Appel à communication : L’argent immoral et les profiteurs de la guerre (1870-1945)

Cet appel à contributions concerne un colloque sur l’argent immoral et les profits de guerre dans des périodes de conflits et de sorties de guerre, en Europe, de la fin du XIXe au milieu du XXe siècle. Ce colloque s’inscrit dans une série de manifestations scientifiques organisées par un groupe international de recherche sur la corruption politique. Plus concrètement, il s’agit d’un projet franco-allemand, en partenariat entre les universités de Paris-Sorbonne, d’Avignon, de Darmstadt et de Francfort (projet POCK2, ANR-DFG). Ce projet est soutenu par des équipes de l’université autonome de Barcelone, du New Europe college (Bucarest) et de l’université libre d’Amsterdam, dans le cadre du GDRI « politique et corruption » (GDRI 842 CNRS).

En France, la question des profits de guerre a fait déjà l’objet de travaux dans le cadre de recherches sur l’épuration économique après le second conflit mondial, et ce tout spécialement dans le cadre du groupement de recherche (GDR) 2539 du CNRS « Les entreprises sous l’occupation ». En regard, les conflits de 1870 et de 1914-1918 ont été beaucoup moins étudiés. Le colloque entend se concentrer sur les accusations de corruption lancées contre les entreprises qui ont réalisé des profits élevés en temps de guerre ou immédiatement après. Les exemples français et allemands seront privilégiés mais sans exclusive. D’autres cas pourront être présentés et étudiés, pour des pays de l’aire européenne entre le dernier tiers du XIXe siècle et la première moitié du XXe siècle.

Le poids des guerres comme temps forts historiques généraux n’a pas besoin d’être souligné. On relèvera cependant toute leur importance pour ce qui concerne les systèmes de normes publiques à l’heure où la contradiction potentielle entre gains individuels et intérêt collectif est exacerbée. Dans un tel contexte, des sacrifices considérables sont accomplis au nom du salut national et de la collectivité et le patriotisme est exigé de chacun. Dans le même temps, une dynamique économique particulière voit le jour : les décisions se prennent dans un temps accéléré et devant des horizons marqués par une grande incertitude, les dépenses publiques augmentent de façon considérable et beaucoup d’argent est injecté dans le système. En conséquence, les gains, souvent élevés, peuvent être réalisés à faible coût par des acteurs individuels dans certains secteurs (notamment les fournitures aux armées). Les réseaux d’influence employés pour obtenir de tels résultats ont une importance cruciale. C’est surtout après les guerres perdues que les succès des profiteurs de guerre paraissent inadmissibles aux yeux d’une majorité. Sont alors visées des marges bénéficiaires jugées exorbitantes et des gains spéculatifs, considérés comme d’autant plus scandaleux qu’ils ont pu être réalisés sur fond de pénuries. La thématique de « l’argent immoral » rencontre de ce fait un écho considérable qui invite à prendre toute la mesure de l’importance des sorties de guerres, au-delà des phases de guerres envisagées stricto sensu.

Les communications pourront porter sur différents registres.

En premier lieu, sur les débats publics autour de l’argent immoral et les pratiques dissimulées, aussi bien pour la guerre de 1870-1871 que pour la Grande Guerre et ses suites, mais aussi pour la seconde guerre mondiale et ses suites, spécialement en dehors du cas français. Enfin, d’autres conflits pourront être envisagés. La question des indemnités comme des réparations et les controverses comme les scandales qu’elles engendrent pourra faire l’objet de contributions spécifiques.

En second lieu, il s’agira d’analyser les institutions qui ont pris en charge, au plan judiciaire politique et parlementaire le traitement de cette question. Un accent particulier pourra être porté sur les commissions d’enquêtes parlementaires qui se sont constituées à cette occasion.

En troisième lieu, même si l’objet est rendu très délicat, en particulier pour le cas français à cause de l’absence de normalisation des comptabilités d’entreprises (le plan comptable ne fut créé qu’en 1941), il conviendra de chiffrer le montant de ces bénéfices tant au niveau des entreprises que des branches.

 

Sélection scientifique :

Les propositions de contributions ne pourront pas excéder 1500 signes. Elles devront être envoyées jusqu’au 1er mars 2018 à frederic.monier@univ-avignon.fr et olivierdard@orange.fr. Ces propositions pourront être envoyées en anglais et en français.

Un comité scientifique composé de Olivier Dard, Jens Ivo Engels, Silvia Marton, Cesare Mattina, Frédéric Monier et Gemma Rubi sélectionnera les propositions qui seront retenues.

 

Organisation pratique :

Le colloque aura lieu les 29 et 30 mai à la maison de la recherche de l’université Paris-Sorbonne. Les voyages et hébergements des intervenants seront pris en charge.

 

Fichier à télécharger : Appel Argent immoral rev Frédéric
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Appel à communication : Workshop : Qu’est-ce qu’un homme chrétien ?

Qu’est-ce qu’un homme chrétien ?
Masculinités et engagements, Europe, du XIXe siècle à nos jours

 

Workshop organisé dans le cadre de l’axe 6 « Genre et Europe » du LabEx EHNE

Il se tiendra à Paris, les 11 et 12 juin 2018.
Les propositions de communication doivent être envoyées pour le 1er mars 2018.

Quels sont les liens entre construction des masculinités, pratiques religieuses et engagements politiques dans l’espace européen du XIXe siècle à nos jours ?

Une attention à l’engagement religieux des hommes pourrait enrichir notre compréhension de la construction des masculinités d’une part, et du politique d’autre part, en tentant de dégager des logiques transnationales. Ces engagements s’inscrivent tout à la fois dans l’espace public et l’espace privé, en portant une attention à la famille, peu étudiée sous cet angle. 

Engagements politiques et croyances religieuses au masculin

Dans l’historiographie française, le schéma narratif dominant trace l’histoire d’un recul progressif du religieux au profit du politique à partir des libéralismes nés de la Révolution française (utilisation en histoire du concept de sociologie de « sécularisation »). Dans cette perspective, les travaux ont insisté sur la « féminisation » de la religion en Europe et l’éloignement des hommes de la pratique religieuse (Fouilloux, 1995).

