Appels à communication pour l’encyclopédie EHNE

L’Encyclopédie pour une histoire nouvelle de l’Europe portée par le LabEx EHNE (Sorbonne Université) cherche de nouveaux auteur·es pour enrichir les entrées de ses différentes thématiques.

  • L’Europe comme civilisation matérielle
  • L’Europe dans une épistémologie du politique
  • L’humanisme européen
  • L’Europe, les Européens et le Monde
  • L’Europe des guerres et des traces de guerres
  • Une histoire genrée de l’Europe
  • Traditions nationales, circulations et identités dans l’art européen

Il s’agit d’écrire de courtes notices (7000-8000 signes) à destination d’un large public et proposant une réflexion nouvelle sur l’histoire européenne. Ces dernières seront mises en ligne et traduites en anglais. Elles feront également l’objet de valorisations pédagogiques et scientifiques dans le cadre de nos différents partenariats.

Nous vous proposons de contribuer à ce projet en rédigeant une notice parmi les thèmes suivants :

Axe 1. L’Europe comme civilisation matérielle :

  • Le mode de transport aérien à bas prix, des mobilités européennes accrues ?
  • Le tourisme dans l’Europe de l’Est depuis 1989 : le développement des infrastructures touristiques privées
  • Les câbles de télécommunications sous-marins, infrastructure vitale et sécurité des marchés européens.

Contact : labexehne1@gmail.com

Axe  2 :  L’Europe dans une épistémologie du politique :

  •  L’idée républicaine en Europe
  • Les partis verts en Europe, hier et aujourd’hui
  • Hitler et l’Europe

Contact : marie.levant.ehne@gmail.com

Axe 3 :  Humanisme européen :

Pour l’ensemble thématique : « héritages culturels »

  • Le cicéronianisme

Pour l’ensemble thématique : « Les humanistes et l’Europe »

  • Le pétrarquisme

Pour l’ensemble thématique : « les espaces parallèles de la Renaissance »

  • L’astrologie à la Renaissance

Pour l’ensemble thématique : « Projets d’Europe unie »

  • Le Congrès de l’Europe, La Haye, 1948

Contact :humanisme.ehne@gmail.com

Axe 4 : L’Europe, les Européens et le monde :

Pour l’ensemble thématique : « Expansion coloniale et impérialisme »

  • Explorateurs et missionnaires européens

Pour l’ensemble thématique : « Régulations juridiques »

  • Le congrès de Vienne de 1815

Contact : labexehne4@univ-nantes.fr

Axe 5 : Guerres et traces de guerre :

  • La construction de la figure de l’ennemi
  • La torture comme instrument de guerre
  • Corps brutalisés

Contact : labexguerres@gmail.com

Axe 6 :  Genre et Europe :

Pour l’ensemble thématique « Genre et circulations en Europe »

  • Le genre des migrations dans l’Union européenne (du traité de Maastricht à aujourd’hui)

Contact : genreeurope@gmail.com

Axe 7 : « L’art en Europe » :

Pour l’ensemble thématique : « Géographie et circulation des modèles artistiques »

  • L’Europe dans l’art contemporain
  • Représenter les pays européens

Pour l’ensemble thématique : « Discours nationalistes sur l’art au XIXe siècle »

  • La notion de « jardin à la française »

Contact : labexehne7@hotmail.com

Modalités de proposition

Les personnes intéressées sont invitées à contacter les responsables éditoriaux des notices faisant l’objet d’un appel. Elles soumettront à cet effet un résumé de 80 mots qui synthétisera les principaux éléments de la notice à laquelle ils souhaitent contribuer et insistera sur la dimension européenne du sujet et son intérêt pour une histoire nouvelle de l’Europe.

Description du Projet

https://ehne.fr/ est une Encyclopédie bilingue et numérique pour une histoire nouvelle de l’Europe. Elle est l’un des projets phares du LabEx EHNE (Ecrire une Histoire nouvelle de l’Europe) et propose des approches transversales de l’histoire européenne du genre, des guerres, de l’art, des circulations et des réseaux, des grandes idéologies et débats politiques. Elle s’intéresse aux fondements culturels et religieux de l’Europe et porte un regard sur les relations entre l’Europe et le monde.

Destinée aux citoyens, aux chercheurs, aux étudiants, l’encyclopédie numérique offre un contenu innovant sous un format original, fruit de la recherche actuelle :

  • Des notices de synthèse rédigées par des spécialistes qui proposent de nouvelles façons de découvrir, de penser et d’étudier l’histoire de l’Europe.
  • Différents supports multimédia enrichis d’illustrations issues de fonds iconographiques inédits et de vidéos provenant des fonds de l’Institut national de l’audiovisuel.

Dans cette perspective, elle offre aux enseignants de nombreux outils de valorisation pédagogique : https://ehne.fr/ressources-pedagogiques

Comité de rédaction de l’encyclopédie EHNE : Éric Anceau, Alain Beltran, Lucien Bély, Éric Bussière, Virginie Chaillou-Atrous, Pierre Couhaut, Denis Crouzet, Olivier Dard, Corine Defrance, Etienne Faisant, Christine Gouzi, Stanislas Jeannesson, Isabelle Matamoros, Léonard Laborie, Marie Levant, Antoine Marès, Mathieu Marly, Hélène Miard-Delacroix, Fabrice Micallef, Jeanne Moisand, François-Xavier Nérard, Simon Perego, Clyde Plumauzille, Laurence Roche-Nye, Mathilde Rossigneux-Méheust, Claire Sanderson, Dany Sandron, Guillaume Tronchet, Fabrice Virgili, Tom Williams

Facebooktwittergoogle_pluspinterestlinkedintumblrmail

Appel à communication : Colloque « Marges impériales en dialogue »

Échanges, transferts, interactions et influences croisés entre les espaces post-coloniaux francophones et la périphérie soviétique européenne dans la seconde moitié du XXe siècle

Colloque international d’histoire.

Dates : 30 et 31 mai 2019.

Lieu : Université de Pécs (Hongrie).

Comité d’organisation : Krisztián Bene (Université de Pécs), Matthieu Boisdron (Université de Nantes), Gwendal Piégais (Université de Bretagne occidentale), Géza Szász (Université de Szeged).

Comité scientifique : Michel Catala (Université de Nantes), Benoît Henriet (Vrije Universiteit Brussel), László J. Nagy (Université de Szeged), Sergiu Miscoiu (Université de Cluj).

L’année 1947 marque à la fois l’amorce de la satellisation durable de l’Europe médiane par l’URSS et le début d’un processus de décolonisation qui affecte les puissances européennes occidentales et qui révèle concomitamment leur marginalisation sensible sur la scène internationale.

Dans ce nouveau monde qui émerge, les deux superpuissances américaine et soviétique affirment des valeurs profondément anticolonialistes sans paradoxalement renoncer à des politiques étrangères « ingérantes » pour ne pas dire elles-mêmes impérialistes.

Les espaces post-coloniaux, soudainement libérés de l’essentiel de l’emprise politique européenne, deviennent le lieu et l’enjeu des projections d’influence et des déploiements de puissance des deux blocs, souvent en concurrence avec les anciennes puissances coloniales qui souhaitent garder la mainmise sur leur ancien pré-carré. L’importance de la lutte d’influence qui s’y joue révèle notamment la forte polarisation du système international. En conséquence, les espaces post-coloniaux deviennent les terrains les plus chauds de la guerre froide. En Europe médiane, les nouvelles démocraties populaires sont formellement souveraines. Toutefois, la mise au pas stalinienne et la mise sous tutelle soviétique par le « grand frère russe » n’en ont pas moins ramené ce principe à des indépendances de façade, voire de pure forme.

