Le temps des cornettes. Histoire des Filles de la Charité, XIXe-XXe siècle

Matthieu Brejon de Lavergnée, Le temps des cornettes. Histoire des Filles de la Charité, XIXe-XXe siècle, Fayard, Paris, 2018.

Qui ne connaît, au moins par leur riche iconographie, les célèbres cornettes des Filles de la Charité ?

Fondée par Vincent de Paul et Louise de Marillac au XVIIe siècle, la petite communauté parisienne a rapidement gagné la France des villes et des villages pour devenir la principale congrégation de sœurs actives à la fin de l’Ancien Régime. « La rue pour cloître » : telle était la règle de vie originale de ces femmes, ni cloîtrées ni mariées mais célibataires vouées au service des pauvres.

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Dénoncer la corruption. Chevaliers blancs, pamphlétaires et promoteurs de la transparence à l’époque contemporaine

Cesare Mattina, Frédéric Monier, Olivier Dard, Jens Ivo Engels (dir), Dénoncer la corruption. Chevaliers blancs, pamphlétaires et promoteurs de la transparence à l’époque contemporaine, Demopolis, Paris, 2018.

 

La vie politique de nombreux pays est marquée, depuis les années 1980, par la récurrence des scandales de corruption et des affaires politico-financières, (suite…)

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Die Berliner Luftsbrücke. Erinnerungsort des Kalten Krieges

Corine Defrance, Bettina Greiner et Ulrich Pfeil (dir.), Die Berliner Luftsbrücke. Erinnerungsort des Kalten Krieges, Berlin, Ch. Links Verlag, 2018 (parution prévisionnelle : avril 2018).

En juin 1948, l’Administration militaire soviétique bloque les accès routiers, ferroviaires et fluviaux entre les trois zones d’occupation occidentales en Allemagne et Berlin.   (suite…)

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La diffusion des produits ultramarins en Europe (16e-18e siècle)

M. VILLERET, M. MARTIN, « La diffusion des produits ultramarins en Europe (16ème – 18ème siècle) », n° 60 de la collection Enquêtes et Documents, Presses universitaires de Rennes, Rennes, 2018.

 

Marguerite MARTIN, docteure en histoire moderne de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, et Maud VILLERET, docteure en histoire moderne de l’Université de Nantes et membre associée au CRHIA (Université de Nantes), viennent de publier le numéro 60 de la collection Enquêtes et Documents. (suite…)

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Appel à communications – Le fonds Colbert, un « Enseignement par les yeux ». Projections photographiques et pédagogie en milieu scolaire

Date et lieu de la journée d’étude : vendredi 8 juin 2018, Paris, mairie du Xe arrondissement.

Limite des propositions : 20 mars 2018

Organisateurs : Étienne Faisant, Elinor Myara-Kelif et Olivier Vayron

Laboratoires, programmes et institutions de rattachement :
LabEx EHNE – Ecrire une histoire nouvelle de l’Europe
SPEscies – Programme de recherche sur les spécimens artificiels de sciences naturelles en Sorbonne
Sorbonne Universités
Sorbonne Université
Ville de Paris

À l’occasion des 150 ans du lycée Colbert, une journée d’étude sera consacrée au rôle et à l’intérêt rétrospectif des projections lumineuses et des plaques photographiques destinées à l’instruction.

Cette journée résulte de la découverte en mai 2013 d’un ensemble de près de 2 000 photographies positives sur plaques de verre conservées dans les locaux de l’ancienne École Primaire Supérieure Colbert. Constitué à partir de vues reproduites en série et vendues en grande partie entre les années 1880 et 1910 par les célèbres maisons d’édition Molteni, Radiguet & Massiot et Mazo, ce fonds forme un ensemble de première importance, par la quantité des images éducatives qui le composent comme par les thématiques et sujets représentés. L’étude pièce à pièce de ces photographies et les recherches menées autour de ce fonds révèlent le caractère prototypique de cette méthode d’enseignement, propre à la fin du XIXe siècle.

