Appel à communication : Correspondants de guerre : aire latine 1918-1939

Université d’Angers, 9-10 mai 2019

Co-organisation : Sorbonne Université / Université Savoie Mont Blanc

Problématiques générales, synthèse

Quelles sont les soubassements et les expressions idéologiques, politiques, socio-culturels et/ou esthético-littéraires qui composent la figure aux contours multiples du correspondant de guerre dans l’entre-deux-guerres, spécifiquement dans l’aire latine, à la fois théâtre de conflits et pourvoyeuse de correspondants dans le monde entier ? En quoi cette figure diffère-t-elle de celle des écrivains-voyageurs ? Et dans quelle mesure ces deux modèles se ressemblent-ils ou se fondent-ils ? Quels sont les impacts des conflits intermédiaires des années 1918-1939 sur le renouvellement de la fonction des correspondants de guerre ? Enfin, sachant que la plupart de ces conflits naissent en tant que conséquences des visées impériales de régimes antiparlementaires à vocation révolutionnaire (guerres coloniales ou résistances anticoloniales, internationalisation des révolutions rouges, noires ou brunes, tensions géopolitiques entre démocraties et régimes totalitaires ou autoritaires, etc.), en quoi les correspondants de guerre de cette époque de transition sont-ils le produit de ces bouleversements civilisationnels, et, surtout, en quoi sont-ils le signe avant-coureur de la catastrophe redoutée d’un second conflit mondial, dont la guerre d’Espagne est par excellence la “répétition générale” ?
Quoique circonscrite à l’aire latine et à ses colonies (principalement France, Italie, Espagne, Portugal et leurs colonies, sans exclure l’Amérique latine) les études proposées pourront évidemment porter sur des correspondants de guerre provenant d’autres aires géographiques (Allemagne, Grande-Bretagne, États-Unis, Union soviétique etc.), pourvu qu’ils opèrent dans l’aire latine.

Les propositions de communication (3000 signes espaces compris, au maximum : français, anglais, italien et espagnol comme langues de référence) sont à adresser d’ici le 1 er novembre 2018 aux organisateurs :
Manuelle Peloille (Université d’Angers) : manuelle.peloille@univ-angers.fr 
Olivier Dard (Sorbonne Université/LabEx EHNE) : olivierdard@orange.fr
Emmanuel Mattiato (Université Savoie Mont Blanc / LLSETI) : emmanuel.mattiato@univ-smb.fr

Comité scientifique :
François Cochet (Université Paul Verlaine),
António Costa Pinto (Université de Lisbonne),
Olivier Dard (Sorbonne Université),
Yves Denéchère (Université d’Angers),
François Hourmant (Université d’Angers),
Michel Leymarie (Université de Lille),
José Ferrándiz Lozano (Universitad de Alicante),
Emmanuel Mattiato (Université Savoie Mont Blanc),
Barbara Meazzi (Université Nice Sophia Antipolis),
Didier Musiedlak (Université Paris Nanterre),
Anne-Sophie Nardelli (Université Savoie MontBlanc),
Manuelle Peloille (Université d’Angers),
Francesco Perfetti (LLUIS Guido Carli),
Ana Isabel Sardinha (Université Sorbonne Nouvelle),
Frédéric Turpin (Université Savoie Mont Blanc).

 

Appel à télécharger : Appel_Correspondants de guerre
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Appel à communication : Construire l’alliance Les modalités de mise en œuvre de l’engagement de la France dans l’Europe médiane de l’entre-deux-guerres (1917-1939)

Organisation :
– Matthieu Boisdron, Doctorant Sorbonne Université Sirice / Chargé d’enseignement Université de Nantes
– Gwendal Piégais, Doctorant Université de Bretagne occidentale, Brest

Date limite de candidature : 2 novembre 2018

Contact: construirelalliance@gmail.com

Dates : 9-12 octobre 2019

Lieu : CEREFREA / Villa Noël – Bucarest, Roumanie

Alors que le sort des armes reste incertain sur les champs de bataille de la Grande Guerre, de nombreux décideurs politiques et militaires français nourrissent déjà des projets ambitieux pour la France de l’après-guerre, notamment à l’Est. Que cela soit dans le cadre de l’alliance franco-russe, de son soutien au royaume serbe ou de l’oreille attentive prêtée aux revendications indépendantistes au sein de la Double-Monarchie, la France entend projeter son influence diplomatique, militaire et économique en Europe médiane, et en récolter les fruits à l’heure de la victoire. Ces ambitions se concrétisent tout d’abord par des missions politiques et militaires. On peut penser en premier lieu à celle d’Albert Thomas auprès du Gouvernement provisoire russe, puis par la suite à la mission Berthelot en Roumanie, aux missions militaires françaises en Pologne ou auprès de la jeune armée tchécoslovaque. Les premiers ponts entre la France et les nouveaux États de l’Europe médiane sont donc jetés très tôt.