En revanche, dans ce nouveau rapport de domination, les acteurs – tous formellement autonomes et émancipés – conservent une relative marge de manœuvre. Il est ainsi légitime de s’interroger sur la nature des rapports qu’entretiennent entre eux les États de ces marges impériales. Trouvent-ils dans le dialogue qu’ils nouent un moyen d’affirmation de leur indépendance et de leur souveraineté ? Celui-ci constitue-t-il un outil pour desserrer l’étau d’une certaine forme d’assujettissement ?

L’objectif de ce colloque est ainsi d’étudier les relations entre les démocraties populaires de l’Europe centrale orientale et balkanique et les États post-coloniaux francophones en croisant les regards et les archives. Les communications proposées s’intéresseront à la coopération diplomatique et militaire, policière et judiciaire, culturelle et universitaire, financière et économique ; que ces relations soient bi ou multilatérales.

Les communications traiteront essentiellement des anciennes colonies belges et françaises d’Afrique dans leurs relations avec l’Albanie, l’Allemagne de l’Est, la Bulgarie, la Roumanie, la Hongrie, la Pologne, la Tchécoslovaquie et la Yougoslavie. Néanmoins, celles qui porteraient sur les anciennes colonies de la Fédération indochinoise ou sur les républiques socialistes soviétiques d’Ukraine, de Biélorussie, de Moldavie, des États baltes (Estonie, Lettonie, Lituanie), du Caucase (Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie), voire d’Asie centrale (Kazakhstan, Kirghizistan, Ouzbékistan, Turkménistan, Tadjikistan, y compris Afghanistan) seront également les bienvenues.

Modalités

Les propositions de communications (3 000 signes maximum) seront accompagnées d’un CV n’excédant pas une page A4 et devront être envoyées avant le 20 janvier 2019 à : matthieu.boisdron@univ-nantes.fr.

Les frais d’hébergement et de restauration seront pris en charge.

Les frais de transport (billets d’avion) ne pouvant hélas pas être couverts, les participants sont encouragés à solliciter leurs établissements ou leurs laboratoires de rattachement afin d’obtenir le financement de leur déplacement.

Le transfert pour rejoindre le lieu du colloque depuis l’aéroport de Budapest sera assuré (aller et retour). 

http://www.editions-codex.fr/2018/09/14/colloque-marges-imperiales-en-dialogue/http://francia.btk.pte.hu/hu/hirek/appel_communication

Facebooktwittergoogle_pluspinterestlinkedintumblrmail

Call for paper: Gender Relationships between Occupiers and Occupied during the Allied Occupation of Germany (1945-1955)

Date and venue: 6-7 June 2019, Freiburg Institute for Advanced Studies(FRIAS), Albert-Ludwigs-Universität Freiburg (Germany)

There is currently a renewed interest in the Allied occupation ofGermany after 1945 and in military occupation in general. Concerning the occupation of Germany after 1945, there is a lot of work dedicated to its economic, political and cultural dimensions. More oriented towards the « history from below », current research questions the daily life of military occupation, the places and forms of encounters between occupiers and occupied, covering a whole range of interactions from conflicts or confrontations to various forms of cooperation or fraternization. This type of questioning highlights actors to whom historiography from above is often blind: ordinary soldiers, the civilian population, improvised mediators, men, women, and children.

At the same time, a historiographical trend is developing, which observes the social and cultural history of war phenomena, including transition periods such as war entries and ends of war. More recently, the history of bodies, emotions and sensitivities in wartime has been explored. While the centenary of the First World War was an opportunity to make progress on this front, much remains to be done on the Second World War. Waged as an all-outwar, it has affected sensitivities, bodies, and emotions in a particularly sensitive way.

On the basis of these two observations, we wish to converge these trends in the workshop “Gender Relationships between Occupiers and Occupied during theAllied Occupation of Germany (1945-1955)”. With regard to annexation, military occupation « introduc[es] the notion of greater protection for populations under the control of a foreign army ».[1] While during the 19thcentury, customary rules governed occupations, the Hague Convention of 1907defined the concept, and imposed on the occupying army the task of maintaining order in keeping with the laws in effect in the occupied country. The GenevaConventions of 1949, supplemented by the 1977 Protocols, then emphasized the protection of individuals. Nevertheless, « the reality of military occupations is generally marked by violence against populations »[2] and often even begins with a regime of terror, which then gives way to appeasement and a more controlled regime.

In this wide gap between protection and violence, we wish to study the modalities of non-voluntary cohabitation implied by the military occupation inGermany after 1945. By cohabitation, we mean both material cohabitation, which implies the reorganization of spaces (stationing of ordinary soldiers in schools, inns, etc.; requisition of houses, apartments or rooms for officers; places of supply and entertainment reserved for occupiers, etc.), and physical cohabitation between male occupiers, winners and holders of many privileges, and occupied of both sexes, defeated and in a situation of legal, economic, and moral inferiority. As a result, the relationship between occupiers and occupied is by definition based on a fundamental inequality between the two parties and characterized by the superiority of the occupiers over the occupied.

The workshop aims to answer the following questions in particular:

  • What types of interactions took place between the men of the occupying troops and the Germans?
  • What types of relationships between men – members of the Allied occupation – and local women did the military occupation framework allow? Has the non-voluntary promiscuity in cases of shared housing with the occupier encouraged fraternisation or, on the contrary, stirred up resentment?
  • How have military administrations reacted to the many violations of the ban on fraternization and to what extent have they intervened in this area?
  • Under what circumstances have acts of sexual violence occurred, and to what extent have they been punished? Has there been any recognition of this specific experience of war violence?
  • Beyond the gender category, what categories (nationality, ethnicity, age, social origin, military rank, urban or rural population, religion, etc.)influenced the relationship between occupiers and occupied and how?
  • What were the views of the post-war societies on the relationship between the occupiers and the occupied and with what consequences?
  • How were women who have given birth to a « child of the occupation » as a result of either rape or consensual sexual intercourse perceived and treated in post-war German society?

Proposals addressing methodological or conceptual aspects are welcome, as well as case studies and studies comparing areas with each other.

The workshop is a Franco-German initiative and aims to bring together experts on the Allied occupation in Germany after 1945. This call for contributions is addressed to young and experienced researchers. The travel and accommodation expenses of the speakers will be covered. The working language is English.

Proposals for contributions, containing a title and a short description(400 words), accompanied by a short CV (max. one page), should be sent by 1 February 2019 to: anne-laure.briatte@sorbonne-universite.fr

Dr. Anne-Laure Briatte, Freiburg Institute for Advanced Studies (FRIAS) / Sorbonne University


[1]Frédéric DESSBERG, « Occupation Regimes and Logic », Encyclopédie pour une histoire nouvelle de l’Europe [online], 2016, published 18/09/2017, consulted 09/12/2018. Permalink: http://ehne.fr/en/node/1084

[2] Ibid.

Facebooktwittergoogle_pluspinterestlinkedintumblrmail

Appel à contribution : « L’histoire intersectionnelle »

Colloque du 10 au 12 juillet 2019, à l’Institut d’études avancées de Fribourg (FRIAS), Albert- Ludwigs-Universität Freiburg.

