Appel à communication : Pluralisme religieux, sociétés plurielles : les religions dans l’espace public européen

Colloque international : 3-5 Octobre 2018 Nantes.

Pour l’historien Tony Judt, l’identité est un mot dangereux. Souvent basées sur des conceptions essentialistes et anhistoriques de la nation ou de la religion, les politiques identitaires remettent aujourd’hui en question les fondements pluralistes et multi-religieux des sociétés en Europe et au-delà. Ce colloque propose d’explorer ce en quoi la diversité religieuse et culturelle a toujours constitué un élément important des sociétés européennes. Nous nous pencherons sur la manière dont divers États ont accommodé la religion en général et des organisations religieuses en particulier, en prêtant une attention particulière aux questions d’identité de groupe et de liberté individuelle ainsi qu’à la distinction entre espaces privé et public et en interrogeant les termes et les logiques de proximité, d’échanges, de relations et d’emboitement entre les sociétés et les Etats dans cet espace en constante mutation. Il sera essentiel de toujours se demander de quelle Europe, de quels espaces publics et de quelles sociétés européennes on parle – l’Europe d’aujourd’hui, souvent identifiée de manière trop simpliste à un projet politique spécifique, l’Union européenne, et aux relations à ses espaces voisins méditerranéens et orientaux n’est pas la même que celle de 1914, encore moins celle du moyen âge ou du XVIe siècle.

Le paysage confessionnel de cet espace est à la fois systématiquement marqué par la diversité et constamment en évolution, en mouvement. Les religions changent continuellement. Dit d’une autre manière, les croyants et pratiquants adaptent continuellement leur pratiques et croyances religieuses aux réalités sociales et politiques changeantes. Par exemple, de nombreux chrétiens ou musulmans considèrent leur religion comme immuable : les appels au changement, les doctrines ou pratiques réformistes sont souvent présentés comme des efforts de « retour » à une pureté originelle perdue, un apogée supposée (l’âge des Apôtres, du Prophète et de ses compagnons, « l’Âge d’Or » de l’Église au XIIIe siècle…). Ce schéma a pour effet d’essentialiser la religion et peut mener au fondamentalisme ainsi qu’à un rejet doctrinaire de versions rivales de sa propre religion (Judaïsme Rabbinique/Karaïsme, Catholicisme/Protestantisme, Sunnisme/Chiisme) et des éléments séculiers de la modernité. Une telle essentialisation provenant d’une source extérieure à la tradition religieuse peut les conduire à la rejeter, à la considérer comme « obscurantiste » ou incompatible avec les valeurs séculières contemporaines. Et pourtant, les religions sont en perpétuel mouvement : les formes diverses de Judaïsme ou de Bouddhisme pratiquées aujourd’hui en Europe sont différentes de celles qu’on pouvait trouver il y a des siècles, ou de celles qu’on trouve encore aujourd’hui dans d’autres parties du monde.

Au cours de ce colloque, nous étudierons l’héritage religieux dans les sociétés européennes et dans leurs espaces d’influence, de contacts et d’échanges à travers cinq sessions académiques sur des thèmes clés en privilégiant des approches favorisant le dialogue entre les disciplines. Les communications pourront être proposées en français ou en anglais. En parallèle, nous organiserons une série d’ateliers en français pour les professionnels, les décideurs politiques et pour tous les publics intéressés par les défis et possibilités que pose la diversité dans la pratique religieuse et la foi aux sociétés du XXIe siècle.

Ateliers académiques :

Atelier 1 : Définir la religion
Qu’est-ce qu’une religion ? Comment les philosophes, théologiens, anthropologistes, juristes et autres ont-ils délimité les frontières du sacré et du profane ? Du religieux et du séculaire ? Dans quelle mesure ces définitions sont-elles spécifiques à une culture ? Quand et comment bascule-t-on d’une opposition polémique entre « religion » et « superstition » à une catégorie apparemment plus objective de « religions » au pluriel ? Les systèmes de croyances non-théocentrés (communisme, fascisme…) peuvent-ils être considérés comme des religions, dans la mesure où ils contiennent un certain nombre des aspects et éléments de systèmes religieux ?

