Journée internationale des droits des femmes

A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, retrouvez les activités du LabEx EHNE :

8 mars : Présentation de L’Europe des femmes (XVIIIe-XXIe siècles), par Véronique Garrigues et Fabrice Virgili, libraire @ttitudes, à 17h30, à Gaillac

À partir du 9 mars : Eliane Gubin présentera L’Europe, une chance pour les femmes ? Le genre de la construction européenne, dans l’émission « Ici l’Europe », sur France 24

14 mars : Anne-Laure Briatte, Eliane Gubin et Françoise Thébaud présenteront L’Europe, une chance pour les femmes ? Le genre de la construction européenne, à la Bibliothèque Inter-universitaire de la Sorbonne (BIS), à 18 h.

14 mars : « Le rôle et l’impact des femmes et de leurs combats dans la transformation de la société européenne », par Fabrice Virgili, centre Paris Anim’ Curial, Paris 19,  18h-21h

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Appel à communications : La guerre civile du Dniestr au Pacifique après 1917 : les échelles d’un conflit

Colloque international, Paris 12-14 décembre 2019

Il y a cent ans, l’ex-empire russe entrait dans «l’année nue», le paroxysme de la guerre civile qui s’était développée à la suite des révolutions de 1917. Longtemps, on a considéré et analysé ce conflit comme une lutte pour le pouvoir entre les «rouges» et les «blancs».

Cette vision aux couleurs tranchées laisse aujourd’hui la place à un nuancier beaucoup plus subtil de rouge et de blanc, sans compter le vert des «bandes» villageoises et les couleurs des différents mouvements nationaux qui se sont affirmés à cette occasion. Désormais, les troubles apparaissent autant comme une lutte pour LE pouvoir que comme une fragmentation infinie du pays entre DES pouvoirs concurrents. La déliquescence, puis la disparition, de l’État impérial ouvre un espace pour l’émergence de multiples institutions (étatiques ou non) qui pouvaient aussi bien s’appuyer sur un territoire que sur un groupe politique, social ou ethnique…

La guerre civile du Dniestr au Pacifique après 1917 : les échelles d’un conflit

C’est cette diversité que ce colloque souhaite étudier. Il ambitionne de déconstruire, pour mieux les comprendre et les appréhender, les grandes notions utilisées par les historiens. Doit-on parler de la guerre civile ou des guerres civiles russes (comme J. Smele)? Qu’est-ce que cette «guerre»? Se résume-t-elle à une somme de conflits? À quoi correspondent les groupes communément désignés «rouges», «blancs», «anarchistes», «nationalistes», etc.? Comment peut-on définir ces acteurs? Quelles sont leurs pratiques?

Le moyen que nous souhaitons développer et qu’autorisent les nouvelles sources disponibles est celui du jeu d’échelles. Ce jeu se veut d’abord vertical: il faut penser les dirigeants, les leaders, mais aussi les simples soldats ou militants. Il peut, ou doit, être également géographique: les études locales ou microhistoriques seront les bienvenues. L’immensité de l’espace post-impérial suppose une multitude de situations qui méritent d’être étudiées et comparées pour sortir d’un récit unifié que les belligérants ont cherché à diffuser, notamment après les événements. Il importe également de réinterroger les notions de centre et de périphérie en interrogeant la structuration de cet espace.

À l’échelle micro, l’individu doit réagir face au conflit selon ses déterminations sociales (classe, genre, nationalité…). La sociologie des guerres civiles contemporaines peut nourrir la réflexion sur les trajectoires personnelles, les manières de prendre position ou de s’accommoder, les façons de subir le conflit par assignation (ethnique, de genre…) ou au contraire d’en faire l’opportunité d’une bifurcation ou d’une promotion sociale.

La question de la violence — nourrie par la révolution et la contre-révolution — qui a monopolisé l’attention après la «fin du communisme», ne se pense plus seulement comme une violence institutionnelle, mais aussi dans une pluralité de manifestations (viols, pogroms…) et dans le contexte plus large de la sortie de la Première Guerre mondiale. On peut dès lors comparer la situation dans l’ex-empire russe à celle d’autres pays européens à la même période et observer les interactions et ingérences entre pays, mais aussi les similitudes et les spécificités d’un pays à l’autre.

L’échelle enfin peut être chronologique. Il s’agira de penser la guerre civile dans la profondeur du temps. Elle a laissé des traces sous forme de représentations (images, sons, objets), mais aussi de comportements individuels, et de rapports sociaux. Elle a été une «expérience formatrice» (Sheila Fitzpatrick) non seulement pour le régime soviétique, mais aussi pour la société, dans leurs pratiques et relations réciproques. Ces années de privation, d’arbitraire et de violence ont également été un traumatisme que les individus, les familles, les groupes sociaux et les institutions ont dû surmonter en produisant de façon différenciée des discours, mais aussi de l’oubli.

Ce colloque voudrait participer du renouvellement historiographique en présentant des études de cas à différentes échelles fondées sur des sources originales selon les lignes suivantes:

1— TERRITOIRES/POPULATIONS/INSTITUTIONS
La guerre civile est un moment politique. Elle suppose une multitude de tentatives de création d’institutions ou d’États comme en Ukraine ou en Russie. Les contributions pourront s’interroger sur les pratiques de construction d’États et d’appareils politiques ou militaires, par exemple, ainsi que sur l’implication des individus dans ces processus.
On s’intéressera également au caractère national ou supranational de ces institutions dans une révolution qui revendiqua aussi bien un internationalisme militant que le droit des peuples à créer des nations.

