Appel à communication : Journée d’étude : Veuvages issus de conflits armés en Europe (XIXe-XXIe siècles) : Quelles spécificités ? Quelles différences ?

Appel à communication

Cette journée d’étude est la troisième et dernière d’un cycle de trois journées d’études sur les Veuves, veufs et veuvages en Europe à l’époque contemporaine. (Pour avoir davantage de précisions sur le projet général: http://www.labex-ehne.fr/2014/04/22/journees-detude-appel-a-communication-veuves-veufs-et-veuvages-en-europe-a-lepoque-contemporaine-19e-21e-siecles/).

Cette troisième journée d’études vise à s’interroger sur le veuvage provoqué par des situations de conflits armés, qu’il s’agisse des guerres mondiales entre états, mais aussi de guerres civiles, d’indépendance, de même que d’autres formes de conflits (luttes armées, terrorisme…). La définition du veuvage est la même que celle retenue pour les autres journées, à savoir une définition large, non strictement juridique, qui inclut l’ensemble des conjoints survivants, que leur relation avec le/la défunt.e ait été, ou non, officialisée préalablement par le mariage.

Le questionnement ici est double. Il porte, d’une part, sur les spécificités de ces veuvages. Le fait qu’un décès ou une disparition survienne dans les circonstances atypiques d’un conflit armé influe-t-il sur le veuvage du conjoint survivant ? Dans quelle mesure ce veuvage se distingue-t-il de celui des femmes et des hommes qui sont devenu.e.s veuves et veufs dans un contexte plus ordinaire ? Dans quelle mesure, également, le deuil des conjoints survivants se distingue-t-il de celui des autres membres de la famille (notamment orphelins et ascendants du défunt) ? Le questionnement porte, d’autre part, sur les différences qui existent entre ces veuvages. Quelles différences peut-on observer selon les conflits armés (certains conflits étant mondiaux, d’autres coloniaux ou de décolonisations, d’autres civils), selon les territoires et nations européennes, selon les camps et belligérants impliqués, selon les sexes aussi… car, si le veuvage de guerre a longtemps été une réalité fortement sexuée, il devient, à mesure que les conflits armés génèrent de plus en plus de victimes civiles, une expérience mixte, pouvant toucher aussi bien les hommes que les femmes. Pour autant, ces expériences sont-elles assimilables ? Quelles différences persistent entre les droits des unes et des autres, entre leurs pratiques de deuil, et quels sont les attendus sociaux et politiques auxquels ils et elles sont soumis.e.s ?

Les propositions de communication pourront s’articuler autour des différents axes thématiques suivants:

→ Législations et institutions :

– Quelles sont les législations élaborées et les institutions mises en place pour aider les conjoints des tués ou disparus d’un conflit armé ?…

– Dans quel contexte ces législations et ces institutions ont-elles émergées et évoluées ? Quelles en sont les origines ? Se sont-elles inspirées de législations antérieures relatives à d’autres veuvages atypiques (par exemple les lois sur les accidents du travail pour la France) ? Observe-t-on des similitudes entre pays européens ? Les législations nationales se sont-elles mutuellement influencées ? Veuves et veufs se sont-elles/ils impliqué.e.s dans l’élaboration et l’évolution de leur prise en charge ? Peut-on parler d’instrumentalisation politique de ces victimes ?…

– Quelles évolutions et postérité connaissent ces législations et ces institutions ?   S’achemine-t-on vers un droit communautaire destiné aux victimes de guerre en Europe ? Le droit des victimes de conflits armés prend-il en compte l’évolution des pratiques conjugales qui se départissent de plus en plus du mariage ? Compagnes et compagnons sont-elles/ils pris en considération ? La dimension genrée de ces législations (souvent davantage pensées pour des femmes) s’estompe-t-elle avec le temps et selon les conflits ? …

→ Démographie et pratiques familiales :

– Dans quelle mesure l’évolution des formes des conflits armés remet-elle en cause la dimension majoritairement féminine du veuvage ? Existent-ils des veufs de guerre ? Qui sont-ils ? Le profil démographique des veuves (âge et maternité notamment) évolue-t-il dans le temps, selon les pays et selon les conflits ?…

– Les pratiques familiales des veuves et veufs de guerre, en matière, entre autres, de succession, de remariage ou de parentalité, se distinguent-elles de celles des veuves et veufs “ordinaires”, notamment par la prise en charge de leurs enfants, reconnus – ou non – comme “orphelins de guerre” ? Cette entremise d’institutions extérieures à la famille modifie-elle les relations intrafamiliales et le pouvoir des conjoints survivants sur la gestion du patrimoine familial ou sur leurs choix éducatifs ?…

→ Rituels funéraires et expériences de deuil :

– Les décès survenus dans un contexte de mort de masse et violente provoquent-ils des deuils spécifiques ? Ces deuils varient-ils d’un conflit à l’autre, selon l’intensité, la forme de même que l’issue (victoire ou défaite) de ces mêmes conflits ?…