Parallèlement à ces réflexions, dès le 14 août 1920, la Tchécoslovaquie, le Royaume des Serbes, Croates et Slovènes (SHS) et la Roumanie se promettent une assistance armée en cas d’agression de la Hongrie. Les deux tentatives de restauration manquées de l’ex-empereur Charles à Budapest en mars et octobre 1921 incitent bientôt les trois pays à renforcer leurs liens. Plusieurs accords bilatéraux sont ainsi conclus : entre la Roumanie et la Tchécoslovaquie le 23 avril 1921, entre la Roumanie et le Royaume SHS le 7 juin 1921, enfin entre la Tchécoslovaquie et le Royaume SHS le 31 août 1922. Mais cette dynamique d’entraide est à relativiser car l’alliance est ouvertement et exclusivement tournée contre le révisionnisme hongrois et, dans une moindre mesure, bulgare. Par conséquent, le Royaume SHS n’est pas protégé contre les revendications italiennes et la Roumanie ne peut compter sur aucune aide face à l’Union soviétique qui revendique toujours activement la Bessarabie. Enfin, la Petite Entente est affaiblie par l’absence de Varsovie qui entretient de bonnes relations avec Budapest et un lourd contentieux avec Prague sur la question du territoire disputé de Teschen (Cieszyn). Toutes bénéficiaires du statu quo post bellum, mais entretenant entre elles des divergences parfois sévères, ces nouvelles puissances régionales avaient intérêt à s’associer à la puissance militaire continentale majeure qu’était la France afin d’empêcher les puissances révisionnistes de remettre en cause le règlement de la paix.

Après la révolution bolchevique de 1917, la France ne peut plus compter sur l’allié russe des premières heures de la Grande Guerre. Elle cherche donc à constituer dans l’Est européen une alliance de revers efficace afin de garantir sa sécurité en cas de relèvement de l’Allemagne. Après quelques hésitations, notamment quant à la politique à suivre vis-à-vis de la Hongrie en particulier et de la zone danubienne en général, elle accompagne le mouvement initié par la Petite Entente et contribue ainsi à l’élaboration de liens diplomatiques, économiques et militaires solides avec les puissances neuves ou refondées qui ont émergé dans le sillage des traités de paix. Déjà liée à la Pologne depuis le 19 février 1921, la France s’allie à la Tchécoslovaquie le 25 janvier 1924. Par les accords de Locarno du 16 octobre 1925, l’Allemagne reconnaît ses seules frontières occidentales. En revanche, concernant ses frontières orientales, elle accepte seulement de signer un traité d’arbitrage avec la Pologne et la Tchécoslovaquie. Cette situation pousse la France à s’engager davantage. Une alliance militaire entre Paris et Prague est ainsi signée le 16 octobre 1925, le jour même de la signature des accords de Locarno. Le 10 juin 1926, la France paraphe un protocole similaire avec la Roumanie avant de faire de même avec le Royaume SHS le 11 novembre 1927.

Néanmoins, les alliances conclues entre la France, les États de la Petite Entente et la Pologne sont de portée très générale et s’avèrent concrètement peu efficientes. Dans ce contexte marqué par une indéniable frilosité à graver dans le marbre des engagements tangibles, comment les responsables des ces pays ont-ils cherché à mettre en musique ces accords diplomatiques ? Si cette thématique a déjà fait l’objet, dès la période considérée, d’une vaste littérature, la question a essentiellement été examinée au niveau des relations bilatérales à haut niveau (chefs de gouvernements, chancelleries diplomatiques…) entre les pays d’Europe de l’Ouest et l’un ou l’autre acteur régional de l’Europe médiane. La transition politique de la fin des années 1980 puis la perspective de l’élargissement de l’Union européenne au début des années 2000 ont fortement contribué à unrenouvellement de ces questions au tournant des années 1990/2000. Depuis lors, l’intérêt porté à ce moment de l’histoire européenne a quelque peu fléchi. Les commémorations annoncées autour de la fin de la Grande Guerre offrent l’occasion de réinvestir ce champ d’étude et cela d’autant plus qu’une nouvelle génération de chercheurs européens, polyglotte, a devant elle le chantier de la mise en dialogue des corpus archivistiques nationaux et de l’analyse de la prise de décision aux échelons intermédiaires de la hiérarchie.

L’objectif de ce colloque est ainsi d’éclairer les initiatives pratiques conjointes entre la France et l’ensemble des pays alliés de l’Europe médiane au cours de l’entre-deux-guerres pour construire de façon concrète l’alliance entre les partenaires. Car ce sont bien leur conjugaison qui forment système. Les propositions de communications devront donc mettre l’accent sur :

  • Les logiques croisées, voire transnationales, à l’œuvre dans la constitution de ce système d’alliance ;
  • Les aspects militaires de ce système d’alliance : les manœuvres conjointes des armées et l’élaboration de schémas tactiques communs, la formation des officiers via les écoles militaires, les échanges de personnels, les interactions entre états-majors, les circulations doctrinales d’emploi des forces et leur réception, la diffusion des publications militaires, la place des langues nationales et de la langue française comme vecteurs de communication ;
  • Les aspects politico-diplomatiques de ce système d’alliance : l’élaboration de plans stratégiques communs, les échanges et la nature des relations entre services de renseignements, la coopération policière pour les affaires communes ;
  • Les aspects industriels et financiers de ce système d’alliance : les cessions ou prêts de matériels militaires, les modalités de leur financement, la constitution d’entreprises communes ou la prise de participations, la compatibilité des matériels et l’articulation de leur utilisation entre pays acquéreurs ;
  • Les aspects techniques de ce système d’alliance : le développement de l’expertise dans la prise de décision, la reconfiguration réglementaire, normative et institutionnelle des jeunes États de l’après 1920, le dialogue et les échanges entre administrations ;
  • Le rôle des acteurs et des réseaux animateurs de ce système d’alliance : diplomates, militaires, hauts fonctionnaires, industriels et financiers, experts et intellectuels, partis politiques… ;
  • La « culture d’alliance » que les pays de l’Europe médiane et la France réciproquement cherchent à construire dans leurs opinions publiques ;
  • Les mémoires de l’alliance entretenues pendant la Guerre froide et dans le cadre de la construction du projet politique européen.

