La France en guerre dans le second XXe siècle. Représentations et mémoires contemporaines, 2000-2017

Appel à contribution
Journée d’étude – Sorbonne, 19 octobre 2018

En 2017, à respectivement 70 ans de la Seconde Guerre mondiale et 50 ans de la guerre d’indépendance algérienne, on peut être surpris par l’effervescence mémorielle qui, en ce début du XXIe siècle, rend présents, de façon inégale selon les conflits – trop de mémoire ici, pas assez là –, ces événements. L’héritage de ces passés, loin de concerner seulement l’histoire militaire, témoigne de l’évolution du regard à la fois historiographique et sociétal sur ces conflits, appréhendés par ailleurs de façon de plus en plus différentielle selon les générations impliquées.

Le 18 juin 1960, le général de Gaulle inaugure le Mémorial de la France combattante au mont Valérien, le 25 janvier 2005 le Mémorial de la Shoah est inauguré à Paris par le président Jacques Chirac tandis que le 16 octobre 2015, le premier ministre Manuel Valls inaugure le Mémorial du camp de Rivesaltes. Entre ces dates, la perception et la mémorialisation de la Seconde Guerre mondiale connaissent une évolution marquante : à la célébration de la mémoire de la résistance succède celle de la mémoire de la déportation au prisme d’un « devoir de mémoire » centré sur l’extermination des Juifs d’Europe tandis que, plus récemment, la crise des mémoires nationales héroïques génère une mémoire plurielle du second conflit mondial. De son côté, la guerre d’indépendance algérienne, qui fut longtemps une « non guerre », reste encore à la marge des politiques mémorielles qui tardent à lui assurer un régime de commémoration. Contrairement aux mémoires plurielles mais désormais consensuelles de la Seconde Guerre mondiale – de la Première d’ailleurs aussi –, cette mémoire encore fortement conflictuelle illustre la difficulté qu’a la société française, dans un contexte postcolonial, à accepter la pluralité des expériences guerrières.

Dans cette configuration, la journée d’étude invite à interroger les représentations – symboliques, politiques, architecturales, artistiques… – que ces conflits passés nourrissent depuis le début du XXIe siècle et à mettre en évidence des dynamiques mémorielles qui investissent l’espace public.

La manifestation prévue pour l’automne 2018 se place résolument dans le temps de la mémoire récente, à compter de l’an 2000.

Objets d’étude de la journée

Un premier objet d’étude portera sur les mémoriaux récemment ouverts en tant que « hauts-lieux de mémoire française ». Quelles sont les spécificités de ces différents mémoriaux sur les conflits du second XXe siècle impliquant la France ? Dans quelle mesure la genèse et la réalisation du mémorial traduisent-elles un consensus ou au contraire une vision encore conflictuelle autour de la mémoire de l’événement ? Cet axe s’intéressera également aux appropriations des mémoriaux, à leurs usages « vernaculaires » et, consécutivement aux mémoires, notamment envisagées à partir d’une perspective « vue d’en bas ».

Un second objectif de la manifestation sera de proposer une réflexion sur la/les manière(s) dont ces conflits – selon des durées, des modalités et des enjeux qui leur sont propres – marquent les créations plastiques contemporaines, mais aussi sur la/les manières dont les créations contemporaines sont des marqueurs de la mémoire. Dans quelle mesure la mémoire des conflits retenus se trouve-t-elle – en ce début du XXIe siècle – dans le travail d’artistes contemporains ? Plus fondamentalement, comment aborder aujourd’hui, en tant qu’artiste, la question de la représentation de la mémoire de la guerre et des guerres du second XXe ?

Un troisième axe de la manifestation s’intéressera au temps politique des représentations telles qu’elles ressortent des prises de parole politiques lors des inaugurations et des cérémonies commémoratives. Quelles lectures peuvent en être faites ? En quoi le temps court du politique intègre-t-il dans le très contemporain, autant qu’il peut l’instrumentaliser, la mémoire des guerres d’hier – mais aussi de la guerre en général ?

Axes de réflexion de la journée d’étude

I) Mémoriaux de guerre comme lieux de mémoire
– Comment se pense la représentation de la guerre (passée) au temps présent ?
– Quelle est la stratégie mémorielle adoptée ?
– Dans quelle mesure les mémoriaux récemment ouverts adoptent-ils une forme/enveloppe particulière (architecturale, scénographique, didactique…) qui contribue à ce qu’ils soient porteurs de nouvelles représentations de la mémoire ?