Atelier 2 : Sécularisation, laïcité(s) et pluralisme dans les sociétés européennes
La sécularisation est un ensemble de processus sociétaux qui consiste, de la part des sujets, à mettre à distance des prescriptions ou conseils religieux. L’adoption d’un cadre laïque a, quant à elle, souvent été étudiée dans les termes d’une lutte binaire entre cultes (ou institutions religieuses) notamment l’Eglise catholique, et État. Au cours de cet atelier, nous prêterons attention à la manière dont une pluralité de religions détermine les attitudes étatiques envers la religion et la définition de droits religieux (que ce soit les rôles des juifs et des protestants dans la Première République en France, la place des dissidents protestants et des catholiques en Angleterre au XVIIe siècle ou le rôle de l’islam dans les sociétés où l’Etat est conçu comme proche de la neutralité au XXIe siècle). Verra-t-on une réaffirmation ou une redéfinition des cadres légaux liés à la sécularisation ? Ou bien une accommodation avec des spécificités religieuses dans un monde « post-séculier » ?

Atelier 3 : Politiques religieuses dans les empires coloniaux européens
Entre le XVIe et le XXe siècle, les nations européennes ont gouverné de larges empires coloniaux avec une grande diversité de religions. Au cours de cette session, nous examinerons les réactions des pouvoirs coloniaux à cette diversité religieuse ainsi que les politiques mises en place (de l’encouragement de missionnaires chrétiens ou musulmans à la régulation et au renforcement de barrières religieuses en passant par la manipulation d’élites religieuses locales voire même leur recrutement auprès des hiérarchies coloniales). Les populations colonisées ont utilisé les arguments et institutions religieux de différentes manières, pour naviguer entre les structures coloniales, pour réclamer des droits ou pour s’opposer au pouvoir colonial européen.

Atelier 4 : Pluralisme religieux dans le monde musulman
Cet atelier portera sur la manière dont les sociétés des pays majoritairement musulmans ont traité la pluralité religieuse des points de vues théologique, juridique ainsi que de la pratique. La catégorie légale de dhimmi a émergé dès les premiers siècles de l’Islam bien qu’en pratique ce statut différait d’une société à une autre. Depuis le XIXe siècle, les théologiens et juristes musulmans, confrontés aux catégories du droit non-confessionnel, ont développé des stratégies diverses pour définir la place du non-musulmans dans les sociétés sous autorité musulmane et du musulman dans les sociétés où la nature de l’Etat n’a pas été défini en relation avec le droit islamique.

Atelier 5 : Religion et mondialisations : sécularisation, commercialisation, réenchantement
Les progrès technologiques, de la communication ainsi que dans la capacité de mobilité des individus ont créé un marché global pour la religion. Cette session donnera l’occasion d’examiner les effets de ces changements sur les pratiques religieuses et l’insertion des religions dans les espaces publics en Europe, sur l’organisation et le rôle des institutions religieuses traditionnelles et sur d’autres qui émergent, mais également sur le dialogue inter-religieux dans les sociétés européennes.

Soumission des propositions :

Nous invitons les chercheurs de tous les champs académiques, y compris et en particulier les doctorants, à soumettre leur proposition de communication.

  1. Les propositions pour des communications de 30 minutes devront être envoyées avant le 1er septembre 2017 à l’adresse ipra@univ-nantes.fr. Les communications peuvent être rédigée en anglais ou en français. Elles doivent impérativement contenir :
    1. Un document au format .doc contenant
    2. Nom complet et affiliation
    3. Titre de la communication proposée (et indication de l’atelier dans lequel l’intervention est proposée)
    4. Un résumé de la communication (200-500 mots)
    5. Une liste de 5-10 mots-clés
  2. Un CV

Validation et confirmation :

Le comité d’organisation confirmera la réception des soumissions et se prononcera sur celles retenues et celles rejetées au plus tard le 31 octobre 2017. Les contributeurs retenus seront invités à confirmer leur participation.
Les frais des intervenants sur place (hébergement, repas) seront assurés par les organisateurs, ainsi que les frais de déplacements pour ceux dont l’université d’affiliation ne peut pas les prendre en charge.

