Le LabEx EHNE aux 21e RV de l’histoire

Le LabEx EHNE est présent à travers ses membres aux Rendez-vous de l’histoire de Blois du 10 au 14 octobre 2017.

Jeudi 11 Octobre

11h30-12h30, Saint-Laurent-Nouan, Centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux
Quelles histoires les centrales nucléaires nous racontent-elles ?
Intervenant : Alain Beltran (LabEx EHNE, Axe 1, Directeur de Recherches au CNRS/SIRICE)

Vendredi 12 octobre

11h30-13h, Château royal de Blois.
Pourquoi une grande collecte sur les archives des femmes ?
Table ronde organisée par les Archives nationales et l’association Mnémosyne, en présence de
Françoise Thébaud (auteure du rapport sur le sujet à la ministre de la Culture, Audrey Azoulay, 2017) et Fabrice Virgili (modérateur)

14h-15h45, Cinéma Le Blois
La Tondue de Chartres
Projection-débat en présence du réalisateur Patrick Cabouat, Jean-Noël Jeanneney, et Fabrice Virgili

14-17h, Salon du livre, Stand Librairie Boîte à livres (Nouveaux Mondes)
Signature Homosexuel.le.s en Europe pendant la 2nde Guerre mondiale

17h – 18h, Salon du livre, STAND Perrin
Signature de L’Europe des femmes

Samedi 13 octobre

9h45-11h15, Conseil départemental, Salle Kléber-Loustau
Présentation de Histoire des sexualités, (dir. S. Boerhinger et alii, PUF, 2018)
Modérateur : Fabrice Virgili

9h-13h, Site Chocolaterie de l’IUT, Salle 214
Les Clichés de l’Industrie
Intervenants :
– Martine Dancer-Mourès (Musée d’Art Moderne et contemporain de Saint-Etienne)
– Pauline Dassé (IHA)
– Françoise Denoyelle (ENS Louis-Lumière)
– Mathilde Fanet (Photographe)
– Florence Hachez-Leroy (Université d’Artois)
– Ivan Kharaba (Académie François Bourdon, Le Creusot)
– Nathalie Postic (IHA)
– Dominique Sarraute (Photographe)
Modérateur : Yves Bouvier (Labex EHNE, Axe 1, Maître de conférences à la Faculté des Lettres de Sorbonne Université)

17h00, stand des SUP
Présentation de l’ouvrage Résonances photographiques. Tout autour d’aujourd’hui

19h-20h, Conservatoire de musique, Auditorium
Le marathon des images
Participation de Clyde Plumauzille autour du fonds Colbert

Dimanche 14 octobre

14h-15h, Conseil départemental
L’épuration et ses images
Table ronde autour de l’ouvrage dirigé par François Rouquet et Fabrice Virgili, Les Françaises, les Français et l’épuration. 1940 à nos Jours, Paris, Gallimard « Folio », 2018

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Séminaire Histoire des Sciences, Histoire de l’Innovation : circulations, communications et civilisations matérielles en Europe (XVIIIe – XXIe s.)

Programme du 1er semestre

Ce séminaire propose une réflexion approfondie sur l’histoire de la circulation des sciences et des innovations en Europe, ainsi que sur l’histoire des civilisations matérielles que cette circulation transforme. Il est adossé aux activités de l’atelier Sciences –Histoire – Cité de la Faculté des Sciences de Sorbonne Université et de l’axe 1 de recherche « L’Europe comme civilisation matérielle : flux, transitions, crises » du LabEx EHNE « Écrire une Histoire Nouvelle de l’Europe». Cette année, aux côtés des thématiques histoire des sciences, communication, mobilités, énergie, ce séminaire sera également nourri des travaux du projet européen InsScide (http://www.insscide.eu/) explorant les rapports entre sciences et diplomatie européenne.
Chacune des séances est construite autour de l’intervention d’un chercheur. Si la période susceptible d’être couverte dans les interventions va de la fin du XVIIIe siècle à aujourd’hui, l’accent sera mis sur la période contemporaine.

L’un des objectifs du séminaire est de réunir et faire interagir des publics provenant d’horizons différents (étudiants de niveau master 2 en histoire, doctorants et chercheurs débutants en histoire des sciences, et doctorants des disciplines scientifiques de Sorbonne Université). Les séances seront brièvement introduites par les organisateurs. Une séance de discussion suivra les interventions.

Les séances auront lieu les mardis à l’Académie des Sciences, Salon de l’Académie des Sciences, 23 Quai de
Conti, 75006 Paris, de 17:30 à 19:30, sauf modification d’horaire les jeudis à la Maison de la Recherche, 28 rue Serpente, 75006 Paris, salle D116, de 17:00 à 19:00

  • Mardi 2 octobre :
    Pascal Griset, Pr. en histoire contemporaine à Sorbonne Université :
    l’Académie des Sciences et la recherche française (1914-1939)
    Catherine Bréchignac, Secrétaire perpétuel de l’Académie des Sciences :
    l’Académie des Sciences aujourd’hui
  • Jeudi 11 octobre :
    Volny Fages (MCF en histoire des sciences, ENS Paris-Saclay)
    Savantes Nébuleuses. L’origine du monde entre marginalité et autorité scientifique (1860-1920)
  • Jeudi 18 octobre :
    Aurélien Bonvoisin (doctorant au Centre d’Histoire Sociale du XXe Siècle, Université Paris I)
    Le disque compact, support et vecteur de représentations et pratiques de la musique enregistrée en France
  • Jeudi 8 novembre :
    Valérie Schäfer (Pr. d’histoire contemporaine européenne, C2DH, Université du Luxembourg) – salle à préciser
    A la recherche du Web disparu : une histoire française du Web à partir de 1990
  • Jeudi 15 novembre :
    Grégoire Mallard ( Pr. associé, The Graduate Institute, Genève, Co-directeur du Master International Relations)
    La souveraineté en débat, experts en stratégie, politiques de non-prolifération nucléaire et organisations nationales
  • Jeudi 22 Novembre :
    Isabelle Gouarné (CNRS, CURAPP, Université de Picardie)
    Construire l’Europe jusqu’à l’Oural : la diplomatie scientifique à l’épreuve
  • Mardi 4 décembre :
    Séance à l’Académie des Sciences – programme à venir
  • Jeudi 13 décembre :
    Arnaud Saint-Martin (EHESS, Centre Alexandre Koyré)
    La vie astropreneuriale, valeurs, modèles d’organisation et promesses – salle à préciser