– Les rituels funéraires en contexte de guerre ou issus de conflits armés sont-ils communs d’un pays belligérant à l’autre ? Par exemple, perçoit-on des points communs dans les pratiques de deuil de disparus ? Peut-on parler de rituels funéraires spécifiquement européens comparativement aux pratiques en oeuvre sur les autres continents ? Par quelles nouvelles pratiques funéraires, les rituels traditionnels tombés en désuétude suite à la Seconde Guerre mondiale (port du deuil notamment) ont-ils été remplacés ? Observe-t-on des différences sexuées dans les usages sociaux du deuil ?…

– Les rituels funéraires tendent à homogénéiser des expériences intimes du deuil qui sont aussi nombreuses qu’il y a d’individus. Pour autant, dans quelle mesure peut-on saisir des analogies dans les expériences de deuils des veuves et veufs de victimes de conflits armés ? Y-a-t-il toujours superposition du deuil national et du deuil individuel ? De quelle manière le traitement médiatique particulier dont les défunt.e.s sont souvent l’objet influe-t-il sur l’évolution psychologique des endeuillé.e.s ? En quoi leur expérience intime, en tant que conjoint survivant, se différencie de celui des autres membres de la famille (en raison de leur lien de parenté ou de leur âge) ?  Quelles sources peut-on mobiliser pour retracer ces processus intimes de deuil ? Une histoire des pratiques des psychiatres et psychologues envers les veuves et veufs de conflit armé est-elle possible ? Dans quelle mesure les concepts forgés par ces derniers sont-ils mobilisables par les chercheurs en sciences humaines et sociales…

Le comité scientifique portera une attention toute particulière aux propositions de communications portant sur d’autres pays que la France ou envisageant une analyse comparée. Des approches genrées sont également attendues.

Les communications pourront être formulées en français ou en anglais.

Une publication des actes des trois journées d’étude est prévue.

Comité scientifique :

  • Peggy Bette (CERHIO, université Rennes 2)
  • Christel Chaineaud (CAHD, université Bordeaux)
  • Martine Cocaud (CERHIO, université Rennes 2)
  • Magali Della Sudda (centre Emile Durkheim, Sciences Po-Bordeaux)
  • Françoise Leborgne-Uguen (université de Bretagne occidentale-Brest)
  • Yannick Marec (GRHIS, université Rouen)
  • Simone Pennec (université de Bretagne occidentale-Brest)
  • Paulette Robic (IEMN-IAE, université Nantes)
  • Bruno Valat (centre universitaire Jean-François Champollion-FRAMESPA- université Toulouse 2)
  • David G. Troyansky (Brooklyn College et le Graduate Center, City University of New York )
  • Olivier Vernier (ERMES, université Nice-Sophia Antipolis)
  • Clémentine Vidal-Naquet (post-doctorante, secrétaire générale du Labex EHNE)
  • Fabrice Virgili (CNRS-IRICE, LabEx EHNE)

Comité d’organisation :

Peggy Bette (CERHIO, Rennes 2)

Christel Chaineaud (CAHD, Bordeaux)

Date et lieu de la journée :

Lundi 7 novembre 2016, à Paris (Musée de l’armée, Hôtel national des Invalides)

Modalités de soumission des propositions de communication :

Les propositions de communication devront contenir les informations suivantes :

  • Nom, prénom
  • université ou laboratoire de rattachement
  • fonction
  • Titre envisagé de la communication
  • Texte de 2 à 3 000 signes en français ou en anglais précisant le contenu, la méthodologie et les sources

La date limite de soumission des propositions de communication pour la troisième journée est le 29 mai 2016. Le comité scientifique répondra dans un délai d’un mois.

Les propositions de communication sont à adresser à veuvages.europe@gmail.com

L’organisation du colloque prend en charge l’hébergement des intervenant.e.s (pour une nuitée), ainsi que le déjeuner du lundi 7 novembre. Le remboursement de leurs frais de transport sera au moins partiel.

Pour toute information complémentaire : veuvages.europe@gmail.com

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L’Institut historique allemand et le laboratoire d’excellence « Écrire une histoire nouvelle de l’Europe » un partenariat innovant

Depuis 2013, l’Institut historique allemand et le laboratoire d’excellence « Écrire une histoire nouvelle de l’Europe » (LabEx EHNE) sont associés par une convention de coopération scientifique pour une durée de sept ans. Ce partenariat vise à la mise en place d’une dynamique de recherche, notamment la collaboration entre chercheurs du LabEx EHNE et chercheurs allemands, l’organisation commune de séminaires, journées d’études, colloques et tables rondes ainsi que d’un cycle de conférences autour de la question de l’écriture de l’histoire de l’Europe.