Comité de Pilotage :

Dominique Avon, Université du Maine
Arnauld Leclerc, Université de Nantes
Michel Catala, Université de Nantes
John Tolan, Université de Nantes
Nicolas Stefanni, IPRA, Université de Nantes
Amanda Rio de Pedro, Alliance Europa, Université de Nantes

Comité scientifique :

D. Avon
A Leclerc
J. Tolan
Jean-Marc Ferry, Université de Nantes Christiane Gruber, University of Michigan
Tomoko Masuzawa, University of Michigan
Annick Peters Custot, Université de Nantes
Karine Durin, Université de Nantes
Céline Borello, Université du Maine
Vincent Vilmain, Université du Maine
Jean-Philippe Schreiber, Université Libre de Bruxelles Lionel Obadia, Université de Lyon II
Caroline Julliot, Université du Maine

Fichier à télécharger : Colloque Europe et religion
Facebooktwittergoogle_pluspinterestlinkedintumblrmail

Offre de Contrat doctoral à l’Université Paris-Sorbonne

Contrat doctoral à l’Université Paris-Sorbonne, Institut des sciences de la communication (CNRS/Paris-Sorbonne/UPMC)

Projet ANR/DFG EUROPTT (Infrastructures, coopération infrastructurelle et continuité de l’intégration européenne : l’Union des postes et des télécommunications européennes)

 

Candidature avant le 26 juin 2017 – prise de fonction octobre/novembre 2017

Résumé

L’Université Paris-Sorbonne recrute un(e) doctorant(e) pour une durée de 36 mois à compter d’octobre ou novembre 2017, afin de contribuer à un projet de recherche franco-allemand sur la place charnière de la Seconde Guerre mondiale dans l’histoire de l’intégration technique du continent européen.

 

Annonce

Le projet ANR/DFG EUROPTT (2017-2020) Infrastructures, coopération infrastructurelle et continuité de l’intégration européenne : l’Union européenne des postes et des télécommunications (Contrat n°ANR-16-FRAL-0013-01) est coordonné par Pascal Griset (Université Paris-Sorbonne, Sirice UMR 8138 et ISCC) et Guido Thiemeyer (Universität Düsseldorf). Il réunit des chercheurs français et allemands basés à Paris, Strasbourg, Düsseldorf et Siegen, pour explorer les continuités et ruptures en matière de coopération technique internationale et d’intégration du continent européen durant la Seconde Guerre mondiale.

La Seconde Guerre mondiale représente une césure dans l’histoire de l’intégration européenne. Mais jusqu’à quel point ? Même si le processus d’intégration européenne est de plus en plus inséré par l’historiographie dans des développements de longue durée, ancrés dans le XIXe siècle, cette guerre reste en tant que telle une césure profonde dans la plupart des travaux. Le projet EUROPTT interroge cette césure classique de manière critique en étudiant la coopération des Etats européens pour la régulation des réseaux d’infrastructures transfrontaliers pendant la Seconde Guerre mondiale et en corrélant les développements de cette période aux évolutions antérieures et postérieures. Il met en particulier l’accent sur l’Union européenne des postes et télécommunications (Europäische Post und Fernmeldeverein). Cette organisation internationale fondée en 1942 sur une initiative germano-italienne, avec une large base de membres européens, mérite attention. Le travail original qu’elle a mené en toute stabilité pendant deux ans témoigne aussi de nombreuses continuités avec les développements à l’œuvre avant 1939 et après 1945.

L’hypothèse de départ est que non seulement l’intégration européenne a été poursuivie dans ces secteurs socioéconomiques décisifs que sont les infrastructures, en dépit des fractures politiques, idéologiques et militaires des années de guerre, mais que cette dernière a approfondi la dynamique, jouant un rôle catalyseur sur le continent. Dans ce contexte, les relations franco-allemandes complexes car faites à la fois de collaboration, de coopération et de conflit ont joué un rôle clé.

Le projet est structuré en trois axes de travail interdépendants :

  • l’Union européenne des postes et télécommunications pendant la guerre
  • les continuités, discontinuités et césures dans la coopération dans les domaines des postes et des télécommunications d’un après-guerre à l’autre
  • les points communs et différences avec les autres grands réseaux d’infrastructures.

En rassemblant des spécialistes français et allemands aussi bien de l’histoire de la coopération européenne dans les infrastructures en général et les postes et les télécommunications en particulier, que de l’historiographie franco-allemande, et de l’histoire de l’intégration européenne, le projet promet une articulation novatrice de ces différents champs autour d’un objet méconnu mais clairement circonscrit. Il vise également à créer des passerelles entre les sites impliqués en Allemagne et en France, ainsi qu’entre les réseaux existants afin d’ouvrir de nouvelles perspectives à recherche sur la construction européenne.