L’histoire intersectionnelle. Pertinence. Potentiels. Limites.

Dr. Anne-Laure Briatte, Institut d’études avancées de Fribourg-en-Brisgau (FRIAS/SorbonneUniversité et LabEx EHNE), Miriam Bräuer, Doctorante (Département d’histoire de l’Université de Fribourg, AG Genre de l’Académie des hautes études internationales (IGA) Fribourg, PD Dr.Isabelle Deflers (FRIAS/ Département d’histoire de l’Université de Fribourg), Mirjam Höfner, Doctorante (Institut d’histoire de l’Université de la Bundeswehr, Munich), Dr. Christa Klein(Centre d’anthropologie et des études de genre (ZAG), de l’Université de Fribourg), Dr. Nina Reusch (Institut des Sciences historiques Friedrich Meinecke, FU Berlin), Dr. Marie Muschalek (Département d’histoire de l’Université de Fribourg)

Date limite: 26.02.2019

L’intersectionnalité est un concept de recherche interdisciplinaire utilisé pour l’analyse des rapports d’inégalité sociale et de domination dans leurs enchevêtrements. Ces inégalités sociales sont dues à des facteurs générateurs de différences tels que la « race », la classe sociale, le sexe, le handicap, le corps, la religion, la nationalité, l’origine, l’espace, etc.L’approche intersectionnelle explore leurs interdépendances sociétales dans leurs spécificités historiques et contextuelles. Le terme « intersectionnalité », inventé en 1989 par la juriste américaine et cofondatrice de la théorie critique de la race (Critical Race Theory) Kimberlé Crenshaw, est devenu le nouveau mot à la mode de la recherche sur le genre dans les années1990 et est discuté depuis une dizaine d’années aussi dans les sciences historiques, « souvent un peu plus ‘lentes’ » que les sciences sociales à s’approprier de nouveaux concepts.

Lors du colloque Histoire intersectionnelle. Pertinence. Potentiels. Limites, nous souhaitons discuter de travaux réalisés dans le domaine de l’histoire, qui s’inscrivent dans une perspective intersectionnelle et nous demander :

  1. dans quelle mesure des travaux de recherche ont déjà été réalisés dans une perspective intersectionnelle avant que le terme ne soit apparu (tradition / innovation)
  2. pourquoi le concept d’intersectionnalité dans le contexte français, allemand et international est si important aujourd’hui et comment les chercheurs et chercheuses se le sont approprié (actualité / réception)
  3. quels potentiels offre ce concept pour la recherche historico-empirique (potentiels / déficits)
  4. comment les concepts sont modulés et développés dans leur application pratique (adéquation / appropriation)
  5. dans quelle mesure les résultats de la recherche intersectionnelle nous invitent à réviser des interprétations historiques traditionnelles (impact)
  6. quelles nouvelles limites rencontrent les études historiques intersectionnelles etquelles critiques leur sont opposées (critiques / perspectives)?
  7. si les études intersectionnelles nécessitent de nouvelles formes de coopération(pratiques de recherche, interdisciplinaire, internationale, globale).

Le colloque émane d’un projet de coopération franco-allemande et bénéficie du soutien financier du Frankreich-Zentrum et de l’Institut d’études avancées de l’Université de Fribourg-en-Brisgau (FRIAS), du centre d’anthropologie et des études de genre (ZAG) de l’université deFribourg-en-Brisgau, de l’AG Genre de l’Académie des hautes études internationales (IGA) deFribourg-en-Brisgau. D’autres institutions sont sollicitées (réponse à venir) : le ArbeitskreisHistorische Frauen- und Geschlechterforschung (AKHFG), la Délégation pour la promotion féminine de la FU Berlin, le programme Procope structurant 2019 et le groupe de rechercheGenre & Europe du laboratoire d’excellence LabEx EHNE « Écrire une histoire nouvelle del’Europe ». Les langues de travail sont le français et l’allemand.

Cet appel s’adresse aux chercheurs et chercheuses de tous les niveaux de qualification effectuant des recherches en histoire dans une perspective intersectionnelle. Nous pouvons si besoin proposer une garde d’enfants pendant le déroulement du colloque. Les frais de déplacement et d’hébergement des intervenant.e.s seront pris en charge. La participation de personnes de couleur, de personnes avec un handicap ou avec d’autres facteurs de marginalisation est expressément souhaitée.

Nous vous prions de bien vouloir soumettre vos propositions, avec un titre et un résumé (400mots maximum), accompagnées d’un bref CV (une page maximum) avant le 26.02.2019 à christa.klein@geschichte.uni-freiburg.de.

Facebooktwittergoogle_pluspinterestlinkedintumblrmail

Call for Papers: ‘Exile, Gender, and Family in the Nineteenth Century’

Closing conference of ‘AsileuropeXIX’, sponsored by the Agence Nationale de la Recherche

5-7 September 2019 in Reims, France

The forced migrations of the long nineteenth century, which caused hundreds of thousands of people to abandon their homes and construct new lives abroad, have recently been the subject of a rich historiographical revival and recognized as a truly global phenomenon. They reshaped the political and social landscapes not only of the spaces that exiles departed, but also those through which they passed and where they were finally welcomed. The classic image of these exiles is that of a heroic man, beleaguered by a hostile political order that he resisted through migration and expatriation. Though this masculine picture remains predominant, both in popular perceptions of the nineteenth century and in the work of many historians of the subject, the reality was much more complex. Men did not goin to exile alone; women and children, though often ignored, played major roles in these winding, transnational migrations.

This international conference will investigate the history of exile through the lenses of gender, generation, and age, with a particular focus on women’s history and the history of the family. Papers are welcome that address these and similar questions:

  • How can exile in the nineteenth century be interpreted not just as political migration, but as a phenomenon that shattered families and scattered their members across the globe? How did such individuals respond to their dispersal(through attempts to reunite, written correspondence, financial transfers, etc.)?
  • To what extent did the departure of exiles – who were most often men – lead women to assume new political, economic, and social roles? How did women thus separated from their fathers, husbands, partners, or brothers, take charge of the education of children, the running of households, or the protection of family assets threatened with sequestration or confiscation?
  • Women also often followed their husbands or partners into exile and the conference will concern itself with the relationships of couples in exile. Other women migrated alone, often finding a new autonomy through this experience.Without wanting to simply create a gallery of exiled heroines, we hope to trace the paths of hitherto anonymous women who, in being forced to leave their countries, reinvented themselves abroad. We will also investigate the gendered roles that often devolved onto women in exile, including such activities as providing medical care to sick exiles, making flags for political events, or organising charitable activities.
  • Children constitute another often neglected group amongst the exiles of Europe and the world in the nineteenth century. What insights can be made about the minors that accompanied their parents on these sometimes permanent voyages?What challenges did those born or raised abroad pose to the authorities in their host societies regarding their future statuses or to their exiled parents in determining appropriate forms of education for their displaced children?
  • It will be interesting to examine how the marital status of women and men, as well as the presence or absence of children accompanying them into exile, affected the types of welcome that exiles received., both socially and officially. How did the presence of spouses and children transform the routes, patterns, and destinations of exile?
  • In approaching exile as a social phenomenon, we hope to investigate the particular dynamics of family life in exile. In what ways did families going into exile collectively impact the trajectories, strategies, and activities of the individuals members of those families? Were exiles living with their families more likely to retreat from political life? Did the needs of such families encourage exiles to remain in their new countries permanently or for noticeably longer than their single counterparts? What specific strategies of integration did families in exile adopt?