L’Institut historique allemand (IHA) est un centre de recherche international en histoire de la fondation Max-Weber. L’institut s’investit activement dans la médiation des sciences humaines, en particulier dans le transfert des savoirs scientifiques entre la France et l’Allemagne. Par le dialogue scientifique et méthodologique qu’il met en œuvre et par le soutien qu’il offre aux jeunes chercheurs, l’IHA contribue à l’internationalisation de la recherche en histoire.

Le LabEx « Écrire une histoire nouvelle de l’Europe » a pour ambition de placer l’école historique française en histoire de l’Europe et des relations internationales au cœur des débats historiographiques et contemporains. Il s’adresse tout à la fois à un public d’universitaires et à un public élargi de non-spécialistes. Ce projet de recherche s’articule autour de la mise en ligne d’une encyclopédie thématique bilingue (français/anglais), la publication d’ouvrages de synthèse, l’organisation de journées d’étude et de colloques.

Une convention tripartite de soutien à la recherche a été signée entre le Leibniz-Institut für Europäische Geschichte (IEG), le LabEx EHNE et l’IHA. La convention a pour but d’organiser des manifestations communes sur l’histoire européenne et de mettre en place un partenariat entre l’encyclopédie allemande EGO (Europäische Geschichte Online) et l’encyclopédie française EHNE (Encyclopédie pour une histoire nouvelle de l’Europe). L’IHA jouera le rôle de médiateur scientifique pour adapter, enrichir et traduire les contenus des deux encyclopédies.

Pour en savoir plus : coopération IHA-EHNE
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Conférence Genre & Europe: Couples à l’épreuve de la guerre

Jeudi 16 avril 15h-17h à l’Institut historique allemand 8, rue du Parc Royal, 75003 Paris – Métro : Saint-Paul.

22510100953610L-133x200Le groupe de recherche Genre & Europe du LabEx “Écrire une histoire nouvelle de l’Europe” (EHNE) a le plaisir d’annoncer la deuxième conférence 2015, intitulée “Couples à l’épreuve de la guerre ». Clémentine Vidal-Naquet, secrétaire générale du Labex EHNE, y présentera ses recherches sur le lien conjugal pendant la Grande Guerre. Son intervention sera discutée par Gerd Krumeich, professeur à l’université de Düsseldorf.

 

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Colloque – Être homosexuel.le en Europe au temps de la Seconde Guerre mondiale

BannièreComment les hommes et les femmes homosexuels en Europe ont-ils vécu la Seconde Guerre mondiale ? Comment commémorer les persécutions subies ? Colloque du 27 mars 2015 au CNRS à Paris Colloque organisé par l’Axe Genre & Europe du LabEx EHNE  et par le Conseil de l’Europe. Une traduction simultanée français/anglais sera assurée durant toute la journée.

Il est désormais connu que durant la Seconde Guerre mondiale, des personnes homosexuelles ont été arrêtées et déportées en Allemagne. Cependant, des politiques anti-homosexuelles ont aussi été développées dans plusieurs autres pays d’Europe, que ceux-ci fussent ou non sous influence nazie. Jusqu’à aujourd’hui, les modalités de ces politiques, l’ampleur des persécutions et la manière dont les villes et les États européens élaborent la mémoire de cette période n’ont été que peu questionnées. Et cela, alors que des monuments commémoratifs en souvenir des victimes homosexuelles sont de plus en plus nombreux à travers notre continent.

affiche_Colloque homosexProgramme

9h30 – 10 h30: Mots de Bienvenue

  • Gabriella Battaini-Dragoni, Secrétaire Générale Adjointe du Conseil de l’Europe
  • Eric Bussière, Directeur du Labex EHNE, Paris Sorbonne
  • Sandra Laugier, Directrice adjointe scientifique de l’Institut des sciences humaines et sociales du CNRS

10 h : Orateurs principaux

  • Carole Reich, Conseillère pour le programme du Conseil de l’Europe « Transmission de la mémoire de l’Holocauste et prévention des crimes contre l’humanité : une approche transversale »
  • Eleni Tsetsekou, Chef de l’unité « Orientation sexuelle et Identité de Genre » (SOGI), Conseil de l’Europe

10h30 – 12h30 : Les homosexuels et lesbiennes dans les pays et territoires annexés par l’Allemagne nazie

  • Introduction : Régis Schlagdenhauffen, Labex EHNE – Modération :  Sandra Laugier, Paris 1 (à confirmer)

10h50 – 11h10 – Pause-café

  •  Autriche : Johann Kirchknopf, Université de Vienne
  • Hongrie : Judit Takacs, Académie des sciences, Budapest
  • Tchécoslovaquie : Jan Seidl, Prague
  • France : Frédéric Stroh, Centre Marc Bloch, Berlin

12h30 – 14h00 : Pause déjeuner 14h – 16 h : Nouvelles recherches sur la situation des lesbiennes et des homosexuels en Europe non occupée