L’histoire politique dresse, quant à elle, le portrait d’un anticléricalisme porté par les hommes soucieux de défendre leur autonomie de pensée et les valeurs démocratiques face à des religions féminisées et contrôlées par des clercs à la masculinité problématique (Healy, 2001). Ce récit n’a pas réellement questionné, avec plus de nuances, le lien entre religion, masculinité et politisation. “L’homme anticlérical” est quelque part devenu un lieu commun peu interrogé (Lalouette, 2001).

Du côté de l’histoire des femmes puis du genre, les travaux se sont intéressés aux modalités de politisation des femmes via l’engagement religieux, réponse à leur exclusion de la sphère du suffrage. La question des hommes liant engagement politique et religieux reste peu traitée, à l’exception peut-être de travaux éclairant les tentatives post-révolutionnaires de conciliation entre religion, modernité politique et masculinité (Harrison, 2014).

Étudier ces questions à l’échelle européenne permettrait de sortir de ces analyses en les confrontant à la diversité des régimes politiques et des situations confessionnelles. Plusieurs chercheurs ont commencé à s’atteler à ce travail, notamment dans les espaces germanique (Healy 2001, Verhoeven 2008), ibérique (Blasco Herranz 2003, Minguez Blasco 2012), ou encore en Europe du Nord (Werner, 2011). Leurs travaux montrent un lien structurel différencié selon les pays d’Europe entre les identités de genre, nationales et confessionnelles. L’approche comparatiste permettra de confronter les historiographies et de tenter des hypothèses communes.

Pratiques religieuses et définition des masculinités

Considérant comme une évidence la prise de distance des hommes à l’égard de la pratique religieuse, l’historiographie perd souvent de vue que l’on parle principalement du culte dominical. Or, dans les différentes confessions chrétiennes, il ne s’agit que d’une activité religieuse proposée par les Églises parmi un panel bien plus large. D’autres propositions comme les pèlerinages ou les processions sont, par exemple, mixtes. Des engagements de différents types et natures (électoral, syndical, associatif) peuvent aussi être des lieux de défense et d’adhésion des hommes à des idéaux et des valeurs religieuses. Il existe également des dévotions ou des exercices spirituels qui ont pour cadre l’espace privé masculin. Des travaux pionniers commencent par exemple à documenter la participation des hommes à des dévotions domestiques, comme celle au Sacré-Coeur en Belgique (Van Osselaer, 2013).

Plusieurs travaux ont montré que des femmes inscrivent leur engagement politique dans des gestes à valeur spirituelle (Della Sudda, 2007). Quelles pratiques religieuses définissent les hommes qui demeurent croyants ? Cela conduit à interroger ces dernières dans leurs dimensions spirituelles et dévotionnelles mais également dans leur dimension politique. En effet, les acteurs ne dissocient pas nécessairement religion et politique. Une telle réflexion nous pousse également à tracer le continuum qui peut exister entre engagement politique masculin et engagement politique féminin.

Des travaux ont depuis longtemps l’image d’ouvriers détachés de la religion et aujourd’hui l’approche intersectionnelle permet de renouveler les études de genre. Si les classes supérieures valorisent une identité masculine qui passe par une sociabilité particulière, par exemple dans les cercles de charité (Brejon de Lavergnée, 2008) , qu’en est-il dans les autres milieux sociaux ? Que signifie être un homme chrétien quand on est un paysan, un ouvrier, un bourgeois ou un noble ? De même, on peut s’intéresser à ce qui unit les hommes chrétiens au-delà de leurs classes sociales.

Pistes de réflexion

Les participants sont particulièrement invités à réfléchir sur les thèmes suivants, croisant identités masculines, croyances et engagements politiques :

  1. Engagement politique et identité religieuse : Dans plusieurs espaces européens, l’identité nationale revendique une dimension confessionnelle forte. Ainsi, le sujet modèle de l’Empire britannique est anglican tout comme le Prussien est luthérien, à l’inverse du citoyen français teinté d’anticléricalisme. La démocratisation conduit-t-elle nécessairement à une masculinité libre-penseuse et contestataire des autorités religieuses ? Comment les masculinités se construisent-elles dans les pays où le nationalisme passe par une religion d’État et où, plus généralement, l’appartenance religieuse est compatible avec la participation politique ? À l’inverse, en contexte de régime autoritaire ou totalitaire, la religion peut-elle être davantage investie par les hommes et devenir le support d’un refuge voire d’une résistance ?
  2. Le genre de l’athéisme, de l’agnosticisme ou de l’anticléricalisme : Les formes de distance vis-à-vis des Églises sont nombreuses : refus d’adhésion, fidélité sans croyance, ou combat déclaré contre le clergé. Ces différentes attitudes peuvent être relues grâce au concept de genre, pour intégrer ceux et celles qui les manifestent tout autant que les rhétoriques mobilisées. Les travaux sur la libre-pensée n’ont pas réellement interrogé le caractère genré de l’anticléricalisme. La virulence du discours et de la politique anticléricale renouvellent-elles en retour les processus d’identification des hommes ?
  3. Masculinités laïques et religieuses en guerre : les guerres et conflits militaires ouvrent des temps de crise propices à la reconfiguration des liens entre identités de genre et appartenance politique. En France, la camaraderie des tranchées crée un entre-soi masculin qui dépasse le clivage entre laïcs et clercs, qui avaient jusqu’ici interdiction de prendre les armes. Dans les guerres civiles et les résistances (guerre civile espagnole), les ministres du culte sont-ils des hommes comme les autres ? Plus généralement, est-ce que l’attachement religieux des hommes est compatible avec la définition du guerrier soumis à la loi martiale ? Le discours religieux peut-il devenir un élément de légitimation du combat ?
  4. Maris et pères chrétiens : Comment les hommes chrétiens se pensent-ils comme père et mari au sein de leur foyer et de la société ? Est-ce un élément secondaire ou essentiel du discours qu’ils tiennent sur eux-mêmes ? Comment le foyer est-il politisé par des engagements publics divers comme par exemple les ligues au tournant des XIXe et XXe siècles ? Dans un contexte valorisant de plus en plus l’espace domestique et familial, notamment par rapport à la vie religieuse, assiste-t-on à une nouvelle définition du rôle du père et du mari au sein du foyer ?
  5. Le genre des émotions, croyances et pratiques religieuses : À l’heure où se développent les approches d’histoire des émotions, il serait pertinent de s’interroger sur le lien entre les types de dévotion dominants et les régimes de genre. Par exemple, les dévotions du XIXe siècle insistent sur la dimension affective du lien à Dieu, fondé sur l’amour et sur la piété mariale : quelle a été la réception de ce modèle chez les hommes ? Comment une forme de dévotion considérée comme “féminine” a-t-elle pu être rejetée ou appropriée, par eux ? Dans quelle mesure le religieux vient-il reconfigurer les normes de la masculinité laïque ?

