Séminaire « Traces de guerre et de conflits : lieux et pratiques »

Séminaire d’enseignement et de recherche
Programme pour l’année universitaire 2017- 2018 = 9 séances de 3h + 1 de 2h
Le mercredi de 17h à 20h
Première heure réservée aux étudiants inscrits Salle F 603
Université Paris 1 centre Sorbonne –14 rue Cujas, 1er étage

Depuis plusieurs années, notre séminaire interroge les « traces » des guerres du XXe siècle, mais aussi d’autres formes de conflits telles les révolutions, les répressions ou encore les génocides et grands massacres de masse. Ces traces, nous les envisageons sous les formes les plus variées: traces psychiques comme traces matérielles; traces individuelles qui s’expriment notamment dans la fiction ou traces collectives par exemple par le biais de la commémoration ou de l’érection de mémoriaux ; traces envisagées aussi du point de vue du genre.

Penser les marques des conflits nous conduit également à réfléchir aux voies multiples qui ont été choisies au cours du XXe siècle pour y mettre fin et parfois assurer le rapprochement voire la réconciliation entre populations ou entre nations (procès, réparations, travail sur le passé, commémorations…). Quelles sont les voies possibles d’un vivre ensemble, voire d’une réconciliation quand un conflit a opposé dans la violence des populations ? Est-il possible de (re)vivre ensemble ? Pour répondre à ces questions, ce séminaire est non seulement interdisciplinaire mais convie d’autres « praticiens » de l’Histoire : juristes, artistes, réalisateurs, psychanalystes, archivistes ou conservateurs… Il vise également à mettre les étudiants en situation, d’une part en encourageant le débat avec nos intervenants, d’autre part en examinant sur le terrain certaines des traces matérielles de ces conflits.

Responsables du séminaire :

Corine DEFRANCE (CNRS),
François-Xavier NÉRARD (Paris 1 Panthéon- Sorbonne),
Fabrice VIRGILI (CNRS),
Éva WEIL (psychanalyste)

Programme à télécharger : Sem_TdG_17-18_PROG_DEF
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Appel à contribution : La France et la dénazification de l’Allemagne après 1945

Colloque international organisé par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, l’Institut historique allemand de Paris, l’Institut d’Histoire moderne et contemporaine ENS Paris et le Labex EHNE (Ecrire une Histoire nouvelle de l’Europe) en coopération avec le Musée des Alliés à Berlin et la Fondation Maison du chancelier Adenauer Rhöndorf

22–23 mars 2018
Lieux :
Institut historique allemand de Paris
Centre des Archives diplomatiques de La Courneuve

Argumentaire

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et à la suite des accords de Potsdam (juillet–août 1945), les Alliés mettent en œuvre, dans leur zone d’occupation respective en Allemagne et en Autriche, une politique de « dénazification » destinée d’une part à sanctionner les nazis et d’autre part à démocratiser la société allemande. Dans ce cadre, une épuration est menée, qui comprend plusieurs dimensions (judiciaire, administrative, professionnelle). Cette épuration est complexe à appréhender, car elle a été dirigée de manière différente par les Alliés malgré leur accord initial à Potsdam et l’expérience commune du procès de Nuremberg (1945/46). Même à l’Ouest, en dépit d’une tendance grandissante à l’homogénéisation des pratiques épuratoires, notamment dans l’association des Allemands eux-mêmes à l’entreprise, la dénazification ne fut jamais uniforme selon les régions et les secteurs professionnels.

Certes l’ambition de la dénazification est immense, puisqu’il s’agit non seulement de sanctionner au plan pénal les criminels nazis, mais aussi de neutraliser les élites fonctionnelles ayant servi la dictature de Hitler et, au-delà, d’évaluer la compromission politique de plus de 8,5 millions d’Allemands ayant appartenu NSDAP, tout en accompagnant le retour à la démocratie par une pédagogie destinée au plus grand nombre. La dénazification comme épuration administrative est pourtant brève, puisqu’elle est déclarée officiellement achevée dès 1948, bien que certaines procédures se poursuivent dans les faits à l’Ouest jusqu’au seuil des années 1950 et qu’un contentieux se déploie à plus long terme en République fédéral d’Allemagne. Avec le recul, si l’épuration a parfois été jugée bien trop limitée à l’Ouest, la démocratisation apparaît en revanche un acquis durable de l’après-1945. Dès lors, tirer le bilan de la dénazification appelle un jugement nuancé. De plus, il reste encore pour les historiens de nombreux champs à explorer.

