Appel à contributions : colloque « La réconciliation entre oubli et mémoire »

La réconciliation entre oubli et mémoire : histoire d’un concept mouvant
(Europe : XIXe et premier XXe siècles)

Colloque international et interdisciplinaire

Date : 20–22 novembre 2019

Lieu : Institut historique allemand, 8 rue du Parc royal, 75003 Paris

Organisateurs : Institut historique allemand Paris ; LabEx EHNE – Écrire une histoire nouvelle de l’Europe ; UMR Sirice ; Université de Lorraine/CEGIL

Partenaires : Institut historique allemand Varsovie ; Institut Leibniz d’histoire européenne, Mayence

Conseil scientifique : Joachim Berger, Anne Couderc, Corine Defrance, Jürgen Finger, Gintarė Malinauskaitė, Ulrich Pfeil

Date limite : 30 avril 2019

Appel à contributions

Depuis la fin du XXe siècle, la « réconciliation » est conçue comme un « horizon d’attente » généralisé : la paix semble ne pas suffire et, parfois sous la pression d’un certain nombre d’acteurs officiels ou sociétaux, nationaux ou internationaux, sociétés et États en sortie de guerre s’engagent dans la voie de la « réconciliation ». Des experts établissent des catalogues de bonnes pratiques qui conduisent à normer les processus. L’usage du terme de « réconciliation » est inflationniste dans le discours contemporain, à tel point que des observateurs dénoncent le « kitch de la réconciliation » (Klaus Bachmann). Aujourd’hui, cette attente ou exigence de réconciliation est largement fondée sur la mémoire et le refus de l’oubli, sur l’aveu des crimes et la reconnaissance des victimes, parfois sur le pardon. Elle est le reflet d’une époque et paraît aux antipodes de la conception antique de la damnatio memoriae misant sur l’oubli guérisseur.

C’est cette historicité des conceptions de la réconciliation – et non les pratiques de rapprochement après les conflits – que ce colloque se propose d’analyser dans différentes perspectives pour le XIXe et premier XXe siècle. Nous nous inscrivons dans une double approche sémantique et symbolique du langage de la réconciliation. Autrement dit, quels sont les mots, les gestes, les références, les images employés tant dans la langue diplomatique et juridique que politique, sociétale ou artistique ? A partir de différents types de source, il s’agira de saisir la pluralité des conceptions et représentations de la « réconciliation » ainsi que les différents acteurs ou milieux qui les portent. Notre perspective permettra d’approfondir les travaux portant d’une part sur l’histoire culturelle du politique et des relations internationales et d’autre part sur l’histoire sociale des concepts.

L’objectif du colloque est de prolonger vers l’amont les travaux déjà nombreux sur la réconciliation en Europe après 1945 en mettant l’accent sur l’usage et les mutations du concept. Les contributions porteront principalement sur le XIXe siècle et le premier XXe siècle, en partant de la référence que constituent les traités de Westphalie et la riche recherche sur la diplomatie, la paix et ses représentations à l’âge moderne. Elles interrogeront l’articulation sémantique et conceptuelle entre « paix », « amitié » « réconciliation » et d’autres notions voisines.

Nous prendrons essentiellement en compte les conflits interétatiques, mais aussi les conflits internes aux Empires (coloniaux ou non) ou liés à la dislocation des Empires, et aussi les guerres civiles qui interrogent les relations entre États et nations.

Dans quelle mesure l’idée que la paix nécessite l’oubli ou le silence pour étouffer les velléités de revanche ou de vengeance impacte-t-elle encore les conceptions politiques et diplomatiques du XIXe siècle ? On cherchera notamment à repérer à quel moment se produit le basculement entre des traités de « paix et de réconciliation » ou « de paix et d’amitié » et des traités de paix sans réconciliation voire des traités désignant des responsables ou même des coupables. Les sociétés ont-elles partagé ces orientations ? On examinera le rôle des organisations nationales ou internationales pour promouvoir d’autres conceptions de la paix. On s’interrogera notamment sur la concomitance de l’usage du terme de « réconciliation » par les milieux pacifistes, féministes et confessionnels et le développement d’une première diplomatie humanitaire. Provisoirement interrompues par la Première Guerre mondiale, les initiatives pour la paix, la réconciliation ou le désarmement moral s’épanouissent dans les années 1920 à différentes échelles. Dans quelle mesure l’exigence de réconciliation et le concept lui-même sortent-ils  transformés de la guerre ?

A la charnière des années 1920 et 1930 se produit un autre tournant majeur. La notion de « réconciliation » fait l’objet d’appropriation par les milieux fascistes dans leur lutte contre le bolchevisme puis par les artisans de la collaboration dans l’ensemble de l’Europe occupée. Comment les notions de réconciliation et de collaboration s’articulent-elles ?

Enfin sera analysé le refoulement momentané du terme de « réconciliation » après 1945, en raison de ses échecs voire de son discrédit. Quels sont alors les milieux qui ont œuvré à la réémergence progressive de la notion ? On interrogera le sens du concept : la réconciliation a-t-elle pour but de préparer l’avenir en se détournant du passé ou bien d’affronter ensemble le passé pour construire l’avenir ? Afin de répondre à ces questions, le terme de la période d’étude est placé dans les années 1950 voire au seuil des années 1960.

Cette manifestation vise à réunir non seulement des historiennes et historiens, mais aussi des chercheur.e.s en droit, sciences politiques, littérature, histoire de l’art, théologie ou encore humanités numériques. L’approche interdisciplinaire et le croisement des aires de spécialité permettra de soulever la  question de la chronologie de la « réconciliation » aux XIXe et XXe siècles. Cet appel s’adresse en priorité aux jeunes chercheur.e.s.

Les réponses à l’appel à communication sont à envoyer à Jürgen Finger (JFinger@dhi-paris.fr) avant le 30 avril 2019. Les candidats transmettront une proposition de titre accompagné d’un résumé de 2 500 signes (en allemand, français ou anglais), ainsi qu’une brève notice bio-bibliographique. Les langues de travail seront l’allemand, le français et l’anglais.

Corine Defrance, Jürgen Finger, Ulrich Pfeil

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Appel à communications : La guerre civile du Dniestr au Pacifique après 1917 : les échelles d’un conflit

Colloque international, Paris 12-14 décembre 2019

Il y a cent ans, l’ex-empire russe entrait dans «l’année nue», le paroxysme de la guerre civile qui s’était développée à la suite des révolutions de 1917. Longtemps, on a considéré et analysé ce conflit comme une lutte pour le pouvoir entre les «rouges» et les «blancs».

Cette vision aux couleurs tranchées laisse aujourd’hui la place à un nuancier beaucoup plus subtil de rouge et de blanc, sans compter le vert des «bandes» villageoises et les couleurs des différents mouvements nationaux qui se sont affirmés à cette occasion. Désormais, les troubles apparaissent autant comme une lutte pour LE pouvoir que comme une fragmentation infinie du pays entre DES pouvoirs concurrents. La déliquescence, puis la disparition, de l’État impérial ouvre un espace pour l’émergence de multiples institutions (étatiques ou non) qui pouvaient aussi bien s’appuyer sur un territoire que sur un groupe politique, social ou ethnique…

La guerre civile du Dniestr au Pacifique après 1917 : les échelles d’un conflit

C’est cette diversité que ce colloque souhaite étudier. Il ambitionne de déconstruire, pour mieux les comprendre et les appréhender, les grandes notions utilisées par les historiens. Doit-on parler de la guerre civile ou des guerres civiles russes (comme J. Smele)? Qu’est-ce que cette «guerre»? Se résume-t-elle à une somme de conflits? À quoi correspondent les groupes communément désignés «rouges», «blancs», «anarchistes», «nationalistes», etc.? Comment peut-on définir ces acteurs? Quelles sont leurs pratiques?