Calendrier et modalités de soumission :

Le workshop se tiendra à Paris, les 11 et 12 juin 2018. Les communications seront d’une demi-heure et un temps important sera laissé à la discussion.

Les propositions de communication, d’une demi-page et évoquant l’approche, la méthodologie et les sources mobilisées, peuvent s’inscrire dans un ou plusieurs axes. Elles doivent être accompagnées d’une courte biographie de l’auteur. Le comité valorisera les travaux de jeunes chercheurs et les recherches inédites, ainsi que l’exploration de nouvelles archives.

Les propositions et les communications peuvent être en français ou en anglais.

Les propositions de communication doivent être envoyées simultanément à Anthony Favier (anthony.favier@live.com), Anne Jusseaume (genreeurope@gmail.com) et Caroline Muller (caroline.muller@univ-reims.fr ), pour le 1er mars 2018. Une réponse sera donnée aux participants fin mars. 

Comité d’organisation :

Anthony Favier – Laboratoire de Recherche Historique Rhône Alpes (LARHRA)
Anne Jusseaume – LabEx EHNE, UMR Sirice/Centre d’Histoire de Sciences Po (CHSP)
Caroline Muller – LARHRA/Centre de Recherche en Histoire Culturelle (CERHIC)

Comité scientifique :

Matthieu Brejon de Lavergnée (Maître de conférences HDR à Sorbonne Université – Centre d’Histoire du XIXe siècle),
Bruno Dumons (Directeur de recherche, CNRS – LARHRA),
Julie Le Gac (Maîtresse de conférences à Paris Nanterre, ISP/LabEx EHNE),
Manuela Martini (Professeure d’histoire moderne, Université Lyon 2 – LARHRA),
Florence Rochefort (Chargée de recherche au CNRS, GSRL – EPHE/CNRS),
Régis Schlagdenhauffen (Maître de conférences à l’EHESS – IRIS/LabEx EHNE)

Références citées :

  • Immaculada BLASCO HERRANZ, Paradojas de la ortodoxia, política de masas y militancia católica femenina en España (1919-1939), Zaragoza, Prensas universitarias, 2003, 433 p.
  • Matthieu BREJON DE LAVERGNEE, La Société de Saint-Vincent-de-Paul, 1833-1871 : un fleuron du catholicisme social, Paris, le Cerf, 2008, 713 p.
  • Magali DELLA SUDDA, Une Activité politique féminine conservatrice avant le droit de suffrage en France et en Italie : socio-histoire de la politisation des femmes catholiques au sein de la Ligue patriotique des Françaises (1902-1933) et de l’Unione fra le donne cattoliche d’Italia (1909-1919), thèse d’histoire sous la direction de Laura Lee DOWNS et Lucetta SCARAFFIA, EHESS, Université de la Sapienza (Rome), 2007, 816 p.
  • Étienne FOUILLOUX, “Femmes et catholicisme dans la France contemporaine”, Clio, Histoire, femmes et sociétés, 2, 1995.
  • Carol E. HARRISON, Romantic catholics : France’s postrevolutionnary generation in search of a modern faith, Ithaca : Cornell University Press, 2014, 328 p.
  • Róisín HEALY, “Anti-Jesuitism in Imperial Germany : the Jesuit as Androgyne”, dans Helmut SMITH (éd.), Protestants, Catholics and Jews in Germany, 1800-1914, Oxford, New York, Berg, 2001, p. 153-183.
  • Jacqueline LALOUETTE, La Libre pensée en France, 1848-1940, Paris, Albin Michel, 2001, 636 p.
  • Raúl MÍNGUEZ BLASCO, “Monjas, esposas y madres católicas : una panorámica de la feminización de la religión en España a mediados del siglo XIX, Amnis, revue de civilisation contemporaine Europe/Amériques, 11, 2012.
  • Tine VAN OSSELAER, The Pious sex : Catholic constructions of masculinity and feminity in Belgium, c. 1800-1940, Leuven, University Press, 2013, 271 p.
  • Timothy VERHOEVEN, “Neither Male nor Female : the Jesuit as Androgyne 1843-1870”, Modern & Contemporary France, 16, 1, février 2008, p. 37-49.
  • Yvonne Maria WERNER (ed.), Christian masculinity : Men and religion in northern Europe in the 19th and 20th century, KADOC-Studies on Religion, Culture and Society, 8. Leuven University Press, 2011.
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Programme SPEscies

Programme de recherche sur les spécimens artificiels de sciences naturelles en Sorbonne

Projet financé dans le cadre du développement de l’IDEX SUPER – couvrant la période du 30 janvier 2017 au 30 juin 2018.

Le programme de recherche SPEscies est né d’une préoccupation commune de chercheurs en histoire de sciences, d’historiens de l’art et de conservateurs concernant un type de patrimoine négligé : les collections universitaires dédiées à la diffusion et à l’enseignement des sciences naturelles. Les collections que l’équipe a sélectionnées ont toutes la même caractéristique : ce sont des pièces manufacturées d’histoire naturelle, ayant été utilisées par des scientifiques, des enseignants ou des étudiants, de la fin du XVIIIe siècle au début du XXe siècle dans les établissements universitaires.