II) Mémoire des guerres et productions plastiques contemporaines
(2000-2017)
– Dans quelle mesure la mémoire des conflits du second XXe siècle inspire-t-elle depuis l’an 2000 le travail d’artistes ? En quoi le travail plastique de ces artistes s’inscrit-il dans des cycles de mémoire ?
– En quoi les œuvres d’art contribuent-elles elles-mêmes à faire évoluer les représentations du champ mémoriel des conflits du second XXe siècle ?
– Comment la création artistique contemporaine aborde-t-elle la question de la représentation de la mémoire de la guerre ?

III) Guerres d’hier, inaugurations d’aujourd’hui
– Quelles lectures des représentations des guerres d’hier mais aussi de la guerre en général peuvent être faites à partir des discours d’inauguration des mémoriaux ou des discours prononcés lors de commémorations ? Quel est le degré d’intégration de la recherche historique ?
– En quoi les discours d’inauguration font-ils événement : acteurs, destinataires, échelles (locale, nationale, européenne) ?
– En quoi la diversité des publics et les attentes sociales influencent-elles le discours produit ?

Fonctionnement de la journée d’étude

La manifestation aura lieu en Sorbonne. Pour les participants, les frais de déplacement et d’hébergement seront pris en charge en tout ou partie. Les panels se dérouleront en deux parties : les thématiques seront d’abord abordées par des acteurs du champ, invités (directeurs de mémoriaux, architectes, artistes, politiques …), puis dans un deuxième temps par les interventions retenues. Les interventions seront de 15 mn.

Calendrier

12 mars 2018 : Date-limite de réception des propositions de communication
15 avril 2018 : Réponse aux propositions de communication
19 octobre 2018 : Journée d’étude

Format des propositions de communication

Les propositions de communication ne doivent pas excéder les 300 mots. Elles comporteront : nom et prénom, rattachement institutionnel (si existant), courriel, titre de la communication, court CV (2 pages maximum).
Contact : memoirescontemporaines@gmail.com

Comité d’organisation

Anne Bernou (anne.bernou@orange.fr)
Andrea Brazzoduro, University of Oxford (andrea.brazzoduro@sant.ox.ac.uk)
Fabien Théofilakis, Université de Paris I Panthéon Sorbonne (fabien.theofilakis@paris1-univ.fr)

Comité scientifique

Alya Aglan, Université de Paris I Panthéon Sorbonne
Annette Becker, Université de Paris Ouest Nanterre La Défense
Raphaëlle Branche, Université de Rouen
Corine Defrance, CNRS – Université de Paris I Panthéon Sorbonne
Laurence Bertrand Dorléac, Sciences Po Paris
Thierry Dufrêne, Université de Paris Ouest Nanterre La Défense, INHA
Robert Gildea, University of Oxford
Itzhak Goldberg, professeur émérite, Université Jean Monnet, Saint-Étienne
François-Xavier Nérard, Université de Paris I Panthéon Sorbonne
Natalya Vince, Université de Portsmouth et EC H2020 Marie-Sklodowska Curie Global Fellow

Appel à télécharger : Sorbonne 19 octobre 2018 CFP
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Appel à communication : Les traités de paix (1918-1923) : la paix les uns contre les autres

Colloque international

Lieu : Paris
Dates : 21-23 mars 2019 Date-butoir : 15 avril 2018

Organisateurs : Isabelle Davion (Université Paris-Sorbonne, SIRICE, EHNE) Stanislas Jeannesson (Université de Nantes, CRHIA, EHNE)

L’historiographie des traités qui mirent fin à la Grande Guerre a depuis une trentaine d’années considérablement évolué et nul ne songerait aujourd’hui à soutenir, du moins de façon lapidaire, que Versailles a conduit tout droit à la Seconde Guerre mondiale. On s’accorde de plus en plus à penser que l’œuvre de Versailles, certes imparfaite – ce dont les négociateurs avaient d’ailleurs parfaitement conscience –, constituait une tentative de reconstruction du système international, au-delà même du simple continent européen, à partir d’un certain nombre de principes et de valeurs partagées, dont on ne peut nier l’ambition ni le caractère profondément novateur. Le centenaire de 2019 fournit l’occasion, une nouvelle fois, de revenir sur des traités qui ne se contentèrent pas de procéder au règlement de la guerre mais qui ouvrirent une page décisive de l’histoire des relations internationales contemporaines.

