Chaire d’excellence : Silvia Marton (axe 2)

Silvia Marton est maître de conférences à la Faculté de Sciences Politiques de l’Université de Bucarest et membre correspondant du Centre Norbert Elias (UMR 8562). Elle a été boursière du New Europe College-Institut for Advanced Studies de Bucarest et du Wissenschaftskolleg zu Berlin, ainsi que professeur invité à l’EHESS et à l’Université d’Avignon.

Elle est spécialiste de la construction de l’Etat-nation en Roumanie et dans l’Europe de l’Est. Elle co-dirige, avec Constanța Vintilă-Ghițulescu, le Groupe de Recherche sur l’Histoire Politique et Sociale des XVIIIe-XIXe siècles dans le cadre du New Europe College-Institut for Advanced Studies, Bucarest.

Elle a notamment publié La construction politique de la nation. La nation dans les débats du Parlement de la Roumanie, 1866-1871 (Iasi, Institutul European, 2009), et récemment « Republica de la Ploiești » și începuturile parlamentarismului în România (Bucarest, Humanitas, 2016). Elle achève la co-direction, avec Frédéric Monier et Olivier Dard, de l’ouvrage «Plus rien dans sa sacoche » : moralité du pouvoir et corruption en France et en Roumanie, XVIIIe-XXe siècles (Paris, PUPS), à paraître fin
2017. La liste complète de ses travaux est disponible ici.

Elle participe aux activités de l’axe 2 d’octobre à décembre. Elle y donnera notamment un cycle de six conférences sur la construction des Etats dans les Balkans et en Europe centrale, le mardi, de 18h à 20h (28 rue Serpente, salle D040) :

Mardi 17 octobre
Cartes mentales, géographies réelles et imagées. « Découverte » de l’Europe de l’Est et des Balkans. Penser les « périphéries ». Identités pré-nationales

Mardi 14 novembre
La « renaissance » nationale. Nouvelles identités, nouvelles questions – « Européens », « orientaux » (1821, 1848)

Mardi 21 novembre
Régimes politiques et exercice du pouvoir : le constitutionalisme libéral. Les parlements (partis, élections, représentation politique). Les nouvelles formes de la « généralité » politique : bureaucratisation, rationalisation et massification de la politique.

Mardi 28 novembre
Inclure pour mieux exclure. L’antisémitisme. La « question agraire ». Les difficultés de l’émancipation sociale et politique

Mardi 5 décembre
Le triomphe du nationalisme politique. La crise macédonienne. Les guerres balkaniques. 1914-1920

Mardi 12 décembre
Débats historiographiques récents : que reste-t- il des « exceptionnalismes » dans les Balkans et en Europe centrale ?

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Succès pour la table ronde « Inventer l’Europe. Technologies et constructions européennes depuis le XIXe siècle »

Intitulée « Inventer l’Europe. Technologies et constructions européennes depuis le XIXe siècle », cette table ronde, qui s’est tenue à Blois lors des 20Rendez-vous de l’Histoire, a rassemblé un large public venu prendre connaissance des synthèses issues des travaux du réseau international « Tensions of Europe. Technology and the Making of Europe since the 1850s » (www.tensionsofeurope.eu). 
A été en particulier présenté le site web inventingeurope.eu, qui comporte un volet pédagogique, et la collection Making Europe (http://www.makingeurope.eu/www/bookseries). Il a par ailleurs été question des notices de l’Encyclopédie EHNE (http://ehne.fr/theme/civilisation-materiellequi abordent l’histoire de l’Europe comme celle d’une civilisation matérielle.

 

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Séminaire Histoire des Sciences, Histoire de l’Innovation : circulations, communications et civilisations matérielles en Europe (XVIIIe – XXIe s.)

Ce séminaire propose une réflexion approfondie sur l’histoire de la circulation des sciences et des innovations en Europe, ainsi que sur l’histoire des civilisations matérielles que cette circulation transforme. Il est adossé aux activités de l’équipe d’Histoire des Sciences de l’Université Pierre et Marie Curie et de l’axe 1 de recherche « L’Europe comme civilisation matérielle : flux, transitions, crises » du LabEx « Écrire une histoire nouvelle de l’Europe ». Chacune des séances est construite autour de l’intervention d’un chercheur. Si la période susceptible d’être couverte dans les interventions va de la fin du 18e siècle à aujourd’hui, l’accent sera mis sur la période la plus récente.