Missions

Dans le cadre du projet EUROPTT, deux doctorant(e)s seront recrutés pour une durée de 36 mois à compter d’octobre ou novembre 2017. Les deux thèses seront centrées sur l’histoire de l’Union des postes et télécommunications européennes, fondée en 1942 à Vienne. Le(la) doctorant(e) recruté(e) à Paris par l’Université Paris-Sorbonne travaillera soit sur la dimension postale de l’Union, soit sur les télécommunications. Les deux doctorant(e)s seront appelés à travailler de manière coordonnée : ils pourront partager certains séminaires de formation, s’épauler dans l’inventaire et le dépouillement des archives et présenter ensemble leurs résultats.

Les sources seront situées en Allemagne, en France et dans les autres Etats concernés. Notamment : archives du ministère français des Affaires étrangères à Paris et Nantes, Archives nationales à Paris, archives fédérales de Berlin-Lichterfelde, archives politiques du ministère des Affaires étrangères à Berlin, Archives fédérales de Coblence, archives à Londres, Genève, Bruxelles, la Haye, Rome, Stockholm, Helsinki.

Le salaire brut mensuel sera de 1 758 euros. Le candidat aura également un budget complémentaire alloué au financement des missions sur le terrain.

Conditions d’éligibilité

Le(la) candidat(e) recruté(e) par l’Université Paris-Sorbonne participera pleinement aux travaux de l’équipe, en jouant un rôle d’animation (notamment par la contribution active à l’actualisation d’un carnet de recherche commun) tout en développant ses problématiques personnelles.

Il devra être titulaire d’un Master 2 Recherche et avoir une formation en histoire contemporaine. Une formation en histoire des techniques et/ou histoire de l’intégration européenne est un atout mais pas une nécessité. Le(la) candidat(e) devra faire preuve d’expérience dans la recherche en archives, et idéalement dans la recherche sur plusieurs sites d’archives. La nature du travail exige des compétences rédactionnelles et orales parfaites dans l’une des deux langues, français ou allemand, et une compréhension passive de l’autre. Le(la) candidat(e) devra faire preuve d’une grande mobilité puisqu’une large partie de ses activités de recherche aura lieu à l’étranger, en particulier en Allemagne.

Soucieuse de promouvoir une représentation équitable des femmes et des hommes parmi son personnel, l’Université encourage des candidatures féminines.

Modalités de candidature

Les candidat(e)s feront parvenir à Cécile Welker, avant le 26 juin 2017, un dossier comportant les pièces suivantes :

  • Un curriculum vitae détaillé
  • Une lettre de motivation
  • Une lettre de recommandation du directeur de recherche

Le dossier complet devra être transmis par courrier électronique à labexehne1@gmail.com en indiquant la mention « Candidature doctorat EUROPTT » dans l’intitulé du message.

Les candidats retenus lors d’une première sélection sur dossiers seront contactés pour un entretien fin juin/début juillet 2017, devant une commission composée des coordinateurs du projet et des autres membres de l’équipe. Les résultats seront communiqués le soir du dernier entretien.

Pour tout complément d’information, veuillez contacter Cécile Welker :

+33 (0)1 58 52 17 32 ou labexehne1@gmail.com

Facebooktwittergoogle_pluspinterestlinkedintumblrmail

Les Européens: ces architectes qui ont bâti l’Europe

Olga Medvedkova (dir.)Les Européens: ces architectes qui ont bâti l’Europe, Pieter Lang, Collection « Pour une histoire nouvelle de l’Europe. », Vol. 4, Bruxelles, 2017.

Ce volume réunit douze études de cas : des vies d’architectes européens, écrites par des historiens de l’art et de l’architecture. Il s’agit d’architectes qui, nés et éduqués dans une culture, héritiers d’une ou plusieurs traditions nationales, ont travaillé à l’étranger, au sein d’une autre culture, en y apportant des éléments nouveaux. Ou encore de ceux qui vécurent leurs années de voyage comme une véritable expatriation. Ces architectes transfuges, cosmopolites, créateurs de confusions stylistiques qui posent tant de problèmes aux historiens de l’art et rompent les schémas des écoles nationales, furent en grande partie responsables de la création de l’Europe architecturale, architecturée et architecturante bien au-delà de ses propres limites. (suite…)

Facebooktwittergoogle_pluspinterestlinkedintumblrmail

Recrutement d’un-e post-doctorant-e Axe 5 – L’Europe des guerres et des traces de guerre

Dans le cadre du LabEx « Écrire une histoire nouvelle de l’Europe » (EHNE), l’UMR-Sirice (Sorbonne-Identités, relations internationales et civilisations de l’Europe) recrute un-e post-doctorant-e qui sera chargé-e de l’animation de l’axe 5 intitulé « L’Europe des guerres et des traces de guerre ».