Au plan historiographique, le volet épuratoire de la dénazification (judiciaire et administratif) a en effet fait l’objet de monographies régionales ou par zone d’occupation de grande qualité, notamment dans les années 1980 et 1990. Quelques études comparatives ont été publiées. Mais force est de constater qu’il manque encore aujourd’hui une véritable synthèse sur la dénazification menée en zone d’occupation française (ZOF). De plus, le croisement avec l’étude de l’épuration des collaborateurs en France a été rarement tenté.

L’ouverture sans restriction des archives françaises relatives à la Seconde Guerre mondiale et à ses suites (arrêté du Premier Ministre du 24 décembre 2015), les efforts des services d’archives concernés pour faciliter l’accès aux fonds émanés de l’administration de la ZOF (plus de 250 000 dossiers de dénazification indexés) ouvrent aujourd’hui de nouvelles perspectives à la recherche.

Ce colloque aura pour objectifs de dresser un bilan historiographique sur le sujet, de présenter les sources disponibles, inédites ou méconnues, en France et en Allemagne, et de dégager de nouveaux axes de recherches. Un regard croisé avec la contribution d’archivistes des Länder permettra de dresser ce panorama. On s’en tiendra à analyser les processus de dénazification dans la seule ZOF, tout en adoptant une démarche comparative (sources britanniques, américaines et russes) afin d’en mettre en lumière les éventuelles spécificités.

Les communications pourront aborder, sur un plan général, les règles juridiques et le fonctionnement des juridictions et de la bureaucratie chargées de la dénazification. Pourront être présentées des études de cas individuels, fondées non seulement sur des croisements de témoignages, mais surtout sur les dossiers d’archives nominatifs susceptibles d’éclairer la politique de dénazification des Français avant que les comités d’épuration composés d’Allemands ne prennent le relai dans la nouvelle Allemagne. Au-delà des cas individuels, il s’agira de s’interroger sur le fonctionnement et le recrutement des administrations allemandes après-guerre permettant de nourrir une histoire sociale de la démocratie ouest-allemande en train de se construire.

La dénazification en Allemagne de l’ouest et en Allemagne de l’est, qui a concerné toute la société, a été en effet particulièrement appliquée à l’administration, entrainant l’éviction et ensuite la réintégration d’un certain nombre de fonctionnaires dont on avait besoin pour reconstruire le pays et dont les droits furent précocement garantis en République fédérale d’Allemagne. Le colloque sera aussi l’occasion d’organiser pour le public français une présentation des enquêtes actuellement menées en Allemagne par différentes commissions nommées au sein des ministères par le gouvernement de la RFA pour étudier les réalités de l’épuration administrative et les conditions de la transition démocratique après le nazisme. Par ailleurs, il pourrait être pertinent de mettre en perspective les deux mouvements d’épuration, en France et en Allemagne, à l’occasion d’une table ronde.

Enfin, ce projet de colloque se situe dans le prolongement d’une exposition intitulée « Who was a Nazi ? – la dénazification après 1945 en Allemagne », présentée au musée des Alliés à Berlin en 2015-2016. Il évoquera donc également la question de la transmission et de la perception du processus de dénazification par le public allemand. Comité scientifique : Sébastien Chauffour (Archives diplomatiques de la Courneuve), Corine Defrance (CNRS, Labex EHNE), Stefan Martens (Institut historique allemand), Hélène Miard-Delacroix (ParisSorbonne, Labex EHNE), Isabelle Nathan (Archives diplomatiques de la Courneuve), MarieBénédicte Vincent (Ecole normale supérieure, Institut d’histoire moderne et contemporaine)

Langues : français, allemand, anglais

Les propositions qui doivent comporter un titre et un résumé en 1500 signes de l’intervention, avec nom, titre, affiliation institutionnelle et travaux en cours de l’auteur.