Paradoxalement, ces pièces particulièrement prisées des collectionneurs aujourd’hui, ne trouvent plus leur place dans les institutions scientifiques et leurs espaces muséaux. Tandis que les conservateurs des muséums font constamment un effort de catalogage et d’inventorisation des spécimens naturels, les pièces artificielles sont exclues de ces nouvelles banques de données. Or ces objets n’ont pas été créés pour se substituer aux spécimens issus de la collecte mais pour les enrichir et les illustrer dans un but éducatif. Souvent laissées à l’abandon, certaines de ces pièces ont été égarées, la plupart reléguées dans les réserves et les espaces hors public, voire même jetées comme ce fut le cas, dans les années 1965, à l’UPMC.

L’enjeu du regroupement de l’équipe sciences dures et sciences humaines consiste à faire émerger véritablement un ensemble de collections et de recherches visant à la valorisation et la présentation muséographique de ce patrimoine pédagogique scientifique en danger et de recherches visant à la valorisation et la présentation muséographique de ce patrimoine pédagogique scientifique en danger.

Ainsi dans sa première phase, le projet SPESCIES s’attachera à l’étude historique, matérielle et épistémologique de ces pièces didactiques afin que les aspects liés à leur contexte de fabrication et d’utilisation justifient leur patrimonialisation. La seconde phase du projet consistera à rendre aux collections scientifiques leur caractéristique première liée à la tactilité et la manipulation didactique, dont la présentation embarrasse les conservateurs. Ce sont les modèles en bois et les planches iconographiques liées à l’apprentissage de la cristallographie de la collection de minéralogie du MNHN et les pièces clastiques servant à enseigner l’anatomie à l’UPMC et au MNHN. Celles-ci feront l’objet d’un processus de numérisation spécifique : concernant l’anatomie, chaque élément constituant un organe de la pièce démontable sera isolé pour être modélisé en 3D afin de pouvoir reconstituer et morceler virtuellement l’ensemble de l’objet. L’objectif ici est de permettre à l’utilisateur/visiteur de consulter, disséquer, manipuler l’objet face aux vitrines de présentation, sans entrer en contact avec les pièces originales.

L’ensemble des recherches menées par le programme sera divulguée au cours d’une série de séminaires et de journées d’études ouverts à tous au sein des établissements partenaires (MNHN, UPMC, INHA, BnF).

Coordination scientifique :
Thierry Laugée (Sorbonne Université)

Membres de l’équipe :
Frédérique ANDRY-CAZIN (OPUS)
Santiago ARAGON (Sorbonne Université)
Thomas CAZENTRE (BnF)
Dylan COURTIN (Sorbonne Université)
Jacques CUISIN (MNHN)
François FARGES (MNHN)
Thierry LAUGÉE (Sorbonne Université)
Tanguy LE ROUX
Arnaud MAILLET (Sorbonne Université)
Olivier VAYRON (Sorbonne Université)

Séances :

7 février 2018 – 18h
Biopic Animal
INHA

Plaquette à télécharger : PROGRAMME SPESCIES
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Vidéos du colloque « Être homosexuel-le en Europe au temps de la Seconde Guerre mondiale »

Les vidéos du colloque « Être homosexuel-le en Europe au temps de la Seconde Guerre mondiale » sont désormais en ligne sur Canal U.

Comment les hommes et les femmes homosexuels en Europe ont-ils vécu la Seconde Guerre mondiale ? Comment commémorer les persécutions subies ?

Il est désormais connu que durant la Seconde Guerre mondiale, des personnes homosexuelles ont été arrêtées et déportées en Allemagne. Cependant, des politiques anti-homosexuelles ont aussi été développées dans plusieurs autres pays d’Europe, que ceux-ci fussent ou non sous influence nazie.
Jusqu’à aujourd’hui, les modalités de ces politiques, l’ampleur des persécutions et la manière dont les villes et les Etats européens élaborent la mémoire de cette période n’ont été que peu questionnées. Et cela, alors que des monuments commémoratifs en souvenir des victimes homosexuelles sont de plus en plus nombreux à travers notre continent.

Colloque organisé le 27 mars 2015 par l’Axe Genre & Europe du LabEx EHNE  et par le Conseil de l’Europe. Homologué « 70e anniversaire de la Libération et de la Victoire ».

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La France en guerre dans le second XXe siècle. Représentations et mémoires contemporaines, 2000-2017

Appel à contribution
Journée d’étude – Sorbonne, 19 octobre 2018

En 2017, à respectivement 70 ans de la Seconde Guerre mondiale et 50 ans de la guerre d’indépendance algérienne, on peut être surpris par l’effervescence mémorielle qui, en ce début du XXIe siècle, rend présents, de façon inégale selon les conflits – trop de mémoire ici, pas assez là –, ces événements. L’héritage de ces passés, loin de concerner seulement l’histoire militaire, témoigne de l’évolution du regard à la fois historiographique et sociétal sur ces conflits, appréhendés par ailleurs de façon de plus en plus différentielle selon les générations impliquées.

Le 18 juin 1960, le général de Gaulle inaugure le Mémorial de la France combattante au mont Valérien, le 25 janvier 2005 le Mémorial de la Shoah est inauguré à Paris par le président Jacques Chirac tandis que le 16 octobre 2015, le premier ministre Manuel Valls inaugure le Mémorial du camp de Rivesaltes. Entre ces dates, la perception et la mémorialisation de la Seconde Guerre mondiale connaissent une évolution marquante : à la célébration de la mémoire de la résistance succède celle de la mémoire de la déportation au prisme d’un « devoir de mémoire » centré sur l’extermination des Juifs d’Europe tandis que, plus récemment, la crise des mémoires nationales héroïques génère une mémoire plurielle du second conflit mondial. De son côté, la guerre d’indépendance algérienne, qui fut longtemps une « non guerre », reste encore à la marge des politiques mémorielles qui tardent à lui assurer un régime de commémoration. Contrairement aux mémoires plurielles mais désormais consensuelles de la Seconde Guerre mondiale – de la Première d’ailleurs aussi –, cette mémoire encore fortement conflictuelle illustre la difficulté qu’a la société française, dans un contexte postcolonial, à accepter la pluralité des expériences guerrières.

