Résonances photographiques. Tout autour d’aujourd’hui

Résonances photographiques. Tout autour d’aujourd’hui

Textes et photographies réunis par Sonia Bledniak

Une cinquantaine de photographies datées de la fin du XIXe siècle sont présentées dans ce livre ; elles proviennent d’un fonds de 1 800 plaques de verre photographiques trouvé en 2013 dans un lycée parisien. Projetées à l’origine lors de conférences populaires et de cours publics, elles offraient le spectacle nouveau d’une géographie à découvrir : l’Europe et le monde sur grand écran. Aujourd’hui elles nous invitent à suivre les traces de ce monde passé tout en parcourant des textes – littérature, essais, récits de voyage, etc. – qui en prolongent la poésie.

Sorbonne Université Presses

En librairie le 8 octobre

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Le fonds Colbert aux journées du patrimoine

A l’occasion de la journée du patrimoine, samedi 15 septembre le Lycée Colbert (Paris 10e) présentait à nouveaux l’exposition réalisée en 2014 après la découverte du fonds dans les locaux de l’établissement. Etait également organisée une projection de tirages numérisés (consultable en ligne), et en fond sonore l’émission de la Fabrique de l’histoire consacrée au fonds Colbert sur France culture le 17 janvier 2018 (podcast).

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Appel à communications – Le fonds Colbert, un « Enseignement par les yeux ». Projections photographiques et pédagogie en milieu scolaire

Date et lieu de la journée d’étude : vendredi 8 juin 2018, Paris, mairie du Xe arrondissement.

Limite des propositions : 20 mars 2018

Organisateurs : Étienne Faisant, Elinor Myara-Kelif et Olivier Vayron

Laboratoires, programmes et institutions de rattachement :
LabEx EHNE – Ecrire une histoire nouvelle de l’Europe
SPEscies – Programme de recherche sur les spécimens artificiels de sciences naturelles en Sorbonne
Sorbonne Universités
Sorbonne Université
Ville de Paris

À l’occasion des 150 ans du lycée Colbert, une journée d’étude sera consacrée au rôle et à l’intérêt rétrospectif des projections lumineuses et des plaques photographiques destinées à l’instruction.

Cette journée résulte de la découverte en mai 2013 d’un ensemble de près de 2 000 photographies positives sur plaques de verre conservées dans les locaux de l’ancienne École Primaire Supérieure Colbert. Constitué à partir de vues reproduites en série et vendues en grande partie entre les années 1880 et 1910 par les célèbres maisons d’édition Molteni, Radiguet & Massiot et Mazo, ce fonds forme un ensemble de première importance, par la quantité des images éducatives qui le composent comme par les thématiques et sujets représentés. L’étude pièce à pièce de ces photographies et les recherches menées autour de ce fonds révèlent le caractère prototypique de cette méthode d’enseignement, propre à la fin du XIXe siècle.

Adolphe Focillon, directeur de l’École Colbert durant le troisième quart du XIXe siècle, semble avoir été l’un des grands réformateurs de l’enseignement primaire, et le promoteur d’une formule éducative par l’image, qui tendait à présenter le monde occidental dans sa complétude par le média photographique. S’apparentant à un outil positif, la photographie fut alors considérée comme une méthode empirique devant faciliter l’apprentissage de la géographie et l’étude des phénomènes sociaux à travers une forme d’expérimentation du voyage, que ce soit pour les enfants ou dans les conférences pour adultes dispensés à l’École Colbert à la fin du XIXe siècle. L’implication de Focillon dans l’École des voyages, dont il fut le fondateur, et son rôle dans la Commission des sciences instituée en 1879, qui préconisa l’utilisation généralisée des projections photographiques dans l’enseignement primaire, furent l’un des points de départ de cette méthode éducative.

L’étude de cet ensemble de plaques révèle aussi le potentiel discursif entre ces « images pédagogiques » et les intérêts nationaux et extranationaux de l’État français. Ainsi les plaques accumulées progressivement dans les locaux de l’actuel lycée Colbert forment-elles un vaste ensemble de vues de paysages urbains européens, d’ouvrages de génie civil, de territoires coloniaux et de protectorats, ainsi que, dans une moindre part, d’images régionalistes ou ethnographiques.

Cette journée d’étude permettra d’envisager les contextes et les raisons de la constitution d’ensembles photographiques destinés à l’enseignement (conférences publiques y compris), ainsi que les enjeux de la projection pédagogique ; certaines thématiques en lien avec le fonds seront aussi développées comme les manifestations des topoï d’une France innovante et du développement de ses colonies, le regard pittoresque fin-de-siècle face au développement du tourisme, ou les diverses formes de la persistance d’un exotisme fantasmé notamment par le biais de l’iconographie, des sciences ou des savoirs impérieux.