Ils sont à adresser jusqu’au 30 septembre 2017 à : colloque-international@dhi-paris.fr

Appel à contribution à télécharger (en français) : Colloque dénazification de la ZOF
Appel à contribution à télécharger (en allemand) : Internationales Kolloquium Entnazifizierung
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Recrutement d’un-e post-doctorant-e Axe 5 – L’Europe des guerres et des traces de guerre

Dans le cadre du LabEx « Écrire une histoire nouvelle de l’Europe » (EHNE), l’UMR-Sirice (Sorbonne-Identités, relations internationales et civilisations de l’Europe) recrute un-e post-doctorant-e qui sera chargé-e de l’animation de l’axe 5 intitulé « L’Europe des guerres et des traces de guerre ».

Date limite de candidature : le 1er juin 2017
Candidatures à envoyer au format PDF à : labexguerres@gmail.com
Objet : candidature-postdoc- Axe5-EHNE
Présélection : au plus tard le 15 juin 2017
Auditions : fin juin 2017
Prise de poste : le 1er septembre 2017

Fiche de poste

STRUCTURE : UMR Sirice (Sorbonne-Identités, relations internationales et civilisations de l’Europe) – Universités Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Paris-Sorbonne, CNRS.
UNITE : UMR 8138
LOCALISATION GÉOGRAPHIQUE : Paris
POSTE : CDD de post-doctorant à temps complet à compter du 01/09/2017
DURÉE : 1 an renouvelable jusqu’à 3 ans au maximum
RÉMUNÉRATION : Salaire mensuel net : env. 1 900 €
FINANCEMENT : LabEx EHNE – Investissements d’Avenir
RESPONSABLES SCIENTIFIQUES : Corine Defrance et François-Xavier Nérard – Responsables de l’axe 5 du LabEx EHNE.

Description du poste

Le ou la post-doctorant-e sera chargé-e de l’animation de l’axe 5 du projet. Ses fonctions principales seront :
– Assurer un suivi scientifique et une coordination administrative des travaux de l’axe 5 du LabEx EHNE.
– Participer notamment à l’organisation des manifestations scientifiques et au comité de pilotage de l’axe 5 ainsi qu’aux différentes publications dans lesquelles l’axe est impliqué.
– Assurer le suivi des groupes de travail et la coordination de la participation de l’axe 5 à la réalisation de l’encyclopédie en ligne du LabEx EHNE.
– S’impliquer dans le travail scientifique de l’axe 5.

Conditions de résidence et d’exercice

– Il/elle devra impérativement résider à Paris ou dans sa région pour animer les travaux de l’axe et s’y consacrer à temps plein. Un bureau partagé dans les locaux de l’Université sera mis à sa disposition.
– Possibilité de déplacements à l’étranger et en région.

Compétences requises

– Bonne maîtrise du français et de l’anglais (avec capacités rédactionnelles). Connaissance d’une troisième langue souhaitée.
– Esprit d’initiative et capacité à s’intégrer dans un programme collectif.
– Rigueur, autonomie et capacités d’organisation.
– Capacité de coordination des travaux d’une équipe.

Qualifications requises

– Doctorat en histoire contemporaine (ou moderne) en rapport avec la thématique de l’axe 5 du LabEx EHNE.
– Avoir soutenu sa thèse depuis moins de 3 ans.

Dossier de candidature

– CV avec la liste des publications
– Lettre de motivation
– Rapport de soutenance de thèse
– Deux lettres de recommandation envoyées directement à l’attention des responsables scientifiques de l’axe sur l’adresse labexguerres@gmail.com.

 

Présentation du projet

Le LabEx EHNE, financé dans la 2e vague des Investissements d’Avenir, a pour objectif principal d’éclairer la crise que connaît actuellement l’Europe en reconstruisant une historiographie nouvelle de l’Europe qui s’adresse tout autant au monde scientifique qu’au monde enseignant, aux citoyens et aux politiques.

Le projet réunit sept laboratoires partenaires issus de quatre établissements (Paris-Sorbonne, Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Nantes, École des Chartes).

Sept axes de recherches ont été définis pour atteindre cet objectif.

  1. L’Europe comme produit de la civilisation matérielle
  2. L’Europe dans une épistémologie du politique
  3. L’humanisme européen ou la construction d’une Europe « pour soi », entre affirmation et crises identitaires
  4. L’Europe comme « hors soi » : frontières, voisinage et altérité lointaine
  5. L’Europe des guerres et des traces de guerre
  6. Genre et identités européennes
  7. Traditions nationales, circulations et identités dans l’art européen

L’objectif est de parvenir à la réalisation d’une production en histoire spécifique :

  • Une encyclopédie analytique en ligne et la mise en ligne de documents. (www.ehne.fr)
  • 14 ouvrages, 2 par axes, dont l’un à mi-parcours chez Nouveau Monde.
  • Une synthèse finale sous forme d’ouvrage collectif.
  • Ateliers, journées d’étude et colloques pour préparer ces publications.