Responsables :
Pr David Aubin, Université Pierre et Marie Curie (IMJ-PRG / ASHiC), david.aubin@sorbonne-universite.fr
Pr Pascal Griset, Université Paris-Sorbonne (SIRICE-CRHI / ISCC), pascal.griset@cnrs.fr ; pascalgriset@icloud.com

Comité de programme :
Alain Beltran (CNRS, SIRICE),
Yves Bouvier (Sorbonne Université, SIRICE-CRHI),
Mathieu Flonneau (Université Panthéon-Sorbonne, SIRICE-CRHI, Association P2M),
Léonard Laborie (CNRS, SIRICE-CRHI),
Jean-Pierre Williot (Sorbonne Université, SIRICE-CRHI)

Contact :
Laurence Roche Nye labexehne1@gmail.com

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Appel à communication : Correspondants de guerre : aire latine 1918-1939

Université d’Angers, 9-10 mai 2019

Co-organisation : Sorbonne Université / Université Savoie Mont Blanc

Problématiques générales, synthèse

Quelles sont les soubassements et les expressions idéologiques, politiques, socio-culturels et/ou esthético-littéraires qui composent la figure aux contours multiples du correspondant de guerre dans l’entre-deux-guerres, spécifiquement dans l’aire latine, à la fois théâtre de conflits et pourvoyeuse de correspondants dans le monde entier ? En quoi cette figure diffère-t-elle de celle des écrivains-voyageurs ? Et dans quelle mesure ces deux modèles se ressemblent-ils ou se fondent-ils ? Quels sont les impacts des conflits intermédiaires des années 1918-1939 sur le renouvellement de la fonction des correspondants de guerre ? Enfin, sachant que la plupart de ces conflits naissent en tant que conséquences des visées impériales de régimes antiparlementaires à vocation révolutionnaire (guerres coloniales ou résistances anticoloniales, internationalisation des révolutions rouges, noires ou brunes, tensions géopolitiques entre démocraties et régimes totalitaires ou autoritaires, etc.), en quoi les correspondants de guerre de cette époque de transition sont-ils le produit de ces bouleversements civilisationnels, et, surtout, en quoi sont-ils le signe avant-coureur de la catastrophe redoutée d’un second conflit mondial, dont la guerre d’Espagne est par excellence la “répétition générale” ?
Quoique circonscrite à l’aire latine et à ses colonies (principalement France, Italie, Espagne, Portugal et leurs colonies, sans exclure l’Amérique latine) les études proposées pourront évidemment porter sur des correspondants de guerre provenant d’autres aires géographiques (Allemagne, Grande-Bretagne, États-Unis, Union soviétique etc.), pourvu qu’ils opèrent dans l’aire latine.

Les propositions de communication (3000 signes espaces compris, au maximum : français, anglais, italien et espagnol comme langues de référence) sont à adresser d’ici le 1 er novembre 2018 aux organisateurs :
Manuelle Peloille (Université d’Angers) : manuelle.peloille@univ-angers.fr 
Olivier Dard (Sorbonne Université/LabEx EHNE) : olivierdard@orange.fr
Emmanuel Mattiato (Université Savoie Mont Blanc / LLSETI) : emmanuel.mattiato@univ-smb.fr

Comité scientifique :
François Cochet (Université Paul Verlaine),
António Costa Pinto (Université de Lisbonne),
Olivier Dard (Sorbonne Université),
Yves Denéchère (Université d’Angers),
François Hourmant (Université d’Angers),
Michel Leymarie (Université de Lille),
José Ferrándiz Lozano (Universitad de Alicante),
Emmanuel Mattiato (Université Savoie Mont Blanc),
Barbara Meazzi (Université Nice Sophia Antipolis),
Didier Musiedlak (Université Paris Nanterre),
Anne-Sophie Nardelli (Université Savoie MontBlanc),
Manuelle Peloille (Université d’Angers),
Francesco Perfetti (LLUIS Guido Carli),
Ana Isabel Sardinha (Université Sorbonne Nouvelle),
Frédéric Turpin (Université Savoie Mont Blanc).

 

Appel à télécharger : Appel_Correspondants de guerre
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Appel à communication : La Méditerranée des artistes. Une modernité critique 1880-1945

Nikos Lytras, Le phare, 1925-1927 Huile sur toile, 52 x 42 cm Athènes, The National Gallery – Alexandros Soutzos Museum.

Institut d’Etudes Méditerranéennes FO.R.TH. (Réthymno, Grèce)
10 et 11 octobre 2019