The conference will embrace the whole of the nineteenth century, from the emigrations that followed the French Revolution to the eve of the First World War. Papers may address the societies left behind by exiles as well as their destination and host societies, and particular attention will be paid to proposals that cover both ends of these migrations.Until now AsileuropeXIX has concentrated its work on Europe, but it particularly welcomes proposals concerned with colonial spaces and the non-European world.

Paper proposals (of a maximum length of 2,000 characters, accompanied by a one-page biographical sketch and list of the author’s publications) should be submitted by mail at asileurope@gmail.com by 15 January 2019. Proposals will be reviewed and authors can expect to hear back from the conference committee by 1 March 2019. Presentations may be read in either English or French. Texts subsequently requested for collective publication must be written in or translated into French.    

Conference Organizing Committee:

  • Delphine Diaz (Université de Reims Champagne-Ardenne)
  • Alexandre Dupont (Université de Strasbourg)
  • Antonin Durand (Institut Convergences Migrations-IHMC)
  • Hugo Vermeren (École française de Rome)

Scientific Committee:  

  • Sylvie Aprile (Université Paris Nanterre)
  • Fabrice Bensimon (Sorbonne Université)
  • Catherine Brice (Université Paris-Est Créteil)
  • Delphine Diaz (Université de Reims Champagne-Ardenne)
  • Alexandre Dupont (Université de Strasbourg)
  • Antonin Durand (Institut Convergences Migrations-IHMC)
  • Pilar González Bernaldo de Quirós (Université Paris Diderot)
  • Thomas C. Jones (University of Buckingham)
  • Manuela Martini (Université Lyon 2)
  • Florencia Peyrou (Universidad Autónoma de Madrid)
  • Janet Polasky (University of New Hampshire)
  • María Cruz Romeo Mateo (Universitat de València)
  • Philippe Rygiel (École normale supérieure de Lyon)
  • Caroline Shaw (Bates College)
  • Carlotta Sorba (Università di Padova)
  • Françoise Thébaud (Université d’Avignon, LabEx Écrire une histoire nouvelle de l’Europe)
  • Heléna Tóth (Universität Bamberg)
  • Hugo Vermeren (École française de Rome)
Facebooktwittergoogle_pluspinterestlinkedintumblrmail

Appels à communication pour l’encyclopédie EHNE

L’Encyclopédie pour une histoire nouvelle de l’Europe portée par le LabEx EHNE (Sorbonne Université) cherche de nouveaux auteur·es pour enrichir les entrées de ses différentes thématiques. Il s’agit d’écrire de courtes notices (7000-8000 signes) à destination d’un large public et proposant une réflexion nouvelle sur l’histoire européenne. Ces dernières seront mises en ligne et traduites en anglais. Elles feront également l’objet de valorisations pédagogiques et scientifiques dans le cadre de nos différents partenariats.

—–

L’Encyclopédie pour une histoire nouvelle de l’Europe portée par le LabEx EHNE (Sorbonne Université) cherche de nouveaux auteur·es pour enrichir les entrées de ses différentes thématiques

  • L’Europe comme civilisation matérielle
  • L’Europe dans une épistémologie du politique
  • L’humanisme européen
  • L’Europe, les Européens et le Monde
  • L’Europe des guerres et des traces de guerres
  • Une histoire genrée de l’Europe
  • Traditions nationales, circulations et identités dans l’art européen

Il s’agit d’écrire de courtes notices (7000-8000 signes) à destination d’un large public et proposant une réflexion nouvelle sur l’histoire européenne. Ces dernières seront mises en ligne et traduites en anglais. Elles feront également l’objet de valorisations pédagogiques et scientifiques dans le cadre de nos différents partenariats.

Nous vous proposons de contribuer à ce projet en rédigeant une notice parmi les thèmes suivants :

Axe 1. L’Europe comme civilisation matérielle 

  • Douanes et frontières en Europe 
  • Quand l’environnement devient un Ministère
  • Rôle des produits d’Outre-Mer : Bordeaux sucre l’Europe 

Contact : labexehne1@gmail.com

Axe  2 :  L’Europe dans une épistémologie du politique

Pour l’ensemble thématique : « Le projet économique dans la construction européenne et sa mise en œuvre »

  • Le Rhin et le Danube, deux fleuves européens

Pour l’ensemble thématique : « L’Europe : ses définitions, ses marges, ses frontières »

  • Les symboles de l’Europe

Pour l’ensemble thématique :  » Un patrimoine politique européen (communautés de destin) »

  • L’idée républicaine en Europe

Pour l’ensemble thématique : « L’Europe et la gestion des conflits européens et internationaux »

  • L’Europe et l’ONU

Contact : labex.ehne2@gmail.com

Axe 3 :  Humanisme européen

Pour l’ensemble thématique : « héritages culturels »

  • Un autre humanisme : l’humanisme chevaleresque (XVe-XVIe s.)

Pour l’ensemble thématique : Les humanistes et l’Europe

  • Le néoplatonisme dans l’Europe de la Renaissance (idéalement de Ficin à Catherine de Médicis)

Pour l’ensemble thématique : « Projets d’Europe unie »

  • Paneuropa (R. Coudenhove Kalergi)

Contact : humanisme.ehne@gmail.com

Axe 4 : L’Europe, les Européens et le monde

Pour l’ensemble thématique : « Expansion coloniale et impérialisme »

  • Explorateurs et missionnaires
  • Les Empires européens et la Première Guerre mondiale
  • Les Empires européens et la Seconde Guerre mondiale

Pour l’ensemble thématique : « Les Européens et les décolonisation »

  • La décolonisation de l’Inde

Contact : labexehne4@univ-nantes.fr

Axe 5 : Guerres et traces de guerre

  • Pillages et spoliations (notice factuelle)
  • Objets et aspects matériels (notice structurante)
  • La construction de la figure de l’ennemi (notice factuelle)

Contact : labexguerres@gmail.com

Axe 6 :  Genre et Europe

Pour l’ensemble thématique « Genre et circulations en Europe »

  • Le genre des migrations dans l’Union européenne (du traité de Maastricht à aujourd’hui)

Contact : genreeurope@gmail.com

Axe 7 : « L’art en Europe »

Pour l’ensemble thématique « Géographie et circulation des modèles artistiques »

  • Les cours européennes comme foyers artistiques

Pour l’ensemble thématique « Géographie et circulation des modèles artistiques »

  • L’Europe dans l’art contemporain
  • L’iconographie d’un mythe : l’Enlèvement d’Europe

Contact : labexehne7@hotmail.com

Modalités de proposition

Les personnes intéressées sont invitées à contacter les responsables éditoriaux des notices faisant l’objet d’un appel. Elles soumettront à cet effet un résumé de 80 mots qui synthétisera les principaux éléments de la notice et insistera sur la dimension européenne du sujet et son intérêt pour une histoire nouvelle de l’Europe.