L’axe 5 « Europe des guerres et des traces de guerre » :

Au sein du LabEx EHNE, l’axe 5 interroge le rôle central que la guerre et ses suites jouent dans l’histoire de l’Europe contemporaine. Les chercheurs qu’il rassemble étudient les guerres et leurs traces, matérielles, mentales ou mémorielles, individuelles ou collectives, dans un cadre européen dépassant les histoires nationales ou les chronologies trop étroites, sur-représentées dans les travaux sur la guerre. Ils cherchent ainsi à comprendre ce qu’est la guerre déclinée dans toutes ses dimensions. Leurs travaux ambitionnent de redéfinir certains termes clés – tels que guérillas, petites guerres, guerre civile, guerre mondiale, guerre froide –, et de reposer la ou les question(s) centrale(s) : « Qu’est-ce que la guerre ? » « Quels sont les rapports entre la guerre et la paix ? » dans des approches à la fois politique, juridique, anthropologique et culturelle. Aussi les entrées et les sorties de guerre et de conflit sont-elles incluses dans le champ de recherche. Ces approches conduisent à repenser les notions de vainqueurs et vaincus, de défaites et de victoires dans le temps de la guerre et dans la longue durée de l’après-guerre, les formes de mobilisations et de démobilisations, qu’il s’agisse de la « guerre après la guerre » ou des processus de rapprochement et de réconciliation après le conflit. L’axe 5 veut penser ensemble la guerre, ses traces, sa mémoire et ses représentations.

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BLOIS 2016 – Partir faire la Guerre froide à l’Ouest

Retrouvez l’article des Clionautes sur la conférence modérée par François Xavier Nérard aux Rendez-vous de l’Histoire à Blois sur le thème :

Partir faire la Guerre froide à l’Ouest

L’un des plaisirs de Blois est de rencontrer de jeunes universitaires qui, le temps d’une conférence, viennent expliquer leur travail. La fraîcheur est au rendez-vous avec, ce qui est plus rare, un sens du récit qui sait alterner explications concises et illustrations éclairantes. Plusieurs anecdotes à la fois drôles et exploitables raviront le professeur qui enseigne la Guerre froide.

Présentation des conférenciers
La conférence est une Carte Blanche à l’UMR SIRICE (Sorbonne, Identités, Relations internationales et Civilisations de l’Europe). François-Xavier Nérard, maître de conférence à Panthéon-Sorbonne, est le modérateur.
Sylvain Dufraisse, professeur agrégé, vient de soutenir une thèse intitulée « Les héros du sport. La fabrique de l’élite sportive soviétique (1934-1980) ».
Sophie Momsikoff, professeur agrégée, vient également de soutenir une thèse sur les années Gorbatchev, intitulée « La Nouvelle Pensée gorbatchévienne, origines et influences, hommes et réseaux, 1956-1992 « 
Isabelle Gouarné, docteur en sociologie est chargée de recherches au CNRS. Elle intervient ici pour aborder les scientifiques soviétiques.
Enfin, Stéphanie Gonçalves travaille sur les ballets et vient également de soutenir une thèse sur le sujet (« Une guerre des étoiles : les tournées de ballet dans la diplomatie culturelle de la Guerre froide, 1945-1968 »).

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La conférence
Le modérateur, François-Xavier Nérard rappelle que le travail sur les délégations soviétiques a donné lieu à une publication : « L’URSS à l’étranger », Cahiers SIRICE(en ligne sur CAIRN). L’URSS et l’étranger sont deux aspects souvent dissociés. Au mieux, on s’interroge sur les Occidentaux qui visitent l’URSS, comme Tintin au pays des Soviets. Mais la plupart du temps, on reste dans un angle mort, hormis pour évoquer complaisamment les défections, ceux qui ont fui l’URSS. En effet, dans l’imaginaire collectif, l’URSS est une prison des peuples dont personne ne sort. C’est oublier tous ceux qui, pour des raisons temporaires et valables, doivent quitter l’URSS : athlètes, danseurs, scientifiques, etc.
L’idée est de faire une histoire concrète, la moins inféodée possible à l’histoire officielle qui tend à gonfler le rôle de l’État.