2— MATÉRIALITÉ DE LA GUERRE/COMBATTANTS/VIOLENCE/HAINE(S)
Les contributions pourront s’interroger sur la façon de faire la guerre civile au sens le plus matériel du terme. L’extrême violence de la guerre doit être étudiée plus précisément dans ses pratiques et ses manifestations. Quels sont les objets de la guerre civile ? Les armes ? À quoi ressemble la vie des combattants ? Comment endurent-ils la faim, la maladie ? Quels sont les fronts de la guerre civile ? Comment s’organisent-ils ? Quelle matérialité ? Comment domine-t-on les espaces de la guerre civile ? Comment prend-on le contrôle des villes et les campagnes pendant la guerre civile ? Comment circulent l’information, les ordres, les projets ?
La question de la santé dans la guerre civile pourra également être abordée: quel fut le rôle des institutions sanitaires (dont les Croix-rouges), les luttes contre les épidémies ou la façon dont les blessés furent traités, par exemple ? Il faut aussi interroger la place des civils. Sont-ils une gêne pour les opérations, une masse à assujettir, à déplacer ou des acteurs du conflit ?

3— GUERRE CIVILE ET INTERNATIONALISATION DU CONFLIT
L’histoire de l’intervention étrangère peut-elle être réécrite? Des sources nouvelles autorisent-elles une relecture des engagements internationalistes ? Une histoire des pratiques ? Des interactions locales ?

4— REPRÉSENTATIONS ET TRACES DE LA GUERRE CIVILE
La question de la mémorialisation de la guerre civile (et de son histoire) fera l’objet d’une partie de notre réflexion. Comment se construit l’histoire de cette guerre et comment se donne-t-elle à voir dans des musées et des monuments ? Aussi bien dans les semaines ou les mois qui suivent les combats que plusieurs décennies après.

Informations pratiques

Comité d’organisation :
Éric Aunoble (Université de Genève),
Jean-François Fayet (Université de Fribourg),
François-Xavier Nérard (Université de Paris1 Panthéon Sorbonne)
Avec le soutien du LabEx EHNE

Soumission des propositions

Les propositions de communications, de 300 mots environ, rédigées en français ou en anglais et accompagnées d’un bref CV (1 page maximum) sont à envoyer avant le 1er mai 2019 à l’adresse suivante conferencecivilwar@gmail.com

Les organisateurs du colloque prendront en charge l’hébergement et le repas des participants pendant la durée de la manifestation. Merci d’indiquer également si vous avez besoin d’une prise en charge partielle ou totale de vos frais de transport. Le budget, limité de la manifestation, ne permettra pas une couverture généralisée de ces dépenses.

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Call for applications : War and Society: Making and Experiencing War (and Peace) in 19th-21st-century Eastern / Central Europe and Eurasia

Tenth International Social Science Summer School in Ukraine

Kherson, June 30 – July 6, 2019.

A joint project of the Chair of Ukrainian Studies at the University of Ottawa (Canada), the Institut des Sciences Sociales du Politique (France), The Center for Slavic History at the University of Paris 1 Panthéon Sorbonne (France), the LabEx “Writing a new History of Europe” (France).

The Summer school is supported by the Wolodymyr George Danyliw Foundation (Canada), the Embassy of France in Ukraine, and the LabEx EHNE (France).

What does all this mean? Why did it happen? What made those people burn houses and slay their fellow men? What were the causes of these events? What force made men act so? These are the instinctive, plain, and most legitimate questions humanity asks itself when it encounters the monuments and tradition of that period.”

–Leo Tolstoy, War and Peace

Valley of the Shadow of Death – Roger Fenton (April 1855) – Public Domain

In 1869 The Russian Herald completed the publication of what would become one of the most prominent works of the nineteenth-century literature – Leo Tolstoy’s seminal novel War and Peace. After the writer’s death, however, some began to argue that the title should be renamed War and Society. The confusion was caused by the fact that after the language reform of 1917 the homophones “миръ” (peace) and “міръ” (society) became one word with two different meanings – “мир.” While there is enough evidence to believe that Tolstoy did, in fact, title his book War and Peace, the writer was clearly interested in the meaning of war for society.

One hundred and fifty years later we want to continue the conversation and ask our own questions about war and society: How does war transform societies? How does war close off and create opportunities? How does war challenge normative understandings of ethics, morality, gender, state capacity, social obligation? How does war end? How are wars “made” and undone and by whom? How have warfare and peace-making changed over time? Our focus is Eastern and Central Europe, but we welcome projects on Eurasia broadly conceived, including Central Asia and the Caucasus. We would like to move beyond defining this region as “bloodlands” (in the phrasing of Timothy Snyder) in order to examine the multiplicity of experiences of war and meanings ascribed to them by states, societies, and individuals. We are interested in “wars” broadly defined: from the greatest military conflicts, such as World Wars I and II, or civil wars that tore societies apart, or anti-colonial struggles that brought nations together–to less conventional wars of the post-modern world: cold wars, information wars, hybrid wars and the war on terror. We invite you to think of war not only as an event that takes place on battlefields and ends with the signing of a peace treaty but also as a continuum that encompasses a wide range of human experiences. Our chronology extends from the Napoleonic campaigns to the contemporary conflict in Ukraine.