On insistera sur la collaboration de la France avec les puissances membres de la Petite Entente (Tchécoslovaquie, Roumanie, Royaume des Serbes, Croates et Slovènes) – et de ces puissances entre elles –, mais les communications sur les liens avec les autres puissances alliées ou partenaires de la région (Pologne, États baltes et Finlande, Grèce, Turquie), voire avec les puissances révisionnistes (Russie soviétique, Hongrie, Bulgarie) sont évidemment les bienvenues.

Les propositions de communication, d’une page maximum, devront être envoyées, accompagnées d’un CV académique d’une page également en format PDF, pour le 2 novembre 2018 a : construirelalliance@gmail.com. Les contributions se feront essentiellement en français mais les propositions en anglais seront également favorablement accueillies. Toutes les informations pratiques sont disponibles sur le site internet du colloque : https://construirelalliance.wordpress.com.

 

Appel à télécharger : colloque_bucarest_oct-2019

Comité scientifique

  • Balázs Ablonczy, Université Eötvös Loránd (ELTE) de Budapest
  • Krisztián Bene, Université de Pécs
  • Louis Clerc, Université de Turku
  • Olivier Dard, Sorbonne Université
  • Isabelle Davion, Sorbonne Université
  • Frédéric Dessberg, Université Panthéon Sorbonne, Écoles militaires de Saint-Cyr Coëtquidan
  • Olivier Forcade, Sorbonne Université
  • Jean-Noël Grandhomme, Université de Lorraine
  • Frédéric Guelton, Service historique de la Défense (SHD)
  • Catherine Horel, Université Panthéon-Sorbonne
  • Alexandra Iancu, Université de Bucarest
  • Marek Kornat, Académie polonaise des Sciences
  • Roman Krakovsky, Écoles des hautes études en sciences sociales (EHESS)
  • Christine Manigand, Université Sorbonne Nouvelle
  • Silvia Marton, Université de Bucarest
  • Vojislav Pavlovic, Institut d’études balkaniques de Belgrade
  • Traian Sandu, Université Sorbonne Nouvelle
  • Andrei Sora, Université de Bucarest

Comité d’honneur

  • Élisabeth Du Réau, Université Sorbonne Nouvelle Paris III
  • Istvan Majoros, Université ELTE de Budapest
  • Antoine Marès, Université Paris I Panthéon-Sorbonne
  • Tomasz Schramm, Université de Poznan
  • Maurice Vaïsse, Sciences Po Paris

Modalités de transport, d’hébergement et de restauration des participants Les frais de transport seront pris en charge selon une limite forfaitaire qui reste à ce jour à définir ; le solde pouvant être couvert par le laboratoire ou l’université de rattachement. L’hébergement sera assuré ainsi qu’une partie de la restauration (les déjeuners ainsi qu’un dîner).

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Appels à contributions de l’Encyclopédie pour une Histoire Nouvelle de l’Europe.

L’Encyclopédie EHNE est à la recherche de nouveaux auteur.es :

L’Encyclopédie pour une histoire nouvelle de l’Europe cherche de nouveaux auteur.es pour enrichir les entrées de ses différentes thématiques :

  • L’Europe comme civilisation matérielle
  • L’Europe dans une épistémologie du politique
  • L’humanisme européen
  • L’Europe, les Européens et le Monde
  • L’Europe des guerres et des traces de guerres
  • Une histoire genrée de l’Europe
  • Traditions nationales, circulations et identités dans l’art européen

Il s’agit d’écrire de courtes notices (7000 signes), à destination d’un large public et proposant une réflexion nouvelle sur l’histoire européenne. Ces dernières seront traduites en anglais (et en allemand à moyen terme) et pourront faire l’objet de valorisations pédagogiques et scientifiques dans le cadre de nos différents partenariats (Maisons de l’Europe, Toute l’Europe, Laboratoire d’Innovation Pédagogique sur l’Europe).

Nous vous proposons de contribuer à ce projet en rédigeant une notice sur l’un des thèmes suivants :

 

Axe 1 – L’Europe comme civilisation matérielle

Pour l’ensemble thématique « Le tourisme en Europe », la notice :

  • « Mobilités et destinations touristiques en Europe de l’Est »

Personne à contacter : labexehne1@gmail.com

Axe 2 – L’Europe dans une épistémologie du politique

Pour l’ensemble thématique « Les modèles politiques pour faire l’Europe », les notices :

  • Les gauches radicales en Europe (Les modèles politiques pour faire l’Europe)
  • Européisme et internationalisme (Les modèles politiques pour faire l’Europe)

Pour l’ensemble thématique « L’Europe et la gestion des conflits », la notice :

  • L’Europe, l’ONU et la gestion des conflits

Personne à contacter : labex.ehne2@gmail.com

Axe 3 – L’humanisme européen

Pour l’ensemble thématique « Les humanistes et l’Europe – mythes et réalités de l’Europe de la Renaissance »,