 

Lire la suite sur le site des Clionautes.
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Appel à candidature : Chaire d’excellence, Axe 5 : l’Europe des guerres et des traces de guerre

Dans le cadre du LabEx EHNE (Écrire une Histoire Nouvelle de l’Europe), l’axe 5 – L’Europe des guerres et des traces de guerre – accueille pour une dure de 1 à 3 mois un(e) universitaire (chercheur ou enseignant-chercheur confirmé-e) en poste dans une institution étrangère pour l’associer à ses travaux et à contribuer à l’internationalisation de ses recherches.

Le LabEx EHNE a pour objectif principal d’éclairer la crise que connaît actuellement l’Europe en construisant une historiographie nouvelle qui s’adresse tout autant au monde scientifique qu’aux enseignants, aux citoyens et aux politiques.

Véritable incubateur de la recherche, le LabEx EHNE offre un cadre exceptionnel pour réfléchir à l’histoire du continent européen, tout en se proposant de vulgariser les résultats de ces travaux auprès d’un large public. La réalisation d’une encyclopédie numérique (www.ehne.fr) constitue à ce titre l’un de ses principaux objectifs.

Le projet réunit cinq laboratoires partenaires issus de trois établissements universitaires (Universités Paris 1 Panthéon- Sorbonne et Paris-Sorbonne, Université́ de Nantes) et du Centre national de la Recherche scientifique (CNRS). Il est dirigé par le professeur Éric Bussière (Université Paris-Sorbonne, UMR-8138-SIRICE).

Au sein du LabEx, l’axe 5 interroge le rôle central que la guerre et ses suites jouent dans l’histoire de l’Europe contemporaine. Les chercheurs qu’il rassemble étudient les guerres et leurs traces, matérielles, mentales, mémorielles… de façon transversale, dans un cadre européen en dehors des histoires nationales ou des chronologies trop étroites qui sont surreprésentées parmi les travaux sur la guerre. Ils cherchent ainsi à comprendre ce qu’est la guerre dans toutes ses dimensions, matérielles, humaines, économiques, symboliques. Leurs travaux ambitionnent de redéfinir certains termes clés – tels que guérillas, petites guerres, guerre civile, guerre mondiale, guerre froide –, ainsi qu’à générer de nouvelles approches. Il s’agit aussi de questionner ce qu’ont été les voies d’un vivre ensemble après un conflit.  Est-il possible de (re)vivre ensemble ? L’après-génocide peut-il être assimilé à une sortie de guerre ?  Quelles sont les voies choisies pour mettre fin aux conflits (traités, réparations, repentances …) et les processus de rapprochement et de réconciliation ?  Leur réflexion porte également sur les traces laissées par les conflits : traces collectives, comme les mémoriaux ; traces individuelles, comme les témoignages… Ces questions et bien d’autres encore sont abordées autour d’une dizaine de grands thèmes évocateurs : occupations ; déplacements ; mémorialisation ; réconciliation ; vainqueurs/vaincus ; réparations ; représenter la guerre ; quand la guerre trouble le genre ; violences ; objets ; juger la guerre.

 

Dans son dossier, la/le candidat(e) devra montrer ce que ses recherches sont susceptibles d’apporter au projet collectif de l’axe 5 du LabEx ENHE. Nous accorderons une attention particulière aux candidat-e-s qui envisagent de développer une thématique sur la guerre, à l’exemple d’une des trois thématiques suivantes : guerre et économie, guerre et droit, les combattants dans la guerre.

 

Le ou la candidat(e) retenu(e) devra organiser une journée d’études, rédiger des notices de l’encyclopédie (au moins deux, www.ehne.fr) et participer à/animer des séminaires ou conférences organisés dans le cadre de l’axe.

 

Calendrier :
Séjour de 1 à 3 mois durant l’année 2017 : soit entre février et juin ; soit entre septembre et novembre. (période souhaitée à préciser)

Condition d’ligibilit :

  • Chercheur-e-s confirmé-e-s, statutaires dans une institution étrangè
  • Très bonne maîtrise des langues française et/ou anglaise.