Les historiens de l’art ont depuis longtemps adopté les outils de l’histoire des idées, des échanges et des transferts. Ils ont ainsi pu remettre en question la partition entre « centre » et « périphérie » et nuancer la hiérarchie binaire dominant/dominé, émetteur/récepteur d’influences, au profit de cartographies complexes structurées autours de réseaux dynamiques (Joyeux-Prunel, Spring 2014, Fall 2016). Ces recherches ont démontré à quel point les données de l’histoire politique et culturelle affectent la transmission des formes et des modèles et modifient les représentations (Messina et Jarrassé 2012 ; Fraixe, Piccioni, Poupault 2014). Elles prennent désormais en compte les jeux de miroirs à l’œuvre dans la fabrique croisée des identités, lorsque le regard se tourne vers ces lieux « d’où vous ne venez pas mais par où nous sommes passés » (Joyeux-Prunel, Spring 2016). Une telle relecture critique des récits nationaux aide à une meilleure compréhension du balancement entre nationalisme – voire régionalisme – et cosmopolitisme et nous incite aujourd’hui à vérifier les potentialités heuristiques de la notion de Méditerranée dans le champ disciplinaire de l’histoire de l’art.
S’il est vrai que les relations nord-sud ont été abordées relativement souvent (Cachin 2000 ; Paris Barcelone 2001 ; Ely et Vial 2013), les circulations à l’intérieur du bassin méditerranéen ne l’ont été que de manière exceptionnelle (Gravagnuolo 1994 ; Troisi 2008 ; Maglio Mangone Pizza 2017). Pourtant, prenant le contrepied de l’histoire canonique d’une modernité d’origine essentiellement septentrionale, une autre géographie pourrait émerger où le « sud » ne jouerait plus le rôle convenu de la subalternité, mais celui autrement plus stimulant d’une altérité active (Other Modernisms 2011 ; Southern Modernisms 2015), dans un espace bien plus divers et multipolaire.
Les limites chronologiques envisagées – 1880-1945 – tiennent compte de la présence diffuse d’une pensée méditerranéenne des arts, savants ou populaires, fixés sur l’horizon avant-gardiste ou cherchant leur « futuro alle spalle » (Pirani 1998), exaltant un idéal universaliste humaniste ou prêtant allégeance à la troisième voie fantasmée des fascismes. Puisant aux racines d’une culture populaire ou nationale, ces modernités se caractérisent par une volonté de conciliation avec une tradition recomposée. Aux débuts des années 1910, le régionaliste et félibre Jean Charles-Brun peut même esquisser les traits d’un « art méditerranéen » qui serait le point de convergence de motifs « sarrasins », de « types arabes », d’influences espagnole, byzantine et lombarde. On retrouve cet imaginaire pendant toute la première moitié du XXe siècle, des évocations maurrassiennes au périple des CIAM dans la Mer Égée (1933), en passant par l’évocation humaniste de Valéry, par l’exploitation nationaliste des mythes de la « latinité » et de la « grécité ». Cette recherche d’un socle esthétique commun est bien réelle ; elle sous-tend un dialogue ininterrompu entre artistes, critiques et intellectuels parcourant les routes, réelles ou idéales, de la Méditerranée.
Tenter de reconstituer une partie de ce paysage contrasté à la lumière d’une quête de modernité aux trajectoires multiples peut sembler un défi, dans la mesure où les valeurs et les finalités des mouvements qui s’en proclament sont contradictoires et n’en finissent pas d’être discutés. Néanmoins, cette indétermination critique laisse ouverte la possibilité d’explorer des voies encore trop souvent considérées comme excentrées sur une carte des avant-gardes majoritairement polarisées entre l’Europe du Nord et les États-Unis.
Le Liberty sicilien, la plénitude plastique d’un Maillol – sa Méditerranée (dite aussi La Pensée) exposée en 1905 pourrait faire figure de manifeste -, le Noucentisme catalan ou les courants rationalistes inspirés par les intérieurs dépouillés de pêcheurs d’Ibiza, des Cyclades ou de Capri : ces manifestations et bien d’autres encore, toutes nées d’un répertoire de représentations assurément hétéroclites, ne sont-elles que des variantes d’un « retour à l’ordre » régressif faisant allégeance aux idéologies du colonialisme, du conservatisme académique et des fascismes ? Est-il possible de mieux circonscrire et d’historiciser les notions vagues de « midi méditerranéen », de « latinité », de « méditerranéité », d’occident gréco-latin, de « romanité » ou de « grécité » (pour ne citer que les désignations qui nous sont familières) ?
Quels artistes, quelles créations, quels « passeurs » – critiques d’art, revues, traductions – se trouvent impliqués dans la production de ces images et de ces discours ? Dans quelle mesure ceux-ci viennent-ils enrichir le spectre varié des modernités de la première moitié du XXe siècle ?

Le colloque international La Méditerranée des artistes : une modernité critique 1880-1945 est la deuxième étape d’une réflexion entamée à Marseille (MUCeM) les 26 et 27 mars 2018, à l’occasion de la rencontre intitulée Modernismes en Méditerranée. Parcours artistiques et critiques 1880-1950. 

Les contributions attendues porteront sur les thèmes suivants :
• Histoires/Historiographies artistiques de la notion de Méditerranée.
• Imaginaires et représentations suscités par la Méditerranée dans le champ des arts visuels.
• Idéologies liées à la notion de Méditerranée telle qu’elle est élaborée dans le champ des arts visuels : progressistes (lignée Valéry, Audisio, Braudel, Camus) ou conservatrices voire  réactionnaires (identitaires, racistes, colonialistes…).
• Circulations inter-Méditerranée et nord-sud des esthétiques, des modèles, des artistes, des critiques et des théoriciens de l’art.
• Anti-modernismes : idéaux esthétiques puisant dans un passé méditerranéen retrouvé/réinventé.
• Modernismes : idéaux esthétiques prenant appui sur une Méditerranée retrouvée/réinventée pour promouvoir un renouveau radical des modèles dans le but d’accompagner, voire infléchir et déterminer, les mutations techniques, économiques et sociales survenues au tournant du XIXe et dans la première moitié du XXe siècle.

Ces thèmes ou orientations constituent, avec les interventions du colloque du printemps 2018, le sommaire d’un ouvrage collectif à paraître en 2020.

Calendrier
– Réception des propositions (1500-2000 signes) et du CV (100 signes) : avant le 20 décembre 2018. Les
propositions sont à envoyer à rossella.froissart@free.fr et jeremie.cerman@sorbonne-universite.fr
– Sélection des propositions : 15 mars 2019
– Colloque : 10-11 octobre 2019
– Réception des textes (25.000/35.000 signes) : 15 février 2020

Langues
Les communications se feront en français ou en anglais.

Le programme comprendra des résumés :
– en anglais et en grec pour les interventions en français,
– en français et en grec pour les interventions en anglais.

Partenaires
– AMU-TELEMMe (Aix-Marseille Université)
– LabEx ENHE (Ecrire une Histoire Nouvelle de l’Europe – Centre André Chastel / Sorbonne Université)
– Institut Mémoires de l’édition contemporaine (Caen)
– Institut d’Études Méditerranéennes FO.R.T.H.