Date limite de candidature : le 1er juin 2017
Candidatures à envoyer au format PDF à : labexguerres@gmail.com
Objet : candidature-postdoc- Axe5-EHNE
Présélection : au plus tard le 15 juin 2017
Auditions : fin juin 2017
Prise de poste : le 1er septembre 2017

Fiche de poste

STRUCTURE : UMR Sirice (Sorbonne-Identités, relations internationales et civilisations de l’Europe) – Universités Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Paris-Sorbonne, CNRS.
UNITE : UMR 8138
LOCALISATION GÉOGRAPHIQUE : Paris
POSTE : CDD de post-doctorant à temps complet à compter du 01/09/2017
DURÉE : 1 an renouvelable jusqu’à 3 ans au maximum
RÉMUNÉRATION : Salaire mensuel net : env. 1 900 €
FINANCEMENT : LabEx EHNE – Investissements d’Avenir
RESPONSABLES SCIENTIFIQUES : Corine Defrance et François-Xavier Nérard – Responsables de l’axe 5 du LabEx EHNE.

Description du poste

Le ou la post-doctorant-e sera chargé-e de l’animation de l’axe 5 du projet. Ses fonctions principales seront :
– Assurer un suivi scientifique et une coordination administrative des travaux de l’axe 5 du LabEx EHNE.
– Participer notamment à l’organisation des manifestations scientifiques et au comité de pilotage de l’axe 5 ainsi qu’aux différentes publications dans lesquelles l’axe est impliqué.
– Assurer le suivi des groupes de travail et la coordination de la participation de l’axe 5 à la réalisation de l’encyclopédie en ligne du LabEx EHNE.
– S’impliquer dans le travail scientifique de l’axe 5.

Conditions de résidence et d’exercice

– Il/elle devra impérativement résider à Paris ou dans sa région pour animer les travaux de l’axe et s’y consacrer à temps plein. Un bureau partagé dans les locaux de l’Université sera mis à sa disposition.
– Possibilité de déplacements à l’étranger et en région.

Compétences requises

– Bonne maîtrise du français et de l’anglais (avec capacités rédactionnelles). Connaissance d’une troisième langue souhaitée.
– Esprit d’initiative et capacité à s’intégrer dans un programme collectif.
– Rigueur, autonomie et capacités d’organisation.
– Capacité de coordination des travaux d’une équipe.

Qualifications requises

– Doctorat en histoire contemporaine (ou moderne) en rapport avec la thématique de l’axe 5 du LabEx EHNE.
– Avoir soutenu sa thèse depuis moins de 3 ans.

Dossier de candidature

– CV avec la liste des publications
– Lettre de motivation
– Rapport de soutenance de thèse
– Deux lettres de recommandation envoyées directement à l’attention des responsables scientifiques de l’axe sur l’adresse labexguerres@gmail.com.

 

Présentation du projet

Le LabEx EHNE, financé dans la 2e vague des Investissements d’Avenir, a pour objectif principal d’éclairer la crise que connaît actuellement l’Europe en reconstruisant une historiographie nouvelle de l’Europe qui s’adresse tout autant au monde scientifique qu’au monde enseignant, aux citoyens et aux politiques.

Le projet réunit sept laboratoires partenaires issus de quatre établissements (Paris-Sorbonne, Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Nantes, École des Chartes).

Sept axes de recherches ont été définis pour atteindre cet objectif.