  • Le mécénat princier dans l’Europe de la Renaissance

Pour l’ensemble thématique « Les espaces parallèles de l’Europe de la Renaissance », la notice :

  • L’utopie dans l’Europe de la Renaissance (de Thomas More à Campanella)

Pour l’ensemble thématique « Projets d’Europe unie », la notice :

  • Les Etats-Unis d’Europe

Personne à contacter : humanisme.ehne@gmail.com

Axe 4 – L’Europe, les Européens et le monde

Pour l’ensemble thématique « L’Europe et la régulation juridique des relations internationales », les notices :

  • Les traités inégaux avec la Chine
  • La cour européenne des droits de l’homme

Pour l’ensemble thématique « L’Europe et la traite Atlantique », la notice :

  • Les Européens et l’abolition de la traite (des Noirs)

Personne à contacter : labexehne4@univ-nantes.fr

Axe 5 – L’Europe des guerres et des traces de guerre

Pour l’ensemble thématique « Violences de guerre », la notice :

  • La torture comme instrument de guerre

Pour l’ensemble thématique « Vainqueurs vaincus », la notice :

  • Pillages et spoliations

Personne à contacter : labexguerres@gmail.com

Axe 6 – Une histoire genrée de l’Europe

Pour l’ensemble thématique « La prostitution (XIXe-XXIe siècles) : De la traite des blanches à la traite des êtres humains », la notice :

  • La prostitution coloniale

Pour l’ensemble thématique « Genre et circulations en Europe », la notice :

  • Le genre des migrations dans l’Union européenne (du traité de Maastricht à aujourd’hui)

Pour l’ensemble thématique « Gagner sa vie en Europe, une affaire de genre », la notice :

  • Genre et monde rural

Personne à contacter : genreeurope@gmail.com

 

Modalités de proposition :

Les personnes intéressées sont invitées à contacter les responsables éditoriaux des notices faisant l’objet d’un appel. Elles soumettront à cet effet un résumé de 80 mots qui synthétisera les principaux éléments de la notice et insistera sur la dimension européenne du sujet et son intérêt pour une histoire nouvelle de l’Europe.

Description du projet :

ehne.fr est une Encyclopédie bilingue et numérique pour une histoire nouvelle de l’Europe. Elle est l’un des projets phares du LabEx EHNE (Ecrire une Histoire nouvelle de l’Europe) et propose des approches transversales de l’histoire européenne du genre, des guerres, de l’art, des circulations et des réseaux, des grandes idéologies et débats politiques. Elle s’intéresse aux fondements culturels et religieux de l’Europe et porte un regard sur les relations entre l’Europe et le monde.

Destinée aux citoyens, aux chercheurs, aux étudiants, l’encyclopédie numérique offre un contenu innovant sous un format original, fruit de la recherche actuelle :

  • des notices de synthèse rédigées par des spécialistes qui proposent de nouvelles façons de découvrir, de penser et d’étudier l’histoire de l’Europe.
  • Différents supports multimédia enrichis d’illustrations issues de fonds iconographiques inédits et de vidéos provenant des fonds de l’Institut national de l’audiovisuel.

Dans cette perspective, elle offre aux enseignants de nombreux outils de valorisation pédagogique.

 

Comité de rédaction de l’Encyclopédie EHNE :

Éric Anceau
Alain Beltran
Lucien Bély
Éric Bussière
Virginie Chaillou-Atrous
Pierre Couhaut
Denis Crouzet
Olivier Dard
Corine Defrance
Christine Gouzi
Cyril Grange
Stanislas Jeannesson
Anne Jusseaume
Élinor Kelif
Léonard Laborie
Marie Levant
Antoine Marès
Hélène Miard-Delacroix
Fabrice Micallef
Jeanne Moisand
François-Xavier Nérard
Laurence Nye
Simon Perego
Clyde Plumauzille
Yannick Ripa
Mathilde Rossigneux-Méheust
Claire Sanderson
Dany Sandron
Guillaume Tronchet
Fabrice Virgili
Tom Williams

Éditrice

Sonia Bledniak

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Chaire d’excellence : Johannes Paulmann (axe 2)

Johannes Paulmann est l’un des deux directeurs de l’Institut d’histoire européenne de Mayence (Institut für europäische Geschichte Mainz), institution partenaire du LabEx EHNE depuis 2015, et professeur d’histoire contemporaine à l’université Johannes Gutenberg de Mayence. Il a été professeur invité à l’université de Montréal, à la London School of Economics et à l’université d’Oxford. Ses recherches portent sur les phénomènes et les acteurs transnationaux en Europe ainsi que sur l’histoire de l’aide humanitaire. Il achève par ailleurs actuellement un ouvrage de synthèse sur la croyance dans le progrès en Europe entre la seconde moitié du XIXe siècle et le début du XXe siècle. A l’Institut d’histoire européenne, il co-dirige, avec Irene Dingel, l’encyclopédie d’histoire européenne en ligne « Europäische Geschichte Online », encyclopédie jumelle de l’Encyclopédie pour une histoire nouvelle de l’Europe du LabEx EHNE.