Le moyen que nous souhaitons développer et qu’autorisent les nouvelles sources disponibles est celui du jeu d’échelles. Ce jeu se veut d’abord vertical: il faut penser les dirigeants, les leaders, mais aussi les simples soldats ou militants. Il peut, ou doit, être également géographique: les études locales ou microhistoriques seront les bienvenues. L’immensité de l’espace post-impérial suppose une multitude de situations qui méritent d’être étudiées et comparées pour sortir d’un récit unifié que les belligérants ont cherché à diffuser, notamment après les événements. Il importe également de réinterroger les notions de centre et de périphérie en interrogeant la structuration de cet espace.

À l’échelle micro, l’individu doit réagir face au conflit selon ses déterminations sociales (classe, genre, nationalité…). La sociologie des guerres civiles contemporaines peut nourrir la réflexion sur les trajectoires personnelles, les manières de prendre position ou de s’accommoder, les façons de subir le conflit par assignation (ethnique, de genre…) ou au contraire d’en faire l’opportunité d’une bifurcation ou d’une promotion sociale.

La question de la violence — nourrie par la révolution et la contre-révolution — qui a monopolisé l’attention après la «fin du communisme», ne se pense plus seulement comme une violence institutionnelle, mais aussi dans une pluralité de manifestations (viols, pogroms…) et dans le contexte plus large de la sortie de la Première Guerre mondiale. On peut dès lors comparer la situation dans l’ex-empire russe à celle d’autres pays européens à la même période et observer les interactions et ingérences entre pays, mais aussi les similitudes et les spécificités d’un pays à l’autre.

L’échelle enfin peut être chronologique. Il s’agira de penser la guerre civile dans la profondeur du temps. Elle a laissé des traces sous forme de représentations (images, sons, objets), mais aussi de comportements individuels, et de rapports sociaux. Elle a été une «expérience formatrice» (Sheila Fitzpatrick) non seulement pour le régime soviétique, mais aussi pour la société, dans leurs pratiques et relations réciproques. Ces années de privation, d’arbitraire et de violence ont également été un traumatisme que les individus, les familles, les groupes sociaux et les institutions ont dû surmonter en produisant de façon différenciée des discours, mais aussi de l’oubli.

Ce colloque voudrait participer du renouvellement historiographique en présentant des études de cas à différentes échelles fondées sur des sources originales selon les lignes suivantes:

1— TERRITOIRES/POPULATIONS/INSTITUTIONS
La guerre civile est un moment politique. Elle suppose une multitude de tentatives de création d’institutions ou d’États comme en Ukraine ou en Russie. Les contributions pourront s’interroger sur les pratiques de construction d’États et d’appareils politiques ou militaires, par exemple, ainsi que sur l’implication des individus dans ces processus.
On s’intéressera également au caractère national ou supranational de ces institutions dans une révolution qui revendiqua aussi bien un internationalisme militant que le droit des peuples à créer des nations.

2— MATÉRIALITÉ DE LA GUERRE/COMBATTANTS/VIOLENCE/HAINE(S)
Les contributions pourront s’interroger sur la façon de faire la guerre civile au sens le plus matériel du terme. L’extrême violence de la guerre doit être étudiée plus précisément dans ses pratiques et ses manifestations. Quels sont les objets de la guerre civile ? Les armes ? À quoi ressemble la vie des combattants ? Comment endurent-ils la faim, la maladie ? Quels sont les fronts de la guerre civile ? Comment s’organisent-ils ? Quelle matérialité ? Comment domine-t-on les espaces de la guerre civile ? Comment prend-on le contrôle des villes et les campagnes pendant la guerre civile ? Comment circulent l’information, les ordres, les projets ?
La question de la santé dans la guerre civile pourra également être abordée: quel fut le rôle des institutions sanitaires (dont les Croix-rouges), les luttes contre les épidémies ou la façon dont les blessés furent traités, par exemple ? Il faut aussi interroger la place des civils. Sont-ils une gêne pour les opérations, une masse à assujettir, à déplacer ou des acteurs du conflit ?

3— GUERRE CIVILE ET INTERNATIONALISATION DU CONFLIT
L’histoire de l’intervention étrangère peut-elle être réécrite? Des sources nouvelles autorisent-elles une relecture des engagements internationalistes ? Une histoire des pratiques ? Des interactions locales ?

4— REPRÉSENTATIONS ET TRACES DE LA GUERRE CIVILE
La question de la mémorialisation de la guerre civile (et de son histoire) fera l’objet d’une partie de notre réflexion. Comment se construit l’histoire de cette guerre et comment se donne-t-elle à voir dans des musées et des monuments ? Aussi bien dans les semaines ou les mois qui suivent les combats que plusieurs décennies après.

Informations pratiques

Comité d’organisation :
Éric Aunoble (Université de Genève),
Jean-François Fayet (Université de Fribourg),
François-Xavier Nérard (Université de Paris1 Panthéon Sorbonne)
Avec le soutien du LabEx EHNE

Soumission des propositions

Les propositions de communications, de 300 mots environ, rédigées en français ou en anglais et accompagnées d’un bref CV (1 page maximum) sont à envoyer avant le 1er mai 2019 à l’adresse suivante conferencecivilwar@gmail.com

Les organisateurs du colloque prendront en charge l’hébergement et le repas des participants pendant la durée de la manifestation. Merci d’indiquer également si vous avez besoin d’une prise en charge partielle ou totale de vos frais de transport. Le budget, limité de la manifestation, ne permettra pas une couverture généralisée de ces dépenses.

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Call for applications : War and Society: Making and Experiencing War (and Peace) in 19th-21st-century Eastern / Central Europe and Eurasia

Tenth International Social Science Summer School in Ukraine

Kherson, June 30 – July 6, 2019.

A joint project of the Chair of Ukrainian Studies at the University of Ottawa (Canada), the Institut des Sciences Sociales du Politique (France), The Center for Slavic History at the University of Paris 1 Panthéon Sorbonne (France), the LabEx “Writing a new History of Europe” (France).

The Summer school is supported by the Wolodymyr George Danyliw Foundation (Canada), the Embassy of France in Ukraine, and the LabEx EHNE (France).

What does all this mean? Why did it happen? What
made those people burn houses and slay their fellow men? What were the
causes of these events? What force made men act so? These are the
instinctive, plain, and most legitimate questions humanity asks itself
when it encounters the monuments and tradition of that period
.”

–Leo Tolstoy, War and Peace

Valley of the Shadow of Death – Roger Fenton (April 1855) – Public Domain

In 1869 The Russian Herald completed the publication of what would become one of the most prominent works of the nineteenth-century literature – Leo Tolstoy’s seminal novel War and Peace. After the writer’s death, however, some began to argue that the title should be renamed War and Society. The confusion was caused by the fact that after the language reform of 1917 the homophones “миръ” (peace) and “міръ” (society) became one word with two different meanings – “мир.” While there is enough evidence to believe that Tolstoy did, in fact, title his book War and Peace, the writer was clearly interested in the meaning of war for society.

One hundred and fifty years later we want to continue the
conversation and ask our own questions about war and society: How does
war transform societies? How does war close off and create
opportunities? How does war challenge normative understandings of
ethics, morality, gender, state capacity, social obligation? How does
war end? How are wars “made” and undone and by whom? How have warfare
and peace-making changed over time? Our focus is Eastern and Central
Europe, but we welcome projects on Eurasia broadly conceived, including
Central Asia and the Caucasus. We would like to move beyond defining
this region as “bloodlands” (in the phrasing of Timothy Snyder) in order
to examine the multiplicity of experiences of war and meanings ascribed
to them by states, societies, and individuals. We are interested in
“wars” broadly defined: from the greatest military conflicts, such as
World Wars I and II, or civil wars that tore societies apart, or
anti-colonial struggles that brought nations together–to less
conventional wars of the post-modern world: cold wars, information wars,
hybrid wars and the war on terror. We invite you to think of war not
only as an event that takes place on battlefields and ends with the
signing of a peace treaty but also as a continuum that encompasses a
wide range of human experiences. Our chronology extends from the
Napoleonic campaigns to the contemporary conflict in Ukraine.