Description du Projet

https://ehne.fr/ est une Encyclopédie bilingue et numérique pour une histoire nouvelle de l’Europe. Elle est l’un des projets phares du LabEx EHNE (Ecrire une Histoire nouvelle de l’Europe) et propose des approches transversales de l’histoire européenne du genre, des guerres, de l’art, des circulations et des réseaux, des grandes idéologies et débats politiques. Elle s’intéresse aux fondements culturels et religieux de l’Europe et porte un regard sur les relations entre l’Europe et le monde.

Destinée aux citoyens, aux chercheurs, aux étudiants, l’encyclopédie numérique offre un contenu innovant sous un format original, fruit de la recherche actuelle :

  • des notices de synthèse rédigées par des spécialistes qui proposent de nouvelles façons de découvrir, de penser et d’étudier l’histoire de l’Europe.
  • Différents supports multimédia enrichis d’illustrations issues de fonds iconographiques inédits et de vidéos provenant des fonds de l’Institut national de l’audiovisuel.

Dans cette perspective, elle offre aux enseignants de nombreux outils de valorisation pédagogique : https://ehne.fr/ressources-pedagogiques

Comité de rédaction de l’encyclopédie EHNE : Éric Anceau, Alain Beltran, Lucien Bély, Éric Bussière, Virginie Chaillou-Atrous, Pierre Couhaut, Denis Crouzet, Olivier Dard, Corine Defrance, Etienne Faisant, Christine Gouzi, Stanislas Jeannesson, Isabelle Matamoros, Léonard Laborie, Marie Levant, Antoine Marès, Mathieu Marly, Hélène Miard-Delacroix, Fabrice Micallef, Jeanne Moisand, François-Xavier Nérard, Simon Perego, Clyde Plumauzille, Laurence Roche-Nye, Mathilde Rossigneux-Méheust, Claire Sanderson, Dany Sandron, Guillaume Tronchet, Fabrice Virgili, Tom WilliamsFacebooktwittergoogle_pluspinterestlinkedintumblrmail

Appel à communications : La guerre de Crimée, la première guerre moderne européenne ?

Colloque international organisé par le Centre d’histoire du XIXe siècle, le LabEx EHNE et le Centre de recherches en histoire des Slaves (UMR SIRICE)

La Guerre de Crimée (1853-1856) reste délaissée dans l’historiographie française du fait militaire. Elle n’a fait l’objet que de synthèses déjà anciennes et a connu pendant longtemps un relatif désamour, en étant associée, selon l’historiographie de la IIIème République, au Second Empire dont il fallait effacer la trace. L’étude la plus solide et la plus récente (1995) est à mettre sur le compte d’Alain Gouttman. Toutefois, si son travail se montre particulièrement érudit et objectif, il reste néanmoins fortement marqué par un tropisme encore net pour l’histoire-bataille. Ce retard de l’historiographie française est d’autant plus regrettable que la guerre de Crimée s’écrit à l’étranger, particulièrement en Angleterre, dans le cadre d’une histoire renouvelée des conflits de plus en plus souvent abordés dans une approche pluridisciplinaire.
En effet, la Guerre de Crimée marque, avec la Guerre de Sécession (1861-1865), un tournant historique et anthropologique majeur dans l’histoire du fait militaire, témoignant de transformations profondes dans la façon de combattre mais également dans le rapport qu’entretiennent les sociétés avec la guerre, que ce soit pendant ou après le conflit.
Ce colloque a donc pour ambition d’inscrire la guerre de Crimée dans cette nouvelle façon d’écrire l’histoire des conflits, en insistant sur trois aspects fondamentaux :

1) L’importance de l’anthropologie historique de la guerre moderne comme clé de compréhension des combats, des stratégies employées, du vécu et des sentiments des combattants, des relations réciproques entre la guerre et les sociétés.
2) La dimension transnationale, en introduisant une histoire comparée du conflit. La confrontation d’histoires croisées permettra de sortir du cloisonnement imposé par les seules approches nationales. Surtout, la guerre de Crimée ne devra pas être uniquement vue de l’Occident, il faudra donc évaluer sa perception et ses répercussions dans le monde russe et dans le monde ottoman.
3) La dimension socioculturelle du conflit et sa mémoire. La guerre de Crimée influence la société par l’investissement médiatiques, économique et symbolique de l’État, de l’armée et des civils.

Tenant compte de cette triple démarche méthodologique, nous avons décidé d’organiser le colloque autour de quatre axes majeurs.
I) Guerre et diplomatie
Dans cet axe teinté de géopolitique, il sera aussi bien question des causes de la guerre, des motivations des belligérants et des conséquences du conflit sur la diplomatie. La guerre de Crimée sera ainsi replacée dans le double contexte séculaire du concert des nations et de la question d’Orient. Si les causes religieuses du conflit ont probablement été surévaluées, les raisons économiques et le contrôle des Détroits sont au cœur des problématiques de la diplomatie européenne. La rupture de l’équilibre diplomatique qui avait été maintenu, bon an mal an, depuis 1815 est également un sujet de préoccupation majeure des cabinets et pousse à des réflexions sur le droit international et sur la paix du continent européen qui conduisent au traité de Paris (30 mars 1856).

II) Vivre la guerre

La guerre de Crimée marque des bouleversements importants dans l’expérience des combats par les soldats. L’évolution des techniques d’armement (le fusil à canon rayé, les obus explosifs) et des stratégies militaires (apparition de la guerre de tranchées) accroît les risques, les atteintes corporelles et la létalité. Des nouvelles blessures apparaissent, tandis que le choléra décime les troupes. Ceci pousse alors à créer de nouvelles structures d’encadrement médical (rôle de Florence Nightingale, de Valérie de Gasparin, d’Elena Pavlovna). On se mobilise également à l’arrière, comme en témoignent les nombreuses souscriptions levées pour les familles des soldats morts et blessés en France et en Angleterre, ainsi que le travail mené par Anatole Demidov vis-à-vis des blessés et des prisonniers dans toute l’Europe.

III) Économie, société et opinion publique
L’impact de la guerre de Crimée dépasse de très loin le cadre des simples opérations militaires. Une véritable économie de guerre se développe avec le recours à l’emprunt et l’émergence d’entrepreneurs de guerre. Dans le cas ottoman, l’investissement militaire est décisif dans la création de la Banque impériale ottomane qui conduit à la mise sous tutelle par les puissances européennes d’une Sublime Porte surendettée. Les sociétés vivent également au rythme de la guerre. Une véritable « union sacrée » se met en place dans tous les États, bien alimentée par des gouvernements qui cherchent à mobiliser leurs opinions publiques contre l’ennemi. En effet, ce rôle accru de l’opinion publique est d’autant plus évident que le traitement de l’information militaire connaît des modifications majeures avec l’émergence du télégraphe et de la photographie.

IV) Images, représentations et mémoire
La vision de la guerre est transformée et pousse ainsi à utiliser les leviers de l’histoire culturelle (importance de l’art dans la guerre), de l’histoire des représentations et de l’histoire des imaginaires. Bien que le culte de l’officier héroïque soit maintenu (Saint-Arnaud en France, Gortchakov en Russie), les simples soldats trouvent leurs lettres de noblesse, comme en témoignent les nombreux monuments aux morts qui leur sont dédiés. De fait, la guerre de Crimée possède une
dimension mémorielle très forte, comme l’attestent ses retombées en matière de toponymie et sa place dans les références historiques de certains dirigeants politiques actuels.