Dans cette configuration, la journée d’étude invite à interroger les représentations – symboliques, politiques, architecturales, artistiques… – que ces conflits passés nourrissent depuis le début du XXIe siècle et à mettre en évidence des dynamiques mémorielles qui investissent l’espace public.

La manifestation prévue pour l’automne 2018 se place résolument dans le temps de la mémoire récente, à compter de l’an 2000.

Objets d’étude de la journée

Un premier objet d’étude portera sur les mémoriaux récemment ouverts en tant que « hauts-lieux de mémoire française ». Quelles sont les spécificités de ces différents mémoriaux sur les conflits du second XXe siècle impliquant la France ? Dans quelle mesure la genèse et la réalisation du mémorial traduisent-elles un consensus ou au contraire une vision encore conflictuelle autour de la mémoire de l’événement ? Cet axe s’intéressera également aux appropriations des mémoriaux, à leurs usages « vernaculaires » et, consécutivement aux mémoires, notamment envisagées à partir d’une perspective « vue d’en bas ».

Un second objectif de la manifestation sera de proposer une réflexion sur la/les manière(s) dont ces conflits – selon des durées, des modalités et des enjeux qui leur sont propres – marquent les créations plastiques contemporaines, mais aussi sur la/les manières dont les créations contemporaines sont des marqueurs de la mémoire. Dans quelle mesure la mémoire des conflits retenus se trouve-t-elle – en ce début du XXIe siècle – dans le travail d’artistes contemporains ? Plus fondamentalement, comment aborder aujourd’hui, en tant qu’artiste, la question de la représentation de la mémoire de la guerre et des guerres du second XXe ?

Un troisième axe de la manifestation s’intéressera au temps politique des représentations telles qu’elles ressortent des prises de parole politiques lors des inaugurations et des cérémonies commémoratives. Quelles lectures peuvent en être faites ? En quoi le temps court du politique intègre-t-il dans le très contemporain, autant qu’il peut l’instrumentaliser, la mémoire des guerres d’hier – mais aussi de la guerre en général ?

Axes de réflexion de la journée d’étude

I) Mémoriaux de guerre comme lieux de mémoire
– Comment se pense la représentation de la guerre (passée) au temps présent ?
– Quelle est la stratégie mémorielle adoptée ?
– Dans quelle mesure les mémoriaux récemment ouverts adoptent-ils une forme/enveloppe particulière (architecturale, scénographique, didactique…) qui contribue à ce qu’ils soient porteurs de nouvelles représentations de la mémoire ?

II) Mémoire des guerres et productions plastiques contemporaines
(2000-2017)
– Dans quelle mesure la mémoire des conflits du second XXe siècle inspire-t-elle depuis l’an 2000 le travail d’artistes ? En quoi le travail plastique de ces artistes s’inscrit-il dans des cycles de mémoire ?
– En quoi les œuvres d’art contribuent-elles elles-mêmes à faire évoluer les représentations du champ mémoriel des conflits du second XXe siècle ?
– Comment la création artistique contemporaine aborde-t-elle la question de la représentation de la mémoire de la guerre ?

III) Guerres d’hier, inaugurations d’aujourd’hui
– Quelles lectures des représentations des guerres d’hier mais aussi de la guerre en général peuvent être faites à partir des discours d’inauguration des mémoriaux ou des discours prononcés lors de commémorations ? Quel est le degré d’intégration de la recherche historique ?
– En quoi les discours d’inauguration font-ils événement : acteurs, destinataires, échelles (locale, nationale, européenne) ?
– En quoi la diversité des publics et les attentes sociales influencent-elles le discours produit ?

Fonctionnement de la journée d’étude

La manifestation aura lieu en Sorbonne. Pour les participants, les frais de déplacement et d’hébergement seront pris en charge en tout ou partie. Les panels se dérouleront en deux parties : les thématiques seront d’abord abordées par des acteurs du champ, invités (directeurs de mémoriaux, architectes, artistes, politiques …), puis dans un deuxième temps par les interventions retenues. Les interventions seront de 15 mn.

Calendrier

12 mars 2018 : Date-limite de réception des propositions de communication
15 avril 2018 : Réponse aux propositions de communication
19 octobre 2018 : Journée d’étude

Format des propositions de communication

Les propositions de communication ne doivent pas excéder les 300 mots. Elles comporteront : nom et prénom, rattachement institutionnel (si existant), courriel, titre de la communication, court CV (2 pages maximum).
Contact : memoirescontemporaines@gmail.com

Comité d’organisation

Anne Bernou (anne.bernou@orange.fr)
Andrea Brazzoduro, University of Oxford (andrea.brazzoduro@sant.ox.ac.uk)
Fabien Théofilakis, Université de Paris I Panthéon Sorbonne (fabien.theofilakis@paris1-univ.fr)

Comité scientifique

Alya Aglan, Université de Paris I Panthéon Sorbonne
Annette Becker, Université de Paris Ouest Nanterre La Défense
Raphaëlle Branche, Université de Rouen
Corine Defrance, CNRS – Université de Paris I Panthéon Sorbonne
Laurence Bertrand Dorléac, Sciences Po Paris
Thierry Dufrêne, Université de Paris Ouest Nanterre La Défense, INHA
Robert Gildea, University of Oxford
Itzhak Goldberg, professeur émérite, Université Jean Monnet, Saint-Étienne
François-Xavier Nérard, Université de Paris I Panthéon Sorbonne
Natalya Vince, Université de Portsmouth et EC H2020 Marie-Sklodowska Curie Global Fellow

Appel à télécharger : Sorbonne 19 octobre 2018 CFP
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Chaire d’excellence : Francisca de Haan (axe 6)