Topics of investigation could include:

  • Anticipation of war/ anticipation of peace;
  • The language of war: words, images, sounds;
  • Imperial wars, anticolonial wars, civil wars;
  • Cold wars, information wars, hybrid wars;
  • Mafia wars, drug wars;
  • War and civil society: state and private actors;
  • War and the nation: questions of belonging, inclusion, exclusion;
  • War and mobility: refugees, evacuees, displaced persons, prisoners of war;
  • The occupiers and the occupied;
  • War and the gender order;
  • War and sexual violence, war and the body;
  • War and the economy: collaboration and cooperation;
  • War and “ordinary people”: survival and adaptation;
  • Actors of War: dehumanizing and rehumanizing the enemy;
  • The home front: the mundane and the extraordinary;
  • War and the arts: representation, entertainment, morale-building;
  • War and the city: urban space and the built environment;
  • War and peace: exiting war, reconciliating, pacifying, judging;
  • The postwar society: rebuilding, remembering, forgetting;
  • Memory of war: celebration and mourning.

Format: Workshop and Fieldwork

The Summer School follows a unique format that allows for developing participants’ research projects, as well as exploring the theme of the School in the laboratory of the city. Participants leave the School with new colleagues, new ideas, and a better understanding of their own research in comparative context. The Summer School is explicitly interdisciplinary and follows a workshop format. Each participant will present a pre-circulated paper and receive extensive comments from a group of international faculty, as well as from other participants. Participants are expected to read each other’s work, to contribute actively to discussions, and to participate in the extracurricular program throughout the city. The Summer School will include roundtables and presentations at the seminar, field visits, local interviews and excursions within the region. These off-site activities will contribute to our seminar discussions.

Location : Kherson – Херсон (Ukraine)

The International Social Science Summer School in Ukraine takes place in a different city of Ukraine every year. Previous schools have been held in Uman (2009), Dnipropetrovsk (2010), Ostroh (2011), Zhytomyr (2012), Mykolaiv (2013), Lviv (2014), Chernivtsy (2015), Kharkiv (2016) and Zaporizhzhya (2018).

This year’s school will take place in Kherson, Ukraine. The city itself was a product of war: it was founded as a military fortification on the right bank of the Dnipro river during the Russo-Turkish war of 1735-1739 and later became one of the Russian Empire’s major outposts on the Black Sea. Kherson was the cradle of Russia’s Black Sea fleet and an important port throughout the imperial period. After the collapse of the monarchy in 1917, Kherson became the site of bitter struggles among different political forces: it was consecutively ruled by the Provisional Government, the Bolsheviks, Pavlo Skoropadskyi’s Hetmanate, the Directorate of the Ukrainian National Republic, and Anton Denikin’s forces before it was finally taken over by the fledgling Soviet state. A major port and an industrial center, the city was occupied by Nazi Germany for almost three years during World War II. Today, the life of the city is to a great extent shaped by the conflict in Eastern Ukraine; Kherson has been housing the Office of the Presidential Representative of Ukraine in Crimea since 2014.

Duration

One week, June 30-July 6. Departure from Kyiv on June 30. Workshop meets all day July 1-5; return to Kyiv July 6.

Participants must attend the school for the entire week.

Eligibility

The Summer School is open to PhD students (or students enrolled in a kandidat naukprogram) and young researchers (up to six years removed from their PhD or kandidat naukdegree). Proposals strong on theory and empirical research are particularly welcome. The working language of the Summer School is English. Participants must be comfortable working in English.

Program Costs

There is no program fee. The organizers will cover accommodation, meals, workshops and all excursions. The participants (or their institutions) must pay travel expenses from their home country to Kyiv; the round-trip transfer from Kyiv to Kherson will be covered.

Applications

To be considered for the Summer School, candidates must complete an application form (including a 500 word research project presentation) and send a CV. They may also send an additional written sample, such as a conference paper, a dissertation chapter, or a publication (optional).

Step 1 : Complete the application form online. We advise you to prepare the research project presentation in advance and to copy/paste it.

Step 2 : Send your CV and additional documents to ukrainesummerschool@gmail.com. Please don’t forget to clearly mention your name in the subject line of the message.

Deadline for application is 1 April 2019.

The application will be reviewed by an evaluation committee and you will be notified of the results by email.

Core Faculty members

Dominique Arel (Chair of Ukrainian Studies, U of Ottawa, Canada)
Anna Colin Lebedev (U of Paris Nanterre / Institut des sciences sociales du politique, France)
Mayhill Fowler (Stetson University, USA)
Alissa Klots (European University at Saint Petersburg, Russia)
Sophie Lambroschini (U of Paris Nanterre, France/ Centre Marc Bloch, Germany)
Mikhail Minakov (Kyiv Mohyla Academy National University, Ukraine – Europa-Universität Viadrina Frankfurt (Oder), Germany)
Anna Muller (U of Michigan-Dearborn, USA)
François-Xavier Nérard (U of Paris 1 Panthéon Sorbonne, France)
Ioulia Shukan (U of Paris Nanterre / Institut des sciences sociales du politique, France)
Mychailo Wynnyckyj (National University “Kyiv-Mohyla Academy”, Ukraine)

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Appel à communications : Le chantier cathédral en Europe : diffusion et sauvegarde des savoirs, savoir-faire et matériaux du Moyen Âge à nos jours

Colloque : 23-25 octobre 2019

Auditorium Colbert (INP/INHA), 2 rue Vivienne, 75002 Paris

Coordination du colloque
Le colloque est organisé par la direction générale des Patrimoines ministère de la Culture) et par le Centre André-Chastel, avec le soutien :

  • du labex « Écrire une histoire nouvelle de l’Europe » (axe 7 Traditions nationales, circulations et identités dans l’art européen)
  • de l’Institut national du Patrimoine
  • de l’Observatoire des patrimoines Sorbonne Université