Comité d’organisation
Marie-Pierre Rey (Université Panthéon-Sorbonne, SIRICE), Éric Anceau (Sorbonne Université, LabEx EHNE), Jean-François Figeac (Sorbonne Université, Centre d’histoire du XIXème siècle).

Conseil scientifique
Éric Anceau (Sorbonne Université, LabEx EHNE),
Yves Bruley (Ecole pratique des hautes études),
Walter Bruyère-Ostells (IEP d’Aix-en-Provence),
Lorraine de Meaux (Université Panthéon-Sorbonne),
Hervé Drévillon (Université Panthéon-Sorbonne, directeur de la recherche historique au SHD),
Anne-Laure Dupont (Sorbonne Université, Centre d’histoire du XIXème siècle),
Edhem Eldem (Collège de France, chaire d’histoire turque et ottomane),
Jean-François Figeac (Sorbonne Université, Centre d’histoire du XIXème siècle),
Orlando Figes (Birkbeck College de Londres),
Hubert Heyriès (Université Paul Valéry/ Montpellier III),
Catherine Horel (Université Panthéon-Sorbonne, SIRICE),
Jean-Noël Luc (Sorbonne Université, Centre d’histoire du XIXème siècle),
Silvia Marton (Université de Bucarest),
Nicolae Mihai (Université de Craiova),
Catherine Mayeur-Jaouen (Sorbonne Université, Centre d’histoire du XIXème siècle),
Marie-Pierre Rey (Université Panthéon-Sorbonne, SIRICE),
Odile Roynette (Université Bourgogne Franche-Comté),
Özgür Türesay (Ecole pratique des hautes études).

Centres de recherches
Centre d’histoire du XIXème siècle,
LabEx EHNE,
Centre de recherches en histoire des Slaves (UMR SIRICE).

Institutions partenaires : Fondation Napoléon, Service historique de la Défense.
Langues du colloque : Français / Anglais.
Lieu du colloque : Paris-Sorbonne

Dates importantes
Date limite de soumission des articles : 30 janvier 2019.
Réponses : février-mars 2019.
Notification du programme définitif : 15 mai 2019.
Colloque : du 7 au 9 novembre 2019.

Communications
Une proposition de communication comportant un titre et un court résumé (2000 signes maximum), accompagnée d’un CV, doit être adressée avant le 30 janvier 2019 à l’adresse suivante : francfigeac@yahoo.frFacebooktwittergoogle_pluspinterestlinkedintumblrmail

Appel à communication : Correspondants de guerre : aire latine 1918-1939

Université d’Angers, 9-10 mai 2019

Co-organisation : Sorbonne Université / Université Savoie Mont Blanc

Problématiques générales, synthèse

Quelles sont les soubassements et les expressions idéologiques, politiques, socio-culturels et/ou esthético-littéraires qui composent la figure aux contours multiples du correspondant de guerre dans l’entre-deux-guerres, spécifiquement dans l’aire latine, à la fois théâtre de conflits et pourvoyeuse de correspondants dans le monde entier ? En quoi cette figure diffère-t-elle de celle des écrivains-voyageurs ? Et dans quelle mesure ces deux modèles se ressemblent-ils ou se fondent-ils ? Quels sont les impacts des conflits intermédiaires des années 1918-1939 sur le renouvellement de la fonction des correspondants de guerre ? Enfin, sachant que la plupart de ces conflits naissent en tant que conséquences des visées impériales de régimes antiparlementaires à vocation révolutionnaire (guerres coloniales ou résistances anticoloniales, internationalisation des révolutions rouges, noires ou brunes, tensions géopolitiques entre démocraties et régimes totalitaires ou autoritaires, etc.), en quoi les correspondants de guerre de cette époque de transition sont-ils le produit de ces bouleversements civilisationnels, et, surtout, en quoi sont-ils le signe avant-coureur de la catastrophe redoutée d’un second conflit mondial, dont la guerre d’Espagne est par excellence la “répétition générale” ?
Quoique circonscrite à l’aire latine et à ses colonies (principalement France, Italie, Espagne, Portugal et leurs colonies, sans exclure l’Amérique latine) les études proposées pourront évidemment porter sur des correspondants de guerre provenant d’autres aires géographiques (Allemagne, Grande-Bretagne, États-Unis, Union soviétique etc.), pourvu qu’ils opèrent dans l’aire latine.

Les propositions de communication (3000 signes espaces compris, au maximum : français, anglais, italien et espagnol comme langues de référence) sont à adresser d’ici le 1 er novembre 2018 aux organisateurs :
Manuelle Peloille (Université d’Angers) : manuelle.peloille@univ-angers.fr 
Olivier Dard (Sorbonne Université/LabEx EHNE) : olivierdard@orange.fr
Emmanuel Mattiato (Université Savoie Mont Blanc / LLSETI) : emmanuel.mattiato@univ-smb.fr

Comité scientifique :
François Cochet (Université Paul Verlaine),
António Costa Pinto (Université de Lisbonne),
Olivier Dard (Sorbonne Université),
Yves Denéchère (Université d’Angers),
François Hourmant (Université d’Angers),
Michel Leymarie (Université de Lille),
José Ferrándiz Lozano (Universitad de Alicante),
Emmanuel Mattiato (Université Savoie Mont Blanc),
Barbara Meazzi (Université Nice Sophia Antipolis),
Didier Musiedlak (Université Paris Nanterre),
Anne-Sophie Nardelli (Université Savoie MontBlanc),
Manuelle Peloille (Université d’Angers),
Francesco Perfetti (LLUIS Guido Carli),
Ana Isabel Sardinha (Université Sorbonne Nouvelle),
Frédéric Turpin (Université Savoie Mont Blanc).

 

Appel à télécharger : Appel_Correspondants de guerre

Facebooktwittergoogle_pluspinterestlinkedintumblrmail

Appel à communication : La Méditerranée des artistes. Une modernité critique 1880-1945

Nikos Lytras, Le phare, 1925-1927 Huile sur toile, 52 x 42 cm Athènes, The National Gallery – Alexandros Soutzos Museum.

Institut d’Etudes Méditerranéennes FO.R.TH. (Réthymno, Grèce)
10 et 11 octobre 2019