Francisca de Haan est Professeure en études de genre et en histoire à la Central European University de Budapest (Hongrie). Ses recherches portent notamment sur l’histoire du mouvement international des femmes, sur les femmes communistes, sur les rapports entre Guerre froide et genre, et sur les archives des femmes. Elle a entre autres publié avec Annemieke van Drenth The Rise of Caring Power. Elizabeth Fry and Josephine Butler in Britain and the Netherlands (1999) ; dirigé avec Krassimira Daskalova et Anna Loutfi A Biographical Dictionary of Women’s Movements and Feminisms. Central, Eastern, and South Eastern Europe, 19th and 20th Centuries (2006) ; et avec Margaret Allen et al Women’s Activism: Global Perspectives from the 1890s (Routledge 2013). Elle est fondatrice et a été rédactrice en chef jusqu’en 2016 d’Aspasia : The International Yearbook of Central, Eastern and South Eastern European Women’s and Gender History, un annuaire pour l’histoire des femmes. Elle a été vice-présidente de la Fédération Internationale pour la Recherche en Histoire des Femmes (2005 to 2010). Elle est membre des comités de rédaction du Journal of Women’s History, de Women’s History Review, et de l’Homme: Europäische Zeitschrift für Feministische Geschichts­wissenschaft.

Elle interviendra lors de la conférence portant sur « Les organisations internationales de femmes : agents et cibles de la guerre froide », le 4 décembre.

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Appel à communication : Les traités de paix (1918-1923) : la paix les uns contre les autres

Colloque international

Lieu : Paris
Dates : 21-23 mars 2019 Date-butoir : 15 avril 2018

Organisateurs : Isabelle Davion (Université Paris-Sorbonne, SIRICE, EHNE) Stanislas Jeannesson (Université de Nantes, CRHIA, EHNE)

L’historiographie des traités qui mirent fin à la Grande Guerre a depuis une trentaine d’années considérablement évolué et nul ne songerait aujourd’hui à soutenir, du moins de façon lapidaire, que Versailles a conduit tout droit à la Seconde Guerre mondiale. On s’accorde de plus en plus à penser que l’œuvre de Versailles, certes imparfaite – ce dont les négociateurs avaient d’ailleurs parfaitement conscience –, constituait une tentative de reconstruction du système international, au-delà même du simple continent européen, à partir d’un certain nombre de principes et de valeurs partagées, dont on ne peut nier l’ambition ni le caractère profondément novateur. Le centenaire de 2019 fournit l’occasion, une nouvelle fois, de revenir sur des traités qui ne se contentèrent pas de procéder au règlement de la guerre mais qui ouvrirent une page décisive de l’histoire des relations internationales contemporaines.

Ce colloque, organisé en partenariat avec le LabEx EHNE (Écrire une histoire nouvelle de l’Europe), l’UMR SIRICE (Sorbonne-Identités, relations internationales et civilisations de l’Europe) et le CRHIA (Centre de recherches en histoire internationale et atlantique), compte s’appuyer sur les apports des différentes historiographies nationales et de leurs récents renouvellements, pour les faire se rencontrer avec un triple objectif :

– considérer comme un tout, de façon globale, l’ensemble des traités qui de 1918 à 1923, de Brest-Litovsk à Lausanne, en passant par les traités signés par la conférence de la Paix mais aussi celui de Riga, mettent un terme à une guerre qui, pour nombre de peuples d’Europe orientale et du Moyen-Orient, se prolonge sous diverses formes bien au-delà de 1918. Nous devons sur ce point nous affranchir d’une chronologie par trop occidentalo-centrée qui verrait l’issue du conflit dans la conférence de Paris et les règlements frontaliers européens.

– envisager l’espace composé du continent européen et de l’ancien empire ottoman, de l’Atlantique à l’Oural et au Caucase, de la mer Baltique au Golfe arabo-persique, dans une continuité géostratégique, afin de décloisonner les historiographies et de les affranchir du prisme national, autant que faire se peut. L’objectif est de faire émerger des problématiques collectives, voire transnationales, par-delà les traditions historiographiques très différentes, si ce n’est conflictuelles, propres aux pays d’Europe occidentale et d’Europe centre-orientale, ou aux pays vainqueurs, vaincus et neutres.

– interroger les premières années d’application des traités, décisives en ce qu’elles confrontent les principes à l’épreuve du terrain, jusqu’à la première remise en cause que constitue le traité de Lausanne du 24 juillet 1923, et même au-delà. Les traités, qui sont autant de créations continues, renferment en effet plusieurs dispositions qui prévoient une mise en œuvre progressive, susceptible d’évoluer au gré des circonstances et des volontés politiques, tant sur le plan territorial (les plébiscites) que militaire (les régimes d’occupation), économique (la définition de la nature et du montant des réparations), international et juridique (la question des minorités, le système des mandats, l’entrée en vigueur de la SDN). Il nous paraît indispensable de lier l’étude des traités à ces prolongements naturels, lesquels engagent autant la responsabilité des grandes puissances que des États successeurs, des vainqueurs que des vaincus.

C’est dans ces perspectives que nous souhaitons orienter les problématiques du colloque selon trois grands axes, qui pourront fournir matière aux contributions des intervenants :

1. La question des notions et des principes qui sous-tendent les traités sur la période 1918-1923. Nous proposons de mettre en lumière quatre éléments qui nous semblent fondamentaux : le droit des peuples et le statut des minorités ; la notion de frontière juste, impliquant la pratique du plébiscite ; la question centrale des responsabilités dans les origines du conflit ; la notion même de réparations, dans toutes les acceptions du terme, sur le plan moral comme financier. Dans quelle mesure, sur chacun de ces points, les traités se répondent-ils pour susciter analogies et corrélations? Peut-on réellement considérer ces traités comme un édifice homogène, juridiquement et politiquement parlant, à l’échelle de l’Europe et du monde, ou faut-il, au contraire, continuer de privilégier les approches et les spécificités nationales ? Comment par exemple la notion européenne de minorité trouve-t-elle à s’insérer dans la logique universelle de la SDN ?