Conditions d’accueil :

  • Rémunération : traitement équivalent à celui d’un professeur de classe exceptionnelle (salaire mensuel : 4 800 € net).
  • Transport : le LabEx prend en charge un voyage aller-retour du ou de la candidat(e) retenu(e) entre son lieu de résidence habituel et Paris.
  • Moyens de recherche : mise à disposition d’un bureau avec son équipement informatique.
  • Résidence à Paris obligatoire

Candidature :

  • Le dossier devra être rédigé en français ou en anglais.
  • Il devra être envoyé au plus tard le 31 octobre 2016.
  • La réponse sera communiquée le 15 novembre 2016.

 

Les pièces devront être envoyées en un seul fichier électronique à l’adresse suivante : labexguerres@gmail.com

 

Le dossier sera impérativement constitué des pièces suivantes :

  • Formulaire de candidature dûment rempli.
  • Curriculum vitae incluant une liste complète des publications.
  • Présentation du projet de recherche (max. 5 pages) suivie d’une bibliographie sélective.
  • Une présentation de-s manifestation-s organisée-s sur place
  • Un ou deux article-s que la/le candidat-e souhaite porter à la connaissance de la commission de sélection.
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Appel à communications : Le pont aérien de Berlin. Un lieu de mémoire de la guerre froide

Colloque international

Berlin, 13 et 14 mars 2017

 

« Vous, peuples du monde, Vous peuples d’Amérique, d’Angleterre, de France, d’Italie ! Regardez cette ville, et voyez que cette ville et ce peuple ne peuvent ni ne doivent être abandonnés ! » Par ces paroles, vite devenues célèbres, le maire de Berlin Ernst Reuter s’était adressé le 9 septembre 1948 non seulement aux habitants de l’ancienne capitale du Reich, mais à l’opinion internationale, faisant de Berlin « l’avant-poste de la liberté » et le cœur de la guerre froide en cours de développement. Par-delà l’Allemagne, il pointait du doigt la menace que la guerre froide faisait peser sur « l’Occident » et il en appelait aux « peuples libres » pour répondre à ce défi en témoignant de leur profonde solidarité. Ce colloque se propose notamment d’interroger l’écho de ce discours : « Le monde entier » a-t-il vraiment porté le regard vers Berlin ? Partant de Berlin « ville du front », nous entendons élargir le champ d’observation à l’Allemagne de l’Ouest et à tous les pays voisins de Berlin-Ouest : il s’agit d’une part de saisir le pont aérien en tant que lieu de mémoire transnational de la guerre froide ; d’autre part, par le regard porté de l’extérieur, de tenter de répondre à la question de la centralité de Berlin dans le conflit Est-Ouest, que la presse et la recherche présupposent généralement comme acquise.

Berlin présente jusqu’à aujourd’hui un paysage mémoriel diversifié, marqué par la guerre froide dans ses traces matérielles et mentales. Le pont aérien y occupe une place importante avec notamment l’aéroport de Tempelhof, le mémorial du pont aérien et la station de métro « Place du pont aérien » (Platz der Luftbrücke). Pour la génération qui a vécu ces événements à Berlin-Ouest, ces « lieux de mémoire » – tels que les a définis Pierre Nora – restent jusqu’à présent des marqueurs identitaires et font partie de la mémoire collective. Si l’on considère ces lieux comme des « points de cristallisation durable de la mémoire et de l’identité collective, passant de générations en générations » (Etienne François et Hagen Schulze), la question suivante se pose : Dans quelle mesure les générations postérieures et tous ceux qui se sont installés à Berlin considèrent-ils toujours le pont aérien comme un élément de leur conscience collective berlinoise ? Pour la période antérieure à la chute du Mur, nous entendons aussi prendre en compte le sens de ce lieu de mémoire pour la population de Berlin-Est.

La mémoire culturelle est le résultat de processus politiques et sociétaux toujours en cours. Pour le « pont aérien » comme pour les autres lieux de mémoire, il faut repérer le moment où la construction de ce « lieu » a commencé, dans quels buts et par quels acteurs il a été forgé, comment il s’est développé depuis 1948/49 et quel sens il a encore près de 70 ans après les événements.