Topics of investigation could include:

  • Anticipation of war/ anticipation of peace;
  • The language of war: words, images, sounds;
  • Imperial wars, anticolonial wars, civil wars;
  • Cold wars, information wars, hybrid wars;
  • Mafia wars, drug wars;
  • War and civil society: state and private actors;
  • War and the nation: questions of belonging, inclusion, exclusion;
  • War and mobility: refugees, evacuees, displaced persons, prisoners of war;
  • The occupiers and the occupied;
  • War and the gender order;
  • War and sexual violence, war and the body;
  • War and the economy: collaboration and cooperation;
  • War and “ordinary people”: survival and adaptation;
  • Actors of War: dehumanizing and rehumanizing the enemy;
  • The home front: the mundane and the extraordinary;
  • War and the arts: representation, entertainment, morale-building;
  • War and the city: urban space and the built environment;
  • War and peace: exiting war, reconciliating, pacifying, judging;
  • The postwar society: rebuilding, remembering, forgetting;
  • Memory of war: celebration and mourning.

Format: Workshop and Fieldwork

The Summer School follows a unique format that allows for developing
participants’ research projects, as well as exploring the theme of the
School in the laboratory of the city. Participants leave the School with
new colleagues, new ideas, and a better understanding of their own
research in comparative context. The Summer School is explicitly
interdisciplinary and follows a workshop format. Each participant will
present a pre-circulated paper and receive extensive comments from a
group of international faculty, as well as from other participants.
Participants are expected to read each other’s work, to contribute
actively to discussions, and to participate in the extracurricular
program throughout the city. The Summer School will include roundtables
and presentations at the seminar, field visits, local interviews and
excursions within the region. These off-site activities will contribute
to our seminar discussions.

Location : Kherson – Херсон (Ukraine)

The International Social Science Summer School in Ukraine takes place
in a different city of Ukraine every year. Previous schools have been
held in Uman (2009), Dnipropetrovsk (2010), Ostroh (2011), Zhytomyr
(2012), Mykolaiv (2013), Lviv (2014), Chernivtsy (2015), Kharkiv (2016)
and Zaporizhzhya (2018).

This year’s school will take place in Kherson, Ukraine. The city itself was a product of war: it was founded as a military fortification on the right bank of the Dnipro river during the Russo-Turkish war of 1735-1739 and later became one of the Russian Empire’s major outposts on the Black Sea. Kherson was the cradle of Russia’s Black Sea fleet and an important port throughout the imperial period. After the collapse of the monarchy in 1917, Kherson became the site of bitter struggles among different political forces: it was consecutively ruled by the Provisional Government, the Bolsheviks, Pavlo Skoropadskyi’s Hetmanate, the Directorate of the Ukrainian National Republic, and Anton Denikin’s forces before it was finally taken over by the fledgling Soviet state. A major port and an industrial center, the city was occupied by Nazi Germany for almost three years during World War II. Today, the life of the city is to a great extent shaped by the conflict in Eastern Ukraine; Kherson has been housing the Office of the Presidential Representative of Ukraine in Crimea since 2014.

Duration

One week, June 30-July 6. Departure from Kyiv on June 30. Workshop meets all day July 1-5; return to Kyiv July 6.

Participants must attend the school for the entire week.

Eligibility

The Summer School is open to PhD students (or students enrolled in a kandidat naukprogram) and young researchers (up to six years removed from their PhD or kandidat naukdegree).
Proposals strong on theory and empirical research are particularly
welcome. The working language of the Summer School is English.
Participants must be comfortable working in English.

Program Costs

There is no program fee. The organizers will cover accommodation,
meals, workshops and all excursions. The participants (or their
institutions) must pay travel expenses from their home country to Kyiv;
the round-trip transfer from Kyiv to Kherson will be covered.

Applications

To be considered for the Summer School, candidates must complete an
application form (including a 500 word research project presentation)
and send a CV. They may also send an additional written sample, such as a
conference paper, a dissertation chapter, or a publication (optional).

Step 1 : Complete the application form online. We advise you to prepare the research project presentation in advance and to copy/paste it.

Step 2 : Send your CV and additional documents to ukrainesummerschool@gmail.com. Please don’t forget to clearly mention your name in the subject line of the message.

Deadline for application is 1 April 2019.

The application will be reviewed by an evaluation committee and you will be notified of the results by email.

Core Faculty members

Dominique Arel (Chair of Ukrainian Studies, U of Ottawa, Canada)
Anna Colin Lebedev (U of Paris Nanterre / Institut des sciences sociales du politique, France)
Mayhill Fowler (Stetson University, USA)
Alissa Klots (European University at Saint Petersburg, Russia)
Sophie Lambroschini (U of Paris Nanterre, France/ Centre Marc Bloch, Germany)
Mikhail Minakov (Kyiv Mohyla Academy National University, Ukraine – Europa-Universität Viadrina Frankfurt (Oder), Germany)
Anna Muller (U of Michigan-Dearborn, USA)
François-Xavier Nérard (U of Paris 1 Panthéon Sorbonne, France)
Ioulia Shukan (U of Paris Nanterre / Institut des sciences sociales du politique, France)
Mychailo Wynnyckyj (National University “Kyiv-Mohyla Academy”, Ukraine)

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Professeur invité : Yaman Kouli

Yaman Kouli a fait des études d’histoire, d’histoire économique et de droit dans les universités de Bielefeld (Allemagne), de Paris VII-Denis Diderot et de Poznań (Pologne). Pendant ces cinq années, il a également appris le polonais à l’Institut national des Langues et Civilisations Orientales (INALCO). Après avoir terminé ses études, il a commencé une thèse de doctorat sur le développement industriel de la Basse-Silésie (1936-1956) – une région polono-allemande – et les effets économiques de l’expulsion de la population allemande sur le niveau de production.

En 2011, il est devenu assistant de recherche du Prof. Rudolf Boch à l’Institut d’histoire européenne de l’université polytechnique de Chemnitz puis a reçu en 2012 une fellowship du Centre scientifique des sciences sociales (Berlin) où il s’est consacré à l’analyse de « l’économie du savoir » et à la question de la nécessité d’une mobilité croissante des entreprises et des travailleurs dans l’économie moderne.

Le projet auquel Yaman Kouli veut se consacrer pendant son séjour au sein du LabEx « Écrire une nouvelle histoire de l’Europe » et de l’UMR SIRICE traite de l’intégration économique en Europe avant la Grande Guerre. Tandis que la plupart des sociologues considèrent l’intégration européenne comme un phénomène dont les racines remontent aux années 1950, un grand nombre d’historiens s’accordent pour estimer qu’elle a en réalité commencé pendant le dernier tiers du long XIXe siècle, à un moment où se manifestent simultanément l’Etat-Nation, la première vague de la mondialisation, l’internationalisme et le début de l’intégration européenne moderne. C’est aussi l’époque où s’amplifie la coopération internationale au niveau des techniques et où se développent les réseaux parmi les scientifiques, les intellectuels et plus largement la bourgeoisie. Or s’il est relativement facile d’analyser chacun de ces phénomènes considéré de façon isolée, il est beaucoup plus compliqué de déchiffrer les relations observables entre ces quatre développements.