Il a notamment publié : Die Haltung der Zurückhaltung: Auswärtige Selbstdarstellungen nach 1945 und die Suche nach einem erneuerten Selbstverständnis in der Bundesrepublik, Bremen, KaisenStiftung, 2006 ; Pomp und Politik: Monarchenbegegnungen in Europa zwischen Ancien Régime und Erstem Weltkrieg, Paderborn, Schöningh, 2000 ; Staat und Arbeitsmarkt in Großbritannien: Krise, Weltkrieg, Wiederaufbau, Göttingen, Vandenhoeck & Ruprecht,  1993.

Accueilli au sein de l’axe 2 « Epistémologie du politique » de mars à juin 2018, il donnera plusieurs séminaires sur les questions migratoire et humanitaire aux XIXe et XXe siècles, et aidera à la tenue d’un atelier sur les perspectives de recherche offertes par l’histoire de l’humanitaire en Europe et au Moyen-Orient. Il présentera également le projet de l’encyclopédie « Europäische Geschichte Online » et les tendances récentes de l’historiographie allemande.

 

Séminaire Migrations et mobilités en Europe aux XIXe et XXe siècle
Nous organisons avec Johannes Paulmann le séminaire Migrations et mobilités en Europe aux XIXe et XXe siècles.
La première séance s’est tenue, avec Delphine DIAZ, vendredi 30 mars, et a porté sur Les réfugiés politiques en Europe, XIXe-XXe siècles.

La deuxième séance se tiendra le jeudi 12 avril, de 17h à 19h, à l’Institut Historique allemand, et portera sur Translocalisme et fluidité des frontières. Johannes Paulmann interviendra en anglais et la discussion se tiendra en français.

La troisième séance se tiendra le mardi 22 mai, de 10h à 12h, à la Maison de la Recherche, et portera sur L’humanitaire et les médias, XIXe-XXe siècles. Johannes Paulmann interviendra encore en anglais et la discussion se tiendra en français.

Ce cycle se terminera par l’atelier L’humanitaire : nouveau champ pour une histoire nouvelle de l’Europe, qui se tiendra courant juin.

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Appel à communication : L’argent immoral et les profiteurs de la guerre (1870-1945)

Cet appel à contributions concerne un colloque sur l’argent immoral et les profits de guerre dans des périodes de conflits et de sorties de guerre, en Europe, de la fin du XIXe au milieu du XXe siècle. Ce colloque s’inscrit dans une série de manifestations scientifiques organisées par un groupe international de recherche sur la corruption politique. Plus concrètement, il s’agit d’un projet franco-allemand, en partenariat entre les universités de Paris-Sorbonne, d’Avignon, de Darmstadt et de Francfort (projet POCK2, ANR-DFG). Ce projet est soutenu par des équipes de l’université autonome de Barcelone, du New Europe college (Bucarest) et de l’université libre d’Amsterdam, dans le cadre du GDRI « politique et corruption » (GDRI 842 CNRS).

En France, la question des profits de guerre a fait déjà l’objet de travaux dans le cadre de recherches sur l’épuration économique après le second conflit mondial, et ce tout spécialement dans le cadre du groupement de recherche (GDR) 2539 du CNRS « Les entreprises sous l’occupation ». En regard, les conflits de 1870 et de 1914-1918 ont été beaucoup moins étudiés. Le colloque entend se concentrer sur les accusations de corruption lancées contre les entreprises qui ont réalisé des profits élevés en temps de guerre ou immédiatement après. Les exemples français et allemands seront privilégiés mais sans exclusive. D’autres cas pourront être présentés et étudiés, pour des pays de l’aire européenne entre le dernier tiers du XIXe siècle et la première moitié du XXe siècle.

Le poids des guerres comme temps forts historiques généraux n’a pas besoin d’être souligné. On relèvera cependant toute leur importance pour ce qui concerne les systèmes de normes publiques à l’heure où la contradiction potentielle entre gains individuels et intérêt collectif est exacerbée. Dans un tel contexte, des sacrifices considérables sont accomplis au nom du salut national et de la collectivité et le patriotisme est exigé de chacun. Dans le même temps, une dynamique économique particulière voit le jour : les décisions se prennent dans un temps accéléré et devant des horizons marqués par une grande incertitude, les dépenses publiques augmentent de façon considérable et beaucoup d’argent est injecté dans le système. En conséquence, les gains, souvent élevés, peuvent être réalisés à faible coût par des acteurs individuels dans certains secteurs (notamment les fournitures aux armées). Les réseaux d’influence employés pour obtenir de tels résultats ont une importance cruciale. C’est surtout après les guerres perdues que les succès des profiteurs de guerre paraissent inadmissibles aux yeux d’une majorité. Sont alors visées des marges bénéficiaires jugées exorbitantes et des gains spéculatifs, considérés comme d’autant plus scandaleux qu’ils ont pu être réalisés sur fond de pénuries. La thématique de « l’argent immoral » rencontre de ce fait un écho considérable qui invite à prendre toute la mesure de l’importance des sorties de guerres, au-delà des phases de guerres envisagées stricto sensu.

Les communications pourront porter sur différents registres.

En premier lieu, sur les débats publics autour de l’argent immoral et les pratiques dissimulées, aussi bien pour la guerre de 1870-1871 que pour la Grande Guerre et ses suites, mais aussi pour la seconde guerre mondiale et ses suites, spécialement en dehors du cas français. Enfin, d’autres conflits pourront être envisagés. La question des indemnités comme des réparations et les controverses comme les scandales qu’elles engendrent pourra faire l’objet de contributions spécifiques.