  1. L’Europe comme produit de la civilisation matérielle
  2. L’Europe dans une épistémologie du politique
  3. L’humanisme européen ou la construction d’une Europe « pour soi », entre affirmation et crises identitaires
  4. L’Europe comme « hors soi » : frontières, voisinage et altérité lointaine
  5. L’Europe des guerres et des traces de guerre
  6. Genre et identités européennes
  7. Traditions nationales, circulations et identités dans l’art européen

L’objectif est de parvenir à la réalisation d’une production en histoire spécifique :

  • Une encyclopédie analytique en ligne et la mise en ligne de documents. (www.ehne.fr)
  • 14 ouvrages, 2 par axes, dont l’un à mi-parcours chez Nouveau Monde.
  • Une synthèse finale sous forme d’ouvrage collectif.
  • Ateliers, journées d’étude et colloques pour préparer ces publications.

L’axe 5 « Europe des guerres et des traces de guerre » :

Au sein du LabEx EHNE, l’axe 5 interroge le rôle central que la guerre et ses suites jouent dans l’histoire de l’Europe contemporaine. Les chercheurs qu’il rassemble étudient les guerres et leurs traces, matérielles, mentales ou mémorielles, individuelles ou collectives, dans un cadre européen dépassant les histoires nationales ou les chronologies trop étroites, sur-représentées dans les travaux sur la guerre. Ils cherchent ainsi à comprendre ce qu’est la guerre déclinée dans toutes ses dimensions. Leurs travaux ambitionnent de redéfinir certains termes clés – tels que guérillas, petites guerres, guerre civile, guerre mondiale, guerre froide –, et de reposer la ou les question(s) centrale(s) : « Qu’est-ce que la guerre ? » « Quels sont les rapports entre la guerre et la paix ? » dans des approches à la fois politique, juridique, anthropologique et culturelle. Aussi les entrées et les sorties de guerre et de conflit sont-elles incluses dans le champ de recherche. Ces approches conduisent à repenser les notions de vainqueurs et vaincus, de défaites et de victoires dans le temps de la guerre et dans la longue durée de l’après-guerre, les formes de mobilisations et de démobilisations, qu’il s’agisse de la « guerre après la guerre » ou des processus de rapprochement et de réconciliation après le conflit. L’axe 5 veut penser ensemble la guerre, ses traces, sa mémoire et ses représentations.

Facebooktwittergoogle_pluspinterestlinkedintumblrmail

Être nationaliste à l’ère des masses en Europe (1900–1920)

Olivier Dard, Didier Musiedlak, Éric Anceau (dir.), Être nationaliste à l’ère des masses en Europe (1900–1920), Pieter Lang, Collection « Pour une histoire nouvelle de l’Europe. », Vol. 3, Bruxelles, 2017.

Le nationalisme européen a souvent été interprété comme la principale source de l’avènement des dictatures et en particulier
des fascismes. Le retour actuel sur la scène politique d’un certain attachement à la nation, allant jusqu’à l’expression même de mouvements radicaux à caractère xénophobe ou raciste, est-il le signe annonciateur du retour des dictatures au cœur de l’Europe ? C’est dans le but de répondre à cette question que les auteurs de cette recherche collective ont entrepris de revisiter le nationalisme européen des années 1900 jusqu’aux lendemains de la Première Guerre mondiale (suite…)

Facebooktwittergoogle_pluspinterestlinkedintumblrmail

Fresque INA : François Mitterrand

Léonard Laborie, membre du comité de pilotage de l’axe 1, est l’auteur du parcours thématique « Pas de socialisme sans la science », qui rejoint la fresque interactive de l’INA consacrée à François Mitterrand.

Il illustre ses propos par des archives audiovisuelles, livrant pour l’occasion des matériaux précieux pour les chercheurs : notices, éclairages, transcriptions d’émissions, de discours, d’entretiens.

 

Présentation : 

« Pas de socialisme sans la science. Le refus du progrès technique, la peur de l’acte créateur sont le propre des sociétés perdues », affirme François Mitterrand en 1980 dans un livre d’entretien, Ici et Maintenant.

Quoiqu’on garde rarement de François Mitterrand le souvenir d’un homme concerné par ces questions, son action a promu la science et la technologie au rang de priorité, tentant de faire rimer, à nouveau, progrès social et progrès technique.

Retrouvez la fresque INA
Facebooktwittergoogle_pluspinterestlinkedintumblrmail

L’Europe en transitions. Énergie, mobilité, communication XVIIIe-XXIe siècles

Yves BOUVIER et Léonard LABORIE (dir.), L’Europe en transitions. Énergie, mobilité, communication XVIIIe-XXIe siècles, Paris, Nouveau Monde, Collection « LabEx EHNE », 2016.