Les historiens de l’art ont depuis longtemps adopté les outils de l’histoire des idées, des échanges et des transferts. Ils ont ainsi pu remettre en question la partition entre « centre » et « périphérie » et nuancer la hiérarchie binaire dominant/dominé, émetteur/récepteur d’influences, au profit de cartographies complexes structurées autours de réseaux dynamiques (Joyeux-Prunel, Spring 2014, Fall 2016). Ces recherches ont démontré à quel point les données de l’histoire politique et culturelle affectent la transmission des formes et des modèles et modifient les représentations (Messina et Jarrassé 2012 ; Fraixe, Piccioni, Poupault 2014). Elles prennent désormais en compte les jeux de miroirs à l’œuvre dans la fabrique croisée des identités, lorsque le regard se tourne vers ces lieux « d’où vous ne venez pas mais par où nous sommes passés » (Joyeux-Prunel, Spring 2016). Une telle relecture critique des récits nationaux aide à une meilleure compréhension du balancement entre nationalisme – voire régionalisme – et cosmopolitisme et nous incite aujourd’hui à vérifier les potentialités heuristiques de la notion de Méditerranée dans le champ disciplinaire de l’histoire de l’art.
S’il est vrai que les relations nord-sud ont été abordées relativement souvent (Cachin 2000 ; Paris Barcelone 2001 ; Ely et Vial 2013), les circulations à l’intérieur du bassin méditerranéen ne l’ont été que de manière exceptionnelle (Gravagnuolo 1994 ; Troisi 2008 ; Maglio Mangone Pizza 2017). Pourtant, prenant le contrepied de l’histoire canonique d’une modernité d’origine essentiellement septentrionale, une autre géographie pourrait émerger où le « sud » ne jouerait plus le rôle convenu de la subalternité, mais celui autrement plus stimulant d’une altérité active (Other Modernisms 2011 ; Southern Modernisms 2015), dans un espace bien plus divers et multipolaire.
Les limites chronologiques envisagées – 1880-1945 – tiennent compte de la présence diffuse d’une pensée méditerranéenne des arts, savants ou populaires, fixés sur l’horizon avant-gardiste ou cherchant leur « futuro alle spalle » (Pirani 1998), exaltant un idéal universaliste humaniste ou prêtant allégeance à la troisième voie fantasmée des fascismes. Puisant aux racines d’une culture populaire ou nationale, ces modernités se caractérisent par une volonté de conciliation avec une tradition recomposée. Aux débuts des années 1910, le régionaliste et félibre Jean Charles-Brun peut même esquisser les traits d’un « art méditerranéen » qui serait le point de convergence de motifs « sarrasins », de « types arabes », d’influences espagnole, byzantine et lombarde. On retrouve cet imaginaire pendant toute la première moitié du XXe siècle, des évocations maurrassiennes au périple des CIAM dans la Mer Égée (1933), en passant par l’évocation humaniste de Valéry, par l’exploitation nationaliste des mythes de la « latinité » et de la « grécité ». Cette recherche d’un socle esthétique commun est bien réelle ; elle sous-tend un dialogue ininterrompu entre artistes, critiques et intellectuels parcourant les routes, réelles ou idéales, de la Méditerranée.
Tenter de reconstituer une partie de ce paysage contrasté à la lumière d’une quête de modernité aux trajectoires multiples peut sembler un défi, dans la mesure où les valeurs et les finalités des mouvements qui s’en proclament sont contradictoires et n’en finissent pas d’être discutés. Néanmoins, cette indétermination critique laisse ouverte la possibilité d’explorer des voies encore trop souvent considérées comme excentrées sur une carte des avant-gardes majoritairement polarisées entre l’Europe du Nord et les États-Unis.
Le Liberty sicilien, la plénitude plastique d’un Maillol – sa Méditerranée (dite aussi La Pensée) exposée en 1905 pourrait faire figure de manifeste -, le Noucentisme catalan ou les courants rationalistes inspirés par les intérieurs dépouillés de pêcheurs d’Ibiza, des Cyclades ou de Capri : ces manifestations et bien d’autres encore, toutes nées d’un répertoire de représentations assurément hétéroclites, ne sont-elles que des variantes d’un « retour à l’ordre » régressif faisant allégeance aux idéologies du colonialisme, du conservatisme académique et des fascismes ? Est-il possible de mieux circonscrire et d’historiciser les notions vagues de « midi méditerranéen », de « latinité », de « méditerranéité », d’occident gréco-latin, de « romanité » ou de « grécité » (pour ne citer que les désignations qui nous sont familières) ?
Quels artistes, quelles créations, quels « passeurs » – critiques d’art, revues, traductions – se trouvent impliqués dans la production de ces images et de ces discours ? Dans quelle mesure ceux-ci viennent-ils enrichir le spectre varié des modernités de la première moitié du XXe siècle ?

Le colloque international La Méditerranée des artistes : une modernité critique 1880-1945 est la deuxième étape d’une réflexion entamée à Marseille (MUCeM) les 26 et 27 mars 2018, à l’occasion de la rencontre intitulée Modernismes en Méditerranée. Parcours artistiques et critiques 1880-1950. 

Les contributions attendues porteront sur les thèmes suivants :
• Histoires/Historiographies artistiques de la notion de Méditerranée.
• Imaginaires et représentations suscités par la Méditerranée dans le champ des arts visuels.
• Idéologies liées à la notion de Méditerranée telle qu’elle est élaborée dans le champ des arts visuels : progressistes (lignée Valéry, Audisio, Braudel, Camus) ou conservatrices voire  réactionnaires (identitaires, racistes, colonialistes…).
• Circulations inter-Méditerranée et nord-sud des esthétiques, des modèles, des artistes, des critiques et des théoriciens de l’art.
• Anti-modernismes : idéaux esthétiques puisant dans un passé méditerranéen retrouvé/réinventé.
• Modernismes : idéaux esthétiques prenant appui sur une Méditerranée retrouvée/réinventée pour promouvoir un renouveau radical des modèles dans le but d’accompagner, voire infléchir et déterminer, les mutations techniques, économiques et sociales survenues au tournant du XIXe et dans la première moitié du XXe siècle.

Ces thèmes ou orientations constituent, avec les interventions du colloque du printemps 2018, le sommaire d’un ouvrage collectif à paraître en 2020.

Calendrier
– Réception des propositions (1500-2000 signes) et du CV (100 signes) : avant le 20 décembre 2018. Les
propositions sont à envoyer à rossella.froissart@free.fr et jeremie.cerman@sorbonne-universite.fr
– Sélection des propositions : 15 mars 2019
– Colloque : 10-11 octobre 2019
– Réception des textes (25.000/35.000 signes) : 15 février 2020

Langues
Les communications se feront en français ou en anglais.

Le programme comprendra des résumés :
– en anglais et en grec pour les interventions en français,
– en français et en grec pour les interventions en anglais.

Partenaires
– AMU-TELEMMe (Aix-Marseille Université)
– LabEx ENHE (Ecrire une Histoire Nouvelle de l’Europe – Centre André Chastel / Sorbonne Université)
– Institut Mémoires de l’édition contemporaine (Caen)
– Institut d’Études Méditerranéennes FO.R.T.H.

Comité scientifique
Rossella Froissart (TELEMMe / Aix-Marseille Université)
Jérémie Cerman (Centre André Chastel / Sorbonne Université)
Yves Chevrefils-Desbiolles (IMEC, Caen)
Evgénios D. Matthiopoulos (Institut d’Études Méditerranéennes, FO.R.TH. / Université de Crète)
Silvia Bignami, Antonello Negri, Paolo Rusconi, Giorgio Zanchetti (Università degli Studi di Milano)
Maria-Grazia Messina (Université de Florence)
Pierre Pinchon (TELEMMe / Aix-Marseille Université)
Isabel Valverde Zaragoza (Univeristat Pompeu Fabra, Barcelona)
Marie-Paule Vial (Conservateur en chef du Patrimoine honoraire)
Comité d’organisation Comité d’organisation
Rossella Froissart (TELEMMe / Aix-Marseille Université)
Jérémie Cerman (Centre André Chastel / Sorbonne Université)
Yves Chevrefils-Desbiolles (IMEC, Caen)
Gelina Harlaftis (Institut d’Études Méditerranéennes FO.R.T.H / Université de Crète)
Poppy Sfakianaki (Institut d’Études Méditerranéennes FO.R.T.H / Université de Crète)

 

Appel à télécharger : Appel à communication_Méditerranée des artistes

Facebooktwittergoogle_pluspinterestlinkedintumblrmail

Appel à communication : Colloque international : La Conférence de la Paix de Paris de 1919. Les défis d’un nouvel ordre mondial

Colloque international, Paris, 5-8 juin 2019

sous l’égide de l’Institut historique allemand (IHA), du LABEX EHNE, de la Commission d’histoire des relations internationales

La Conférence de la Paix qui s’est tenue à Paris au lendemain de la Grande Guerre est l’un des événements les plus importants mais aussi les plus controversés de l’histoire contemporaine. Les interprétations divergent encore quant à sa portée : pour les uns, elle a jeté les bases d’une paix durable, compromise dans les années 1930 par une concertation internationale défaillante ; pour les autres, elle a été la matrice du second conflit mondial.