En second lieu, il s’agira d’analyser les institutions qui ont pris en charge, au plan judiciaire politique et parlementaire le traitement de cette question. Un accent particulier pourra être porté sur les commissions d’enquêtes parlementaires qui se sont constituées à cette occasion.

En troisième lieu, même si l’objet est rendu très délicat, en particulier pour le cas français à cause de l’absence de normalisation des comptabilités d’entreprises (le plan comptable ne fut créé qu’en 1941), il conviendra de chiffrer le montant de ces bénéfices tant au niveau des entreprises que des branches.

 

Sélection scientifique :

Les propositions de contributions ne pourront pas excéder 1500 signes. Elles devront être envoyées jusqu’au 1er mars 2018 à frederic.monier@univ-avignon.fr et olivierdard@orange.fr. Ces propositions pourront être envoyées en anglais et en français.

Un comité scientifique composé de Olivier Dard, Jens Ivo Engels, Silvia Marton, Cesare Mattina, Frédéric Monier et Gemma Rubi sélectionnera les propositions qui seront retenues.

 

Organisation pratique :

Le colloque aura lieu les 29 et 30 mai à la maison de la recherche de l’université Paris-Sorbonne. Les voyages et hébergements des intervenants seront pris en charge.

 

Fichier à télécharger : Appel Argent immoral rev Frédéric
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Chaire d’excellence : Silvia Marton (axe 2)

Silvia Marton est maître de conférences à la Faculté de Sciences Politiques de l’Université de Bucarest et membre correspondant du Centre Norbert Elias (UMR 8562). Elle a été boursière du New Europe College-Institut for Advanced Studies de Bucarest et du Wissenschaftskolleg zu Berlin, ainsi que professeur invité à l’EHESS et à l’Université d’Avignon.

Elle est spécialiste de la construction de l’Etat-nation en Roumanie et dans l’Europe de l’Est. Elle co-dirige, avec Constanța Vintilă-Ghițulescu, le Groupe de Recherche sur l’Histoire Politique et Sociale des XVIIIe-XIXe siècles dans le cadre du New Europe College-Institut for Advanced Studies, Bucarest.

Elle a notamment publié La construction politique de la nation. La nation dans les débats du Parlement de la Roumanie, 1866-1871 (Iasi, Institutul European, 2009), et récemment « Republica de la Ploiești » și începuturile parlamentarismului în România (Bucarest, Humanitas, 2016). Elle achève la co-direction, avec Frédéric Monier et Olivier Dard, de l’ouvrage «Plus rien dans sa sacoche » : moralité du pouvoir et corruption en France et en Roumanie, XVIIIe-XXe siècles (Paris, PUPS), à paraître fin
2017. La liste complète de ses travaux est disponible ici.

Elle participe aux activités de l’axe 2 d’octobre à décembre. Elle y donnera notamment un cycle de six conférences sur la construction des Etats dans les Balkans et en Europe centrale, le mardi, de 18h à 20h (28 rue Serpente, salle D040) :

Mardi 17 octobre
Cartes mentales, géographies réelles et imagées. « Découverte » de l’Europe de l’Est et des Balkans. Penser les « périphéries ». Identités pré-nationales

Mardi 14 novembre
La « renaissance » nationale. Nouvelles identités, nouvelles questions – « Européens », « orientaux » (1821, 1848)

Mardi 21 novembre
Régimes politiques et exercice du pouvoir : le constitutionalisme libéral. Les parlements (partis, élections, représentation politique). Les nouvelles formes de la « généralité » politique : bureaucratisation, rationalisation et massification de la politique.

Mardi 28 novembre
Inclure pour mieux exclure. L’antisémitisme. La « question agraire ». Les difficultés de l’émancipation sociale et politique

Mardi 5 décembre
Le triomphe du nationalisme politique. La crise macédonienne. Les guerres balkaniques. 1914-1920

Mardi 12 décembre
Débats historiographiques récents : que reste-t- il des « exceptionnalismes » dans les Balkans et en Europe centrale ?

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Chaire d’excellence – Alessandra Tarquini (axe 2)

Alessandra Tarquini est professeure associée de l’université de Rome « La Sapienza ». Elève de Renzo de Felice, elle a également étudié avec Emilio Gentile et Gaetano Calabro, et a été boursière de l’Institut italien pour les recherches historiques. Spécialiste de la culture et de la politique italienne du XXe siècle, elle a publié des monographies et de nombreux articles, dont notamment Il partito socialista fra guerra fredda e « questione ebraica »: sionismo, antisemitismo e conflitto arabo-israeliano nella stampa socialista, dalla nascita della Repubblica alla fine degli anni sessanta, in Ebraismo, sionismo e antisemitismo nella stampa socialista italiana dalla fine dell’Ottocento agli anni Sessanta, a cura di Mario Toscano,Venezia, Marsilio, 2007, pp. 161-232 et plusieurs articles du Dizionario biografico degli italiani.

Elle a publié la correspondance Croce-Tilgher (Bologne, Il Mulino, 2004), et Gentile-Prezzolini Roma, Edizioni di Storia e letteratura, 2006). Elle a collaboré également à diverses émissions de la RAI, et à plusieurs programmes de radio.

Biographie et liste complète de ses publications

Invitée par l’axe 2 d’octobre à décembre 2016, Alexandra Tarquini a notamment participé au séminaire Écrire une histoire transnationale du fascisme: enjeux et débats, coordonné par Olivier Dard et Didier Musiedlak.