  • Introduction et modération : Corine Defrance, CNRS/Labex EHNE
  • Italie : Lorenzo Benadusi, PhD, Université  de Bergame
  • Espagne :  Raquel Osborne, Prof, UNED
  • Suède : Jens Rydström, Prof, Université de Lund
  • Union Soviétique : Arthur Clech, Ecole des Hautes Etudes Sciences Sociales

16 h00 :  Pause-café 16h30 – 18 h : Commémorer les persécutions subies                                  

  • Conférence Introductive “Les monuments en souvenir des persécutions des homosexuel.les” : Gabi-Dolff Bonekämper, Technische Universität Berlin
  • Table ronde avec des représentants des institutions et des villes ayant érigé un monument commémoratif (Amsterdam – Berlin – Tel Aviv – Paris) en vue de créer un réseau européen (avec notamment Serge Barcellini, Mattias Duyves, Adir Steiner, Catherine Vieu Charier).

17h30 – Conclusions

  • Fabrice Virgili, Directeur de l’axe Genre et Europe, LabEx « Ecrire une Histoire nouvelle de l’Europe », Sorbonne/CNRS
  • Jean Philippe Restoueix, Direction de la citoyenneté démocratique et de la participation, Conseil de l’Europe

 

Comment assister au colloque?

Pour des raisons de sécurité, il est recommandé de procéder à une INSCRIPTION GRATUITE en ligne https://www.inscription-facile.com/form/6DLv1TuMWFDebwwT607G ou par Email : genreeurope@gmail.com

Organisation

Le colloque est organisé par Régis Schlagdenhauffen. Coordination : Julie Le Gac (Genre & Europe) & Joana Kashi (Conseil de l’Europe).

COMMENT VENIR AU CNRS ?

Adresse : 3 rue Michel-Ange  (Paris 16e) Métro : Lignes 9, 10 : Michel-Ange – Auteuil

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Journées d’étude: Appel à communication « Veuves, veufs et veuvages en Europe à l’époque contemporaine (19e – 21e siècles)

indexCe projet est né du constat qu’il n’existait pas de réflexion générale sur le veuvage en Europe à l’époque contemporaine, à la différence d’autres périodes historiques. Pourtant, malgré sa quasi invisibilité aujourd’hui en raison principalement de l’amélioration des conditions de vie et des transformations des structures familiales, le veuvage n’en reste pas moins, entre le début du 19e siècle et les années 2000, un phénomène démographique d’importance, touchant plus ou moins 10% de la population en période de paix et beaucoup plus en période de conflit. Du fait de son impact juridique, social, culturel et psychologique, le veuvage constitue un prisme intéressant pour penser l’histoire des pratiques et des représentations des sociétés européennes. A ce titre, le présent appel à communication est ouvert aux différentes disciplines des sciences humaines et sociales : histoire, sociologie, droit, économie, sciences politiques, sciences de gestion, psychologie, littérature, afin de croiser les approches et les regards.

Par ailleurs, le poids des frontières nationales et le cadre local ou étatique des législations a, jusqu’à aujourd’hui, fortement pesé sur la manière de concevoir les phénomènes juridiques, sociaux et culturels comme le veuvage. L’un des objectifs de ce projet de journées d’étude est d’inviter à renouveler les réflexions à ce propos, en incitant à des études comparatistes ou transnationales. Les réflexions pourront s’opérer selon deux focales. L’une interne, observant la diversité des veuvages en Europe, les comparant et tentant d’en saisir les éventuelles interactions et les influences mutuelles. L’autre externe, visant à définir les similitudes et caractéristiques qui sont propres aux sociétés européennes en matière de veuvage, au-delà des différences. Il s’agira, en somme, de dégager les spécificités locales des veuvages européens, les uns vis-à-vis des autres, et les spécificités européennes de ces veuvages vis-à-vis du reste du monde. A ce titre, les études sur la vision que les Européen.ne.s portent sur les autres veuvages pratiqués dans le monde ou, à l’inverse, celles sur les perceptions des non-Européen.ne.s sur les pratiques des populations du Vieux Continent peuvent prendre place dans la réflexion.

Ce projet, enfin, vise à penser le veuvage dans sa dimension genrée, ce qui, notamment, implique de ne pas assimiler le veuvage exclusivement à une situation féminine. En effet les veufs sont de grands oubliés de l’historiographie et il serait intéressant d’analyser les raisons et les conséquences de cette absence dans les politiques sociales et les représentations culturelles. Penser le veuvage masculin permettra de mieux mettre en perspective les particularités du veuvage féminin et de dégager les rapports sociaux et de pouvoir afférents aux différences de traitement ou de situation selon le sexe.

Trois axes transversaux ont été définis, chacun introduisant ces trois dimensions, pluridisciplinaire, européenne et genrée. Chaque axe fera l’objet d’une journée d’étude.

