Date and venue: 6-7 June 2019, Freiburg Institute for Advanced Studies(FRIAS), Albert-Ludwigs-Universität Freiburg (Germany)

There is currently a renewed interest in the Allied occupation ofGermany after 1945 and in military occupation in general. Concerning the occupation of Germany after 1945, there is a lot of work dedicated to its economic, political and cultural dimensions. More oriented towards the “history from below”, current research questions the daily life of military occupation, the places and forms of encounters between occupiers and occupied, covering a whole range of interactions from conflicts or confrontations to various forms of cooperation or fraternization. This type of questioning highlights actors to whom historiography from above is often blind: ordinary soldiers, the civilian population, improvised mediators, men, women, and children.

At the same time, a historiographical trend is developing, which observes the social and cultural history of war phenomena, including transition periods such as war entries and ends of war. More recently, the history of bodies, emotions and sensitivities in wartime has been explored. While the centenary of the First World War was an opportunity to make progress on this front, much remains to be done on the Second World War. Waged as an all-outwar, it has affected sensitivities, bodies, and emotions in a particularly sensitive way.

On the basis of these two observations, we wish to converge these trends in the workshop “Gender Relationships between Occupiers and Occupied during theAllied Occupation of Germany (1945-1955)”. With regard to annexation, military occupation “introduc[es] the notion of greater protection for populations under the control of a foreign army”.[1] While during the 19thcentury, customary rules governed occupations, the Hague Convention of 1907defined the concept, and imposed on the occupying army the task of maintaining order in keeping with the laws in effect in the occupied country. The GenevaConventions of 1949, supplemented by the 1977 Protocols, then emphasized the protection of individuals. Nevertheless, “the reality of military occupations is generally marked by violence against populations”[2] and often even begins with a regime of terror, which then gives way to appeasement and a more controlled regime.

In this wide gap between protection and violence, we wish to study the modalities of non-voluntary cohabitation implied by the military occupation inGermany after 1945. By cohabitation, we mean both material cohabitation, which implies the reorganization of spaces (stationing of ordinary soldiers in schools, inns, etc.; requisition of houses, apartments or rooms for officers; places of supply and entertainment reserved for occupiers, etc.), and physical cohabitation between male occupiers, winners and holders of many privileges, and occupied of both sexes, defeated and in a situation of legal, economic, and moral inferiority. As a result, the relationship between occupiers and occupied is by definition based on a fundamental inequality between the two parties and characterized by the superiority of the occupiers over the occupied.

The workshop aims to answer the following questions in particular:

  • What types of interactions took place between the men of the occupying troops and the Germans?
  • What types of relationships between men – members of the Allied occupation – and local women did the military occupation framework allow? Has the non-voluntary promiscuity in cases of shared housing with the occupier encouraged fraternisation or, on the contrary, stirred up resentment?
  • How have military administrations reacted to the many violations of the ban on fraternization and to what extent have they intervened in this area?
  • Under what circumstances have acts of sexual violence occurred, and to what extent have they been punished? Has there been any recognition of this specific experience of war violence?
  • Beyond the gender category, what categories (nationality, ethnicity, age, social origin, military rank, urban or rural population, religion, etc.)influenced the relationship between occupiers and occupied and how?
  • What were the views of the post-war societies on the relationship between the occupiers and the occupied and with what consequences?
  • How were women who have given birth to a “child of the occupation” as a result of either rape or consensual sexual intercourse perceived and treated in post-war German society?

Proposals addressing methodological or conceptual aspects are welcome, as well as case studies and studies comparing areas with each other.

The workshop is a Franco-German initiative and aims to bring together experts on the Allied occupation in Germany after 1945. This call for contributions is addressed to young and experienced researchers. The travel and accommodation expenses of the speakers will be covered. The working language is English.

Proposals for contributions, containing a title and a short description(400 words), accompanied by a short CV (max. one page), should be sent by 1 February 2019 to: anne-laure.briatte@sorbonne-universite.fr

Dr. Anne-Laure Briatte, Freiburg Institute for Advanced Studies (FRIAS) / Sorbonne University


[1]Frédéric DESSBERG, « Occupation Regimes and Logic », Encyclopédie pour une histoire nouvelle de l’Europe [online], 2016, published 18/09/2017, consulted 09/12/2018. Permalink: http://ehne.fr/en/node/1084

[2] Ibid.

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Appel à contribution : « L’histoire intersectionnelle »

Colloque du 10 au 12 juillet 2019, à l’Institut d’études avancées de Fribourg (FRIAS), Albert- Ludwigs-Universität Freiburg.