Adolphe Focillon, directeur de l’École Colbert durant le troisième quart du XIXe siècle, semble avoir été l’un des grands réformateurs de l’enseignement primaire, et le promoteur d’une formule éducative par l’image, qui tendait à présenter le monde occidental dans sa complétude par le média photographique. S’apparentant à un outil positif, la photographie fut alors considérée comme une méthode empirique devant faciliter l’apprentissage de la géographie et l’étude des phénomènes sociaux à travers une forme d’expérimentation du voyage, que ce soit pour les enfants ou dans les conférences pour adultes dispensés à l’École Colbert à la fin du XIXe siècle. L’implication de Focillon dans l’École des voyages, dont il fut le fondateur, et son rôle dans la Commission des sciences instituée en 1879, qui préconisa l’utilisation généralisée des projections photographiques dans l’enseignement primaire, furent l’un des points de départ de cette méthode éducative.

L’étude de cet ensemble de plaques révèle aussi le potentiel discursif entre ces « images pédagogiques » et les intérêts nationaux et extranationaux de l’État français. Ainsi les plaques accumulées progressivement dans les locaux de l’actuel lycée Colbert forment-elles un vaste ensemble de vues de paysages urbains européens, d’ouvrages de génie civil, de territoires coloniaux et de protectorats, ainsi que, dans une moindre part, d’images régionalistes ou ethnographiques.

Cette journée d’étude permettra d’envisager les contextes et les raisons de la constitution d’ensembles photographiques destinés à l’enseignement (conférences publiques y compris), ainsi que les enjeux de la projection pédagogique ; certaines thématiques en lien avec le fonds seront aussi développées comme les manifestations des topoï d’une France innovante et du développement de ses colonies, le regard pittoresque fin-de-siècle face au développement du tourisme, ou les diverses formes de la persistance d’un exotisme fantasmé notamment par le biais de l’iconographie, des sciences ou des savoirs impérieux.

Outre celles concernant uniquement le fonds Colbert et sa constitution, seront également examinées des propositions de communications explorant plus largement certaines thématiques liées à l’enseignement par la projection. Ces approches permettront de mettre en perspective le fonds Colbert au cours de la deuxième partie de la journée. Les propositions de communications pourront ainsi considérer (liste à caractère non exhaustif) :

  • le développement de nouveaux outils pédagogiques et leur rôle entre 1870 et 1930 – l’émulation des méthodes d’enseignement au cours de la même période
  • les démonstrations idéologiques de la nation en progrès et d’une France puissante par le biais des médias éducatifs
  • la diffusion des savoirs techniques par l’image
  • le discours sur les colonies et leur place dans l’enseignement scolaire au début du XXe siècle
  • le rôle de la photographie dans la construction du régionalisme en France
  • les images photographiques pittoresques du monde extranational

La journée d’étude « « L’Enseignement par les yeux » : pédagogie et projection photographique en milieu scolaire », qui se déroulera le 9 de juin 2018 à la mairie du Xe arrondissement, dans la salle des Fêtes, est co-organisée par Étienne Faisant, Élinor Myara-Kelif et Olivier Vayron dans le cadre du partenariat entre le LabEx EHNE (Écrire une Histoire nouvelle de l’Europe) et SPEscies (Programme de recherche sur les Spécimens artificiels de Sciences naturelles en Sorbonne).

Un ensemble de photographies du fonds Colbert est consultable à l’adresse : http://ehne.fr/colbert/base-de-donnees-du-fonds-colbert

Modalités pratiques : Les propositions, comprenant le nom de l’auteur, ses affiliations, le titre de la communication et un résumé n’excédant pas 2500 signes, sont à envoyer avant le 20 mars 2018 à l’adresse suivante : fonds.colbert@gmail.com

 

Appel à télécharger :journée d’étude Colbert – EHNE-SPEscies (1)
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Une traversée du siècle : Marguerite Thibert (1886-1982). Une femme engagée et fonctionnaire internationale

Françoise THÉBAUDUne traversée du siècle : Marguerite Thibert (1886-1982). Une femme engagée et fonctionnaire internationale, Belin, Paris, 2017.