Comité scientifique
Rossella Froissart (TELEMMe / Aix-Marseille Université)
Jérémie Cerman (Centre André Chastel / Sorbonne Université)
Yves Chevrefils-Desbiolles (IMEC, Caen)
Evgénios D. Matthiopoulos (Institut d’Études Méditerranéennes, FO.R.TH. / Université de Crète)
Silvia Bignami, Antonello Negri, Paolo Rusconi, Giorgio Zanchetti (Università degli Studi di Milano)
Maria-Grazia Messina (Université de Florence)
Pierre Pinchon (TELEMMe / Aix-Marseille Université)
Isabel Valverde Zaragoza (Univeristat Pompeu Fabra, Barcelona)
Marie-Paule Vial (Conservateur en chef du Patrimoine honoraire)
Comité d’organisation Comité d’organisation
Rossella Froissart (TELEMMe / Aix-Marseille Université)
Jérémie Cerman (Centre André Chastel / Sorbonne Université)
Yves Chevrefils-Desbiolles (IMEC, Caen)
Gelina Harlaftis (Institut d’Études Méditerranéennes FO.R.T.H / Université de Crète)
Poppy Sfakianaki (Institut d’Études Méditerranéennes FO.R.T.H / Université de Crète)

 

Appel à télécharger : Appel à communication_Méditerranée des artistes
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Recrutement d’un.e post-doctorant.e pour l’axe Genre & Europe

Dans le cadre du LabEx « Écrire une histoire nouvelle de l’Europe » (EHNE), l’UMR-Sirice (Sorbonne-Identités, relations internationales et civilisations de l’Europe) recrute un-e post-doctorant-e qui sera chargé-e de l’animation de l’axe 6 intitulé « Genre & Europe ».

Date limite de candidature : le mercredi 13 juin 2018
Renseignements et candidatures (à envoyer au format PDF à) : genreeurope@gmail.com
Objet : candidature-postdoc- Axe6-EHNE
Présélection : au plus tard le 26 juin 2018
Auditions : 4 juillet 2018 après-midi
Prise de poste : le 1er septembre 2018

Structure : UMR Sirice (Sorbonne-Identités, relations internationales et civilisations de l’Europe) – Universités Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Paris-Sorbonne, CNRS.

Unité : UMR 8138

Localisation géographique : Paris
Poste : CDD de post-doctorant à temps complet à compter du 01/09/2018
Durée : 1 an renouvelable une fois
Rémunération : Salaire mensuel net : env. 1 900 €
Financement : LabEx EHNE – Investissements d’Avenir
Responsable scientifique : Fabrice Virgili

Description du poste

Le ou la post-doctorant.e sera chargé.e de l’animation de l’axe 6 du projet. Ses fonctions principales seront :

  • Assurer un suivi scientifique et une coordination administrative des travaux de l’axe 6 du LabEx EHNE en lien avec les activités générales du LabEx EHNE.
  • Participer aux réunions de travail avec les autres post-doctorant.e.s pour coordonner les travaux du LabEx EHNE
  • Participer notamment à l’organisation des manifestations scientifiques et au comité de pilotage de l’axe 6 ainsi qu’aux différentes publications dans lesquelles l’axe est impliqué.
  • Assurer le suivi des groupes de travail, la diffusion des activités et la coordination de la participation de l’axe 6 à la réalisation de l’encyclopédie en ligne du LabEx EHNE et des différents projets de valorisation.
  • S’impliquer dans le travail scientifique de l’axe 6.

Conditions de résidence et d’exercice

  • Il/elle devra impérativement résider à Paris ou dans sa région pour animer les travaux de l’axe et s’y consacrer à temps plein. Un bureau partagé dans les locaux de l’Université sera mis à sa disposition.
  • Possibilité de déplacements à l’étranger et en région.

Compétences requises

  • Bonne maîtrise du français et de l’anglais (avec capacités rédactionnelles). Connaissance d’une troisième langue souhaitée.
  • Esprit d’initiative et capacité à s’intégrer dans un programme collectif.
  • Rigueur, autonomie et capacités d’organisation.
  • Capacité de coordination des travaux d’une équipe.
  • Maîtrise des outils informatiques (WORD, EXCEL, Dropbox, Googledrive, Googlesite, Carnet de recherche hypothèses…)

 Qualifications requises

  • Doctorat en histoire contemporaine (ou moderne) en rapport avec la thématique de l’axe 6 du LabEx EHNE.
  • Avoir soutenu sa thèse depuis moins de 5 ans.

Dossier de candidature

  • CV avec la liste des publications
  • Lettre de motivation
  • Rapport de soutenance de thèse

Présentation du projet

Le Labex EHNE, financé dans la 2e vague des Investissements d’Avenir, a pour objectif principal d’éclairer la crise que connaît actuellement l’Europe en reconstruisant une historiographie nouvelle de l’Europe qui s’adresse tout autant au monde scientifique qu’au monde enseignant, aux citoyens et aux politiques.

Le projet réunit sept laboratoires partenaires issus de quatre établissements (Sorbonne Université, Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Nantes, École des Chartes).

Sept axes de recherches ont été définis pour atteindre cet objectif.

  • L’Europe comme produit de la civilisation matérielle
  • L’Europe dans une épistémologie du politique
  • L’humanisme européen
  • L’Europe, les Européens et le monde
  • L’Europe des guerres et des traces de guerre
  • Genre et Europe
  • L’art en Europe

L’objectif est de parvenir à la réalisation de nouveaux outils en histoire européenne :

  • Une encyclopédie analytique en ligne et la mise en ligne de documents. www.ehne.fr
  • 14 ouvrages, 2 par axes, dont l’un à mi-parcours chez Nouveau Monde.
  • Une synthèse finale sous forme d’ouvrage collectif.
  • Ateliers, journées d’étude et colloques pour préparer ces publications.