Comité scientifique

  • Christophe Amsler (architecte du patrimoine, Lausanne)
  • Flaminia Bardati (Université La Sapienza, Rome)
  • Dr. Sabine Bengel (Fondation de l’Œuvre Notre-Dame de Strasbourg)
  • Philippe Bernardi (CNRS)
  • Isabelle Chave (ministère de la Culture / direction générale des Patrimoines)
  • Étienne Faisant (Sorbonne Université / Centre André-Chastel / labEx EHNE)
  • Prof. Christian Freigang (Freie Universität, Berlin)
  • Étienne Hamon (Université de Lille)
  • Pascal Liévaux (ministère de la Culture / direction générale des Patrimoines)
  • Mathieu Lours (Université de Cergy-Pontoise)
  • Dany Sandron (Sorbonne Université / Centre AndréChastel / labEx EHNE)
  • Dr. Eva-Maria Seng (Université Paderborn)
  • Dr. Barbara SchockWerner (Zentral Dombau-Verein zu Köln / Dombaumeister e. V.)
  • Roger Somé (Université de Strasbourg)
  • Dipl.-Ing. Wolfgang Zehetner (Dombauhütte St. Stephan, Wien / Dombaumeister e.V.)

Calendrier et modalités de candidature

Les interventions sont ouvertes aux praticiens de l’architecture et de la restauration monumentale et artistique, aux professionnels du patrimoine, aux chercheurs et enseignantschercheurs (anthropologie, économie de la construction, histoire de l’architecture, histoire de l’art, histoire des techniques, histoire institutionnelle…), afin de valoriser les approches mixtes et pluridisciplinaires et favoriser l’échange des points de vue professionnels.

Pour soumettre un projet de communication, adresser les deux pièces suivantes :

  • Une proposition écrite d’environ 1 page (2000 signes maximum), accompagnée de quelques références bibliographiques à l’appui
  • Un bref curriculum vitae (2 pages)

Langues du colloque : français, anglais, allemand et italien.

Les propositions de communications doivent être adressées, au format PDF et par courriel, avant le samedi 20 avril 2019, conjointement à :
Isabelle Chave (Direction générale des Patrimoines) : isabelle.chave@culture.gouv.fr
et
Étienne Faisant (Centre André-Chastel/labEx EHNE) : labexehne7@hotmail.com / etienne.faisant.2@paris-sorbonne.fr

Les réponses seront transmises aux candidats au mois de mai 2019.

Une publication des actes du colloque est prévue.

Voir l’appel complet : CFP_Colloque Chantier cathédral en Europe_diffusion & sauvegarde_2019_FRTélécharger
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Appels à communication pour l’encyclopédie EHNE

L’Encyclopédie pour une histoire nouvelle de l’Europe portée par le LabEx EHNE (Sorbonne Université) cherche de nouveaux auteur·es pour enrichir les entrées de ses différentes thématiques.

  • L’Europe comme civilisation matérielle
  • L’Europe dans une épistémologie du politique
  • L’humanisme européen
  • L’Europe, les Européens et le Monde
  • L’Europe des guerres et des traces de guerres
  • Une histoire genrée de l’Europe
  • Traditions nationales, circulations et identités dans l’art européen

Il s’agit d’écrire de courtes notices (7000-8000 signes) à destination d’un large public et proposant une réflexion nouvelle sur l’histoire européenne. Ces dernières seront mises en ligne et traduites en anglais. Elles feront également l’objet de valorisations pédagogiques et scientifiques dans le cadre de nos différents partenariats.

Nous vous proposons de contribuer à ce projet en rédigeant une notice parmi les thèmes suivants :

Axe 1. L’Europe comme civilisation matérielle :

  • Le mode de transport aérien à bas prix, des mobilités européennes accrues ?
  • Le tourisme dans l’Europe de l’Est depuis 1989 : le développement des infrastructures touristiques privées
  • Les câbles de télécommunications sous-marins, infrastructure vitale et sécurité des marchés européens.

Contact : labexehne1@gmail.com

Axe  2 :  L’Europe dans une épistémologie du politique :

  •  L’idée républicaine en Europe
  • Les partis verts en Europe, hier et aujourd’hui
  • Hitler et l’Europe

Contact : marie.levant.ehne@gmail.com

Axe 3 :  Humanisme européen :

Pour l’ensemble thématique : « héritages culturels »

  • Le cicéronianisme

Pour l’ensemble thématique : « Les humanistes et l’Europe »

  • Le pétrarquisme

Pour l’ensemble thématique : « les espaces parallèles de la Renaissance »

  • L’astrologie à la Renaissance

Pour l’ensemble thématique : « Projets d’Europe unie »

  • Le Congrès de l’Europe, La Haye, 1948

Contact :humanisme.ehne@gmail.com

Axe 4 : L’Europe, les Européens et le monde :

Pour l’ensemble thématique : « Expansion coloniale et impérialisme »

  • Explorateurs et missionnaires européens

Pour l’ensemble thématique : « Régulations juridiques »

  • Le congrès de Vienne de 1815

Contact : labexehne4@univ-nantes.fr

Axe 5 : Guerres et traces de guerre :

  • La construction de la figure de l’ennemi
  • La torture comme instrument de guerre
  • Corps brutalisés

Contact : labexguerres@gmail.com

Axe 6 :  Genre et Europe :

Pour l’ensemble thématique « Genre et circulations en Europe »

  • Le genre des migrations dans l’Union européenne (du traité de Maastricht à aujourd’hui)

Contact : genreeurope@gmail.com

Axe 7 : « L’art en Europe » :

Pour l’ensemble thématique : « Géographie et circulation des modèles artistiques »

  • L’Europe dans l’art contemporain
  • Représenter les pays européens

Pour l’ensemble thématique : « Discours nationalistes sur l’art au XIXe siècle »

  • La notion de « jardin à la française »

Contact : labexehne7@hotmail.com

Modalités de proposition

Les personnes intéressées sont invitées à contacter les responsables éditoriaux des notices faisant l’objet d’un appel. Elles soumettront à cet effet un résumé de 80 mots qui synthétisera les principaux éléments de la notice à laquelle ils souhaitent contribuer et insistera sur la dimension européenne du sujet et son intérêt pour une histoire nouvelle de l’Europe.