 

En plaçant la notion de «transition» dans une perspective historique, cet ouvrage offre un éclairage novateur. Les auteurs approchent en effet l’histoire européenne (suite…)

Facebooktwittergoogle_pluspinterestlinkedintumblrmail

Appel à candidature : Chaire d’excellence, Axe 4 – « L’Europe, les Européens et le monde »

Dans le cadre du LabEx EHNE (Ecrire une Histoire Nouvelle de l’Europe), l’axe 4 – L’Europe, les Européens et le monde – accueille pour une durée de trois mois fractionnable un chercheur étranger habilité à diriger des recherches ou équivalent pour l’associer à ses travaux.

Le programme de recherches EHNE, Écrire une Histoire Nouvelle de l’Europe, est l’un des 15 projets SHS retenus dans le cadre de la seconde vague nationale de sélection des Laboratoires d’excellence (LabEx).

En réunissant un véritable capital de compétences pour une durée de 8 ans (2012-2019), le but d’EHNE est d’éclairer la crise que connaît actuellement l’Europe en s’adressant tout autant au monde scientifique qu’au monde enseignant, aux citoyens qu’aux politiques, notamment par la réalisation d’une encyclopédie numérique.

Sous la responsabilité d’Eric Schnakenboug, le Centre de Recherches en Histoire Internationale et Atlantique (EA 1163 -Université de Nantes) est en charge de l’axe 4. Cet axe, intitulé « L’Europe, les Européens et le monde » est piloté par Michel Catala. Il privilégie l’étude des circulations depuis et vers l’Europe dans tous leurs aspects, les transferts qu’elles impliquent et leurs impacts sur l’identité / les identités européennes.

Les travaux de recherche s’organisent en 3 thématiques :
• Thème 1 : « Echanges, circulations et migrations » (coordination : F. Le Jeune et B. Marnot)
• Thème 2 : « Relations internationales et stratégies » (coordination : M. Catala, S. Jeannesson et E. Schnakenbourg)
• Thème 3 : « Représentations et Altérité » (coordination : V. Chaillou-Atrous, Y. Lignereux et C. Thibaud).

Les candidat(e)s devront avoir le souci de montrer à partir de leurs recherches ou de leur parcours l’intérêt qu’ils portent à l’étude des thématiques évoquées ci-dessus. Le ou la candidat(e) retenu(e) participera en langue française aux activités d’enseignement et de recherche liées aux thématiques du LabEx (séminaires de Master à l’Université de Nantes, participation à des séminaires organisés par d’autres axes du LabEx, animation de conférences « grand public »). Il (elle) participera également aux publications du LabEx, notamment à l’encyclopédie thématique en ligne. Il (elle) pourra exploiter entre autres des sources du Centre des Archives diplomatiques de Nantes (CADN).

Calendrier :
– Séjour de trois mois fractionnable durant le premier semestre de l’année universitaire 2017-2018.

Condition d’éligibilité :
– Chercheurs et enseignants-chercheurs titulaires d’une HDR (habilitation à diriger les recherches) ou diplôme équivalent, statutaires dans une institution étrangère.
– Très bonne maitrise des langues française et anglaise.

Conditions d’accueil :
– Rémunération : traitement équivalent à celui d’un professeur de classe exceptionnelle (salaire mensuel : 4800 € net).
– Transport : le LabEx prend en charge un voyage aller-retour du résident entre Nantes et son lieu de résidence habituel.
– Moyens de recherche : mise à disposition d’un bureau à l’Université de Nantes pendant la durée du séjour.

Candidature :
– Le dossier devra être rédigé en français ou en anglais.
– Il devra être envoyé au plus tard le 30 janvier 2017. La réponse sera communiquée début mai 2016.
– Les pièces devront être envoyées en un seul fichier électronique à l’adresse suivante : labexehne4@univ-nantes.fr .

Le comité de sélection sera composé de :
– M. Catala, Professeur d’histoire contemporaine (Université de Nantes – CRHIA) et responsable de l’axe 4 du LabEx EHNE (« L’Europe, les Européens et le monde »),
– S. Jeannesson, Professeur d’histoire contemporaine (Université de Nantes – CRHIA),
– E. Schnakenbourg, Professeur d’histoire moderne, Directeur du CRHIA (Université de Nantes – CRHIA),
– C. Thibaud, Professeur d’histoire contemporaine, Directeur-adjoint du CRHIA (Université de Nantes – CRHIA).