Programme du séminaire : séminaire fascisme
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Appel à communication : European stakeholders during the Revolutions of 1848

International colloquium 

Paris — May 2018

After the colloquium held for the 150-year anniversary of 1848 and its famous Revolutions, organized by the French « Société de 1848 » and which was a historiographic landmark, it seemed important, twenty years later, to shed a new light on this major event of the Nineteenth Century.

Firstly, we ought to answer to Maurice Agulhon’s repeated wish to know more about the stakeholders, insofar as the Dictionary of the French political leaders of 1848 written by the Nineteenth Century History Study Centre (« Centre d’histoire du XIXe siècle ») of Paris-Sorbonne and Paris-Panthéon Sorbonne universities, published with Agulhon’s support, is a new step in the thorough study of this period.

Secondly, we shall widen our field of study to encompass the whole of the 1848 Revolutions. The Nineteenth Century History Study Centre, the EHNE Excellence Laboratory (« LabEx ») whose main purpose is to write a new story of Europe, the « Société de 1948 et des révolutions du XIXe siècle », the Comity of Parliamentary and Political History (« Comité d’histoire parlementaire et politique ») and the Intercollegiate Cultural History Centre of Padua (« Centre interuniversitaire d’histoire culturelle de Padoue »), all fostered by the French « Conseil d’État », have worked together to organize this event, which will take place in Paris in May 2018. The main question will be the following: What  does it mean to be a stakeholder in the Revolutions of 1848? We will lean upon the notion of protagonist as defined by Haïm Burstin regarding the 1789 French Revolution, while paying close attention to the effects of stances in the geographic, linguistic and social fields.

To this end, an international open call for contributions is launched regarding the eight following themes. Whether the approach be specifically historical or rather multidisciplinary, whether or not it should use the prosopographic method, as a whole or partially, the statements will focus on one or several groups of stakeholders rather than on individuals. The circulation of stakeholders as well as the flow of ideas will be taken into account, just like the colonial dimension will be.

 

1) The new rulers and their entourage (ministers, cabinets, national leading elites…)

2) The parliamentarians (candidates, sociographic study of the elected representatives, including in a diachronic and / or synchronic comparative dimension, working in board, committee and session)

3) Stakeholders at the boundary of national and local matters (on the one hand, provincial, departmental, municipal elected representatives, stakeholders in peripheral, cut off areas; on the other hand, mediation of central authorities, prefects, government auditors and sub-auditors, magistrates, military men with territorial responsibilities, chancellors, teachers…)

4) International travellers: revolutionaries, utopists, outcasts (experiences abroad, circulation of models, transnational movements of brotherhood…)

5) Insurgents and forces of law and order: profiles, operational modes, representations

6) Social and gender stakeholders (bosses, labourers, women, members of clubs, members of charitable organizations…)

7) Spiritual and cultural mediators (national and local prides, priests of all ranks, members of the Freemasonry, writers, publicists, engineers, agronomists…)

8) 1848 stakeholders after 1848 (experience, public image…)

 

A conclusive round table will enable participants to draw up the most common profiles of European stakeholders in the Revolutions of 1848 and will strive to answer the main question of  the colloquium.

 

One-page long summarized proposals should be sent to the following email address crhxixe@univ-paris1.fr before September 15, 2017. Communicating languages will be French and English.

 

Scientific committee

Eric Anceau (Paris-Sorbonne), Sylvie Aprile (Paris-Nanterre), Fabrice Bensimon (Paris-Sorbonne), Francesco Bonini (Rome Lumsa), Jacques-Olivier Boudon (Paris-Sorbonne), Philippe Boutry (Paris-Panthéon-Sorbonne), Matthieu Bréjon de Lavergnée (Paris-Sorbonne), Jean-Claude Caron (Blaise-Pascal Clermont-Ferrand), Delphine Diaz (Reims Champagne-Ardenne), Emmanuel Fureix (Paris-Est Créteil), Jean Garrigues (Orléans), Maurizio Gribaudi (EHESS), Louis Hincker (Valenciennes), Arnaud Houte (Paris-Sorbonne), Raymond Huard (Paul-Valéry Montpellier III), Dominique Kalifa (Paris-Panthéon-Sorbonne), Axel Korner (UCL), Jacqueline Lalouette (Paris 13), Jean-Noël Luc (Paris-Sorbonne), Peter Mc Phee (Melbourne), John Merriman (Yale), Silvia Marton (Bucarest), Sylvain Milbach (Savoie Mont-Blanc), Natalie Petiteau (Avignon), Vincent Robert (Paris-Panthéon-Sorbonne), Carlotta Sorba (Padoue), Jonathan Sperber (Missouri)

 

Organizational committee 

Eric Anceau (Paris-Sorbonne), Matthieu Bréjon de Lavergnée (Paris-Sorbonne), Pierre-Marie Delpu (Paris-Panthéon-Sorbonne), Delphine Diaz (Reims Champagne-Ardenne), Sébastien Hallade (Paris-Sorbonne), Louis Hincker (Blaise Pascal Clermont-Ferrand), Arnaud Houte (Paris-Sorbonne), Vincent Robert (Paris-Panthéon-Sorbonne)

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Recrutement postdoc axe 2 LabEx EHNE : L’Europe dans une épistémologie du politique