Description du Projet

https://ehne.fr/ est une Encyclopédie bilingue et numérique pour une histoire nouvelle de l’Europe. Elle est l’un des projets phares du LabEx EHNE (Ecrire une Histoire nouvelle de l’Europe) et propose des approches transversales de l’histoire européenne du genre, des guerres, de l’art, des circulations et des réseaux, des grandes idéologies et débats politiques. Elle s’intéresse aux fondements culturels et religieux de l’Europe et porte un regard sur les relations entre l’Europe et le monde.

Destinée aux citoyens, aux chercheurs, aux étudiants, l’encyclopédie numérique offre un contenu innovant sous un format original, fruit de la recherche actuelle :

  • Des notices de synthèse rédigées par des spécialistes qui proposent de nouvelles façons de découvrir, de penser et d’étudier l’histoire de l’Europe.
  • Différents supports multimédia enrichis d’illustrations issues de fonds iconographiques inédits et de vidéos provenant des fonds de l’Institut national de l’audiovisuel.

Dans cette perspective, elle offre aux enseignants de nombreux outils de valorisation pédagogique : https://ehne.fr/ressources-pedagogiques

Comité de rédaction de l’encyclopédie EHNE : Éric Anceau, Alain Beltran, Lucien Bély, Éric Bussière, Virginie Chaillou-Atrous, Pierre Couhaut, Denis Crouzet, Olivier Dard, Corine Defrance, Etienne Faisant, Christine Gouzi, Stanislas Jeannesson, Isabelle Matamoros, Léonard Laborie, Marie Levant, Antoine Marès, Mathieu Marly, Hélène Miard-Delacroix, Fabrice Micallef, Jeanne Moisand, François-Xavier Nérard, Simon Perego, Clyde Plumauzille, Laurence Roche-Nye, Mathilde Rossigneux-Méheust, Claire Sanderson, Dany Sandron, Guillaume Tronchet, Fabrice Virgili, Tom Williams

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Appel à communication : Colloque « Marges impériales en dialogue »

Échanges, transferts, interactions et influences croisés entre les espaces post-coloniaux francophones et la périphérie soviétique européenne dans la seconde moitié du XXe siècle

Colloque international d’histoire.

Dates : 30 et 31 mai 2019.

Lieu : Université de Pécs (Hongrie).

Comité d’organisation : Krisztián Bene (Université de Pécs), Matthieu Boisdron (Université de Nantes), Gwendal Piégais (Université de Bretagne occidentale), Géza Szász (Université de Szeged).

Comité scientifique : Michel Catala (Université de Nantes), Benoît Henriet (Vrije Universiteit Brussel), László J. Nagy (Université de Szeged), Sergiu Miscoiu (Université de Cluj).

L’année 1947 marque à la fois l’amorce de la satellisation durable de l’Europe médiane par l’URSS et le début d’un processus de décolonisation qui affecte les puissances européennes occidentales et qui révèle concomitamment leur marginalisation sensible sur la scène internationale.

Dans ce nouveau monde qui émerge, les deux superpuissances américaine et soviétique affirment des valeurs profondément anticolonialistes sans paradoxalement renoncer à des politiques étrangères « ingérantes » pour ne pas dire elles-mêmes impérialistes.

Les espaces post-coloniaux, soudainement libérés de l’essentiel de l’emprise politique européenne, deviennent le lieu et l’enjeu des projections d’influence et des déploiements de puissance des deux blocs, souvent en concurrence avec les anciennes puissances coloniales qui souhaitent garder la mainmise sur leur ancien pré-carré. L’importance de la lutte d’influence qui s’y joue révèle notamment la forte polarisation du système international. En conséquence, les espaces post-coloniaux deviennent les terrains les plus chauds de la guerre froide. En Europe médiane, les nouvelles démocraties populaires sont formellement souveraines. Toutefois, la mise au pas stalinienne et la mise sous tutelle soviétique par le « grand frère russe » n’en ont pas moins ramené ce principe à des indépendances de façade, voire de pure forme.

En revanche, dans ce nouveau rapport de domination, les acteurs – tous formellement autonomes et émancipés – conservent une relative marge de manœuvre. Il est ainsi légitime de s’interroger sur la nature des rapports qu’entretiennent entre eux les États de ces marges impériales. Trouvent-ils dans le dialogue qu’ils nouent un moyen d’affirmation de leur indépendance et de leur souveraineté ? Celui-ci constitue-t-il un outil pour desserrer l’étau d’une certaine forme d’assujettissement ?

L’objectif de ce colloque est ainsi d’étudier les relations entre les démocraties populaires de l’Europe centrale orientale et balkanique et les États post-coloniaux francophones en croisant les regards et les archives. Les communications proposées s’intéresseront à la coopération diplomatique et militaire, policière et judiciaire, culturelle et universitaire, financière et économique ; que ces relations soient bi ou multilatérales.