Outre celles concernant uniquement le fonds Colbert et sa constitution, seront également examinées des propositions de communications explorant plus largement certaines thématiques liées à l’enseignement par la projection. Ces approches permettront de mettre en perspective le fonds Colbert au cours de la deuxième partie de la journée. Les propositions de communications pourront ainsi considérer (liste à caractère non exhaustif) :

  • le développement de nouveaux outils pédagogiques et leur rôle entre 1870 et 1930 – l’émulation des méthodes d’enseignement au cours de la même période
  • les démonstrations idéologiques de la nation en progrès et d’une France puissante par le biais des médias éducatifs
  • la diffusion des savoirs techniques par l’image
  • le discours sur les colonies et leur place dans l’enseignement scolaire au début du XXe siècle
  • le rôle de la photographie dans la construction du régionalisme en France
  • les images photographiques pittoresques du monde extranational

La journée d’étude « « L’Enseignement par les yeux » : pédagogie et projection photographique en milieu scolaire », qui se déroulera le 9 de juin 2018 à la mairie du Xe arrondissement, dans la salle des Fêtes, est co-organisée par Étienne Faisant, Élinor Myara-Kelif et Olivier Vayron dans le cadre du partenariat entre le LabEx EHNE (Écrire une Histoire nouvelle de l’Europe) et SPEscies (Programme de recherche sur les Spécimens artificiels de Sciences naturelles en Sorbonne).

Un ensemble de photographies du fonds Colbert est consultable à l’adresse : http://ehne.fr/colbert/base-de-donnees-du-fonds-colbert

Modalités pratiques : Les propositions, comprenant le nom de l’auteur, ses affiliations, le titre de la communication et un résumé n’excédant pas 2500 signes, sont à envoyer avant le 20 mars 2018 à l’adresse suivante : fonds.colbert@gmail.com

 

Appel à télécharger :journée d’étude Colbert – EHNE-SPEscies (1)
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Fonds Colbert en ligne

Smyrne [Izmir], les quais
Re-découvrez les images d’archives du Fonds Colbert, en version numérisée sur ehne.fr. Plus de 400 plaques de verre sont déjà visibles en accès libre, et beaucoup d’autres sont encore à venir prochainement.

Ces plaques de verre, de la fin du XIXe-début XXe siècle, étaient utilisées lors de projections pour les élèves comme matériel pédagogique, mais aussi lors de conférences populaires, organisées pour un public d’adultes.  D’après les rapports sur l’éducation populaire de 1895 et 1903 écrits pour le ministère de l’Instruction publique, les conférences populaires connaissent un grand développement à cette époque. Dans ce contexte, un système de prêts de vues et de leurs notices explicatives est mis en place dans toute la France par le Musée pédagogique avec l’aide de la Société nationale des conférences populaires. Ces conférences étaient organisées par différentes institutions et sociétés, notamment la Société d’enseignement moderne, qui dispensait des cours du soir pour adultes dans de nombreuses écoles parisiennes, ainsi que des conférences avec projections.

Elles sont aujourd’hui un témoignage précieux de la vision du monde à la Belle Époque.

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Exposition : Lumineuses projections !

Du 23 avril 2016 au 31 janvier 2017

Musée national de l’Éducation
Centre d’exposition
185, rue Eau-de-Robec
76000 Rouen

lumineuses-proj_affiche_A3_webUne exposition autour des techniques et des usages dans l’art de la projection lumineuse qui suit la destinée des projections fixes en tant qu’outil d’enseignement, depuis les conférences populaires de la fin du xixe siècle où elles font leur première apparition en public, jusqu’à leur démocratisation dans les classes à partir des années 1960.

Une première partie est consacrée aux débuts de la projection, sa dimension artisanale, ludique et spectaculaire, puis à l’industrialisation de la lanterne magique au xixe siècle. La seconde partie aborde l’émergence d’un usage pédagogique de la projection dans les cours pour adultes ou dans le milieu scolaire. Enfin sont envisagées les projections fixes scolaires dans leur rapport à l’image animée.

Le LabEx EHNE est partenaire de cette exposition : il met à disposition un ensemble de plaques de verre photographiques du xixe siècle, issues du Fonds Colbert, fonds de plaques découvert au lycée Colbert (Paris 10e) et valorisé par le LabEx. Ces images font l’objet d’analyses par des chercheurs du LabEx dans une perspective historique.