Les Lieux de mémoire ne se limitent pas seulement à des lieux géographiques et à des objets matériels. Des personnalités, des mythes, des rituels, des usages ou symboles entrent également dans cette catégorie. Ils prennent forme, acquièrent une dimension conceptuelle et cristallisent sens et mémoires à différentes échelles.

Sans exclure de son champ les questions politiques, économiques, militaires, technologiques et humanitaires posées par le blocus et le pont aérien ainsi que leurs conséquences pour la guerre froide et pour la division de Berlin et de l’Allemagne, ce colloque entend principalement, saisir la perception de cet événement central de la guerre froide. Aussi, il encourage à analyser différents médias (presse, actualités cinématographiques etc.), pour approcher les perceptions du pont aérien des quatre puissances d’occupation (Etats-Unis, Grande-Bretagne, France et Union soviétique), de l’Allemagne de l’Ouest et de la zone d’occupation soviétique devenue la RDA.

La mémoire du blocus et du pont aérien sera appréhendée par les cérémonies (organisation, déroulement, écho), les discours officiels (développement des narratifs), les commémorations avec leurs symboles (affiches, timbres, etc…), son ancrage dans la topographie de Berlin et au-delà de Berlin (mémoriaux, plaques commémoratives, noms de rues), ou encore sa muséification (mémoriaux, aéroport de Tempelhof, Musée des Alliés, mémorial de Fassberg etc.). Ainsi seront mises en évidence les principales caractéristiques historiques et sociales et la dimension symbolique à l’œuvre dans ce lieu de mémoire.

Enfin, nous examinerons aussi la manière dont le pont aérien a été saisi d’un point de vue culturel et artistique, par le film (fictions et documentaires), la photographie, la littérature (romans, romans policiers, BD etc.), la musique, la peinture, et aussi par d’autres médias, comme la radio, les jeux vidéo ou encore les manuels scolaires, ce qui nous permettra de mieux évaluer l’enracinement sociétal du lieu de mémoire « pont aérien ».

Le colloque s’inscrit résolument dans une approche interdisciplinaire, et ne s’adresse pas aux seuls historiens, mais aussi aux politistes, aux didacticiens, aux spécialistes de littérature, aux historiens d’art, musicologues spécialistes des médias… Cet appel à communications s’adresse tant aux jeunes chercheurs qu’aux collègues expérimentés travaillant dans le champ des sciences humaines et sociales. L’allemand et l’anglais seront les langues de communication et de travail. Les interventions ne dépasseront pas 20 minutes afin de laisser tout le temps nécessaire à la discussion. La structure précise de la manifestation dépendra des propositions reçues et acceptées. En répondant à cet appel, les candidats s’engagent expressément, si les organisateurs le leur demandent à l’issue du colloque, à rédiger une contribution en vue de la publication prévue pour le printemps 2018. Les frais de transports et d’hébergement seront pris en charge en fonction des financements en cours d’obtention.

 

Merci d’adresser jusqu’au 10 juillet 2016 votre proposition thématique (titre), un résumé de 2 500 signes de la communication prévue ainsi qu’un CV à Ulrich Pfeil (upfeil@orange.fr) et Corine Defrance (corine.defrance@wanadoo.fr).

Le conseil scientifique de ce colloque international décidera des propositions retenues. Ce conseil est composé de Corine Defrance, Bernd Greiner, Bettina Greiner, Bernd von Kostka et Ulrich Pfeil.

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Appel à candidature : Chaire d’excellence, LabEx EHNE Axe 5 : l’Europe des guerres et des traces de guerre

Dans le cadre du LabEx EHNE (Écrire une histoire nouvelle de l’Europe), l’axe 5 – L’Europe des guerres et des traces de guerre – accueille pour une durée de 2 mois un-e universitaire (chercheur ou enseignant-chercheur confirmé-e) en poste dans une institution étrangère pour l’associer à ses travaux et à contribuer à l’internationalisation de ses recherches.