Les communications traiteront essentiellement des anciennes colonies belges et françaises d’Afrique dans leurs relations avec l’Albanie, l’Allemagne de l’Est, la Bulgarie, la Roumanie, la Hongrie, la Pologne, la Tchécoslovaquie et la Yougoslavie. Néanmoins, celles qui porteraient sur les anciennes colonies de la Fédération indochinoise ou sur les républiques socialistes soviétiques d’Ukraine, de Biélorussie, de Moldavie, des États baltes (Estonie, Lettonie, Lituanie), du Caucase (Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie), voire d’Asie centrale (Kazakhstan, Kirghizistan, Ouzbékistan, Turkménistan, Tadjikistan, y compris Afghanistan) seront également les bienvenues.

Modalités

Les propositions de communications (3 000 signes maximum) seront accompagnées d’un CV n’excédant pas une page A4 et devront être envoyées avant le 20 janvier 2019 à : matthieu.boisdron@univ-nantes.fr.

Les frais d’hébergement et de restauration seront pris en charge.

Les frais de transport (billets d’avion) ne pouvant hélas pas être couverts, les participants sont encouragés à solliciter leurs établissements ou leurs laboratoires de rattachement afin d’obtenir le financement de leur déplacement.

Le transfert pour rejoindre le lieu du colloque depuis l’aéroport de Budapest sera assuré (aller et retour). 

http://www.editions-codex.fr/2018/09/14/colloque-marges-imperiales-en-dialogue/http://francia.btk.pte.hu/hu/hirek/appel_communication

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Call for paper: Gender Relationships between Occupiers and Occupied during the Allied Occupation of Germany (1945-1955)

Date and venue: 6-7 June 2019, Freiburg Institute for Advanced Studies(FRIAS), Albert-Ludwigs-Universität Freiburg (Germany)

There is currently a renewed interest in the Allied occupation ofGermany after 1945 and in military occupation in general. Concerning the occupation of Germany after 1945, there is a lot of work dedicated to its economic, political and cultural dimensions. More oriented towards the « history from below », current research questions the daily life of military occupation, the places and forms of encounters between occupiers and occupied, covering a whole range of interactions from conflicts or confrontations to various forms of cooperation or fraternization. This type of questioning highlights actors to whom historiography from above is often blind: ordinary soldiers, the civilian population, improvised mediators, men, women, and children.

At the same time, a historiographical trend is developing, which observes the social and cultural history of war phenomena, including transition periods such as war entries and ends of war. More recently, the history of bodies, emotions and sensitivities in wartime has been explored. While the centenary of the First World War was an opportunity to make progress on this front, much remains to be done on the Second World War. Waged as an all-outwar, it has affected sensitivities, bodies, and emotions in a particularly sensitive way.

On the basis of these two observations, we wish to converge these trends in the workshop “Gender Relationships between Occupiers and Occupied during theAllied Occupation of Germany (1945-1955)”. With regard to annexation, military occupation « introduc[es] the notion of greater protection for populations under the control of a foreign army ».[1] While during the 19thcentury, customary rules governed occupations, the Hague Convention of 1907defined the concept, and imposed on the occupying army the task of maintaining order in keeping with the laws in effect in the occupied country. The GenevaConventions of 1949, supplemented by the 1977 Protocols, then emphasized the protection of individuals. Nevertheless, « the reality of military occupations is generally marked by violence against populations »[2] and often even begins with a regime of terror, which then gives way to appeasement and a more controlled regime.

In this wide gap between protection and violence, we wish to study the modalities of non-voluntary cohabitation implied by the military occupation inGermany after 1945. By cohabitation, we mean both material cohabitation, which implies the reorganization of spaces (stationing of ordinary soldiers in schools, inns, etc.; requisition of houses, apartments or rooms for officers; places of supply and entertainment reserved for occupiers, etc.), and physical cohabitation between male occupiers, winners and holders of many privileges, and occupied of both sexes, defeated and in a situation of legal, economic, and moral inferiority. As a result, the relationship between occupiers and occupied is by definition based on a fundamental inequality between the two parties and characterized by the superiority of the occupiers over the occupied.

The workshop aims to answer the following questions in particular:

  • What types of interactions took place between the men of the occupying troops and the Germans?
  • What types of relationships between men – members of the Allied occupation – and local women did the military occupation framework allow? Has the non-voluntary promiscuity in cases of shared housing with the occupier encouraged fraternisation or, on the contrary, stirred up resentment?
  • How have military administrations reacted to the many violations of the ban on fraternization and to what extent have they intervened in this area?
  • Under what circumstances have acts of sexual violence occurred, and to what extent have they been punished? Has there been any recognition of this specific experience of war violence?
  • Beyond the gender category, what categories (nationality, ethnicity, age, social origin, military rank, urban or rural population, religion, etc.)influenced the relationship between occupiers and occupied and how?
  • What were the views of the post-war societies on the relationship between the occupiers and the occupied and with what consequences?
  • How were women who have given birth to a « child of the occupation » as a result of either rape or consensual sexual intercourse perceived and treated in post-war German society?

Proposals addressing methodological or conceptual aspects are welcome, as well as case studies and studies comparing areas with each other.

The workshop is a Franco-German initiative and aims to bring together experts on the Allied occupation in Germany after 1945. This call for contributions is addressed to young and experienced researchers. The travel and accommodation expenses of the speakers will be covered. The working language is English.

Proposals for contributions, containing a title and a short description(400 words), accompanied by a short CV (max. one page), should be sent by 1 February 2019 to: anne-laure.briatte@sorbonne-universite.fr

Dr. Anne-Laure Briatte, Freiburg Institute for Advanced Studies (FRIAS) / Sorbonne University


[1]Frédéric DESSBERG, « Occupation Regimes and Logic », Encyclopédie pour une histoire nouvelle de l’Europe [online], 2016, published 18/09/2017, consulted 09/12/2018. Permalink: http://ehne.fr/en/node/1084

[2] Ibid.