Jusqu’à récemment, la coopération européenne a été considérée comme une partie de l’internationalisme. Dans son projet, M Kouli teste l’hypothèse selon laquelle ce processus a été une stratégie devant servir à l’établissement de règles communes qui sont in fine devenues obligatoires au niveau international. En raison de la croissance du commerce international, la concurrence est devenue plus forte. La dépendance au marché mondial a intensifié la concurrence des prix dans les pays participant à la mondialisation de l’économie. Les entreprises ont donc été forcées de réagir et d’élaborer une stratégie. Elles ont pu soit essayer de produire à moindre coût, soit trouver à développer des produits innovants. Cependant, la croissance de l’économie du savoir a accru le risque de vol des innovations. Dans ce contexte, alors que les entreprises devaient décider ou non de prendre le risque d’investir dans les innovations et le capital humain, les accords européens garantissant un environnement stable ont permis de sortir de ce dilemme.

Ces accords ont joué deux rôles. Premièrement, ils ont mis en place des standards européens ainsi que des règles économiques stables. Ils ont réduit le risque d’une économie dans laquelle chaque entreprise fait tout afin de produire moins cher que l’autre, quelles que soient la qualité des produits et les conditions de travail. Sur cette base, les entreprises ont pu investir dans le « capital humain » et dans la recherche et le développement afin de se lancer dans des innovations fondées sur le savoir. Deuxièmement, ils ont joué un rôle dans les relations avec le monde non-européen. Par l’établissement de règles communes dans un monde qui était en train de se mondialiser, ils ont servi à éviter une concurrence des prix trop intensive.

La deuxième partie du projet se concentre sur l’intégration européenne économique de 1900 à nos jours. On sait que le marché mondial avant 1914 était dominé par l’Europe et les États-Unis et la croissance du commerce mondial est bien documentée. Cependant, la littérature existante n’a pas permis d’analyser le cas de pays spécifiques. Par conséquence, un but de ce projet consiste à développer une méthode permettant de mesurer l’intégration économique de l’Europe. De cette manière, il sera possible de comparer les niveaux de l’intégration économique européenne avant la Grande Guerre et après la Deuxième Guerre mondiale. Un tel indice pourrait enrichir la discussion sur le développement de l’intégration européenne.

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Appels à contributions de l’Encyclopédie pour une Histoire Nouvelle de l’Europe.

L’Encyclopédie EHNE est à la recherche de nouveaux auteur.es :

L’Encyclopédie pour une histoire nouvelle de l’Europe cherche de nouveaux auteur.es pour enrichir les entrées de ses différentes thématiques :

  • L’Europe comme civilisation matérielle
  • L’Europe dans une épistémologie du politique
  • L’humanisme européen
  • L’Europe, les Européens et le Monde
  • L’Europe des guerres et des traces de guerres
  • Une histoire genrée de l’Europe
  • Traditions nationales, circulations et identités dans l’art européen

Il s’agit d’écrire de courtes notices (7000 signes), à destination d’un large public et proposant une réflexion nouvelle sur l’histoire européenne. Ces dernières seront traduites en anglais (et en allemand à moyen terme) et pourront faire l’objet de valorisations pédagogiques et scientifiques dans le cadre de nos différents partenariats (Maisons de l’Europe, Toute l’Europe, Laboratoire d’Innovation Pédagogique sur l’Europe).

Nous vous proposons de contribuer à ce projet en rédigeant une notice sur l’un des thèmes suivants :

 

Axe 1 – L’Europe comme civilisation matérielle

Pour l’ensemble thématique « Le tourisme en Europe », la notice :

  • « Mobilités et destinations touristiques en Europe de l’Est »

Personne à contacter : labexehne1@gmail.com

Axe 2 – L’Europe dans une épistémologie du politique

Pour l’ensemble thématique « Les modèles politiques pour faire l’Europe », les notices :

  • Les gauches radicales en Europe (Les modèles politiques pour faire l’Europe)
  • Européisme et internationalisme (Les modèles politiques pour faire l’Europe)

Pour l’ensemble thématique « L’Europe et la gestion des conflits », la notice :

  • L’Europe, l’ONU et la gestion des conflits

Personne à contacter : labex.ehne2@gmail.com

Axe 3 – L’humanisme européen

Pour l’ensemble thématique « Les humanistes et l’Europe – mythes et réalités de l’Europe de la Renaissance »,

  • Le mécénat princier dans l’Europe de la Renaissance

Pour l’ensemble thématique « Les espaces parallèles de l’Europe de la Renaissance », la notice :

  • L’utopie dans l’Europe de la Renaissance (de Thomas More à Campanella)

Pour l’ensemble thématique « Projets d’Europe unie », la notice :

  • Les Etats-Unis d’Europe

Personne à contacter : humanisme.ehne@gmail.com

Axe 4 – L’Europe, les Européens et le monde

Pour l’ensemble thématique « L’Europe et la régulation juridique des relations internationales », les notices :

  • Les traités inégaux avec la Chine
  • La cour européenne des droits de l’homme

Pour l’ensemble thématique « L’Europe et la traite Atlantique », la notice :

  • Les Européens et l’abolition de la traite (des Noirs)

Personne à contacter : labexehne4@univ-nantes.fr

Axe 5 – L’Europe des guerres et des traces de guerre

Pour l’ensemble thématique « Violences de guerre », la notice :

  • La torture comme instrument de guerre

Pour l’ensemble thématique « Vainqueurs vaincus », la notice :

  • Pillages et spoliations

Personne à contacter : labexguerres@gmail.com

Axe 6 – Une histoire genrée de l’Europe

Pour l’ensemble thématique « La prostitution (XIXe-XXIe siècles) : De la traite des blanches à la traite des êtres humains », la notice :

  • La prostitution coloniale

Pour l’ensemble thématique « Genre et circulations en Europe », la notice :

  • Le genre des migrations dans l’Union européenne (du traité de Maastricht à aujourd’hui)

Pour l’ensemble thématique « Gagner sa vie en Europe, une affaire de genre », la notice :

  • Genre et monde rural

Personne à contacter : genreeurope@gmail.com

 

Modalités de proposition :

Les personnes intéressées sont invitées à contacter les responsables éditoriaux des notices faisant l’objet d’un appel. Elles soumettront à cet effet un résumé de 80 mots qui synthétisera les principaux éléments de la notice et insistera sur la dimension européenne du sujet et son intérêt pour une histoire nouvelle de l’Europe.

Description du projet :

ehne.fr est une Encyclopédie bilingue et numérique pour une histoire nouvelle de l’Europe. Elle est l’un des projets phares du LabEx EHNE (Ecrire une Histoire nouvelle de l’Europe) et propose des approches transversales de l’histoire européenne du genre, des guerres, de l’art, des circulations et des réseaux, des grandes idéologies et débats politiques. Elle s’intéresse aux fondements culturels et religieux de l’Europe et porte un regard sur les relations entre l’Europe et le monde.

Destinée aux citoyens, aux chercheurs, aux étudiants, l’encyclopédie numérique offre un contenu innovant sous un format original, fruit de la recherche actuelle :

  • des notices de synthèse rédigées par des spécialistes qui proposent de nouvelles façons de découvrir, de penser et d’étudier l’histoire de l’Europe.
  • Différents supports multimédia enrichis d’illustrations issues de fonds iconographiques inédits et de vidéos provenant des fonds de l’Institut national de l’audiovisuel.

Dans cette perspective, elle offre aux enseignants de nombreux outils de valorisation pédagogique.