L’un des objectifs du séminaire est de réunir et faire interagir des publics provenant d’horizons différents (étudiants de niveau master 2 en histoire, doctorants et chercheurs débutants en histoire des sciences, et doctorants des disciplines scientifiques de l’UPMC). Afin de faciliter la compréhension des interventions, qui seront de niveau recherche, les séances seront brièvement introduites par les organisateurs. Une séance de discussion suivra les interventions.

Responsables :
Pr David Aubin, Université Pierre et Marie Curie (IMJ-PRG / ASHiC), david.aubin@upmc.fr
Pr Pascal Griset, Université Paris-Sorbonne (SIRICE-CRHI / ISCC), pascal.griset@cnrs.fr

Comité de programme :
Alain Beltran (CNRS, SIRICE), Yves Bouvier (Université Paris-Sorbonne, SIRICE-CRHI), Mathieu Flonneau (Université Panthéon-Sorbonne, SIRICE-CRHI, Association P2M), Léonard Laborie (CNRS, SIRICE-CRHI)

Organisation :
Cécile Welker labexehne1@gmail.com

 

Les séances ont lieu le jeudi de 17h00 à 19h00,

à l’Institut des sciences de la communication (ISCC)

20 rue Berbier-du-Mets, Paris 13°, M° Gobelins (salle de conférences, rez-de-chaussée).

Programme des séances :

5 octobre
Frédéric Soulu (Université de Nantes, Centre François Viète)

12 octobre
Pierre Musso (IEA Nantes),
La religion industrielle 

19 octobre
Charlotte Bigg (Centre Alexandre, EHESS-CNRS-MNHN),
Comment et pourquoi photographier la lune ? flous, cartes et portraits lunaires au XIXe siècle 

9 novembre
Benoît Doessant (Total Marketing Services),
Le transport maritime des hydrocarbures

16 novembre
Xue Fan (Hôpital Pitié-Salpêtrière),
Autour de la problématique de la connexion: de la naissance du neurone à la connectomique et à la modélisation du cerveau 

23 novembre : programme à venir

30 novembre : programme à venir

7 décembre
Thierry Laugée (Université Paris-Sorbonne),
L’image au service de l’amour de la faune. Aux origines du Département de l’Education de l’American Museum of Natural History de New York

14 décembre
Catalina Valdes (…)

01 février
Yaman Kouli (Technische Universität Chemnitz),
Knowledge, Patents and Social Policy – What keeps Europe really together?

8 février
Rebekah Higgit (University of Kent),
Metropolitan Science: Places, Objects and Cultures of Practice and Knowledge in London, 1600-1800

15 février
Andreas Fickers (Université du Luxembourg, Pr. Invité LabEx EHNE)

8 mars
François-Mathieu Poupeau (CNRS/LATTS – Université Paris-Est),
L’électricité et les pouvoirs locaux en France (1880-1980). Une autre histoire du service public

15 mars programme à venir

22 mars
James Cohen (Institue for Transportation Systems – The City University of New York),
A post-World War 2 history of American high speed rail, including transnational relationships between France, Japan, the United States

29 mars
Laurent Rollet (Université de Lorraine / Ecole nationale supérieure en génie des systèmes et de l’innovation, Laboratoire d’histoire des sciences et de philosophie – Archives Henri Poincaré),
Administrer le Bureau des longitudes en temps de Guerre (1914-1918)

5 avril
Mats Ingulstad et Hans Otto Frølan,
European integration and the quest for access to external natural resources in Norway (1945-2015)

12 avril
Matthew B. Crawford, à propos du livre Contact – pourquoi nous avons perdu le monde, et comment le retrouver

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Séminaire « Traces de guerre et de conflits : lieux et pratiques »

Séminaire d’enseignement et de recherche
Programme pour l’année universitaire 2017- 2018 = 9 séances de 3h + 1 de 2h
Le mercredi de 17h à 20h
Première heure réservée aux étudiants inscrits Salle F 603
Université Paris 1 centre Sorbonne –14 rue Cujas, 1er étage

Depuis plusieurs années, notre séminaire interroge les « traces » des guerres du XXe siècle, mais aussi d’autres formes de conflits telles les révolutions, les répressions ou encore les génocides et grands massacres de masse. Ces traces, nous les envisageons sous les formes les plus variées: traces psychiques comme traces matérielles; traces individuelles qui s’expriment notamment dans la fiction ou traces collectives par exemple par le biais de la commémoration ou de l’érection de mémoriaux ; traces envisagées aussi du point de vue du genre.