Le dossier sera impérativement constitué des pièces suivantes :
– Formulaire de candidature dûment rempli.
– Curriculum vitae incluant une liste des publications.
– Présentation du projet de recherche (maximum 5 pages) suivie d’une bibliographie sélective.
– Proposition de calendrier de travail

Formulaire de candidature à télécharger : formulaire-de-candidature_chaire-dexcellence_axe-4-labex-ehne_v2
Facebooktwittergoogle_pluspinterestlinkedintumblrmail

Appel à communications : « Les nouvelles frontières du soi et de la société dans le monde atlantique français à l’époque moderne »

Daniella KOSTROUN (Indiana University, Purdue University-Indianapolis, accueillie en résidence à l’IEA Nantes) et Yann LIGNEREUX, Professeur d’histoire moderne au CRHIA (Université de Nantes) lancent un appel à communications pour un colloque organisé les 18 et 19 mai 2017 sur le thème :

Les nouvelles frontières du soi et de la société dans le monde atlantique français à l’ époque moderne

Les systèmes politiques, sociaux et religieux de la France ont été, durant l’Ancien Régime, pensés et édifiés sur la base d’idéologies, classiques et traditionnelles, de hiérarchie et d’ordre comme elles se sont fondées sur un idéal de stabilité et de reproduction du semblable pour conjurer la diversité et la contingence de la succession. Comment ces systèmes ont-ils alors été affectés, perturbés et possiblement contestés par l’essor du mouvement des individus et du commerce à travers l’océan atlantique aux XVIe-XVIIe siècles ? Quels sont les effets, sur l’individu et la société dans laquelle il vit, de cette nouvelle « désorientation » des institutions, des familles et des représentations personnelles ? Quels degrés de différenciation sont-ils dès lors introduits à travers l’expérience d’une altérité qui serait peut-être moins celle rencontrée dans la découverte de l’ailleurs que celle qui se découvre précisément dans le cœur et l’âme d’un chacun ?

Télécharger l’appel à communications

Download the call for proposals

Les propositions de communication (350 mots environ) accompagnées d’une brève présentation biographique sont à adresser, en français ou en anglais, aux deux organisateurs du colloque pour le 20 décembre prochain :

Comité scientifique du colloque :

  • Virginie CHAILLOU-ATROUS (LabEx EHNE / Université de Nantes)
  • Antonio DE ALMEIDA MENDES (Université de Nantes / CRHIA / STARACO)
  • Daniella KOSTROUN (Indiana University, Purdue University-Indianapolis / IEA Nantes)
  • Françoise LE JEUNE (Université de Nantes / CRHIA)
  • Yann LIGNEREUX (Université de Nantes / CRHIA)
  • Annick PETERS-CUSTOT (Université de Nantes / CRHIA)
Facebooktwittergoogle_pluspinterestlinkedintumblrmail

Podcast du colloque : L’engagisme dans les colonies européennes au XIXe siècle

Retrouvez le podcast du colloque : L’engagisme dans les colonies européennes au XIXsiècle sur Euradionantes.

L’abolition progressive de la traite et de l’esclavage dans les colonies européennes conduit les autorités à faire appel à des travailleurs étrangers en Asie et en Afrique pour satisfaire les besoins en main-d’œuvre des colonies. Ainsi, par le biais du système de l’engagisme, plusieurs millions de travailleurs émigrent pour les colonies européennes d’Amérique, du Pacifique et de l’océan Indien. En échange de la promesse d’une vie meilleure, ils signent un contrat d’engagement dont la durée varie selon l’origine et la colonie d’accueil. Souvent comparé à la traite, ce système dont les abus sont visibles s’éteint progressivement à la veille de la Première Guerre mondiale.

Animatrice:
Virginie Chaillou-Atrous, chercheuse post-doctotante CRHIA/ LabEx EHNE

Intervenants:
Jacques Weber, professeur émerite Université de Nantes
Céline Flory, chercheuse au CNRS
Michèle Marimoutou, historienne, professeur d »histoire-géographie à La Réunion
Pieter Emmer, Professeur émérite, Univesité de Leyde Pays-Bas
Emmanuel Parraud, Auteur-réalisateur.

Facebooktwittergoogle_pluspinterestlinkedintumblrmail