 

L’axe 6 « Genre & Europe » :

L’axe 6 du LabEx se propose de montrer que le genre a fort à faire avec l’Europe. Que l’on considère l’Europe comme espace imaginé ou politique, comme marché ou aire culturelle, les rapports entre les sexes sont constitutifs de la définition de cet espace comme des divisions en son sein. L’axe Genre & Europe veut développer ces questions autour de deux volets :

  • Penser et construire l’Europe, effets de genre : prise en compte de la différence des sexes dans les projets politiques et sociétaux européens
    • Le genre des guerres européennes
    • Imaginer et /ou construire un espace européen de paix : quelle attention au genre ?
    • Ce que les femmes ont fait à l’Europe : utopies et émergence d’une idée européenne, mouvements européistes, réseaux à l’échelle du continent, groupes de pression
    • Ce que l’Europe a fait aux rapports entre les sexes : imposition de normes de genres, politiques égalitaires, rôle de la Cour de Justice européenne
    • L’Union européenne : une institution genrée ?
  • Être Européen.ne.s et vivre l’Europe
    • Identités de genre : sexualités, configurations familiales, violences sexuées
    • Comportements démographiques et politiques du corps
    • Femmes et hommes au travail : configurations européennes
    • Les dimensions genrées de la participation politique, du sujet au/à la citoyen.ne : diversité des formes d’intervention politique, accès au droit de vote et à la représentation politique, engagement militant, exercice du pouvoir…
    • Les mobilités lues au prisme du genre : voyages, migrations et exils politiques
Télécharger l’appel à candidatures : Recrutement post-doc axe 6_2108
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Appel à communication : Construire l’alliance Les modalités de mise en œuvre de l’engagement de la France dans l’Europe médiane de l’entre-deux-guerres (1917-1939)

Organisation :
– Matthieu Boisdron, Doctorant Sorbonne Université Sirice / Chargé d’enseignement Université de Nantes
– Gwendal Piégais, Doctorant Université de Bretagne occidentale, Brest

Date limite de candidature : 2 novembre 2018

Contact: construirelalliance@gmail.com

Dates : 9-12 octobre 2019

Lieu : CEREFREA / Villa Noël – Bucarest, Roumanie

Alors que le sort des armes reste incertain sur les champs de bataille de la Grande Guerre, de nombreux décideurs politiques et militaires français nourrissent déjà des projets ambitieux pour la France de l’après-guerre, notamment à l’Est. Que cela soit dans le cadre de l’alliance franco-russe, de son soutien au royaume serbe ou de l’oreille attentive prêtée aux revendications indépendantistes au sein de la Double-Monarchie, la France entend projeter son influence diplomatique, militaire et économique en Europe médiane, et en récolter les fruits à l’heure de la victoire. Ces ambitions se concrétisent tout d’abord par des missions politiques et militaires. On peut penser en premier lieu à celle d’Albert Thomas auprès du Gouvernement provisoire russe, puis par la suite à la mission Berthelot en Roumanie, aux missions militaires françaises en Pologne ou auprès de la jeune armée tchécoslovaque. Les premiers ponts entre la France et les nouveaux États de l’Europe médiane sont donc jetés très tôt.

Parallèlement à ces réflexions, dès le 14 août 1920, la Tchécoslovaquie, le Royaume des Serbes, Croates et Slovènes (SHS) et la Roumanie se promettent une assistance armée en cas d’agression de la Hongrie. Les deux tentatives de restauration manquées de l’ex-empereur Charles à Budapest en mars et octobre 1921 incitent bientôt les trois pays à renforcer leurs liens. Plusieurs accords bilatéraux sont ainsi conclus : entre la Roumanie et la Tchécoslovaquie le 23 avril 1921, entre la Roumanie et le Royaume SHS le 7 juin 1921, enfin entre la Tchécoslovaquie et le Royaume SHS le 31 août 1922. Mais cette dynamique d’entraide est à relativiser car l’alliance est ouvertement et exclusivement tournée contre le révisionnisme hongrois et, dans une moindre mesure, bulgare. Par conséquent, le Royaume SHS n’est pas protégé contre les revendications italiennes et la Roumanie ne peut compter sur aucune aide face à l’Union soviétique qui revendique toujours activement la Bessarabie. Enfin, la Petite Entente est affaiblie par l’absence de Varsovie qui entretient de bonnes relations avec Budapest et un lourd contentieux avec Prague sur la question du territoire disputé de Teschen (Cieszyn). Toutes bénéficiaires du statu quo post bellum, mais entretenant entre elles des divergences parfois sévères, ces nouvelles puissances régionales avaient intérêt à s’associer à la puissance militaire continentale majeure qu’était la France afin d’empêcher les puissances révisionnistes de remettre en cause le règlement de la paix.

Après la révolution bolchevique de 1917, la France ne peut plus compter sur l’allié russe des premières heures de la Grande Guerre. Elle cherche donc à constituer dans l’Est européen une alliance de revers efficace afin de garantir sa sécurité en cas de relèvement de l’Allemagne. Après quelques hésitations, notamment quant à la politique à suivre vis-à-vis de la Hongrie en particulier et de la zone danubienne en général, elle accompagne le mouvement initié par la Petite Entente et contribue ainsi à l’élaboration de liens diplomatiques, économiques et militaires solides avec les puissances neuves ou refondées qui ont émergé dans le sillage des traités de paix. Déjà liée à la Pologne depuis le 19 février 1921, la France s’allie à la Tchécoslovaquie le 25 janvier 1924. Par les accords de Locarno du 16 octobre 1925, l’Allemagne reconnaît ses seules frontières occidentales. En revanche, concernant ses frontières orientales, elle accepte seulement de signer un traité d’arbitrage avec la Pologne et la Tchécoslovaquie. Cette situation pousse la France à s’engager davantage. Une alliance militaire entre Paris et Prague est ainsi signée le 16 octobre 1925, le jour même de la signature des accords de Locarno. Le 10 juin 1926, la France paraphe un protocole similaire avec la Roumanie avant de faire de même avec le Royaume SHS le 11 novembre 1927.

Néanmoins, les alliances conclues entre la France, les États de la Petite Entente et la Pologne sont de portée très générale et s’avèrent concrètement peu efficientes. Dans ce contexte marqué par une indéniable frilosité à graver dans le marbre des engagements tangibles, comment les responsables des ces pays ont-ils cherché à mettre en musique ces accords diplomatiques ? Si cette thématique a déjà fait l’objet, dès la période considérée, d’une vaste littérature, la question a essentiellement été examinée au niveau des relations bilatérales à haut niveau (chefs de gouvernements, chancelleries diplomatiques…) entre les pays d’Europe de l’Ouest et l’un ou l’autre acteur régional de l’Europe médiane. La transition politique de la fin des années 1980 puis la perspective de l’élargissement de l’Union européenne au début des années 2000 ont fortement contribué à unrenouvellement de ces questions au tournant des années 1990/2000. Depuis lors, l’intérêt porté à ce moment de l’histoire européenne a quelque peu fléchi. Les commémorations annoncées autour de la fin de la Grande Guerre offrent l’occasion de réinvestir ce champ d’étude et cela d’autant plus qu’une nouvelle génération de chercheurs européens, polyglotte, a devant elle le chantier de la mise en dialogue des corpus archivistiques nationaux et de l’analyse de la prise de décision aux échelons intermédiaires de la hiérarchie.