2. La réception de ces traités, dans l’ensemble de l’Europe et de l’empire ottoman, mais aussi dans les mondes coloniaux et le continent américain. Nous privilégierons sur ce point les réflexions portant sur plusieurs pays ou sur des acteurs et phénomènes transnationaux, de façon à dépasser les nombreuses études déjà réalisées dans le cadre de chaque État et à contribuer à écrire une histoire globale des traités de paix. Comment entre-t-on en paix ? Quelle place revêt dans le processus, la période qui court de la signature de l’armistice à celle du traité ? Quel rôle jouent les groupes de pression, tant dans un cadre national (anciens combattants, intérêts économiques…) que transnational (mouvements féministes, organisations ouvrières, associations pro-SDN…)? Comment les espoirs suscités par le wilsonisme se heurtent-ils aux réalités des traités ? Quel écho rencontrent les jugements critiques qui, dans tous les pays, s’abattent sur les traités ? La chronologie pourra également être interrogée pour mettre en lumière l’importance de la signature des traités dans le processus d’entrée en paix.

3. L’application immédiate des traités, dans les premières années qui suivent leur signature, qu’il est nécessaire, nous semble-t-il, d’envisager à différentes échelles et à différents moments. On pourra étudier, sur le terrain, les conditions dans lesquelles s’élaborent et se déroulent les plébiscites, comme, à l’échelle de la SDN, s’attarder sur la mise en œuvre du nouvel ordre international. Le rôle joué par les acteurs, diplomates, militaires, juristes, experts, ONG, fera l’objet d’une attention particulière, de même que les interactions entre acteurs locaux, nationaux et internationaux. Il faudra enfin poser la question de la solidarité entre les vainqueurs, à l’Ouest comme à l’Est, chargés de l’application des traités : l’échec final de ces traités peut-il s’expliquer, du moins partiellement, par la démission collective des anciens alliés, confrontés aux responsabilités qu’impose le fait de gagner une guerre ?

Les propositions de communication doivent être envoyées avant le 15 avril 2018 à l’adresse suivante: paix.paris2019@free.fr. Elles ne devront pas excéder une page et seront accompagnées d’un court CV. Les communications pourront être faites en français ou en anglais. Le colloque donnera lieu à une publication. Les frais de transport et d’hébergement des intervenants sont pris en charge.

 

Comité d’honneur

Michel Catala, université de Nantes
Olivier Dard, université Paris-Sorbonne
Robert Frank, université Paris I Panthéon-Sorbonne Lothar Höbelt, université de Vienne
Hervé Magro, directeur des Archives diplomatiques Antoine Marès, université Paris I Panthéon-Sorbonne Marie-Pierre Rey, université Paris I Panthéon-Sorbonne Tomasz Schramm, université Adam Mickiewicz, Poznań

Comité scientifique

Balázs Ablonczy, université Loránd Eötvös, Budapest
Étienne Boisserie, INALCO
Corine Defrance, CNRS
Frédéric Dessberg, université Paris I Panthéon-Sorbonne /Saint-Cyr Sabine Dullin, Sciences Po Paris
Frédéric Guelton, Service historique de la Défense Jean-Michel Guieu, université Paris I Panthéon-Sorbonne John Horne, Trinity College
Ross Kennedy, Illinois State University
Henry Laurens, Collège de France
Marcus Payk, Humboldt Universität
Georges-Henri Soutou, université Paris-Sorbonne
Florin Ţurcanu, université de Bucarest

 

Appel à télécharger : Traités de paix 2019 – AAC
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Chaire d’excellence : Silvia Marton (axe 2)

Silvia Marton est maître de conférences à la Faculté de Sciences Politiques de l’Université de Bucarest et membre correspondant du Centre Norbert Elias (UMR 8562). Elle a été boursière du New Europe College-Institut for Advanced Studies de Bucarest et du Wissenschaftskolleg zu Berlin, ainsi que professeur invité à l’EHESS et à l’Université d’Avignon.

Elle est spécialiste de la construction de l’Etat-nation en Roumanie et dans l’Europe de l’Est. Elle co-dirige, avec Constanța Vintilă-Ghițulescu, le Groupe de Recherche sur l’Histoire Politique et Sociale des XVIIIe-XIXe siècles dans le cadre du New Europe College-Institut for Advanced Studies, Bucarest.

Elle a notamment publié La construction politique de la nation. La nation dans les débats du Parlement de la Roumanie, 1866-1871 (Iasi, Institutul European, 2009), et récemment « Republica de la Ploiești » și începuturile parlamentarismului în România (Bucarest, Humanitas, 2016). Elle achève la co-direction, avec Frédéric Monier et Olivier Dard, de l’ouvrage «Plus rien dans sa sacoche » : moralité du pouvoir et corruption en France et en Roumanie, XVIIIe-XXe siècles (Paris, PUPS), à paraître fin
2017. La liste complète de ses travaux est disponible ici.

Elle participe aux activités de l’axe 2 d’octobre à décembre. Elle y donnera notamment un cycle de six conférences sur la construction des Etats dans les Balkans et en Europe centrale, le mardi, de 18h à 20h (28 rue Serpente, salle D040) :

Mardi 17 octobre
Cartes mentales, géographies réelles et imagées. « Découverte » de l’Europe de l’Est et des Balkans. Penser les « périphéries ». Identités pré-nationales

Mardi 14 novembre
La « renaissance » nationale. Nouvelles identités, nouvelles questions – « Européens », « orientaux » (1821, 1848)

Mardi 21 novembre
Régimes politiques et exercice du pouvoir : le constitutionalisme libéral. Les parlements (partis, élections, représentation politique). Les nouvelles formes de la « généralité » politique : bureaucratisation, rationalisation et massification de la politique.

Mardi 28 novembre
Inclure pour mieux exclure. L’antisémitisme. La « question agraire ». Les difficultés de l’émancipation sociale et politique

Mardi 5 décembre
Le triomphe du nationalisme politique. La crise macédonienne. Les guerres balkaniques. 1914-1920

Mardi 12 décembre
Débats historiographiques récents : que reste-t- il des « exceptionnalismes » dans les Balkans et en Europe centrale ?