Penser les marques des conflits nous conduit également à réfléchir aux voies multiples qui ont été choisies au cours du XXe siècle pour y mettre fin et parfois assurer le rapprochement voire la réconciliation entre populations ou entre nations (procès, réparations, travail sur le passé, commémorations…). Quelles sont les voies possibles d’un vivre ensemble, voire d’une réconciliation quand un conflit a opposé dans la violence des populations ? Est-il possible de (re)vivre ensemble ? Pour répondre à ces questions, ce séminaire est non seulement interdisciplinaire mais convie d’autres « praticiens » de l’Histoire : juristes, artistes, réalisateurs, psychanalystes, archivistes ou conservateurs… Il vise également à mettre les étudiants en situation, d’une part en encourageant le débat avec nos intervenants, d’autre part en examinant sur le terrain certaines des traces matérielles de ces conflits.

Responsables du séminaire :

Corine DEFRANCE (CNRS),
François-Xavier NÉRARD (Paris 1 Panthéon- Sorbonne),
Fabrice VIRGILI (CNRS),
Éva WEIL (psychanalyste)

Programme à télécharger : Sem_TdG_17-18_PROG_DEF
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Chaire d’excellence – Alessandra Tarquini (axe 2)

Alessandra Tarquini est professeure associée de l’université de Rome « La Sapienza ». Elève de Renzo de Felice, elle a également étudié avec Emilio Gentile et Gaetano Calabro, et a été boursière de l’Institut italien pour les recherches historiques. Spécialiste de la culture et de la politique italienne du XXe siècle, elle a publié des monographies et de nombreux articles, dont notamment Il partito socialista fra guerra fredda e « questione ebraica »: sionismo, antisemitismo e conflitto arabo-israeliano nella stampa socialista, dalla nascita della Repubblica alla fine degli anni sessanta, in Ebraismo, sionismo e antisemitismo nella stampa socialista italiana dalla fine dell’Ottocento agli anni Sessanta, a cura di Mario Toscano,Venezia, Marsilio, 2007, pp. 161-232 et plusieurs articles du Dizionario biografico degli italiani.

Elle a publié la correspondance Croce-Tilgher (Bologne, Il Mulino, 2004), et Gentile-Prezzolini Roma, Edizioni di Storia e letteratura, 2006). Elle a collaboré également à diverses émissions de la RAI, et à plusieurs programmes de radio.

Biographie et liste complète de ses publications

Invitée par l’axe 2 d’octobre à décembre 2016, Alexandra Tarquini a notamment participé au séminaire Écrire une histoire transnationale du fascisme: enjeux et débats, coordonné par Olivier Dard et Didier Musiedlak.

Programme du séminaire : séminaire fascisme
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Recrutement : chercheur postdoctorant, Histoire, développement et institutionnalisation de l’espace Schengen

TITRE DU PROJET : Histoire, développement et institutionnalisation de l’espace Schengen
Thème de recherche : Histoire – droit – Europe – migrations – libre circulation
Lieu de travail : Institut d’études européennes et globales Alliance Europa, MSH Ange Guépin, Nantes
Unité(s) de recherche : CRHIA (EA 1163)
Département(s) de Recherche UBL de rattachement : OST
Responsable(s) scientifique(s) du projet : Michel Catala, Yves Pascouau
Type d’offre : chercheur contractuel (CDD 12 mois, renouvelable éventuellement une fois)
Etablissement employeur : Université de Nantes
Date limite de candidature : 30/09/2017
Date prévisionnelle de prise de poste : 1/11/2017

Environnement

Avec 38.000 étudiants dont 3.900 étrangers, 3.750 personnels, (dont 50% dédié à la recherche), l’Université de Nantes n’a cessé d’aller de l’avant. Dans les 50 dernières années, l’université de Nantes a porté la formation et la recherche au meilleur niveau. Face aux enjeux d’aujourd’hui, elle continue à se réinventer. Ce nouveau modèle place l’étudiant au centre de ses préoccupations et l’être humain au cœur de ses ambitions. Basée à Nantes, une ville reconnue pour son dynamisme culturel et économique et sa qualité de vie, l’Université dispose de deux autres campus à Saint Nazaire et la Roche Sur Yon.