L’objectif de ce colloque est ainsi d’éclairer les initiatives pratiques conjointes entre la France et l’ensemble des pays alliés de l’Europe médiane au cours de l’entre-deux-guerres pour construire de façon concrète l’alliance entre les partenaires. Car ce sont bien leur conjugaison qui forment système. Les propositions de communications devront donc mettre l’accent sur :

  • Les logiques croisées, voire transnationales, à l’œuvre dans la constitution de ce système d’alliance ;
  • Les aspects militaires de ce système d’alliance : les manœuvres conjointes des armées et l’élaboration de schémas tactiques communs, la formation des officiers via les écoles militaires, les échanges de personnels, les interactions entre états-majors, les circulations doctrinales d’emploi des forces et leur réception, la diffusion des publications militaires, la place des langues nationales et de la langue française comme vecteurs de communication ;
  • Les aspects politico-diplomatiques de ce système d’alliance : l’élaboration de plans stratégiques communs, les échanges et la nature des relations entre services de renseignements, la coopération policière pour les affaires communes ;
  • Les aspects industriels et financiers de ce système d’alliance : les cessions ou prêts de matériels militaires, les modalités de leur financement, la constitution d’entreprises communes ou la prise de participations, la compatibilité des matériels et l’articulation de leur utilisation entre pays acquéreurs ;
  • Les aspects techniques de ce système d’alliance : le développement de l’expertise dans la prise de décision, la reconfiguration réglementaire, normative et institutionnelle des jeunes États de l’après 1920, le dialogue et les échanges entre administrations ;
  • Le rôle des acteurs et des réseaux animateurs de ce système d’alliance : diplomates, militaires, hauts fonctionnaires, industriels et financiers, experts et intellectuels, partis politiques… ;
  • La « culture d’alliance » que les pays de l’Europe médiane et la France réciproquement cherchent à construire dans leurs opinions publiques ;
  • Les mémoires de l’alliance entretenues pendant la Guerre froide et dans le cadre de la construction du projet politique européen.

On insistera sur la collaboration de la France avec les puissances membres de la Petite Entente (Tchécoslovaquie, Roumanie, Royaume des Serbes, Croates et Slovènes) – et de ces puissances entre elles –, mais les communications sur les liens avec les autres puissances alliées ou partenaires de la région (Pologne, États baltes et Finlande, Grèce, Turquie), voire avec les puissances révisionnistes (Russie soviétique, Hongrie, Bulgarie) sont évidemment les bienvenues.

Les propositions de communication, d’une page maximum, devront être envoyées, accompagnées d’un CV académique d’une page également en format PDF, pour le 2 novembre 2018 a : construirelalliance@gmail.com. Les contributions se feront essentiellement en français mais les propositions en anglais seront également favorablement accueillies. Toutes les informations pratiques sont disponibles sur le site internet du colloque : https://construirelalliance.wordpress.com.

 

Appel à télécharger : colloque_bucarest_oct-2019

Comité scientifique

  • Balázs Ablonczy, Université Eötvös Loránd (ELTE) de Budapest
  • Krisztián Bene, Université de Pécs
  • Louis Clerc, Université de Turku
  • Olivier Dard, Sorbonne Université
  • Isabelle Davion, Sorbonne Université
  • Frédéric Dessberg, Université Panthéon Sorbonne, Écoles militaires de Saint-Cyr Coëtquidan
  • Olivier Forcade, Sorbonne Université
  • Jean-Noël Grandhomme, Université de Lorraine
  • Frédéric Guelton, Service historique de la Défense (SHD)
  • Catherine Horel, Université Panthéon-Sorbonne
  • Alexandra Iancu, Université de Bucarest
  • Marek Kornat, Académie polonaise des Sciences
  • Roman Krakovsky, Écoles des hautes études en sciences sociales (EHESS)
  • Christine Manigand, Université Sorbonne Nouvelle
  • Silvia Marton, Université de Bucarest
  • Vojislav Pavlovic, Institut d’études balkaniques de Belgrade
  • Traian Sandu, Université Sorbonne Nouvelle
  • Andrei Sora, Université de Bucarest

Comité d’honneur

  • Élisabeth Du Réau, Université Sorbonne Nouvelle Paris III
  • Istvan Majoros, Université ELTE de Budapest
  • Antoine Marès, Université Paris I Panthéon-Sorbonne
  • Tomasz Schramm, Université de Poznan
  • Maurice Vaïsse, Sciences Po Paris

Modalités de transport, d’hébergement et de restauration des participants Les frais de transport seront pris en charge selon une limite forfaitaire qui reste à ce jour à définir ; le solde pouvant être couvert par le laboratoire ou l’université de rattachement. L’hébergement sera assuré ainsi qu’une partie de la restauration (les déjeuners ainsi qu’un dîner).

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Professeur invité : Yaman Kouli

Yaman Kouli a fait des études d’histoire, d’histoire économique et de droit dans les universités de Bielefeld (Allemagne), de Paris VII-Denis Diderot et de Poznań (Pologne). Pendant ces cinq années, il a également appris le polonais à l’Institut national des Langues et Civilisations Orientales (INALCO). Après avoir terminé ses études, il a commencé une thèse de doctorat sur le développement industriel de la Basse-Silésie (1936-1956) – une région polono-allemande – et les effets économiques de l’expulsion de la population allemande sur le niveau de production.

En 2011, il est devenu assistant de recherche du Prof. Rudolf Boch à l’Institut d’histoire européenne de l’université polytechnique de Chemnitz puis a reçu en 2012 une fellowship du Centre scientifique des sciences sociales (Berlin) où il s’est consacré à l’analyse de « l’économie du savoir » et à la question de la nécessité d’une mobilité croissante des entreprises et des travailleurs dans l’économie moderne.