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Succès pour la table ronde « Inventer l’Europe. Technologies et constructions européennes depuis le XIXe siècle »

Intitulée « Inventer l’Europe. Technologies et constructions européennes depuis le XIXe siècle », cette table ronde, qui s’est tenue à Blois lors des 20Rendez-vous de l’Histoire, a rassemblé un large public venu prendre connaissance des synthèses issues des travaux du réseau international « Tensions of Europe. Technology and the Making of Europe since the 1850s » (www.tensionsofeurope.eu). 
A été en particulier présenté le site web inventingeurope.eu, qui comporte un volet pédagogique, et la collection Making Europe (http://www.makingeurope.eu/www/bookseries). Il a par ailleurs été question des notices de l’Encyclopédie EHNE (http://ehne.fr/theme/civilisation-materiellequi abordent l’histoire de l’Europe comme celle d’une civilisation matérielle.

 

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Séminaire Histoire des Sciences, Histoire de l’Innovation : circulations, communications et civilisations matérielles en Europe (XVIIIe – XXIe s.)

Ce séminaire propose une réflexion approfondie sur l’histoire de la circulation des sciences et des innovations en Europe, ainsi que sur l’histoire des civilisations matérielles que cette circulation transforme. Il est adossé aux activités de l’équipe d’Histoire des Sciences de l’Université Pierre et Marie Curie et de l’axe 1 de recherche « L’Europe comme civilisation matérielle : flux, transitions, crises » du LabEx « Écrire une histoire nouvelle de l’Europe ». Chacune des séances est construite autour de l’intervention d’un chercheur. Si la période susceptible d’être couverte dans les interventions va de la fin du 18e siècle à aujourd’hui, l’accent sera mis sur la période la plus récente.

L’un des objectifs du séminaire est de réunir et faire interagir des publics provenant d’horizons différents (étudiants de niveau master 2 en histoire, doctorants et chercheurs débutants en histoire des sciences, et doctorants des disciplines scientifiques de l’UPMC). Afin de faciliter la compréhension des interventions, qui seront de niveau recherche, les séances seront brièvement introduites par les organisateurs. Une séance de discussion suivra les interventions.

Responsables :
Pr David Aubin, Université Pierre et Marie Curie (IMJ-PRG / ASHiC), david.aubin@upmc.fr
Pr Pascal Griset, Université Paris-Sorbonne (SIRICE-CRHI / ISCC), pascal.griset@cnrs.fr

Comité de programme :
Alain Beltran (CNRS, SIRICE), Yves Bouvier (Université Paris-Sorbonne, SIRICE-CRHI), Mathieu Flonneau (Université Panthéon-Sorbonne, SIRICE-CRHI, Association P2M), Léonard Laborie (CNRS, SIRICE-CRHI)

Organisation :
Cécile Welker labexehne1@gmail.com

 

Les séances ont lieu le jeudi de 17h00 à 19h00,

à l’Institut des sciences de la communication (ISCC)

20 rue Berbier-du-Mets, Paris 13°, M° Gobelins (salle de conférences, rez-de-chaussée).

Programme des séances :

12 octobre
Pierre Musso (IEA Nantes),
Autour de son dernier ouvrage La religion industrielle (Fayard, 2017)

19 octobre
Charlotte Bigg (Centre Alexandre Koyré, EHESS-CNRS-MNHN),
Comment et pourquoi photographier la lune ? flous, cartes et portraits lunaires au XIXe siècle 

9 novembre
Benoît Doessant (Total Marketing Services),
Le transport maritime des hydrocarbures

23 novembre 
Frédéric Soulu (Université de Nantes, Centre François Viète),
L’observatoire d’Alger sous Charles Bulard (1860-1880) : circulations, communications et culture matérielle 

30 novembre 
Simon Godard (Science Po Grenoble),
Le CAEM et la socialisation transnationale des économistes socialistes

7 décembre 
Thierry Laugée (Université Paris-Sorbonne),
L’image au service de l’amour de la faune. Aux origines du Département de l’Education de l’American Museum of Natural History de New York

14 décembre 
Catalina Valdes (CONICYT – Université du Chili),
« … it was highly desirable they should be illustrated ». Les images de l’expédition navale- astronomique de James Melville Gilliss au Chili (1849-52)

01 février 
Yaman Kouli (Technische Universität Chemnitz),
Savoirs, brevets et politique sociale. Qu’est-ce qui (r)assemble vraiment l’Europe ?

8 février 
Rebekah Higgit (University of Kent),
« Greenwich near London »: The Royal Observatory and its London networks in the seventeenth and eighteenth centuries

15 février
Andreas Fickers (Université du Luxembourg, Pr. Invité LabEx EHNE)
Trafic – réflexions sur l’alignement de l’histoire des médias et du transport

8 mars 
François-Mathieu Poupeau (CNRS/LATTS – Université Paris-Est),
L’électricité et les pouvoirs locaux en France (1880-1980). Une autre histoire du service public

15 mars 
Xue Fan (Hôpital Pitié-Salpêtrière),
Histoire du neurone autour de la problématique de la connexion

22 mars 
James Cohen (Institute for Transportation Systems – The City University of New York),
A post-World War 2 history of American high speed rail, including transnational relationships between France, Japan, the United States

29 mars
Laurent Rollet (Université de Lorraine / Ecole nationale supérieure en génie des systèmes et de l’innovation, Laboratoire d’histoire des sciences et de philosophie – Archives Henri Poincaré),
Administrer le Bureau des longitudes en temps de Guerre (1914-1918)

5 avril
Hans Otto Frøland and Mats Ingulstad (Norwegian University of Science and Technology, Trondheim),
European integration and the quest natural resources

12 avril  
Matthew B. Crawfordà propos du livre Contact – pourquoi nous avons perdu le monde, et comment le retrouver (La découverte, 2016)

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