Docteure ès lettres en 1926, Marguerite Thibert devient fonctionnaire au Bureau international du travail, en charge du travail des femmes et des enfants, puis experte envoyée en mission dans les pays émergents, avant d’être en France une figure centrale du Comité du travail féminin. (suite…)

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Voyager dans les Etats autoritaires et totalitaires de l’Europe de l’entre-deux-guerres

Olivier Dard, Emmanuel Mattiato, Christophe Poupault, Frédéric SalléeVoyager dans les Etats autoritaires et totalitaires de l’Europe de l’entre-deux-guerres. Confrontations aux régimes, perceptions des idéologies et comparaisons, Éditions de l’université de Savoie, 2017.

Le présent ouvrage regroupe l’ensemble des contributions réunies dans le cadre d’un colloque international co-organisé en avril 2017 par le LabEx EHNE de l’université Paris-Sorbonne et le laboratoire LLSETI de l’université Savoie Mont Blanc. (suite…)

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Critique d’art et nationalisme. Regards français sur l’art européen au XIXe siècle

Thierry Laugée et Carole Rabiller (dir.), Critique d’art et nationalisme. Regards français sur l’art européen au XIXe siècle, Peter Lang, Paris, 2017.

En histoire de l’art, la critique est l’un des miroirs identitaires d’une nation, la résultante d’un héritage façonné par les codes sociaux et culturels d’un pays. Elle repose sur des conventions qui lui sont propres et admises, consciemment ou non, par ses auteurs et son public. Les textes de critique d’art français informent par conséquent tout autant sur la culture de l’observateur que sur celle de l’observé. (suite…)

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Traces matérielles de la mort de masse : l’objet exhumé

Sortie du dernier numéro des Cahiers de Sirice consacré aux « Traces matérielles de la mort de masse : l’objet exhumé » et coordonné par Sophie Baby et François-Xavier Nérard.
Ce cahier se compose d’une introduction écrite par les coordinateurs du numéro et de huit articles portant sur des terrains très différents, mais interrogeant tous les objets retrouvés dans les fosses communes péruviennes, soviétiques ou espagnoles. A la suite d’un colloque organisé à Marseille il y a deux ans, ce numéro rassemble des historiens, des historiens de l’art, des anthropologues et des archéologues.
En ligne sur Cairn

Sommaire :

  • Sophie Baby, François-Xavier Nérard, 
    Les objets des disparus. Exhumations et usages des traces matérielles de la violence de masse
  • Admir Jugo, 
    Artefacts and personal effects from mass graves in Bosnia and Herzegovina. Symbols of persons, forensic evidence or public relics?
  • Jimi Jimenez, Lourdes Herrasti, traduit de l’espagnol par Sophie Baby,
    Objets associés des fosses de la guerre civile en Espagne
  • Iurii I. Shapoval, traduit du russe par François-Xavier Nérard, 
    Traces matérielles des répressions staliniennes à Bykovnia, Ukraine
  • François-Xavier Nérard, 
    Of time and things: uses of objects from Soviet mass graves
  • Jane E. Klinger, 
    When so few traces remain
  • Dorothée Delacroix, 
    Ouvrir les fosses communes au Pérou. « Envoyer au ciel » les objets trouvés ou les commercialiser ?
  • Margarita Saona, 
    Touching the trace of the real. Haptic and metonymic images of exhumed objects in the construction of collective memory
  • Stephenie Young,
    “Living Memorial”. Forensic Imaginings from the Inside of a Bosnian Mortuary Fridge
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