 

Comité de rédaction de l’Encyclopédie EHNE :

Éric Anceau
Alain Beltran
Lucien Bély
Éric Bussière
Virginie Chaillou-Atrous
Pierre Couhaut
Denis Crouzet
Olivier Dard
Corine Defrance
Christine Gouzi
Cyril Grange
Stanislas Jeannesson
Anne Jusseaume
Élinor Kelif
Léonard Laborie
Marie Levant
Antoine Marès
Hélène Miard-Delacroix
Fabrice Micallef
Jeanne Moisand
François-Xavier Nérard
Laurence Nye
Simon Perego
Clyde Plumauzille
Yannick Ripa
Mathilde Rossigneux-Méheust
Claire Sanderson
Dany Sandron
Guillaume Tronchet
Fabrice Virgili
Tom Williams

Éditrice

Sonia Bledniak

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La France en guerre dans le second XXe siècle. Représentations et mémoires contemporaines, 2000-2017

Appel à contribution
Journée d’étude – Sorbonne, 19 octobre 2018

En 2017, à respectivement 70 ans de la Seconde Guerre mondiale et 50 ans de la guerre d’indépendance algérienne, on peut être surpris par l’effervescence mémorielle qui, en ce début du XXIe siècle, rend présents, de façon inégale selon les conflits – trop de mémoire ici, pas assez là –, ces événements. L’héritage de ces passés, loin de concerner seulement l’histoire militaire, témoigne de l’évolution du regard à la fois historiographique et sociétal sur ces conflits, appréhendés par ailleurs de façon de plus en plus différentielle selon les générations impliquées.

Le 18 juin 1960, le général de Gaulle inaugure le Mémorial de la France combattante au mont Valérien, le 25 janvier 2005 le Mémorial de la Shoah est inauguré à Paris par le président Jacques Chirac tandis que le 16 octobre 2015, le premier ministre Manuel Valls inaugure le Mémorial du camp de Rivesaltes. Entre ces dates, la perception et la mémorialisation de la Seconde Guerre mondiale connaissent une évolution marquante : à la célébration de la mémoire de la résistance succède celle de la mémoire de la déportation au prisme d’un « devoir de mémoire » centré sur l’extermination des Juifs d’Europe tandis que, plus récemment, la crise des mémoires nationales héroïques génère une mémoire plurielle du second conflit mondial. De son côté, la guerre d’indépendance algérienne, qui fut longtemps une « non guerre », reste encore à la marge des politiques mémorielles qui tardent à lui assurer un régime de commémoration. Contrairement aux mémoires plurielles mais désormais consensuelles de la Seconde Guerre mondiale – de la Première d’ailleurs aussi –, cette mémoire encore fortement conflictuelle illustre la difficulté qu’a la société française, dans un contexte postcolonial, à accepter la pluralité des expériences guerrières.

Dans cette configuration, la journée d’étude invite à interroger les représentations – symboliques, politiques, architecturales, artistiques… – que ces conflits passés nourrissent depuis le début du XXIe siècle et à mettre en évidence des dynamiques mémorielles qui investissent l’espace public.

La manifestation prévue pour l’automne 2018 se place résolument dans le temps de la mémoire récente, à compter de l’an 2000.

Objets d’étude de la journée

Un premier objet d’étude portera sur les mémoriaux récemment ouverts en tant que « hauts-lieux de mémoire française ». Quelles sont les spécificités de ces différents mémoriaux sur les conflits du second XXe siècle impliquant la France ? Dans quelle mesure la genèse et la réalisation du mémorial traduisent-elles un consensus ou au contraire une vision encore conflictuelle autour de la mémoire de l’événement ? Cet axe s’intéressera également aux appropriations des mémoriaux, à leurs usages « vernaculaires » et, consécutivement aux mémoires, notamment envisagées à partir d’une perspective « vue d’en bas ».

Un second objectif de la manifestation sera de proposer une réflexion sur la/les manière(s) dont ces conflits – selon des durées, des modalités et des enjeux qui leur sont propres – marquent les créations plastiques contemporaines, mais aussi sur la/les manières dont les créations contemporaines sont des marqueurs de la mémoire. Dans quelle mesure la mémoire des conflits retenus se trouve-t-elle – en ce début du XXIe siècle – dans le travail d’artistes contemporains ? Plus fondamentalement, comment aborder aujourd’hui, en tant qu’artiste, la question de la représentation de la mémoire de la guerre et des guerres du second XXe ?

Un troisième axe de la manifestation s’intéressera au temps politique des représentations telles qu’elles ressortent des prises de parole politiques lors des inaugurations et des cérémonies commémoratives. Quelles lectures peuvent en être faites ? En quoi le temps court du politique intègre-t-il dans le très contemporain, autant qu’il peut l’instrumentaliser, la mémoire des guerres d’hier – mais aussi de la guerre en général ?

Axes de réflexion de la journée d’étude

I) Mémoriaux de guerre comme lieux de mémoire
– Comment se pense la représentation de la guerre (passée) au temps présent ?
– Quelle est la stratégie mémorielle adoptée ?
– Dans quelle mesure les mémoriaux récemment ouverts adoptent-ils une forme/enveloppe particulière (architecturale, scénographique, didactique…) qui contribue à ce qu’ils soient porteurs de nouvelles représentations de la mémoire ?

II) Mémoire des guerres et productions plastiques contemporaines
(2000-2017)
– Dans quelle mesure la mémoire des conflits du second XXe siècle inspire-t-elle depuis l’an 2000 le travail d’artistes ? En quoi le travail plastique de ces artistes s’inscrit-il dans des cycles de mémoire ?
– En quoi les œuvres d’art contribuent-elles elles-mêmes à faire évoluer les représentations du champ mémoriel des conflits du second XXe siècle ?
– Comment la création artistique contemporaine aborde-t-elle la question de la représentation de la mémoire de la guerre ?

III) Guerres d’hier, inaugurations d’aujourd’hui
– Quelles lectures des représentations des guerres d’hier mais aussi de la guerre en général peuvent être faites à partir des discours d’inauguration des mémoriaux ou des discours prononcés lors de commémorations ? Quel est le degré d’intégration de la recherche historique ?
– En quoi les discours d’inauguration font-ils événement : acteurs, destinataires, échelles (locale, nationale, européenne) ?
– En quoi la diversité des publics et les attentes sociales influencent-elles le discours produit ?

Fonctionnement de la journée d’étude

La manifestation aura lieu en Sorbonne. Pour les participants, les frais de déplacement et d’hébergement seront pris en charge en tout ou partie. Les panels se dérouleront en deux parties : les thématiques seront d’abord abordées par des acteurs du champ, invités (directeurs de mémoriaux, architectes, artistes, politiques …), puis dans un deuxième temps par les interventions retenues. Les interventions seront de 15 mn.