Journée d’étude 1 : Les institutions face au veuvage en Europe

Le terme « institutions » inclut ici autant les collectivités publiques (communales, régionales, étatiques, européennes…) que privées (corporatistes, religieuses…). Quelle place tient le veuvage aux yeux des diverses institutions privées ou publiques ? Le veuvage est-il considéré comme un état digne d’intérêt par les unes et les autres ? Quelles institutions se préoccupent le plus de ces populations selon les lieux et les époques ? Quels rapports entretiennent ces institutions entre elles (notamment entre le public et le privé) ? Sont-ce des relations d’influence, de concurrence… ? Comment les veufs et veuves parviennent à se faire reconnaître par ces institutions ? Trois sous-axes peuvent guider les chercheurs:

  • Diversité et rayonnement des institutions concernées par le veuvage
  • Les modalités d’intervention des institutions face au veuvage
  • Les acteurs et les actrices de la reconnaissance institutionnelle du veuvage

Journée d’étude 2 : Normes, pratiques et représentations du veuvage en Europe

Le veuvage implique de nombreuses pratiques au niveau social. Si aujourd’hui les conventions entourant ce statut matrimonial sont plus ou moins tombées en désuétude, celles-ci ont pu être très prégnantes dans les sociétés européennes du passé. Quelles étaient ces conventions ? Dans quelle mesure les individus, confrontés à des besoins et des désirs divers, les ont-ils respectés, enfreints, et/ou faits évoluer ? Dans quelle mesure les représentations du veuvage incorporent l’évolution de ces conventions et pratiques du veuvage ? Là encore trois sous-thèmes orienteront les propositions de communication:

  • Les traditions et les lois encadrant le veuvage
  • Les réalités sociales du veuvage
  • Les représentations culturelles du veuvage

Journée d’étude 3 : Guerres et veuvages en Europe

Le terme de « guerres » inclut l’ensemble des conflits qui ont impliqué les pays européens du 19e siècle au début du 21e siècle, des guerres napoléoniennes aux guerres civiles des Balkans. On peut aussi y associer les formes de conflits modernes, notamment le terrorisme (attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, Karachi en 2002, Madrid 2004, Londres 2005 mais aussi attentats au pays basque espagnol…). Quel est l’impact de la guerre sur le veuvage ? En quoi bouleverse-t-elle les législations, les usages sociaux et les rituels du veuvage et du deuil en général ? Du fait du contexte, les individus sont-ils plus libres de leurs mouvements ou, au contraire, plus encadrés par l’Etat et la société ? Les propositions de communication pourront s’articuler autour des deux sous-thèmes suivants:

  • Les institutions face aux veuvages de guerre
  • Pratiques de deuil et de veuvage en contexte de guerre

Aspects pratiques

Comité d’organisation

  • Peggy Bette (CERHIO, Rennes 2)
  • Christel Chaineaud (CAHD, Bordeaux 4)

Comité scientifique

  • Peggy Bette (CERHIO, université Rennes 2)
  • Christel Chaineaud (CAHD, université Bordeaux)
  • Magali Della Sudda (centre Emile Durkheim, Sciences Po-Bordeaux)
  • Françoise Leborgne-Uguen (université de Bretagne occidentale-Brest)
  • Yannick Marec (GRHIS, université Rouen)
  • Simone Pennec (université de Bretagne occidentale-Brest)
  • Paulette Robic (IEMN-IAE, université Nantes)
  • Bruno Valat (centre universitaire Jean-François Champollion-FRAMESPA- université
    Toulouse 2)
  • David G. Troyansky (Brooklyn College et le Graduate Center, City University of New
    York )
  • Olivier Vernier (ERMES, université Nice-Sophia Antipolis)
  • Fabrice Virgili (IRICE, université Paris 1)

Dates et lieux des journées

  • Journée 1 : « Les institutions face au veuvage », lundi 8 décembre 2014, Bordeaux
  • Journée 2 : « Normes, pratiques et représentations du veuvage », 2015
  • Journée 3 : « Guerres et veuvages », 2016

Modalités de soumission des propositions de communication

Les propositions de communication devront contenir les informations suivantes

Nom, prénom
Université ou laboratoire de rattachement
Fonction
Titre envisagé de la communication

Texte de 2 à 3 000 signes en français ou en anglais précisant le contenu, la méthodologie et les sources.

La date limite de soumission des propositions de communication pour la première journée est le 20 juin 2014. Le comité scientifique répondra dans un délai d’un mois. Un nouvel appel à communication sera fait pour les journées 2 et 3 mais toutes les propositions sont d’ors et déjà bienvenues.