Un important colloque international se tiendra à Paris en juin 2019 à l’occasion du centenaire de la Conférence de la Paix de 1919. La perspective d’analyse, globale, entend reconsidérer l’histoire de la Conférence de la Paix à la lumière des diverses conceptions de l’ordre mondial élaborées au lendemain de la Grande Guerre.

Un éventail remarquablement large d’acteurs présents à Paris – dirigeants politiques, soldats et diplomates, militants nationalistes issus des colonies, syndicalistes, économistes, associations féministes et simples citoyens – a produit un large éventail de propositions, parfois divergentes, parfois convergentes, pour un futur ordre international, voire mondial. Bon nombre de ces acteurs ont contesté la suprématie traditionnelle des intérêts nationaux en matière de sécurité et ont milité, au nom de la construction d’une paix durable, pour de nouvelles normes et de nouvelles institutions. La question de savoir dans quelle mesure les traités et leur mise en œuvre ultérieure représentaient un ordre cohérent reste à débattre.

Nous concevons en premier lieu l’ « ordre » comme le développement et l’articulation d’idées, d’institutions et de pratiques visant à promouvoir une paix durable, aptes à assurer la sécurité, la reconstruction économique et la justice sociale à un niveau supérieur à celui des États. Cette vision de l’ordre mondial se pose généralement en opposition à la défense des intérêts nationaux, bien que ces deux niveaux de conception des relations internationales ne soient pas forcément antagonistes. Nous concevons également l’ « ordre » comme un concept analytique à part entière, à l’instar de Paul Schroeder, qui a exhorté les historiens à identifier les règles, hypothèses et conceptions communes de l’ordre mondial et la façon dont les décisions politiques reflètent un cadre normatif.

Examiner les préoccupations des artisans de la paix sous l’angle de l’ordre mondial permet de s’affranchir des questions et débats qui ont dominé l’historiographie de la Conférence de la Paix depuis un siècle, et ouvre la voie à de nouveaux questionnements. Nous sollicitons à cet égard des contributions autour des questions suivantes :

1) Quelles ont été les différentes conceptions de l’ordre politique, économique et social défendues à la Conférence de Paris ? Comment ces conceptions, par exemple celle fondée sur l’autodétermination des peuples et celle fondée sur la primauté du droit, sont-elles entrées en relation ? Comment des conceptions plus générales de l’ordre international, comme l’internationalisme libéral ou socialiste, se sont-elles accommodées d’idées plus étroitement ciblées, comme le libre-échange ou les droits des travailleurs ? Comment a été pensé le rapport entre les intérêts nationaux et l’ordre mondial ? Quel rôle la politique de puissance des grands États a-t-elle joué dans cette dynamique ? Les absents à la Conférence de Paris – notamment les Allemands et les bolcheviques russes – ont-ils pu influencer le débat sur l’émergence d’un nouvel ordre international ?

2) Quelles sont les origines des différentes conceptions de l’ordre mondial ? Pourquoi ces idées ont-elles connu une telle résonnance pendant et après la guerre ? Qui les a produites et pourquoi ? Quel était, en particulier, le rôle des ONG et des simples citoyens ? Une approche fondée sur différentes « générations » d’acteurs internationaux peut-elle éclairer ce problème de manière nouvelle ? Dans quelle mesure un ordre donné est-il une réaction à la politique internationale menée avant et pendant la guerre ? Au contraire, peut-on y relever une continuité d’idées antérieure au conflit ? Quelle est l’articulation entre les buts de guerre des nations belligérantes et les conceptions de l’ordre d’après-guerre ?

3) Dans quelle mesure des visions contradictoires de l’ordre international ont-elles façonné les traités de paix ? L’organisation et les travaux de la Conférence ont-ils reflété des tensions entre les niveaux national, régional et mondial ? Quelle place occupent les ordres régionaux dans l’élaboration de conceptions plus générales d’un nouvel ordre mondial ? Dans quelle mesure les discours sur les nouveaux ordres régionaux reflétaient-ils des changements fondamentaux dans la conceptualisation de la politique mondiale, ou, au contraire, constituaient-ils les nouveaux avatars de formes d’organisation plus traditionnelles comme l’empire ou la sphère d’influence ?

4) Comment les traités de paix ont-ils été présentés aux opinions publiques nationales et internationales ? Comment les débats profonds sur la politique internationale, qui ont eu lieu avant et pendant la Conférence de la Paix, ont-ils agi sur les négociations ultérieures concernant la mise en œuvre et à la révision des traités ? Les conceptions de l’ordre international qui ont prévalu à Paris étaient-elles systématiquement subordonnées aux enjeux de sécurité nationale ? Dans quelle mesure peut-on soutenir que la Conférence de Paris, au lieu de favoriser l’ordre, a au contraire contribué au désordre de la politique européenne qui a finalement conduit à la Seconde Guerre mondiale ?

5) Quelle a été la portée de la Conférence de la Paix sur la conception d’un ordre mondial fondé sur le genre, la classe et la race ? Comment les femmes, les travailleurs et les peuples sous domination coloniale ont-ils réagi face à ce qui se négociait à Paris ? Les décisions de 1919 ont-elles favorisé l’émergence de voix nouvelles dans les affaires internationales ? Autrement dit, qui a été entendu à Paris en 1919 ? Quelles voix sont restées silencieuses ou lesquelles ont été réduites au silence ?

6) Quels types de pratiques politiques et diplomatiques ces diverses conceptions de l’ordre international impliquaientelles ? Dans quelle mesure ces pratiques ont-elles façonné le cours des relations internationales après 1919 ? Comment la Conférence a-t-elle contribué à la formation pratique et intellectuelle des futures générations de dirigeants politiques et de diplomates (comme Jean Monnet ou John Foster Dulles) ?

Propositions de communication
Les organisateurs souhaitent que les travaux de ce colloque offrent une perspective globale sur la Conférence de la Paix de 1919. Nous sommes donc particulièrement intéressés à recevoir des propositions qui abordent les enjeux évoqués dans une optique non occidentale. Les organisateurs prévoient de ne pouvoir accorder qu’un soutien financier limité aux participants dont la contribution aura été sélectionnée.

Les travaux du colloque se tiendront en français et en anglais.
Toutes les propositions seront toutefois examinées avec soin par le comité scientifique quelle que soit la langue.

La date limite pour l’envoi des propositions est fixée au 1er juin 2018
Les propositions (un résumé en anglais ou en français de 500 mots maximum), accompagnées d’un court curriculum vitae, doivent être adressées à :
Axel Dröber (ADroeber@dhi-paris.fr).

Appel à télécharger : CfP Conférence de la Paix FR

Facebooktwittergoogle_pluspinterestlinkedintumblrmail