Dans le cadre du LabEx « Écrire une histoire nouvelle de l’Europe » (EHNE), le Centre d’histoire du XIXe s. recrute un-e post-doctorant-e qui sera chargé-e de l’animation de l’axe 2 intitulé « L’Europe dans une épistémologie du politique »

Date limite de candidature : le 18 juin 2017
Renseignements et candidatures (à envoyer au format PDF à) : osibre@gmail.com Objet : candidature-postdoc- Axe2-EHNE
Présélection : au plus tard le 20 juin 2017
Auditions : Fin juin 2017
Prise de poste : le 1er septembre 2017
Renseignements : osibre@gmail.com
Structure : Centre d’histoire du XIXe s. (Paris-Sorbonne et Paris-Panthéon-Sorbonne) http://crhxix.univ-paris1.fr
Unité : EA 3550
Localisation géographique : Paris
Poste : CDD de post-doctorant à temps complet à compter du 01/09/2017
Durée : 1 an renouvelable jusqu’à 3 ans au maximum
Rémunération : Salaire mensuel net : env. 1 900 €
Financement : LabEx EHNE – Investissements d’Avenir
Responsables scientifiques : Olivier Dard et Eric Anceau

Description du poste

Le ou la post-doctorant-e sera chargé-e de l’animation de l’axe 2 du projet. Ses fonctions principales seront :

  • Assurer un suivi scientifique et une coordination administrative des travaux de l’axe 2 du LabEx EHNE en lien avec les activités générales du LabEx EHNE.
  • Participer notamment à l’organisation des manifestations scientifiques et au comité de pilotage de l’axe 2 ainsi qu’aux différentes publications dans lesquelles l’axe est impliqué.
  • Assurer le suivi des groupes de travail, la diffusion des activités et la coordination de la participation de l’axe 2 à la réalisation de l’encyclopédie en ligne du LabEx EHNE.
  • S’impliquer dans le travail scientifique de l’axe 2.

Conditions de résidence et d’exercice

  • Il/elle devra impérativement résider à Paris ou dans sa région pour animer les travaux de l’axe et s’y consacrer à temps plein. Un bureau partagé dans les locaux de l’Université sera mis à sa disposition.
  • Possibilité de déplacements à l’étranger et en région.

Compétences requises

  • Bonne maîtrise du français et de l’anglais (avec capacités rédactionnelles). Connaissance d’une troisième langue souhaitée.
  • Esprit d’initiative et capacité à s’intégrer dans un programme collectif.
  • Rigueur, autonomie et capacités d’organisation.
  • Capacité de coordination des travaux d’une équipe.
  • Maîtrise des outils informatiques (WORD, EXCEL, Dropbox, Googledrive, Carnet de recherche Hypothèses…)

Qualifications requises

  • Doctorat en histoire contemporaine (ou moderne) en rapport avec la thématique au sens large de l’axe 2 du LabEx EHNE.
  • Avoir soutenu sa thèse depuis moins de 5 ans

Dossier de candidature

  • CV avec la liste des publications
  • Lettre de motivation
  • Rapport de soutenance de thèse

Présentation du projet

Le Labex EHNE, financé dans la 2e vague des Investissements d’Avenir, a pour objectif principal d’éclairer la crise que connaît actuellement l’Europe en reconstruisant une historiographie nouvelle de l’Europe qui s’adresse tout autant au monde scientifique qu’au monde enseignant, aux citoyens et aux politiques.

Le projet réunit sept laboratoires partenaires issus de quatre établissements (Paris- Sorbonne, Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Nantes, École des Chartes).
Sept axes de recherches ont été définis pour atteindre cet objectif :

  1. L’Europe comme produit de la civilisation matérielle
  2. L’Europe dans une épistémologie du politique
  3. L’humanisme européen ou la construction d’une Europe « pour soi », entre affirmation et crises identitaires
  4. L’Europe comme « hors soi » : frontières, voisinage et altérité lointaine
  5. L’Europe des guerres et des traces de guerre
  6. Genre et Europe
  7. Traditions nationales, circulations et identités dans l’art européen

L’axe 2 se démarque d’une histoire politique comprise dans le champ d’une histoire des idées politiques classiques, ou qui se limiterait à une analyse des acteurs et des enjeux institutionnels. Il interroge les concepts, les modèles, les pratiques, les acteurs, de manière croisée, et non exclusive, en s’attachant à dépasser les fractures chronologiques habituelles, en s’appuyant notamment sur les réseaux, les transferts et une dimension systématiquement comparative à l’échelle européenne.

Le travail de l’axe 2 a donc pour objectif de fournir une approche multiscalaire, transnationale, et plurithématique, ouverte à d’autres approches disciplinaires : droit, science politique, sociologie, anthropologie, germanistique etc. pour éclaircir en particulier certains concepts qui ont cours sur la citoyenneté ou l’espace public européen.

L’objectif du LabEx EHNE et de son axe 2 est de parvenir à la réalisation de nouveaux outils en histoire européenne :

  • Une encyclopédie analytique en ligne et la mise en ligne de documents (www.ehne.fr).
  • 14 ouvrages, 2 par axes, dont l’un à mi-parcours chez Nouveau Monde.
  • Une synthèse finale sous forme d’ouvrage collectif.
  • Ateliers, journées d’étude et colloques pour préparer ces publications.
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