Les propositions de communication sont à adresser à veuvages.europe [at] gmail.com

Pour toutes informations complémentaires : veuvages.europe [at] gmail.com

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Programme du colloque international FGTIC: Femmes, genre et technologies de l’information et de la communication (Europe, XIXe-XXIe siècles)

fgticParis, 15-16 mai 2014
Institut des sciences de la communication du CNRS
20 rue Berbier-du-Mets, 75013 Paris
entrée libre sur inscription avant le 10 mai à fgtic@iscc.cnrs.fr

15 mai 2014

9.30-17.30

Matin

9.30 Ouverture

  • Eric Bussière, Professeur titulaire de la chaire Jean Monnet d’Histoire de la construction européenne à l’Université de Paris-Sorbonne, Directeur de l’UMR IRICE (Paris I, Paris IV, CNRS), Directeur du LabEx EHNE
  • Fabrice Virgili, Directeur de recherche au CNRS (IRICE, CNRS, LabEx EHNE), responsable de l’Axe « Genre et Europe » du Laboratoire d’excellence EHNE

10.00-10.55 Du télégraphe au téléphone

Présidence : Jean-Claude Ruano-Borbalan, Directeur du laboratoire HT2S-CNAM, Professeur (CNAM)

  • Telegraphy and the « New Woman » in late 19th Century Europe – Simone Müller-Pohl, University of Freiburg
  • L’affaire Sylviac (1904-1906) ou Jeanne d’Arc contre les demoiselles du téléphone – Dominique Pinsolle, Université Bordeaux-Montaigne

Pause

11.10-12.30 De la radio aux réseaux

Présidence : Cécile Méadel, Professeure à Mines ParisTech, Centre de sociologie de l’innovation

  • Mary Agnes Hamilton, femme de lettres, journaliste et députée à l’âge d’or de la radiodiffusion et du suffrage des femmes – Audrey Vedel Bonnéry, Université Charles de Gaulle – Lille 3
  • Les femmes et l’arrivée du petit écran dans les foyers – Claire Blandin, Université Paris Est Créteil Val de Marne, UPEC-CRHEC (EA4392)
  • « Il a free, il a tout compris ? ». La mise en scène médiatique des usages des NTIC – Justine Marillonnet, Institut de la Communication de l’Université Lumière Lyon 2

12.30 – 14.00 Déjeuner libre

Après-midi

14.00-15.20 Figures de pionnières

Présidence : Frédéric Clavert, Ingénieur de recherche, LabEx EHNE

  • Femmes expertes en langage d’indexation en Europe (XIXème -XXème siècles): Suzanne Briet, Marie Moliner, Karen Spark Jones – Sylvie Fayet-Scribe, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
  • Hedy Lamarr – pioneer of modern wireless communication systems – Nicola Hille, University of Stuttgart
  • Heureusement qu’il y avait Yoko Tsuno – Sylvie Allouche, Université de Technologie de Troyes, CREIDD.

Pause

15.40-17.00 Dans un monde binaire

Présidence : Christophe Lécuyer, professeur d’histoire des sciences et des techniques à l’Université Pierre et Marie Curie et senior research fellow au Charles Babbage Institute à l’Université du Minnesota.

  • From computing girls to data processors: Women computers in the Rothamsted Statistics Department – Giuditta Parolini, Berlin Center for the History of Knowledge and Technische Universität Berlin
  • Programmation informatique et genre en Europe : émergence et sexuation d’un métier entre 1960 et 1990 – Chantal Morley, Institut Mines-Télécom, Télécom École de Management, LITEM & Martina McDonnell, Institut Mines-Télécom,Télécom École de Management, LITEM
  • Les nouvelles technologies au service de l’internationalisme féministe post-guerre froide: « NEWW On-Line Project » – Ioana Cîrstocea, CNRS, UMR 7363 SAGE Strasbourg

17.00-17.30

  • Femmes et médias, le regard de Médiamétrie – Philippe Tassi, Directeur Général Adjoint de Médiamétrie & Charles Juster, Directeur de la Communication de Médiamétrie

16 mai 2014

9.30-18.00

Matin

9.30-10.20 Carrières et professionnalisation

Présidence : Gerard Alberts, Universiteit van Amsterdam

  • Breaking the « Glass Slipper »: Lessons from the Historical Evolution of Occupational Identity in ICT and Commercial Aviation Contexts – Karen Lee Ashcraft, Department of Communication, University of Colorado Boulder & Catherine Ashcraft, National Center for Women & IT, University of Colorado Boulder
  • Un âge d’or révolu ? Carrières féminines dans l’informatique en France (1955-1980) – Pierre Mounier-Kuhn, CNRS & Université Paris-Sorbonne, Centre Alexandre Koyré

Pause

10.35-12.30 Table ronde Femmes chercheuses en informatique

Animée par Benjamin Thierry, Irice-CRHI, Paris-Sorbonne, ISCC

12.30-14.00 Déjeuner libre

Après-midi

14.00-15.20 Des outils et espaces de revendication

Présidence : Delphine Gardey, Directrice de l’Institut des Etudes Genre, Faculté des Sciences de la Société, Université de Genève