Le projet auquel Yaman Kouli veut se consacrer pendant son séjour au sein du LabEx « Écrire une nouvelle histoire de l’Europe » et de l’UMR SIRICE traite de l’intégration économique en Europe avant la Grande Guerre. Tandis que la plupart des sociologues considèrent l’intégration européenne comme un phénomène dont les racines remontent aux années 1950, un grand nombre d’historiens s’accordent pour estimer qu’elle a en réalité commencé pendant le dernier tiers du long XIXe siècle, à un moment où se manifestent simultanément l’Etat-Nation, la première vague de la mondialisation, l’internationalisme et le début de l’intégration européenne moderne. C’est aussi l’époque où s’amplifie la coopération internationale au niveau des techniques et où se développent les réseaux parmi les scientifiques, les intellectuels et plus largement la bourgeoisie. Or s’il est relativement facile d’analyser chacun de ces phénomènes considéré de façon isolée, il est beaucoup plus compliqué de déchiffrer les relations observables entre ces quatre développements.

Jusqu’à récemment, la coopération européenne a été considérée comme une partie de l’internationalisme. Dans son projet, M Kouli teste l’hypothèse selon laquelle ce processus a été une stratégie devant servir à l’établissement de règles communes qui sont in fine devenues obligatoires au niveau international. En raison de la croissance du commerce international, la concurrence est devenue plus forte. La dépendance au marché mondial a intensifié la concurrence des prix dans les pays participant à la mondialisation de l’économie. Les entreprises ont donc été forcées de réagir et d’élaborer une stratégie. Elles ont pu soit essayer de produire à moindre coût, soit trouver à développer des produits innovants. Cependant, la croissance de l’économie du savoir a accru le risque de vol des innovations. Dans ce contexte, alors que les entreprises devaient décider ou non de prendre le risque d’investir dans les innovations et le capital humain, les accords européens garantissant un environnement stable ont permis de sortir de ce dilemme.

Ces accords ont joué deux rôles. Premièrement, ils ont mis en place des standards européens ainsi que des règles économiques stables. Ils ont réduit le risque d’une économie dans laquelle chaque entreprise fait tout afin de produire moins cher que l’autre, quelles que soient la qualité des produits et les conditions de travail. Sur cette base, les entreprises ont pu investir dans le « capital humain » et dans la recherche et le développement afin de se lancer dans des innovations fondées sur le savoir. Deuxièmement, ils ont joué un rôle dans les relations avec le monde non-européen. Par l’établissement de règles communes dans un monde qui était en train de se mondialiser, ils ont servi à éviter une concurrence des prix trop intensive.

La deuxième partie du projet se concentre sur l’intégration européenne économique de 1900 à nos jours. On sait que le marché mondial avant 1914 était dominé par l’Europe et les États-Unis et la croissance du commerce mondial est bien documentée. Cependant, la littérature existante n’a pas permis d’analyser le cas de pays spécifiques. Par conséquence, un but de ce projet consiste à développer une méthode permettant de mesurer l’intégration économique de l’Europe. De cette manière, il sera possible de comparer les niveaux de l’intégration économique européenne avant la Grande Guerre et après la Deuxième Guerre mondiale. Un tel indice pourrait enrichir la discussion sur le développement de l’intégration européenne.

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Appels à contributions de l’Encyclopédie pour une Histoire Nouvelle de l’Europe.

L’Encyclopédie EHNE est à la recherche de nouveaux auteur.es :

L’Encyclopédie pour une histoire nouvelle de l’Europe cherche de nouveaux auteur.es pour enrichir les entrées de ses différentes thématiques :

  • L’Europe comme civilisation matérielle
  • L’Europe dans une épistémologie du politique
  • L’humanisme européen
  • L’Europe, les Européens et le Monde
  • L’Europe des guerres et des traces de guerres
  • Une histoire genrée de l’Europe
  • Traditions nationales, circulations et identités dans l’art européen

Il s’agit d’écrire de courtes notices (7000 signes), à destination d’un large public et proposant une réflexion nouvelle sur l’histoire européenne. Ces dernières seront traduites en anglais (et en allemand à moyen terme) et pourront faire l’objet de valorisations pédagogiques et scientifiques dans le cadre de nos différents partenariats (Maisons de l’Europe, Toute l’Europe, Laboratoire d’Innovation Pédagogique sur l’Europe).

Nous vous proposons de contribuer à ce projet en rédigeant une notice sur l’un des thèmes suivants :

 

Axe 1 – L’Europe comme civilisation matérielle

Pour l’ensemble thématique « Le tourisme en Europe », la notice :

  • « Mobilités et destinations touristiques en Europe de l’Est »

Personne à contacter : labexehne1@gmail.com

Axe 2 – L’Europe dans une épistémologie du politique

Pour l’ensemble thématique « Les modèles politiques pour faire l’Europe », les notices :

  • Les gauches radicales en Europe (Les modèles politiques pour faire l’Europe)
  • Européisme et internationalisme (Les modèles politiques pour faire l’Europe)

Pour l’ensemble thématique « L’Europe et la gestion des conflits », la notice :

  • L’Europe, l’ONU et la gestion des conflits

Personne à contacter : labex.ehne2@gmail.com

Axe 3 – L’humanisme européen

Pour l’ensemble thématique « Les humanistes et l’Europe – mythes et réalités de l’Europe de la Renaissance »,

  • Le mécénat princier dans l’Europe de la Renaissance

Pour l’ensemble thématique « Les espaces parallèles de l’Europe de la Renaissance », la notice :

  • L’utopie dans l’Europe de la Renaissance (de Thomas More à Campanella)

Pour l’ensemble thématique « Projets d’Europe unie », la notice :

  • Les Etats-Unis d’Europe

Personne à contacter : humanisme.ehne@gmail.com

Axe 4 – L’Europe, les Européens et le monde

Pour l’ensemble thématique « L’Europe et la régulation juridique des relations internationales », les notices :

  • Les traités inégaux avec la Chine
  • La cour européenne des droits de l’homme

Pour l’ensemble thématique « L’Europe et la traite Atlantique », la notice :

  • Les Européens et l’abolition de la traite (des Noirs)

Personne à contacter : labexehne4@univ-nantes.fr

Axe 5 – L’Europe des guerres et des traces de guerre

Pour l’ensemble thématique « Violences de guerre », la notice :