Commissariat de l’exposition :
Anne Quillien, chargée de conservation et de recherche au musée national de l’Éducation

Commissariat adjoint :
Patrice Guérin

Chercheurs LabEx associés :
Guillaume Le Gall, maître de conférences en histoire de l’art contemporaine à Paris-Sorbonne, et Delphine Diaz, maître de conférences en histoire contemporaine à l’université de Reims

Partenariats :
LabEx EHNE et la cinémathèque Robert Lynen (Paris 17e)

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Le Lycée Colbert et le LabEx EHNE vous invitent au vernissage de l’exposition photographique L’Europe et le monde en 1900

Le vendredi 16 mai à 18h30 au Lycée Colbert, 27 rue du Château Landon Paris 10

28 clichés, sélectionnés à partir des quelques 2000 photographies sur plaques de verre du fonds Colbert, présenteront un panorama de l’Europe et du regard européen sur le monde à la veille de la Grande Guerre.

L’atelier archives du lycée Colbert

Affiche de l'exposition
Affiche de l’exposition
La première exploitation et valorisation du fonds Colbert s’est faite dans le cadre d’un Atelier-Archives durant l’année 2013-2014 avec une dizaine de lycéens des classes de seconde, première et terminale et leurs professeurs d’histoire-géographie, de lettres et de physique-chimie. Dans le cadre du partenariat avec le LabEx Écrire une nouvelle histoire de l’Europe (EHNE), des historiens ont animé une partie des séances autour de 4 thèmes : les villes européennes, l’Algérie coloniale, le monde balkanique et ottoman, la représentation des femmes.

Pour chacun des axes, les élèves ont sélectionné 10 photos qu’ils ont étudiées en réalisant un travail à la fois historique, une démarche d’analyse d’image et une réalisation littéraire.
Cet atelier existe car il a été imaginé et organisé par des professeurs du lycée : Laurence Giordano (histoire-géographie), Alice Fauchon, Sabine Fayon, Elsa Gelly, Sabine Fayon (lettres), Benjamin Godart (physique-chimie) et Béatrice Fabre (anglais). Il a bénéficié du soutien de l’Académie de Paris (Ateliers scientifique et technique) et de la région Ile de France (Projet Lycée Innovation éducative).

Emmanuelle Hardy a réalisé le blog. Pour le LabEx EHNE ont été très présents au fil des séances : James Connolly, Anne Couderc, Delphine Diaz, Corinne Doria, Virginie Durand, Anne-Julie Lafaye, Fabrice Virgili. Christel Boury, proviseur du lycée Colbert, ainsi qu’Éric Bussière, directeur du LabEx EHNE, ont soutenu avec enthousiasme le projet.
Les élèves sont venus le mercredi après-midi, en plus de leurs cours, juste par intérêt pour cette étude.

C’est ce travail de l’Atelier qui sera exposé au Lycée Colbert.

La découverte du fonds Colbert

Ablutions musulmanes (Algérie)
Ablutions musulmanes (Algérie)
En mai 2013 ont été découvertes au lycée Colbert une quarantaine de boîtes en bois contenant environ 1800 photos sur plaques de verre datant de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle.
Nous avions retrouvé un trésor au fond d’un placard : oubliées depuis des décennies, des photos de villes, de villages et de leurs habitants, des paysages de l’Europe et des empires coloniaux, du Japon à l’Amérique, un tour du monde en images datant d’avant la Grande Guerre.

L’histoire de cette collection raconte celle de l’établissement scolaire Colbert, une école municipale supérieure fondée en 1868 dans un quartier populaire du nord-est parisien. Devenue école de la République sous le ministère Jules Ferry, l’établissement se dote des outils pédagogiques modernes de l’époque, dont une collection d’images fixes à projeter, achetée à la maison d’édition Radiguet et Massiot qui avait repris le fonds de la société Molteni.

La collection est originale, car l’établissement a acquis son propre matériel de vues sur verre, indépendamment du « musée pédagogique », ancêtre Centre national de documentation pédagogique, fondé en 1879, dans le contexte de la modernisation de l’enseignement public.

Ainsi des enseignants, comme Auguste Bessou, professeur de lettres et d’histoire-géographie de l’école Colbert, innovent dans la pédagogie par l’image, fixe d’abord, puis par la projection de films. Pionnier, il est appelé au ministère de l’Instruction publique en 1915.

Ce fonds de quelques 1800 photographies sur plaques de verre, retrouvées et valorisées aujourd’hui dans le cadre d’un atelier avec des élèves au lycée Colbert, donne une nouvelle vie à ces images qui deviennent un patrimoine iconographique.

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