L’histoire intersectionnelle. Pertinence. Potentiels. Limites.

Dr. Anne-Laure Briatte, Institut d’études avancées de Fribourg-en-Brisgau (FRIAS/SorbonneUniversité et LabEx EHNE), Miriam Bräuer, Doctorante (Département d’histoire de l’Université de Fribourg, AG Genre de l’Académie des hautes études internationales (IGA) Fribourg, PD Dr.Isabelle Deflers (FRIAS/ Département d’histoire de l’Université de Fribourg), Mirjam Höfner, Doctorante (Institut d’histoire de l’Université de la Bundeswehr, Munich), Dr. Christa Klein(Centre d’anthropologie et des études de genre (ZAG), de l’Université de Fribourg), Dr. Nina Reusch (Institut des Sciences historiques Friedrich Meinecke, FU Berlin), Dr. Marie Muschalek (Département d’histoire de l’Université de Fribourg)

Date limite: 26.02.2019

L’intersectionnalité est un concept de recherche interdisciplinaire utilisé pour l’analyse des rapports d’inégalité sociale et de domination dans leurs enchevêtrements. Ces inégalités sociales sont dues à des facteurs générateurs de différences tels que la « race », la classe sociale, le sexe, le handicap, le corps, la religion, la nationalité, l’origine, l’espace, etc.L’approche intersectionnelle explore leurs interdépendances sociétales dans leurs spécificités historiques et contextuelles. Le terme « intersectionnalité », inventé en 1989 par la juriste américaine et cofondatrice de la théorie critique de la race (Critical Race Theory) Kimberlé Crenshaw, est devenu le nouveau mot à la mode de la recherche sur le genre dans les années1990 et est discuté depuis une dizaine d’années aussi dans les sciences historiques, “souvent un peu plus ‘lentes’” que les sciences sociales à s’approprier de nouveaux concepts.

Lors du colloque Histoire intersectionnelle. Pertinence. Potentiels. Limites, nous souhaitons discuter de travaux réalisés dans le domaine de l’histoire, qui s’inscrivent dans une perspective intersectionnelle et nous demander :

  1. dans quelle mesure des travaux de recherche ont déjà été réalisés dans une perspective intersectionnelle avant que le terme ne soit apparu (tradition / innovation)
  2. pourquoi le concept d’intersectionnalité dans le contexte français, allemand et international est si important aujourd’hui et comment les chercheurs et chercheuses se le sont approprié (actualité / réception)
  3. quels potentiels offre ce concept pour la recherche historico-empirique (potentiels / déficits)
  4. comment les concepts sont modulés et développés dans leur application pratique (adéquation / appropriation)
  5. dans quelle mesure les résultats de la recherche intersectionnelle nous invitent à réviser des interprétations historiques traditionnelles (impact)
  6. quelles nouvelles limites rencontrent les études historiques intersectionnelles etquelles critiques leur sont opposées (critiques / perspectives)?
  7. si les études intersectionnelles nécessitent de nouvelles formes de coopération(pratiques de recherche, interdisciplinaire, internationale, globale).

Le colloque émane d’un projet de coopération franco-allemande et bénéficie du soutien financier du Frankreich-Zentrum et de l’Institut d’études avancées de l’Université de Fribourg-en-Brisgau (FRIAS), du centre d’anthropologie et des études de genre (ZAG) de l’université deFribourg-en-Brisgau, de l’AG Genre de l’Académie des hautes études internationales (IGA) deFribourg-en-Brisgau. D’autres institutions sont sollicitées (réponse à venir) : le ArbeitskreisHistorische Frauen- und Geschlechterforschung (AKHFG), la Délégation pour la promotion féminine de la FU Berlin, le programme Procope structurant 2019 et le groupe de rechercheGenre & Europe du laboratoire d’excellence LabEx EHNE « Écrire une histoire nouvelle del’Europe ». Les langues de travail sont le français et l’allemand.

Cet appel s’adresse aux chercheurs et chercheuses de tous les niveaux de qualification effectuant des recherches en histoire dans une perspective intersectionnelle. Nous pouvons si besoin proposer une garde d’enfants pendant le déroulement du colloque. Les frais de déplacement et d’hébergement des intervenant.e.s seront pris en charge. La participation de personnes de couleur, de personnes avec un handicap ou avec d’autres facteurs de marginalisation est expressément souhaitée.