  • Airing the differences: women in the Spanish free radio movement (1976-2014). – José Emilio Pérez Martínez, Department of Contemporary History, Universidad Complutense de Madrid
  • « Que reste-t-il de Donna Haraway ? Cyborg, féminisme et anthropocentrisme » – Pierre Lénel, LISE (CNRS, CNAM)
  • Les TIC : outils de résistance féministe ou miroir déformant ? – Karine Bergès, Université de Cergy-Pontoise

Pause

15.40-17.15 Approches générationnelles

Présidence : Alec Badenoch, Department of Media and Culture Studies, Utrecht University

  • Sexuation des pratiques numériques des seniors et expression de son identité de genre – Hélène Bourdeloie, Université Paris 13, LabSIC & Costech – UTC
  • La mise en scène genrée des usages des TIC : une comparaison entre la presse « jeune » allemande et la française (1994-2014) – Marion Dalibert & Simona De Iulio, Université de Lille3, Groupe d’études et de recherche interdisciplinaire en information et communication (GERiiCO)
  • Des adolescent-e-s et des jeux vidéo. Quels héros, quelles héroïnes, pour les unes, pour les uns? – Fanny Lignon, Université Lyon 1 – ESPE, Laboratoire THALIM/ARIAS (CNRS/Paris 3/ENS)
  • Les « blogs de filles » : espaces d’appropriation et de contestation du genre – Alexie Geers, Lhivic (Laboratoire d’histoire visuelle contemporaine) – EHESS

17.15 Clôture

  • Anne Pépin, Directrice de la mission pour la place des femmes au CNRS
  • Ruth Oldenziel, Eindhoven University of Technology, Senior Fellow at the Rachel Carson Center, Munich

Ce colloque est organisé par le LabEx EHNE (Écrire une histoire nouvelle de l’Europe), Axes 1 et 6, en partenariat avec l’Institut des sciences de la communication du CNRS et avec le soutien du laboratoire LISE (CNAM/CNRS).

Comité d’organisation

  • Delphine Diaz (IRICE, Université Paris-Sorbonne, LabEx EHNE)
  • Valérie Schafer (ISCC, CNRS)
  • Régis Schlagdenhauffen (LISE, CNAM/CNRS, LabEx EHNE)
  • Benjamin Thierry (IRICE, Université Paris-Sorbonne)

Comité scientifique

  • Gerard Alberts (Universiteit van Amsterdam)
  • Alec Badenoch (Department of Media and Cultural Studies, Utrecht University)
  • Isabelle Berrebi-Hoffmann (LISE, CNAM/CNRS)
  • Niels Brügger (The Centre for Internet Studies, Aarhus University)
  • Frédéric Clavert (Université Paris-Sorbonne, IRICE, LabEx EHNE)
  • Delphine Gardey (Faculté des Sciences de la Société, Université de Genève)
  • Pascal Griset (Université Paris-Sorbonne, CRHI-IRICE/ISCC, LabEx EHNE)
  • Sandra Laugier (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, IUF)
  • Christophe Lécuyer (Université Pierre et Marie Curie)
  • Ilana Löwy (Cermes, CNRS, EHESS, Inserm, Paris 5)
  • Cécile Méadel (CSI, MINES Paris Tech)
  • Ruth Oldenziel (Eindhoven University of Technology, Senior Fellow at the Rachel Carson Center, Munich)
  • Jean-Claude Ruano-Borbalan (HT2S, CNAM)
  • Fabrice Virgili (IRICE, CNRS, LabEx EHNE)

Secrétariat scientifique

  • Arielle Haakenstad (Université Paris-Sorbonne, IRICE/ISCC, LabEx EHNE)

Pour tout renseignement:

fgtic@iscc.cnrs.fr

 

 

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Appel à communications – Femmes, genre et technologies de l’information et de la communication (Europe, XIXe-XXIe siècles)

Colloque international FGTIC, Paris, 15-16 mai 2014

Organisé par le LabEx EHNE (Écrire une histoire nouvelle de l’Europe), Axes 1 et 6, en partenariat avec l’Institut des sciences de la communication du CNRS

Bien que des travaux pionniers aient contribué depuis quelques années à éclairer plusieurs aspects de la construction genrée des technologies de l’information et de la communication (TIC), au travers d’analyses portant sur les demoiselles du téléphone, sur les auditrices de la radio, ou encore sur les ENIAC Girls, la place des femmes et du genre dans l’histoire des technologies de l’information et de la communication reste encore largement à penser et à écrire, que ce soit le rôle et les représentations des deux sexes en matière de recherche, de conception, d’utilisation, de consommation ou d’usages.