  • La torture comme instrument de guerre

Pour l’ensemble thématique « Vainqueurs vaincus », la notice :

  • Pillages et spoliations

Personne à contacter : labexguerres@gmail.com

Axe 6 – Une histoire genrée de l’Europe

Pour l’ensemble thématique « La prostitution (XIXe-XXIe siècles) : De la traite des blanches à la traite des êtres humains », la notice :

  • La prostitution coloniale

Pour l’ensemble thématique « Genre et circulations en Europe », la notice :

  • Le genre des migrations dans l’Union européenne (du traité de Maastricht à aujourd’hui)

Pour l’ensemble thématique « Gagner sa vie en Europe, une affaire de genre », la notice :

  • Genre et monde rural

Personne à contacter : genreeurope@gmail.com

 

Modalités de proposition :

Les personnes intéressées sont invitées à contacter les responsables éditoriaux des notices faisant l’objet d’un appel. Elles soumettront à cet effet un résumé de 80 mots qui synthétisera les principaux éléments de la notice et insistera sur la dimension européenne du sujet et son intérêt pour une histoire nouvelle de l’Europe.

Description du projet :

ehne.fr est une Encyclopédie bilingue et numérique pour une histoire nouvelle de l’Europe. Elle est l’un des projets phares du LabEx EHNE (Ecrire une Histoire nouvelle de l’Europe) et propose des approches transversales de l’histoire européenne du genre, des guerres, de l’art, des circulations et des réseaux, des grandes idéologies et débats politiques. Elle s’intéresse aux fondements culturels et religieux de l’Europe et porte un regard sur les relations entre l’Europe et le monde.

Destinée aux citoyens, aux chercheurs, aux étudiants, l’encyclopédie numérique offre un contenu innovant sous un format original, fruit de la recherche actuelle :

  • des notices de synthèse rédigées par des spécialistes qui proposent de nouvelles façons de découvrir, de penser et d’étudier l’histoire de l’Europe.
  • Différents supports multimédia enrichis d’illustrations issues de fonds iconographiques inédits et de vidéos provenant des fonds de l’Institut national de l’audiovisuel.

Dans cette perspective, elle offre aux enseignants de nombreux outils de valorisation pédagogique.

 

Comité de rédaction de l’Encyclopédie EHNE :

Éric Anceau
Alain Beltran
Lucien Bély
Éric Bussière
Virginie Chaillou-Atrous
Pierre Couhaut
Denis Crouzet
Olivier Dard
Corine Defrance
Christine Gouzi
Cyril Grange
Stanislas Jeannesson
Anne Jusseaume
Élinor Kelif
Léonard Laborie
Marie Levant
Antoine Marès
Hélène Miard-Delacroix
Fabrice Micallef
Jeanne Moisand
François-Xavier Nérard
Laurence Nye
Simon Perego
Clyde Plumauzille
Yannick Ripa
Mathilde Rossigneux-Méheust
Claire Sanderson
Dany Sandron
Guillaume Tronchet
Fabrice Virgili
Tom Williams

Éditrice

Sonia Bledniak

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Chaire d’excellence : Johannes Paulmann (axe 2)

Johannes Paulmann est l’un des deux directeurs de l’Institut d’histoire européenne de Mayence (Institut für europäische Geschichte Mainz), institution partenaire du LabEx EHNE depuis 2015, et professeur d’histoire contemporaine à l’université Johannes Gutenberg de Mayence. Il a été professeur invité à l’université de Montréal, à la London School of Economics et à l’université d’Oxford. Ses recherches portent sur les phénomènes et les acteurs transnationaux en Europe ainsi que sur l’histoire de l’aide humanitaire. Il achève par ailleurs actuellement un ouvrage de synthèse sur la croyance dans le progrès en Europe entre la seconde moitié du XIXe siècle et le début du XXe siècle. A l’Institut d’histoire européenne, il co-dirige, avec Irene Dingel, l’encyclopédie d’histoire européenne en ligne « Europäische Geschichte Online », encyclopédie jumelle de l’Encyclopédie pour une histoire nouvelle de l’Europe du LabEx EHNE.

Il a notamment publié : Die Haltung der Zurückhaltung: Auswärtige Selbstdarstellungen nach 1945 und die Suche nach einem erneuerten Selbstverständnis in der Bundesrepublik, Bremen, KaisenStiftung, 2006 ; Pomp und Politik: Monarchenbegegnungen in Europa zwischen Ancien Régime und Erstem Weltkrieg, Paderborn, Schöningh, 2000 ; Staat und Arbeitsmarkt in Großbritannien: Krise, Weltkrieg, Wiederaufbau, Göttingen, Vandenhoeck & Ruprecht,  1993.

Accueilli au sein de l’axe 2 « Epistémologie du politique » de mars à juin 2018, il donnera plusieurs séminaires sur les questions migratoire et humanitaire aux XIXe et XXe siècles, et aidera à la tenue d’un atelier sur les perspectives de recherche offertes par l’histoire de l’humanitaire en Europe et au Moyen-Orient. Il présentera également le projet de l’encyclopédie « Europäische Geschichte Online » et les tendances récentes de l’historiographie allemande.

 

Séminaire Migrations et mobilités en Europe aux XIXe et XXe siècle
Nous organisons avec Johannes Paulmann le séminaire Migrations et mobilités en Europe aux XIXe et XXe siècles.
La première séance s’est tenue, avec Delphine DIAZ, vendredi 30 mars, et a porté sur Les réfugiés politiques en Europe, XIXe-XXe siècles.

La deuxième séance se tiendra le jeudi 12 avril, de 17h à 19h, à l’Institut Historique allemand, et portera sur Translocalisme et fluidité des frontières. Johannes Paulmann interviendra en anglais et la discussion se tiendra en français.

La troisième séance se tiendra le mardi 22 mai, de 10h à 12h, à la Maison de la Recherche, et portera sur L’humanitaire et les médias, XIXe-XXe siècles. Johannes Paulmann interviendra encore en anglais et la discussion se tiendra en français.

Ce cycle se terminera par l’atelier L’humanitaire : nouveau champ pour une histoire nouvelle de l’Europe, qui se tiendra courant juin.

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