Le LabEx EHNE a pour objectif principal d’expliquer la crise que connaît actuellement l’Europe en construisant une historiographie nouvelle qui s’adresse tout autant au monde scientifique qu’aux enseignants, aux citoyens et aux politiques. Véritable incubateur de la recherche, le LabEx EHNE offre ainsi un cadre exceptionnel pour réfléchir à l’histoire du continent européen, tout en se proposant de vulgariser les résultats de ces travaux auprès d’un large public. La réalisation d’une encyclopédie numérique (www.ehne.fr) constitue à ce titre l’un de ses principaux objectifs. Le projet réunit cinq laboratoires partenaires issus de trois établissements universitaires (universités Paris 1 Panthéon-Sorbonne et Paris-Sorbonne, université́ de Nantes) et du Centre national de la recherche scientifique (CNRS). Il est dirigé par le professeur Éric Bussière (université Paris-Sorbonne, UMR 8138 Sirice).

Au sein du LabEx, l’axe 5 interroge le rôle central que la guerre et ses suites jouent dans l’histoire de l’Europe contemporaine. Les chercheurs qu’il rassemble étudient les guerres et leurs traces, matérielles, mentales, mémorielles… de façon transversale, dans un cadre européen en dehors des histoires nationales ou des chronologies trop étroites qui sont surreprésentées parmi les travaux sur la guerre. Ils cherchent ainsi à comprendre ce qu’est la guerre dans toutes ses dimensions, matérielles, humaines, économiques, symboliques. Leurs travaux ambitionnent de redéfinir certains termes clés – tels que guérillas, petites guerres, guerre civile, guerre mondiale, guerre froide –, ainsi qu’à générer de nouvelles approches. Il s’agit aussi de questionner ce qu’ont été les voies d’un vivre ensemble après un conflit. Est-il possible de (re)vivre ensemble ? L’après-génocide peut-il être assimilé à une sortie de guerre ? Quelles sont les voies choisies pour mettre fin aux conflits (traités, réparations, repentances…) et les processus de rapprochement et de réconciliation ? Leur réflexion porte également sur les traces laissées par les conflits : traces collectives comme les mémoriaux ; traces individuelles comme les témoignages. Ces questions et bien d’autres encore sont abordées autour d’une dizaine de grands thèmes évocateurs : occupations ; déplacements ; mémorialisation ; réconciliation ; vainqueurs/vaincus ; réparations ; représenter la guerre ; quand la guerre trouble le genre ; violences ; objets ; juger la guerre.

 

Dans son dossier, la ou le candidat-e devra montrer ce que ses recherches sont susceptibles d’apporter au projet collectif de l’axe 5 du LabEx EHNE. Nous accorderons une attention particulière, mais en aucun cas exclusive, aux candidat-e-s qui envisagent de développer l’une des trois thématiques suivantes : guerre et économie, guerre et droit, les combattants dans la guerre.

Le ou la candidat-e retenu-e devra organiser une journée d’études, rédiger des notices de l’encyclopédie (au moins deux, www.ehne.fr) et participer à/animer des conférences ou séminaires organisés dans le cadre de l’axe.

Calendrier :

Séjour de 2 mois durant l’année 2017 : soit entre février et juin ; soit entre septembre et novembre.

Condition d’éligibilité́ :
– Chercheurs et enseignants-chercheurs titulaires d’une HDR (habilitation à diriger les recherches) ou diplôme équivalent, statutaires dans une institution étrangère
– Très bonne maîtrise des langues française et/ou anglaise Conditions d’accueil :
– Rémunération : traitement équivalent à celui d’un professeur de classe exceptionnelle (salaire mensuel : 4 800 € net)
– Transport : le LabEx EHNE prend en charge un voyage aller-retour du/de la candidat-e retenu-e entre son lieu de résidence habituel et Paris
– Moyens de recherche : mise à disposition d’un bureau avec son équipement informatique
– Résidence à Paris obligatoire

Candidature :
– Le dossier devra être rédigé́ en français ou en anglais
– Il devra être envoyé́ au plus tard le 1er septembre 2016
– La réponse sera communiquée le 15 septembre 2016

Les pièces devront être envoyées en un seul fichier électronique à l’adresse suivante : labexguerres@gmail.com

Le dossier sera impérativement constitué des pièces suivantes :
– Formulaire de candidature dûment rempli
– Curriculum vitae incluant une liste complète des publications
– Présentation du projet de recherche (maximum 5 pages) suivie d’une bibliographie sélective
– Un ou deux articles que la/le candidat-e souhaite porter à la connaissance de la commission de sélection

 

À télécharger : Formulaire de candidature_chaire d excellence_axe 5 LabEx EHNE
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