Le Centre de Recherches en Histoire Internationale et Atlantique (EA 1163 – Universités de Nantes et La Rochelle) est un laboratoire qui rassemble 50 enseignants-chercheurs et 90 doctorants en histoire ancienne, histoire médiévale, histoire moderne, histoire contemporaine, lettres et langues, autour d’une thématique commune : « Du monde à l’Atlantique, de l’Atlantique au monde : modalités, espaces et acteurs des échanges internationaux de l’Antiquité à nos jours ». Le CRHIA pilote l’axe 4 du LabEx EHNE, Ecrire une histoire nouvelle de l’Europe, intitulé « L’Europe, les Européens et le monde », qui s’attache tout particulièrement à l’étude des circulations et des migrations entre l’Europe, ses périphéries et le reste du monde.

Le CRHIA est membre du GIS Institut d’études Européennes et globales Alliance Europa, dont l’objet est d’étudier les crises de l’Europe confrontée à une mondialisation qui, dans les tous les secteurs, semble de jour en jour la marginaliser un peu plus et lui imposer des bouleversements structurels souvent mal compris de sociétés fragilisées.

L’objectif est de repenser les conditions de l’intégration européenne dans les cadres du processus de mondialisation mais aussi d’évaluer l’impact de la globalisation sur les manières d’agir, de penser, de faire société en Europe. La Chaire Schengen, à laquelle est rattachée le post-doctorant, est l’une des chaires de l’Institut.

Mission (projet scientifique)

L’Institut d’études européennes et globales, le CRHIA et le LabEx EHNE lancent un programme de recherche sur l’histoire de l’espace Schengen dans le cadre de la création d’une chaire placée sous la responsabilité de Michel Catala, professeur d’histoire contemporaine et directeur d’Alliance Europa, et d’Yves Pascouau, docteur en droit européen et chercheur associé à l’Université de Nantes. Le post-doctorant s’intègrera dans cette équipe.

L’histoire de l’espace Schengen, des origines précédant la signature du traité en 1985 jusqu’à son incorporation dans le Traité d’Amsterdam de 1997, reste mal connu. Il s’agit d’écrire une histoire nouvelle de la libre circulation en Europe, de ses acteurs, des résistances qu’elle doit surmonter, des processus d’institutionnalisation qu’elle génère, des conséquences sur les législations et les pratiques des Etats membres, tant sur l’ouverture des frontières intérieures que sur le contrôle des frontières extérieures. La recherche tentera de mettre à jour et de comprendre les dynamiques qui ont animé le projet Schengen, ses forces et ses faiblesses, les difficultés et oppositions qui l’ont accompagné ainsi que le jeu des acteurs qui l’ont porté ou l’ont au contraire ralenti.

Le post-doctorant devra réaliser des recherches documentaires dans les archives allemandes, françaises et européennes et participer à des publications collectives. Il participera également à l’animation de séminaires ou journée d’études.

Profil recherché

Docteur en histoire contemporaine, avec au maximum 3 ans d’expérience après l’obtention de son doctorat3 , disposant d’une expérience de recherche à l’international (durant ou après son doctorat), n’ayant pas soutenu sa thèse au sein de l’établissement de recrutement et n’ayant pas déjà travaillé dans l’unité de recherche d’accueil.

Maitrise de l’anglais et de l’allemand indispensable (capacité à s’exprimer et à rédiger en français pour les candidats étrangers)

Autonomie, rigueur, capacité à travailler en équipe

Dossier de candidature

Pour candidater à cette offre, veuillez transmettre les éléments suivants à : labexehne4@univ-nantes.fr (copie à crhia@univ-nantes.fr et recherche@u-bretagneloire.fr)

 Un CV et une lettre de motivation qui aborde notamment votre projet professionnel
 Une liste de vos principaux travaux réalisés (2 pages max.) : publications scientifiques, brevets et autres productions scientifiques
 Le rapport du jury de thèse
 D’éventuelles lettres de recommandations
 Une copie de votre diplôme de doctorat

Les dossiers seront examinés par un comité de sélection qui procédera à des auditions en octobre 2017.