Ce colloque, organisé en partenariat avec le LabEx EHNE (Écrire une histoire nouvelle de l’Europe), l’UMR SIRICE (Sorbonne-Identités, relations internationales et civilisations de l’Europe) et le CRHIA (Centre de recherches en histoire internationale et atlantique), compte s’appuyer sur les apports des différentes historiographies nationales et de leurs récents renouvellements, pour les faire se rencontrer avec un triple objectif :

– considérer comme un tout, de façon globale, l’ensemble des traités qui de 1918 à 1923, de Brest-Litovsk à Lausanne, en passant par les traités signés par la conférence de la Paix mais aussi celui de Riga, mettent un terme à une guerre qui, pour nombre de peuples d’Europe orientale et du Moyen-Orient, se prolonge sous diverses formes bien au-delà de 1918. Nous devons sur ce point nous affranchir d’une chronologie par trop occidentalo-centrée qui verrait l’issue du conflit dans la conférence de Paris et les règlements frontaliers européens.

– envisager l’espace composé du continent européen et de l’ancien empire ottoman, de l’Atlantique à l’Oural et au Caucase, de la mer Baltique au Golfe arabo-persique, dans une continuité géostratégique, afin de décloisonner les historiographies et de les affranchir du prisme national, autant que faire se peut. L’objectif est de faire émerger des problématiques collectives, voire transnationales, par-delà les traditions historiographiques très différentes, si ce n’est conflictuelles, propres aux pays d’Europe occidentale et d’Europe centre-orientale, ou aux pays vainqueurs, vaincus et neutres.

– interroger les premières années d’application des traités, décisives en ce qu’elles confrontent les principes à l’épreuve du terrain, jusqu’à la première remise en cause que constitue le traité de Lausanne du 24 juillet 1923, et même au-delà. Les traités, qui sont autant de créations continues, renferment en effet plusieurs dispositions qui prévoient une mise en œuvre progressive, susceptible d’évoluer au gré des circonstances et des volontés politiques, tant sur le plan territorial (les plébiscites) que militaire (les régimes d’occupation), économique (la définition de la nature et du montant des réparations), international et juridique (la question des minorités, le système des mandats, l’entrée en vigueur de la SDN). Il nous paraît indispensable de lier l’étude des traités à ces prolongements naturels, lesquels engagent autant la responsabilité des grandes puissances que des États successeurs, des vainqueurs que des vaincus.

C’est dans ces perspectives que nous souhaitons orienter les problématiques du colloque selon trois grands axes, qui pourront fournir matière aux contributions des intervenants :

1. La question des notions et des principes qui sous-tendent les traités sur la période 1918-1923. Nous proposons de mettre en lumière quatre éléments qui nous semblent fondamentaux : le droit des peuples et le statut des minorités ; la notion de frontière juste, impliquant la pratique du plébiscite ; la question centrale des responsabilités dans les origines du conflit ; la notion même de réparations, dans toutes les acceptions du terme, sur le plan moral comme financier. Dans quelle mesure, sur chacun de ces points, les traités se répondent-ils pour susciter analogies et corrélations? Peut-on réellement considérer ces traités comme un édifice homogène, juridiquement et politiquement parlant, à l’échelle de l’Europe et du monde, ou faut-il, au contraire, continuer de privilégier les approches et les spécificités nationales ? Comment par exemple la notion européenne de minorité trouve-t-elle à s’insérer dans la logique universelle de la SDN ?

2. La réception de ces traités, dans l’ensemble de l’Europe et de l’empire ottoman, mais aussi dans les mondes coloniaux et le continent américain. Nous privilégierons sur ce point les réflexions portant sur plusieurs pays ou sur des acteurs et phénomènes transnationaux, de façon à dépasser les nombreuses études déjà réalisées dans le cadre de chaque État et à contribuer à écrire une histoire globale des traités de paix. Comment entre-t-on en paix ? Quelle place revêt dans le processus, la période qui court de la signature de l’armistice à celle du traité ? Quel rôle jouent les groupes de pression, tant dans un cadre national (anciens combattants, intérêts économiques…) que transnational (mouvements féministes, organisations ouvrières, associations pro-SDN…)? Comment les espoirs suscités par le wilsonisme se heurtent-ils aux réalités des traités ? Quel écho rencontrent les jugements critiques qui, dans tous les pays, s’abattent sur les traités ? La chronologie pourra également être interrogée pour mettre en lumière l’importance de la signature des traités dans le processus d’entrée en paix.

3. L’application immédiate des traités, dans les premières années qui suivent leur signature, qu’il est nécessaire, nous semble-t-il, d’envisager à différentes échelles et à différents moments. On pourra étudier, sur le terrain, les conditions dans lesquelles s’élaborent et se déroulent les plébiscites, comme, à l’échelle de la SDN, s’attarder sur la mise en œuvre du nouvel ordre international. Le rôle joué par les acteurs, diplomates, militaires, juristes, experts, ONG, fera l’objet d’une attention particulière, de même que les interactions entre acteurs locaux, nationaux et internationaux. Il faudra enfin poser la question de la solidarité entre les vainqueurs, à l’Ouest comme à l’Est, chargés de l’application des traités : l’échec final de ces traités peut-il s’expliquer, du moins partiellement, par la démission collective des anciens alliés, confrontés aux responsabilités qu’impose le fait de gagner une guerre ?