Calendrier

12 mars 2018 : Date-limite de réception des propositions de communication
15 avril 2018 : Réponse aux propositions de communication
19 octobre 2018 : Journée d’étude

Format des propositions de communication

Les propositions de communication ne doivent pas excéder les 300 mots. Elles comporteront : nom et prénom, rattachement institutionnel (si existant), courriel, titre de la communication, court CV (2 pages maximum).
Contact : memoirescontemporaines@gmail.com

Comité d’organisation

Anne Bernou (anne.bernou@orange.fr)
Andrea Brazzoduro, University of Oxford (andrea.brazzoduro@sant.ox.ac.uk)
Fabien Théofilakis, Université de Paris I Panthéon Sorbonne (fabien.theofilakis@paris1-univ.fr)

Comité scientifique

Alya Aglan, Université de Paris I Panthéon Sorbonne
Annette Becker, Université de Paris Ouest Nanterre La Défense
Raphaëlle Branche, Université de Rouen
Corine Defrance, CNRS – Université de Paris I Panthéon Sorbonne
Laurence Bertrand Dorléac, Sciences Po Paris
Thierry Dufrêne, Université de Paris Ouest Nanterre La Défense, INHA
Robert Gildea, University of Oxford
Itzhak Goldberg, professeur émérite, Université Jean Monnet, Saint-Étienne
François-Xavier Nérard, Université de Paris I Panthéon Sorbonne
Natalya Vince, Université de Portsmouth et EC H2020 Marie-Sklodowska Curie Global Fellow

Appel à télécharger : Sorbonne 19 octobre 2018 CFP
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Appel à communication : Les traités de paix (1918-1923) : la paix les uns contre les autres

Colloque international

Lieu : Paris
Dates : 21-23 mars 2019 Date-butoir : 15 avril 2018

Organisateurs : Isabelle Davion (Université Paris-Sorbonne, SIRICE, EHNE) Stanislas Jeannesson (Université de Nantes, CRHIA, EHNE)

L’historiographie des traités qui mirent fin à la Grande Guerre a depuis une trentaine d’années considérablement évolué et nul ne songerait aujourd’hui à soutenir, du moins de façon lapidaire, que Versailles a conduit tout droit à la Seconde Guerre mondiale. On s’accorde de plus en plus à penser que l’œuvre de Versailles, certes imparfaite – ce dont les négociateurs avaient d’ailleurs parfaitement conscience –, constituait une tentative de reconstruction du système international, au-delà même du simple continent européen, à partir d’un certain nombre de principes et de valeurs partagées, dont on ne peut nier l’ambition ni le caractère profondément novateur. Le centenaire de 2019 fournit l’occasion, une nouvelle fois, de revenir sur des traités qui ne se contentèrent pas de procéder au règlement de la guerre mais qui ouvrirent une page décisive de l’histoire des relations internationales contemporaines.

Ce colloque, organisé en partenariat avec le LabEx EHNE (Écrire une histoire nouvelle de l’Europe), l’UMR SIRICE (Sorbonne-Identités, relations internationales et civilisations de l’Europe) et le CRHIA (Centre de recherches en histoire internationale et atlantique), compte s’appuyer sur les apports des différentes historiographies nationales et de leurs récents renouvellements, pour les faire se rencontrer avec un triple objectif :

– considérer comme un tout, de façon globale, l’ensemble des traités qui de 1918 à 1923, de Brest-Litovsk à Lausanne, en passant par les traités signés par la conférence de la Paix mais aussi celui de Riga, mettent un terme à une guerre qui, pour nombre de peuples d’Europe orientale et du Moyen-Orient, se prolonge sous diverses formes bien au-delà de 1918. Nous devons sur ce point nous affranchir d’une chronologie par trop occidentalo-centrée qui verrait l’issue du conflit dans la conférence de Paris et les règlements frontaliers européens.

– envisager l’espace composé du continent européen et de l’ancien empire ottoman, de l’Atlantique à l’Oural et au Caucase, de la mer Baltique au Golfe arabo-persique, dans une continuité géostratégique, afin de décloisonner les historiographies et de les affranchir du prisme national, autant que faire se peut. L’objectif est de faire émerger des problématiques collectives, voire transnationales, par-delà les traditions historiographiques très différentes, si ce n’est conflictuelles, propres aux pays d’Europe occidentale et d’Europe centre-orientale, ou aux pays vainqueurs, vaincus et neutres.

– interroger les premières années d’application des traités, décisives en ce qu’elles confrontent les principes à l’épreuve du terrain, jusqu’à la première remise en cause que constitue le traité de Lausanne du 24 juillet 1923, et même au-delà. Les traités, qui sont autant de créations continues, renferment en effet plusieurs dispositions qui prévoient une mise en œuvre progressive, susceptible d’évoluer au gré des circonstances et des volontés politiques, tant sur le plan territorial (les plébiscites) que militaire (les régimes d’occupation), économique (la définition de la nature et du montant des réparations), international et juridique (la question des minorités, le système des mandats, l’entrée en vigueur de la SDN). Il nous paraît indispensable de lier l’étude des traités à ces prolongements naturels, lesquels engagent autant la responsabilité des grandes puissances que des États successeurs, des vainqueurs que des vaincus.

C’est dans ces perspectives que nous souhaitons orienter les problématiques du colloque selon trois grands axes, qui pourront fournir matière aux contributions des intervenants :

1. La question des notions et des principes qui sous-tendent les traités sur la période 1918-1923. Nous proposons de mettre en lumière quatre éléments qui nous semblent fondamentaux : le droit des peuples et le statut des minorités ; la notion de frontière juste, impliquant la pratique du plébiscite ; la question centrale des responsabilités dans les origines du conflit ; la notion même de réparations, dans toutes les acceptions du terme, sur le plan moral comme financier. Dans quelle mesure, sur chacun de ces points, les traités se répondent-ils pour susciter analogies et corrélations? Peut-on réellement considérer ces traités comme un édifice homogène, juridiquement et politiquement parlant, à l’échelle de l’Europe et du monde, ou faut-il, au contraire, continuer de privilégier les approches et les spécificités nationales ? Comment par exemple la notion européenne de minorité trouve-t-elle à s’insérer dans la logique universelle de la SDN ?

2. La réception de ces traités, dans l’ensemble de l’Europe et de l’empire ottoman, mais aussi dans les mondes coloniaux et le continent américain. Nous privilégierons sur ce point les réflexions portant sur plusieurs pays ou sur des acteurs et phénomènes transnationaux, de façon à dépasser les nombreuses études déjà réalisées dans le cadre de chaque État et à contribuer à écrire une histoire globale des traités de paix. Comment entre-t-on en paix ? Quelle place revêt dans le processus, la période qui court de la signature de l’armistice à celle du traité ? Quel rôle jouent les groupes de pression, tant dans un cadre national (anciens combattants, intérêts économiques…) que transnational (mouvements féministes, organisations ouvrières, associations pro-SDN…)? Comment les espoirs suscités par le wilsonisme se heurtent-ils aux réalités des traités ? Quel écho rencontrent les jugements critiques qui, dans tous les pays, s’abattent sur les traités ? La chronologie pourra également être interrogée pour mettre en lumière l’importance de la signature des traités dans le processus d’entrée en paix.

3. L’application immédiate des traités, dans les premières années qui suivent leur signature, qu’il est nécessaire, nous semble-t-il, d’envisager à différentes échelles et à différents moments. On pourra étudier, sur le terrain, les conditions dans lesquelles s’élaborent et se déroulent les plébiscites, comme, à l’échelle de la SDN, s’attarder sur la mise en œuvre du nouvel ordre international. Le rôle joué par les acteurs, diplomates, militaires, juristes, experts, ONG, fera l’objet d’une attention particulière, de même que les interactions entre acteurs locaux, nationaux et internationaux. Il faudra enfin poser la question de la solidarité entre les vainqueurs, à l’Ouest comme à l’Est, chargés de l’application des traités : l’échec final de ces traités peut-il s’expliquer, du moins partiellement, par la démission collective des anciens alliés, confrontés aux responsabilités qu’impose le fait de gagner une guerre ?

Les propositions de communication doivent être envoyées avant le 15 avril 2018 à l’adresse suivante: paix.paris2019@free.fr. Elles ne devront pas excéder une page et seront accompagnées d’un court CV. Les communications pourront être faites en français ou en anglais. Le colloque donnera lieu à une publication. Les frais de transport et d’hébergement des intervenants sont pris en charge.