Vous trouverez la description du processus général de sélection sur la page suivante : https://ubretagneloire.fr/dossiers/postdoc/candidatures

Dossier à télécharger : RecrutementPostDoc Schengen CRHIA_UBL
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Appel à contribution : La France et la dénazification de l’Allemagne après 1945

Colloque international organisé par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, l’Institut historique allemand de Paris, l’Institut d’Histoire moderne et contemporaine ENS Paris et le Labex EHNE (Ecrire une Histoire nouvelle de l’Europe) en coopération avec le Musée des Alliés à Berlin et la Fondation Maison du chancelier Adenauer Rhöndorf

22–23 mars 2018
Lieux :
Institut historique allemand de Paris
Centre des Archives diplomatiques de La Courneuve

Argumentaire

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et à la suite des accords de Potsdam (juillet–août 1945), les Alliés mettent en œuvre, dans leur zone d’occupation respective en Allemagne et en Autriche, une politique de « dénazification » destinée d’une part à sanctionner les nazis et d’autre part à démocratiser la société allemande. Dans ce cadre, une épuration est menée, qui comprend plusieurs dimensions (judiciaire, administrative, professionnelle). Cette épuration est complexe à appréhender, car elle a été dirigée de manière différente par les Alliés malgré leur accord initial à Potsdam et l’expérience commune du procès de Nuremberg (1945/46). Même à l’Ouest, en dépit d’une tendance grandissante à l’homogénéisation des pratiques épuratoires, notamment dans l’association des Allemands eux-mêmes à l’entreprise, la dénazification ne fut jamais uniforme selon les régions et les secteurs professionnels.

Certes l’ambition de la dénazification est immense, puisqu’il s’agit non seulement de sanctionner au plan pénal les criminels nazis, mais aussi de neutraliser les élites fonctionnelles ayant servi la dictature de Hitler et, au-delà, d’évaluer la compromission politique de plus de 8,5 millions d’Allemands ayant appartenu NSDAP, tout en accompagnant le retour à la démocratie par une pédagogie destinée au plus grand nombre. La dénazification comme épuration administrative est pourtant brève, puisqu’elle est déclarée officiellement achevée dès 1948, bien que certaines procédures se poursuivent dans les faits à l’Ouest jusqu’au seuil des années 1950 et qu’un contentieux se déploie à plus long terme en République fédéral d’Allemagne. Avec le recul, si l’épuration a parfois été jugée bien trop limitée à l’Ouest, la démocratisation apparaît en revanche un acquis durable de l’après-1945. Dès lors, tirer le bilan de la dénazification appelle un jugement nuancé. De plus, il reste encore pour les historiens de nombreux champs à explorer.

Au plan historiographique, le volet épuratoire de la dénazification (judiciaire et administratif) a en effet fait l’objet de monographies régionales ou par zone d’occupation de grande qualité, notamment dans les années 1980 et 1990. Quelques études comparatives ont été publiées. Mais force est de constater qu’il manque encore aujourd’hui une véritable synthèse sur la dénazification menée en zone d’occupation française (ZOF). De plus, le croisement avec l’étude de l’épuration des collaborateurs en France a été rarement tenté.

L’ouverture sans restriction des archives françaises relatives à la Seconde Guerre mondiale et à ses suites (arrêté du Premier Ministre du 24 décembre 2015), les efforts des services d’archives concernés pour faciliter l’accès aux fonds émanés de l’administration de la ZOF (plus de 250 000 dossiers de dénazification indexés) ouvrent aujourd’hui de nouvelles perspectives à la recherche.

Ce colloque aura pour objectifs de dresser un bilan historiographique sur le sujet, de présenter les sources disponibles, inédites ou méconnues, en France et en Allemagne, et de dégager de nouveaux axes de recherches. Un regard croisé avec la contribution d’archivistes des Länder permettra de dresser ce panorama. On s’en tiendra à analyser les processus de dénazification dans la seule ZOF, tout en adoptant une démarche comparative (sources britanniques, américaines et russes) afin d’en mettre en lumière les éventuelles spécificités.

Les communications pourront aborder, sur un plan général, les règles juridiques et le fonctionnement des juridictions et de la bureaucratie chargées de la dénazification. Pourront être présentées des études de cas individuels, fondées non seulement sur des croisements de témoignages, mais surtout sur les dossiers d’archives nominatifs susceptibles d’éclairer la politique de dénazification des Français avant que les comités d’épuration composés d’Allemands ne prennent le relai dans la nouvelle Allemagne. Au-delà des cas individuels, il s’agira de s’interroger sur le fonctionnement et le recrutement des administrations allemandes après-guerre permettant de nourrir une histoire sociale de la démocratie ouest-allemande en train de se construire.