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Appel à contribution : « L’histoire intersectionnelle »

Colloque du 10 au 12 juillet 2019, à l’Institut d’études avancées de Fribourg (FRIAS), Albert- Ludwigs-Universität Freiburg.

L’histoire intersectionnelle. Pertinence. Potentiels. Limites.

Dr. Anne-Laure Briatte, Institut d’études avancées de Fribourg-en-Brisgau (FRIAS/SorbonneUniversité et LabEx EHNE), Miriam Bräuer, Doctorante (Département d’histoire de l’Université de Fribourg, AG Genre de l’Académie des hautes études internationales (IGA) Fribourg, PD Dr.Isabelle Deflers (FRIAS/ Département d’histoire de l’Université de Fribourg), Mirjam Höfner, Doctorante (Institut d’histoire de l’Université de la Bundeswehr, Munich), Dr. Christa Klein(Centre d’anthropologie et des études de genre (ZAG), de l’Université de Fribourg), Dr. Nina Reusch (Institut des Sciences historiques Friedrich Meinecke, FU Berlin), Dr. Marie Muschalek (Département d’histoire de l’Université de Fribourg)

Date limite: 26.02.2019

L’intersectionnalité est un concept de recherche interdisciplinaire utilisé pour l’analyse des rapports d’inégalité sociale et de domination dans leurs enchevêtrements. Ces inégalités sociales sont dues à des facteurs générateurs de différences tels que la « race », la classe sociale, le sexe, le handicap, le corps, la religion, la nationalité, l’origine, l’espace, etc.L’approche intersectionnelle explore leurs interdépendances sociétales dans leurs spécificités historiques et contextuelles. Le terme « intersectionnalité », inventé en 1989 par la juriste américaine et cofondatrice de la théorie critique de la race (Critical Race Theory) Kimberlé Crenshaw, est devenu le nouveau mot à la mode de la recherche sur le genre dans les années1990 et est discuté depuis une dizaine d’années aussi dans les sciences historiques, « souvent un peu plus ‘lentes’ » que les sciences sociales à s’approprier de nouveaux concepts.

Lors du colloque Histoire intersectionnelle. Pertinence. Potentiels. Limites, nous souhaitons discuter de travaux réalisés dans le domaine de l’histoire, qui s’inscrivent dans une perspective intersectionnelle et nous demander :

  1. dans quelle mesure des travaux de recherche ont déjà été réalisés dans une perspective intersectionnelle avant que le terme ne soit apparu (tradition / innovation)
  2. pourquoi le concept d’intersectionnalité dans le contexte français, allemand et international est si important aujourd’hui et comment les chercheurs et chercheuses se le sont approprié (actualité / réception)
  3. quels potentiels offre ce concept pour la recherche historico-empirique (potentiels / déficits)
  4. comment les concepts sont modulés et développés dans leur application pratique (adéquation / appropriation)
  5. dans quelle mesure les résultats de la recherche intersectionnelle nous invitent à réviser des interprétations historiques traditionnelles (impact)
  6. quelles nouvelles limites rencontrent les études historiques intersectionnelles etquelles critiques leur sont opposées (critiques / perspectives)?
  7. si les études intersectionnelles nécessitent de nouvelles formes de coopération(pratiques de recherche, interdisciplinaire, internationale, globale).

Le colloque émane d’un projet de coopération franco-allemande et bénéficie du soutien financier du Frankreich-Zentrum et de l’Institut d’études avancées de l’Université de Fribourg-en-Brisgau (FRIAS), du centre d’anthropologie et des études de genre (ZAG) de l’université deFribourg-en-Brisgau, de l’AG Genre de l’Académie des hautes études internationales (IGA) deFribourg-en-Brisgau. D’autres institutions sont sollicitées (réponse à venir) : le ArbeitskreisHistorische Frauen- und Geschlechterforschung (AKHFG), la Délégation pour la promotion féminine de la FU Berlin, le programme Procope structurant 2019 et le groupe de rechercheGenre & Europe du laboratoire d’excellence LabEx EHNE « Écrire une histoire nouvelle del’Europe ». Les langues de travail sont le français et l’allemand.

Cet appel s’adresse aux chercheurs et chercheuses de tous les niveaux de qualification effectuant des recherches en histoire dans une perspective intersectionnelle. Nous pouvons si besoin proposer une garde d’enfants pendant le déroulement du colloque. Les frais de déplacement et d’hébergement des intervenant.e.s seront pris en charge. La participation de personnes de couleur, de personnes avec un handicap ou avec d’autres facteurs de marginalisation est expressément souhaitée.

Nous vous prions de bien vouloir soumettre vos propositions, avec un titre et un résumé (400mots maximum), accompagnées d’un bref CV (une page maximum) avant le 26.02.2019 à christa.klein@geschichte.uni-freiburg.de.

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Call for Papers: ‘Exile, Gender, and Family in the Nineteenth Century’

Closing conference of ‘AsileuropeXIX’, sponsored by the Agence Nationale de la Recherche

5-7 September 2019 in Reims, France

The forced migrations of the long nineteenth century, which caused hundreds of thousands of people to abandon their homes and construct new lives abroad, have recently been the subject of a rich historiographical revival and recognized as a truly global phenomenon. They reshaped the political and social landscapes not only of the spaces that exiles departed, but also those through which they passed and where they were finally welcomed. The classic image of these exiles is that of a heroic man, beleaguered by a hostile political order that he resisted through migration and expatriation. Though this masculine picture remains predominant, both in popular perceptions of the nineteenth century and in the work of many historians of the subject, the reality was much more complex. Men did not goin to exile alone; women and children, though often ignored, played major roles in these winding, transnational migrations.