 

Comité d’honneur

Michel Catala, université de Nantes
Olivier Dard, université Paris-Sorbonne
Robert Frank, université Paris I Panthéon-Sorbonne Lothar Höbelt, université de Vienne
Hervé Magro, directeur des Archives diplomatiques Antoine Marès, université Paris I Panthéon-Sorbonne Marie-Pierre Rey, université Paris I Panthéon-Sorbonne Tomasz Schramm, université Adam Mickiewicz, Poznań

Comité scientifique

Balázs Ablonczy, université Loránd Eötvös, Budapest
Étienne Boisserie, INALCO
Corine Defrance, CNRS
Frédéric Dessberg, université Paris I Panthéon-Sorbonne /Saint-Cyr Sabine Dullin, Sciences Po Paris
Frédéric Guelton, Service historique de la Défense Jean-Michel Guieu, université Paris I Panthéon-Sorbonne John Horne, Trinity College
Ross Kennedy, Illinois State University
Henry Laurens, Collège de France
Marcus Payk, Humboldt Universität
Georges-Henri Soutou, université Paris-Sorbonne
Florin Ţurcanu, université de Bucarest

 

Appel à télécharger : Traités de paix 2019 – AAC
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Séminaire « Traces de guerre et de conflits : lieux et pratiques »

Séminaire d’enseignement et de recherche
Programme pour l’année universitaire 2017- 2018 = 9 séances de 3h + 1 de 2h
Le mercredi de 17h à 20h
Première heure réservée aux étudiants inscrits Salle F 603
Université Paris 1 centre Sorbonne –14 rue Cujas, 1er étage

Depuis plusieurs années, notre séminaire interroge les « traces » des guerres du XXe siècle, mais aussi d’autres formes de conflits telles les révolutions, les répressions ou encore les génocides et grands massacres de masse. Ces traces, nous les envisageons sous les formes les plus variées: traces psychiques comme traces matérielles; traces individuelles qui s’expriment notamment dans la fiction ou traces collectives par exemple par le biais de la commémoration ou de l’érection de mémoriaux ; traces envisagées aussi du point de vue du genre.

Penser les marques des conflits nous conduit également à réfléchir aux voies multiples qui ont été choisies au cours du XXe siècle pour y mettre fin et parfois assurer le rapprochement voire la réconciliation entre populations ou entre nations (procès, réparations, travail sur le passé, commémorations…). Quelles sont les voies possibles d’un vivre ensemble, voire d’une réconciliation quand un conflit a opposé dans la violence des populations ? Est-il possible de (re)vivre ensemble ? Pour répondre à ces questions, ce séminaire est non seulement interdisciplinaire mais convie d’autres « praticiens » de l’Histoire : juristes, artistes, réalisateurs, psychanalystes, archivistes ou conservateurs… Il vise également à mettre les étudiants en situation, d’une part en encourageant le débat avec nos intervenants, d’autre part en examinant sur le terrain certaines des traces matérielles de ces conflits.

Responsables du séminaire :

Corine DEFRANCE (CNRS),
François-Xavier NÉRARD (Paris 1 Panthéon- Sorbonne),
Fabrice VIRGILI (CNRS),
Éva WEIL (psychanalyste)

Programme à télécharger : Sem_TdG_17-18_PROG_DEF
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Appel à contribution : La France et la dénazification de l’Allemagne après 1945

Colloque international organisé par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, l’Institut historique allemand de Paris, l’Institut d’Histoire moderne et contemporaine ENS Paris et le Labex EHNE (Ecrire une Histoire nouvelle de l’Europe) en coopération avec le Musée des Alliés à Berlin et la Fondation Maison du chancelier Adenauer Rhöndorf

22–23 mars 2018
Lieux :
Institut historique allemand de Paris
Centre des Archives diplomatiques de La Courneuve

Argumentaire

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et à la suite des accords de Potsdam (juillet–août 1945), les Alliés mettent en œuvre, dans leur zone d’occupation respective en Allemagne et en Autriche, une politique de « dénazification » destinée d’une part à sanctionner les nazis et d’autre part à démocratiser la société allemande. Dans ce cadre, une épuration est menée, qui comprend plusieurs dimensions (judiciaire, administrative, professionnelle). Cette épuration est complexe à appréhender, car elle a été dirigée de manière différente par les Alliés malgré leur accord initial à Potsdam et l’expérience commune du procès de Nuremberg (1945/46). Même à l’Ouest, en dépit d’une tendance grandissante à l’homogénéisation des pratiques épuratoires, notamment dans l’association des Allemands eux-mêmes à l’entreprise, la dénazification ne fut jamais uniforme selon les régions et les secteurs professionnels.

Certes l’ambition de la dénazification est immense, puisqu’il s’agit non seulement de sanctionner au plan pénal les criminels nazis, mais aussi de neutraliser les élites fonctionnelles ayant servi la dictature de Hitler et, au-delà, d’évaluer la compromission politique de plus de 8,5 millions d’Allemands ayant appartenu NSDAP, tout en accompagnant le retour à la démocratie par une pédagogie destinée au plus grand nombre. La dénazification comme épuration administrative est pourtant brève, puisqu’elle est déclarée officiellement achevée dès 1948, bien que certaines procédures se poursuivent dans les faits à l’Ouest jusqu’au seuil des années 1950 et qu’un contentieux se déploie à plus long terme en République fédéral d’Allemagne. Avec le recul, si l’épuration a parfois été jugée bien trop limitée à l’Ouest, la démocratisation apparaît en revanche un acquis durable de l’après-1945. Dès lors, tirer le bilan de la dénazification appelle un jugement nuancé. De plus, il reste encore pour les historiens de nombreux champs à explorer.

Au plan historiographique, le volet épuratoire de la dénazification (judiciaire et administratif) a en effet fait l’objet de monographies régionales ou par zone d’occupation de grande qualité, notamment dans les années 1980 et 1990. Quelques études comparatives ont été publiées. Mais force est de constater qu’il manque encore aujourd’hui une véritable synthèse sur la dénazification menée en zone d’occupation française (ZOF). De plus, le croisement avec l’étude de l’épuration des collaborateurs en France a été rarement tenté.

L’ouverture sans restriction des archives françaises relatives à la Seconde Guerre mondiale et à ses suites (arrêté du Premier Ministre du 24 décembre 2015), les efforts des services d’archives concernés pour faciliter l’accès aux fonds émanés de l’administration de la ZOF (plus de 250 000 dossiers de dénazification indexés) ouvrent aujourd’hui de nouvelles perspectives à la recherche.

Ce colloque aura pour objectifs de dresser un bilan historiographique sur le sujet, de présenter les sources disponibles, inédites ou méconnues, en France et en Allemagne, et de dégager de nouveaux axes de recherches. Un regard croisé avec la contribution d’archivistes des Länder permettra de dresser ce panorama. On s’en tiendra à analyser les processus de dénazification dans la seule ZOF, tout en adoptant une démarche comparative (sources britanniques, américaines et russes) afin d’en mettre en lumière les éventuelles spécificités.

Les communications pourront aborder, sur un plan général, les règles juridiques et le fonctionnement des juridictions et de la bureaucratie chargées de la dénazification. Pourront être présentées des études de cas individuels, fondées non seulement sur des croisements de témoignages, mais surtout sur les dossiers d’archives nominatifs susceptibles d’éclairer la politique de dénazification des Français avant que les comités d’épuration composés d’Allemands ne prennent le relai dans la nouvelle Allemagne. Au-delà des cas individuels, il s’agira de s’interroger sur le fonctionnement et le recrutement des administrations allemandes après-guerre permettant de nourrir une histoire sociale de la démocratie ouest-allemande en train de se construire.

La dénazification en Allemagne de l’ouest et en Allemagne de l’est, qui a concerné toute la société, a été en effet particulièrement appliquée à l’administration, entrainant l’éviction et ensuite la réintégration d’un certain nombre de fonctionnaires dont on avait besoin pour reconstruire le pays et dont les droits furent précocement garantis en République fédérale d’Allemagne. Le colloque sera aussi l’occasion d’organiser pour le public français une présentation des enquêtes actuellement menées en Allemagne par différentes commissions nommées au sein des ministères par le gouvernement de la RFA pour étudier les réalités de l’épuration administrative et les conditions de la transition démocratique après le nazisme. Par ailleurs, il pourrait être pertinent de mettre en perspective les deux mouvements d’épuration, en France et en Allemagne, à l’occasion d’une table ronde.