La dénazification en Allemagne de l’ouest et en Allemagne de l’est, qui a concerné toute la société, a été en effet particulièrement appliquée à l’administration, entrainant l’éviction et ensuite la réintégration d’un certain nombre de fonctionnaires dont on avait besoin pour reconstruire le pays et dont les droits furent précocement garantis en République fédérale d’Allemagne. Le colloque sera aussi l’occasion d’organiser pour le public français une présentation des enquêtes actuellement menées en Allemagne par différentes commissions nommées au sein des ministères par le gouvernement de la RFA pour étudier les réalités de l’épuration administrative et les conditions de la transition démocratique après le nazisme. Par ailleurs, il pourrait être pertinent de mettre en perspective les deux mouvements d’épuration, en France et en Allemagne, à l’occasion d’une table ronde.

Enfin, ce projet de colloque se situe dans le prolongement d’une exposition intitulée « Who was a Nazi ? – la dénazification après 1945 en Allemagne », présentée au musée des Alliés à Berlin en 2015-2016. Il évoquera donc également la question de la transmission et de la perception du processus de dénazification par le public allemand. Comité scientifique : Sébastien Chauffour (Archives diplomatiques de la Courneuve), Corine Defrance (CNRS, Labex EHNE), Stefan Martens (Institut historique allemand), Hélène Miard-Delacroix (ParisSorbonne, Labex EHNE), Isabelle Nathan (Archives diplomatiques de la Courneuve), MarieBénédicte Vincent (Ecole normale supérieure, Institut d’histoire moderne et contemporaine)

Langues : français, allemand, anglais

Les propositions qui doivent comporter un titre et un résumé en 1500 signes de l’intervention, avec nom, titre, affiliation institutionnelle et travaux en cours de l’auteur.

Ils sont à adresser jusqu’au 30 septembre 2017 à : colloque-international@dhi-paris.fr

Appel à contribution à télécharger (en français) : Colloque dénazification de la ZOF
Appel à contribution à télécharger (en allemand) : Internationales Kolloquium Entnazifizierung
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Appel à candidature : contrat doctoral LabEx EHNE Axe 4, L’Europe, les européens et le monde

Dans le cadre LabEx EHNE (axe 4 « L’Europe, les Européens et le monde ») et de l’Institut d’études européennes et globales Alliance Europa, le CRHIA recrute un(e) doctorant(e) sur l’histoire contemporaine de l’Europe depuis 1945 jusqu’à nos jours.

Les sujets proposés doivent s’intégrer dans les projets scientifiques de l’axe 4 du LabEx ENHE et du projet CITER. L’ouverture pluridisciplinaire (notamment droit, science politique, civilisations) et la dimension comparative et plurinationale seront très appréciées.

Compétences et qualifications :

Bonne pratique de l’anglais souhaitable et/ ou d’une autre LV. Maîtrise du français pour un candidat étranger.
Esprit d’initiative et capacité à s’intégrer dans un programme collectif. Rigueur et autonomie.

Le doctorant devra participer aux activités du LabEx EHNE et d’Alliance Europa. Possibilité d’un contrat d’activités complémentaires pour la valorisation des deux projets, notamment en direction de l’enseignement secondaire.

Candidature :

  • CV
  • lettre de motivation
  • présentation du sujet de thèse (4 pages maximum)
  • relevé de notes de master 1 et 2 (avec notes des mémoires et rang de classement en master 2)
  • lettre de soutien du directeur de recherches en M2

Les candidatures sont à envoyer avant le 10/07/2017 dernier délai à : crhia@univ-nantes.fr

Appel à télécharger : AAC CD LabEx EHNE-Alliance Europa
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Podcasts séminaire Histoire des sciences, histoire de l’innovation

Retrouvez quelques séances passées du séminaire « Histoire des sciences, histoire de l’innovation circulations, communications et civilisations matérielles en Europe (XVIIIe – XXIe s.) », organisé par l’Université Paris Sorbonne, l’UPMC et le LabEx EHNE :

13 octobre 2016 / Résumé et audio
Hugues Marchal, Universität Basel, « L’innovation dans la poésie scientifique du XIXe siècle »

23 février 2017 / Résumé et audio
Hartmut Rosa, Friedrich-Schiller-Universität Jena, “Setting the world in motion and making it available : Why modernity’s mode of dynamic stabilization causes alienation and desynchronization”

4 mai 2017 / Résumé et audio
Lino Camprubi, Max-Planck-Institut für Wissenschaftsgeschichte, “Underwater Surveillance and the Modern Mediterranean”

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