This international conference will investigate the history of exile through the lenses of gender, generation, and age, with a particular focus on women’s history and the history of the family. Papers are welcome that address these and similar questions:

  • How can exile in the nineteenth century be interpreted not just as political migration, but as a phenomenon that shattered families and scattered their members across the globe? How did such individuals respond to their dispersal(through attempts to reunite, written correspondence, financial transfers, etc.)?
  • To what extent did the departure of exiles – who were most often men – lead women to assume new political, economic, and social roles? How did women thus separated from their fathers, husbands, partners, or brothers, take charge of the education of children, the running of households, or the protection of family assets threatened with sequestration or confiscation?
  • Women also often followed their husbands or partners into exile and the conference will concern itself with the relationships of couples in exile. Other women migrated alone, often finding a new autonomy through this experience.Without wanting to simply create a gallery of exiled heroines, we hope to trace the paths of hitherto anonymous women who, in being forced to leave their countries, reinvented themselves abroad. We will also investigate the gendered roles that often devolved onto women in exile, including such activities as providing medical care to sick exiles, making flags for political events, or organising charitable activities.
  • Children constitute another often neglected group amongst the exiles of Europe and the world in the nineteenth century. What insights can be made about the minors that accompanied their parents on these sometimes permanent voyages?What challenges did those born or raised abroad pose to the authorities in their host societies regarding their future statuses or to their exiled parents in determining appropriate forms of education for their displaced children?
  • It will be interesting to examine how the marital status of women and men, as well as the presence or absence of children accompanying them into exile, affected the types of welcome that exiles received., both socially and officially. How did the presence of spouses and children transform the routes, patterns, and destinations of exile?
  • In approaching exile as a social phenomenon, we hope to investigate the particular dynamics of family life in exile. In what ways did families going into exile collectively impact the trajectories, strategies, and activities of the individuals members of those families? Were exiles living with their families more likely to retreat from political life? Did the needs of such families encourage exiles to remain in their new countries permanently or for noticeably longer than their single counterparts? What specific strategies of integration did families in exile adopt?

The conference will embrace the whole of the nineteenth century, from the emigrations that followed the French Revolution to the eve of the First World War. Papers may address the societies left behind by exiles as well as their destination and host societies, and particular attention will be paid to proposals that cover both ends of these migrations.Until now AsileuropeXIX has concentrated its work on Europe, but it particularly welcomes proposals concerned with colonial spaces and the non-European world.

Paper proposals (of a maximum length of 2,000 characters, accompanied by a one-page biographical sketch and list of the author’s publications) should be submitted by mail at asileurope@gmail.com by 15 January 2019. Proposals will be reviewed and authors can expect to hear back from the conference committee by 1 March 2019. Presentations may be read in either English or French. Texts subsequently requested for collective publication must be written in or translated into French.    

Conference Organizing Committee:

  • Delphine Diaz (Université de Reims Champagne-Ardenne)
  • Alexandre Dupont (Université de Strasbourg)
  • Antonin Durand (Institut Convergences Migrations-IHMC)
  • Hugo Vermeren (École française de Rome)

Scientific Committee:  

  • Sylvie Aprile (Université Paris Nanterre)
  • Fabrice Bensimon (Sorbonne Université)
  • Catherine Brice (Université Paris-Est Créteil)
  • Delphine Diaz (Université de Reims Champagne-Ardenne)
  • Alexandre Dupont (Université de Strasbourg)
  • Antonin Durand (Institut Convergences Migrations-IHMC)
  • Pilar González Bernaldo de Quirós (Université Paris Diderot)
  • Thomas C. Jones (University of Buckingham)
  • Manuela Martini (Université Lyon 2)
  • Florencia Peyrou (Universidad Autónoma de Madrid)
  • Janet Polasky (University of New Hampshire)
  • María Cruz Romeo Mateo (Universitat de València)
  • Philippe Rygiel (École normale supérieure de Lyon)
  • Caroline Shaw (Bates College)
  • Carlotta Sorba (Università di Padova)
  • Françoise Thébaud (Université d’Avignon, LabEx Écrire une histoire nouvelle de l’Europe)
  • Heléna Tóth (Universität Bamberg)
  • Hugo Vermeren (École française de Rome)
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Femmes et négoce dans les ports européens

Bernard MICHON, Nicole DUFOURNAUDFemmes et négoce dans les ports européens, Peter Lang, Collection « Pour une histoire nouvelle de l’Europe », 2018.

Fort des acquis de l’historiographie sur le négoce des ports européens de la fin de l’époque médiévale au début de la période contemporaine, l’ambition de ce livre est de faire dialoguer l’histoire portuaire et maritime avec l’histoire des femmes et du genre. La période étudiée permet d’interroger l’ouverture des horizons commerciaux des Européens et l’essor du trafic colonial en rapport avec le rôle des femmes dans les places portuaires. Si, en France, le terme de « négoce » est utilisé dans les sources pratiquement dès le début de l’époque moderne, le mot « négociant » apparaît à la fin du XVIIe siècle pour désigner la frange supérieure des marchands. Il s’agit par conséquent de mettre en lumière l’accès de certaines femmes au titre de « négociante ».

(suite…)Facebooktwittergoogle_pluspinterestlinkedintumblrmail