Ces deux journées souhaitent croiser les regards européens sur les relations historiques qu’entretiennent les femmes avec les technologies de l’information et de la communication, et ce depuis le télégraphe. Elles invitent à des analyses transnationales et interdisciplinaires sur le temps long, convoquant autant l’histoire de l’informatique et des TIC que par exemple celle du travail, des organisations, de la consommation, de l’éducation, des médias et les études de genre.

En croisant les imaginaires, valeurs, figures, modèles, pratiques qui traversent l’histoire du télégraphe, du téléphone, de la radio, de la télévision, de l’internet et des dispositifs numériques, nous souhaitons en particulier explorer la manière dont l’histoire des technologies de l’information et de la communication peut enrichir les études de genre et dont celles-ci peuvent en retour éclairer différemment celles sur les TIC, autour de plusieurs angles (non exclusifs d’autres approches) :

  • Les actrices des TIC : figures historiques individuelles et collectives, conceptrices, informaticiennes, chercheuses, utilisatrices professionnelles, consommatrices, etc.
  • Les représentations genrées des acteurs et publics des TIC et leurs évolutions (discours, publicité, enseignement et éducation, imaginaires, etc.)
  • Les groupes impliqués au sein des TIC traversés par la problématique du genre (associations européennes, collectifs nationaux ou transnationaux, etc.)
  • Les TIC comme producteurs de nouveaux espaces d’expression du genre
  • La spécificité ou non de la recherche européenne dans l’approche genrée des TIC au regard des travaux menés outre-Atlantique ?

Les communications, d’une durée de 20 minutes, pourront être faites en français ou en anglais. Le comité scientifique sera par ailleurs sensible aux propositions qui intègreront une dimension diachronique et celles qui aborderont de manière explicite la dimension européenne. Les propositions de jeunes chercheuses et chercheurs sont les bienvenues.

Soumission

Les propositions doivent être envoyées à fgtic@iscc.cnrs.fr

Elles doivent tenir en une page, intégrer une bibliographie et si possible une proposition de plan. L’auteur-e peut joindre dans le corps de son message électronique un aperçu de ses travaux et une courte biographie.

Calendrier

  • Date limite d’envoi des propositions de communication : 1er mars 2014
  • Notification d’acceptation : 15 mars 2014
  • Colloque international : 15-16 mai 2014

Vous pouvez retrouver ces informations sur le site http://genreurope.hypotheses.org/.

Comité d’organisation

  • Delphine Diaz (IRICE, Université Paris-Sorbonne, LabEx EHNE)
  • Valérie Schafer (ISCC, CNRS)
  • Régis Schlagdenhauffen (LISE, CNAM/CNRS, LabEx EHNE)
  • Benjamin Thierry (IRICE, Université Paris-Sorbonne)

Comité scientifique

  • Gerard Alberts (Universiteit van Amsterdam)
  • Alec Badenoch (Department of Media and Cultural Studies, Utrecht University)
  • Isabelle Berrebi-Hoffmann (LISE, CNAM/CNRS)
  • Niels Brügger (The Centre for Internet Studies, Aarhus University)
  • Frédéric Clavert (Université Paris-Sorbonne, IRICE, LabEx EHNE)
  • Delphine Gardey (Faculté des Sciences de la Société, Université de Genève)
  • Pascal Griset (Université Paris-Sorbonne, CRHI-IRICE/ISCC, LabEx EHNE)
  • Sandra Laugier (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, IUF)
  • Christophe Lécuyer (Université Pierre et Marie Curie)
  • Ilana Löwy (Cermes, CNRS, EHESS, Inserm, Paris 5)
  • Cécile Méadel (CSI, MINES Paris Tech)
  • Ruth Oldenziel (Eindhoven University of Technology, Senior Fellow at the Rachel Carson Center, Munich)
  • Jean-Claude Ruano-Borbalan (HT2S, CNAM)
  • Fabrice Virgili (IRICE, CNRS, LabEx EHNE)

Secrétariat scientifique

  • Arielle Haakenstad (Université Paris-Sorbonne, IRICE/ISCC, LabEx EHNE)
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Colloque: Histoire des femmes, histoire du genre, histoire genrée…

5-6 décembre 2013

Affiche du colloque
Affiche du colloque « Histoire des femmes, Histoire du genre, Histoire genrée… »

Qu’il soit instrument d’analyse, axe ou champ de recherche, le genre est sorti de sa confidentialité pour s’affirmer comme un concept particulièrement dynamique de la recherche scientifique. Dans ce processus d’affirmation global qui a touché les sciences humaines, la discipline historique reste en retrait. Ce colloque aimerait interroger cette réserve, ces doutes, tout en donnant à voir l’essor de cet outil d’analyse en histoire contemporaine, dans diverses aires culturelles, plus particulièrement en Europe, en insistant sur l’évolution qui a conduit de l’histoire des femmes à l’histoire du genre et sur le renouvellement historiographique apporté par ces recherches qui semblent aboutir à une histoire genrée.

Télécharger le programme

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