Enfin, ce projet de colloque se situe dans le prolongement d’une exposition intitulée « Who was a Nazi ? – la dénazification après 1945 en Allemagne », présentée au musée des Alliés à Berlin en 2015-2016. Il évoquera donc également la question de la transmission et de la perception du processus de dénazification par le public allemand. Comité scientifique : Sébastien Chauffour (Archives diplomatiques de la Courneuve), Corine Defrance (CNRS, Labex EHNE), Stefan Martens (Institut historique allemand), Hélène Miard-Delacroix (ParisSorbonne, Labex EHNE), Isabelle Nathan (Archives diplomatiques de la Courneuve), MarieBénédicte Vincent (Ecole normale supérieure, Institut d’histoire moderne et contemporaine)

Langues : français, allemand, anglais

Les propositions qui doivent comporter un titre et un résumé en 1500 signes de l’intervention, avec nom, titre, affiliation institutionnelle et travaux en cours de l’auteur.

Ils sont à adresser jusqu’au 30 septembre 2017 à : colloque-international@dhi-paris.fr

Appel à contribution à télécharger (en français) : Colloque dénazification de la ZOF
Appel à contribution à télécharger (en allemand) : Internationales Kolloquium Entnazifizierung
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Recrutement d’un-e post-doctorant-e Axe 5 – L’Europe des guerres et des traces de guerre

Dans le cadre du LabEx « Écrire une histoire nouvelle de l’Europe » (EHNE), l’UMR-Sirice (Sorbonne-Identités, relations internationales et civilisations de l’Europe) recrute un-e post-doctorant-e qui sera chargé-e de l’animation de l’axe 5 intitulé « L’Europe des guerres et des traces de guerre ».

Date limite de candidature : le 1er juin 2017
Candidatures à envoyer au format PDF à : labexguerres@gmail.com
Objet : candidature-postdoc- Axe5-EHNE
Présélection : au plus tard le 15 juin 2017
Auditions : fin juin 2017
Prise de poste : le 1er septembre 2017

Fiche de poste

STRUCTURE : UMR Sirice (Sorbonne-Identités, relations internationales et civilisations de l’Europe) – Universités Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Paris-Sorbonne, CNRS.
UNITE : UMR 8138
LOCALISATION GÉOGRAPHIQUE : Paris
POSTE : CDD de post-doctorant à temps complet à compter du 01/09/2017
DURÉE : 1 an renouvelable jusqu’à 3 ans au maximum
RÉMUNÉRATION : Salaire mensuel net : env. 1 900 €
FINANCEMENT : LabEx EHNE – Investissements d’Avenir
RESPONSABLES SCIENTIFIQUES : Corine Defrance et François-Xavier Nérard – Responsables de l’axe 5 du LabEx EHNE.

Description du poste

Le ou la post-doctorant-e sera chargé-e de l’animation de l’axe 5 du projet. Ses fonctions principales seront :
– Assurer un suivi scientifique et une coordination administrative des travaux de l’axe 5 du LabEx EHNE.
– Participer notamment à l’organisation des manifestations scientifiques et au comité de pilotage de l’axe 5 ainsi qu’aux différentes publications dans lesquelles l’axe est impliqué.
– Assurer le suivi des groupes de travail et la coordination de la participation de l’axe 5 à la réalisation de l’encyclopédie en ligne du LabEx EHNE.
– S’impliquer dans le travail scientifique de l’axe 5.

Conditions de résidence et d’exercice

– Il/elle devra impérativement résider à Paris ou dans sa région pour animer les travaux de l’axe et s’y consacrer à temps plein. Un bureau partagé dans les locaux de l’Université sera mis à sa disposition.
– Possibilité de déplacements à l’étranger et en région.

Compétences requises

– Bonne maîtrise du français et de l’anglais (avec capacités rédactionnelles). Connaissance d’une troisième langue souhaitée.
– Esprit d’initiative et capacité à s’intégrer dans un programme collectif.
– Rigueur, autonomie et capacités d’organisation.
– Capacité de coordination des travaux d’une équipe.

Qualifications requises

– Doctorat en histoire contemporaine (ou moderne) en rapport avec la thématique de l’axe 5 du LabEx EHNE.
– Avoir soutenu sa thèse depuis moins de 3 ans.

Dossier de candidature

– CV avec la liste des publications
– Lettre de motivation
– Rapport de soutenance de thèse
– Deux lettres de recommandation envoyées directement à l’attention des responsables scientifiques de l’axe sur l’adresse labexguerres@gmail.com.

 

Présentation du projet

Le LabEx EHNE, financé dans la 2e vague des Investissements d’Avenir, a pour objectif principal d’éclairer la crise que connaît actuellement l’Europe en reconstruisant une historiographie nouvelle de l’Europe qui s’adresse tout autant au monde scientifique qu’au monde enseignant, aux citoyens et aux politiques.

Le projet réunit sept laboratoires partenaires issus de quatre établissements (Paris-Sorbonne, Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Nantes, École des Chartes).

Sept axes de recherches ont été définis pour atteindre cet objectif.

  1. L’Europe comme produit de la civilisation matérielle
  2. L’Europe dans une épistémologie du politique
  3. L’humanisme européen ou la construction d’une Europe « pour soi », entre affirmation et crises identitaires
  4. L’Europe comme « hors soi » : frontières, voisinage et altérité lointaine
  5. L’Europe des guerres et des traces de guerre
  6. Genre et identités européennes
  7. Traditions nationales, circulations et identités dans l’art européen

L’objectif est de parvenir à la réalisation d’une production en histoire spécifique :

  • Une encyclopédie analytique en ligne et la mise en ligne de documents. (www.ehne.fr)
  • 14 ouvrages, 2 par axes, dont l’un à mi-parcours chez Nouveau Monde.
  • Une synthèse finale sous forme d’ouvrage collectif.
  • Ateliers, journées d’étude et colloques pour préparer ces publications.

L’axe 5 « Europe des guerres et des traces de guerre » :

Au sein du LabEx EHNE, l’axe 5 interroge le rôle central que la guerre et ses suites jouent dans l’histoire de l’Europe contemporaine. Les chercheurs qu’il rassemble étudient les guerres et leurs traces, matérielles, mentales ou mémorielles, individuelles ou collectives, dans un cadre européen dépassant les histoires nationales ou les chronologies trop étroites, sur-représentées dans les travaux sur la guerre. Ils cherchent ainsi à comprendre ce qu’est la guerre déclinée dans toutes ses dimensions. Leurs travaux ambitionnent de redéfinir certains termes clés – tels que guérillas, petites guerres, guerre civile, guerre mondiale, guerre froide –, et de reposer la ou les question(s) centrale(s) : « Qu’est-ce que la guerre ? » « Quels sont les rapports entre la guerre et la paix ? » dans des approches à la fois politique, juridique, anthropologique et culturelle. Aussi les entrées et les sorties de guerre et de conflit sont-elles incluses dans le champ de recherche. Ces approches conduisent à repenser les notions de vainqueurs et vaincus, de défaites et de victoires dans le temps de la guerre et dans la longue durée de l’après-guerre, les formes de mobilisations et de démobilisations, qu’il s’agisse de la « guerre après la guerre » ou des processus de rapprochement et de réconciliation après le conflit. L’axe 5 veut penser ensemble la guerre, ses traces, sa mémoire et ses représentations.

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