Nous vous prions de bien vouloir soumettre vos propositions, avec un titre et un résumé (400mots maximum), accompagnées d’un bref CV (une page maximum) avant le 26.02.2019 à christa.klein@geschichte.uni-freiburg.de.

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Call for Papers: ‘Exile, Gender, and Family in the Nineteenth Century’

Closing conference of ‘AsileuropeXIX’, sponsored by the Agence Nationale de la Recherche

5-7 September 2019 in Reims, France

The forced migrations of the long nineteenth century, which caused hundreds of thousands of people to abandon their homes and construct new lives abroad, have recently been the subject of a rich historiographical revival and recognized as a truly global phenomenon. They reshaped the political and social landscapes not only of the spaces that exiles departed, but also those through which they passed and where they were finally welcomed. The classic image of these exiles is that of a heroic man, beleaguered by a hostile political order that he resisted through migration and expatriation. Though this masculine picture remains predominant, both in popular perceptions of the nineteenth century and in the work of many historians of the subject, the reality was much more complex. Men did not goin to exile alone; women and children, though often ignored, played major roles in these winding, transnational migrations.

This international conference will investigate the history of exile through the lenses of gender, generation, and age, with a particular focus on women’s history and the history of the family. Papers are welcome that address these and similar questions:

  • How can exile in the nineteenth century be interpreted not just as political migration, but as a phenomenon that shattered families and scattered their members across the globe? How did such individuals respond to their dispersal(through attempts to reunite, written correspondence, financial transfers, etc.)?
  • To what extent did the departure of exiles – who were most often men – lead women to assume new political, economic, and social roles? How did women thus separated from their fathers, husbands, partners, or brothers, take charge of the education of children, the running of households, or the protection of family assets threatened with sequestration or confiscation?
  • Women also often followed their husbands or partners into exile and the conference will concern itself with the relationships of couples in exile. Other women migrated alone, often finding a new autonomy through this experience.Without wanting to simply create a gallery of exiled heroines, we hope to trace the paths of hitherto anonymous women who, in being forced to leave their countries, reinvented themselves abroad. We will also investigate the gendered roles that often devolved onto women in exile, including such activities as providing medical care to sick exiles, making flags for political events, or organising charitable activities.
  • Children constitute another often neglected group amongst the exiles of Europe and the world in the nineteenth century. What insights can be made about the minors that accompanied their parents on these sometimes permanent voyages?What challenges did those born or raised abroad pose to the authorities in their host societies regarding their future statuses or to their exiled parents in determining appropriate forms of education for their displaced children?
  • It will be interesting to examine how the marital status of women and men, as well as the presence or absence of children accompanying them into exile, affected the types of welcome that exiles received., both socially and officially. How did the presence of spouses and children transform the routes, patterns, and destinations of exile?
  • In approaching exile as a social phenomenon, we hope to investigate the particular dynamics of family life in exile. In what ways did families going into exile collectively impact the trajectories, strategies, and activities of the individuals members of those families? Were exiles living with their families more likely to retreat from political life? Did the needs of such families encourage exiles to remain in their new countries permanently or for noticeably longer than their single counterparts? What specific strategies of integration did families in exile adopt?

The conference will embrace the whole of the nineteenth century, from the emigrations that followed the French Revolution to the eve of the First World War. Papers may address the societies left behind by exiles as well as their destination and host societies, and particular attention will be paid to proposals that cover both ends of these migrations.Until now AsileuropeXIX has concentrated its work on Europe, but it particularly welcomes proposals concerned with colonial spaces and the non-European world.

Paper proposals (of a maximum length of 2,000 characters, accompanied by a one-page biographical sketch and list of the author’s publications) should be submitted by mail at asileurope@gmail.com by 15 January 2019. Proposals will be reviewed and authors can expect to hear back from the conference committee by 1 March 2019. Presentations may be read in either English or French. Texts subsequently requested for collective publication must be written in or translated into French.    

Conference Organizing Committee:

  • Delphine Diaz (Université de Reims Champagne-Ardenne)
  • Alexandre Dupont (Université de Strasbourg)
  • Antonin Durand (Institut Convergences Migrations-IHMC)
  • Hugo Vermeren (École française de Rome)

Scientific Committee:  

  • Sylvie Aprile (Université Paris Nanterre)
  • Fabrice Bensimon (Sorbonne Université)
  • Catherine Brice (Université Paris-Est Créteil)
  • Delphine Diaz (Université de Reims Champagne-Ardenne)
  • Alexandre Dupont (Université de Strasbourg)
  • Antonin Durand (Institut Convergences Migrations-IHMC)
  • Pilar González Bernaldo de Quirós (Université Paris Diderot)
  • Thomas C. Jones (University of Buckingham)
  • Manuela Martini (Université Lyon 2)
  • Florencia Peyrou (Universidad Autónoma de Madrid)
  • Janet Polasky (University of New Hampshire)
  • María Cruz Romeo Mateo (Universitat de València)
  • Philippe Rygiel (École normale supérieure de Lyon)
  • Caroline Shaw (Bates College)
  • Carlotta Sorba (Università di Padova)
  • Françoise Thébaud (Université d’Avignon, LabEx Écrire une histoire nouvelle de l’Europe)
  • Heléna Tóth (Universität Bamberg)
  • Hugo Vermeren (École française de Rome)
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Peuples réprimés en Union soviétique (Les)

Monument en mémoire de la déportation des Tatars de Crimée, à Eupatoria (Crimée), photo de Georgij Dolgopskij.
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En Union soviétique, lors de la Seconde Guerre mondiale, des minorités non russes de la Volga, du Caucase et de Crimée sont collectivement déportées selon le même modus operandi : rafle, transfert dans des wagons à bestiaux, relégation dans des zones inhospitalières et exploitation économique des bannis. De grande envergure avec plus de deux millions de personnes touchées, ces déportations successives représentent à l’échelle européenne une entreprise inédite de gestion des populations et de production industrielle et agricole. Si leur généalogie remonte à la campagne contre les Cosaques du Don pendant la guerre civile (1918-1921), les années 1930 en constituent un moment clé, avec des épisodes répressifs qui expriment la méfiance toujours plus forte de la direction du pays à l’endroit de plusieurs minorités non russes, perçues comme de potentiels ennemis de l’intérieur.

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Uniforme militaire

Types et uniformes de l'armée prussienne : (tenue de campagne), estampe de Pépin E., 1870.
Auteur-e-s: 

L’histoire de l’uniforme permet d’appréhender autrement l’émergence de l’État et du sentiment national en Europe, ainsi que les mutations économiques et sociales de ce continent. Mais l’habit militaire apparaît aussi indissociable d’une expérience spécifique de la guerre, en lien avec l’armée de conscription et la massification de l’expérience guerrière. L’évolution de l’uniforme se place ainsi au croisement de considérations d’ordre technique, liées à la létalité croissante des armes, et d’ordre anthropologique, en raison des représentations associées à cette tenue dans les différentes nations européennes.

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Libérer, être libéré dans l’Europe des XIXe et XXe siècles

Des soldats britanniques donnent du chocolat à des civils néerlandais lors de la libération des Pays-Bas, 1944. Photographe : Sergent Laing de la no. 5 Army Film &Photographic Unit. Photographie B10245, Imperial War Museums.
Auteur-e-s: 

Mettant fin à une domination étrangère quelle qu’en soit le type – annexion de fait ou de jure, occupation militaire – et donc à une forme d’oppression, la libération apparaît comme un moment exceptionnel dans l’histoire des nations européennes. C’est aussi un moment fragile, de déprise comme de possible reprise de la violence, de rétablissement comme d’effondrement des structures étatiques, bref, un moment incertain de reconfiguration des rapports socio-politiques. Surtout, l’usage du terme participe souvent d’un discours de légitimation de l’action : ainsi les forces qui « libèrent » peuvent-elles se présenter elles-mêmes comme « libératrices », ou être perçues comme telles ou non par une partie des populations « libérées ». Dès lors que les expériences de la domination étrangère sont plurielles, celles des libérations ne répondent à aucun scénario pré-écrit.

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Modernisation et représentations de l’artillerie en Europe

Une batterie de katiouchas en action lors de la bataille de Stalingrad, 6 octobre 1942. RIA Novosti archive, image #303890 / Zelma / CC-BY-SA 3.0.
Auteur-e-s: 

Si la poudre n’est pas une invention européenne, le développement de l’artillerie a contribué depuis la fin du Moyen Âge à l’émergence des États européens et d’une culture militaire propre au continent, sous l’effet de la circulations des savoirs techniques. L’artillerie a également participé à l’élaboration d’une manière spécifique de faire et de vivre la guerre, qui a culminé avec les deux conflits mondiaux. Ce faisant, elle a conduit, à travers toute l’Europe, à une expérience particulière de la guerre qui, de traumatismes en destructions, a marqué par sa puissance dévastatrice la mémoire européenne.

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