Les propositions de communication doivent être envoyées avant le 15 avril 2018 à l’adresse suivante: paix.paris2019@free.fr. Elles ne devront pas excéder une page et seront accompagnées d’un court CV. Les communications pourront être faites en français ou en anglais. Le colloque donnera lieu à une publication. Les frais de transport et d’hébergement des intervenants sont pris en charge.

 

Comité d’honneur

Michel Catala, université de Nantes
Olivier Dard, université Paris-Sorbonne
Robert Frank, université Paris I Panthéon-Sorbonne Lothar Höbelt, université de Vienne
Hervé Magro, directeur des Archives diplomatiques Antoine Marès, université Paris I Panthéon-Sorbonne Marie-Pierre Rey, université Paris I Panthéon-Sorbonne Tomasz Schramm, université Adam Mickiewicz, Poznań

Comité scientifique

Balázs Ablonczy, université Loránd Eötvös, Budapest
Étienne Boisserie, INALCO
Corine Defrance, CNRS
Frédéric Dessberg, université Paris I Panthéon-Sorbonne /Saint-Cyr Sabine Dullin, Sciences Po Paris
Frédéric Guelton, Service historique de la Défense Jean-Michel Guieu, université Paris I Panthéon-Sorbonne John Horne, Trinity College
Ross Kennedy, Illinois State University
Henry Laurens, Collège de France
Marcus Payk, Humboldt Universität
Georges-Henri Soutou, université Paris-Sorbonne
Florin Ţurcanu, université de Bucarest

 

Appel à télécharger : Traités de paix 2019 – AAC
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Appel à contribution : Le Patrimoine Culturel de l’Europe @ 2018. Réexaminer un concept – redéfinir ses enjeux

(Paris, 4-5 Juin 2018, Institut national d’histoire de l’art)
Colloque international organisé par LabEx « Écrire une Histoire Nouvelle de l’Europe », Université Paris-Sorbonne

Concept : Michael Falser, professeur invité à l’université Paris-Sorbonne (2018) avec Dany Sandron, professeur à l’université Paris-Sorbonne

APPEL A COMMUNICATION
Date limite : 10 novembre 2017

Le concept de patrimoine culturel actuellement accepté à l’échelle mondiale est souvent compris comme un produit de la modernité européenne et du dix-neuvième siècle, qui virent l’émergence d’États-nations avec leur fixation territoriale et la construction d’identités collectives. À la jonction de disciplines telles que l’histoire (de l’art), l’archéologie et l’architecture, des biens culturels et monuments furent identifiés, puis graduellement intégrés à des systèmes de protection de plus en plus institutionnalisés. Jusqu’au milieu du vingtième siècle, dans le contexte colonial, cette conception spécifique du patrimoine culturel fut exportée  vers des contextes non européens, ensuite internationalisée dans la décennie ayant suivi la Seconde Guerre mondiale et, finalement, prise pour universelle.

Les points de vue postcoloniaux, postmodernes et pluriethniques ont légitimement remis en cause les prérogatives présupposées d’une culture dominante (Leitkultur) européenne. Ce n’est qu’assez récemment que les études critiques sur le patrimoine se sont attaquées aux implications contradictoires qu’a eues l’application de standards de plus en plus universels définissant ce qu’est le patrimoine culturel à des contextes très locaux, non européens et prétendument « traditionnels ». Cependant, un point de vue plus équilibré est nécessaire afin de réduire l’écart entre des conceptions « occidentales » et « non occidentales » que les études universitaires ont souvent tendance à essentialiser, dans le but de réactualiser les fondements conceptuels des notions de « patrimoine culturel » de l’Europe et en Europe.

L’Année Européenne du Patrimoine Culturel 2018 : une campagne fondée sur des présupposés non remis en question?

C’est au pire de la crise d’identité européenne, marquée par le fiasco financier d’États-nations entiers, des affrontements armés et le renforcement des frontières en périphérie du continent devant l’afflux de réfugiés en provenance du Proche-Orient et du Global South, que le Conseil de l’Europe et les représentants du Parlement européen ont conclu un accord provisoire pour faire de 2018 l’Année Européenne du Patrimoine Culturel. Avec ses slogans affirmatifs tels que « Nous, Européens » et « notre patrimoine européen commun », cette campagne se propose de « sensibiliser à l’histoire et aux valeurs européennes et de renforcer un sentiment d’identité européenne » (communiqué de presse du Conseil de l’Europe du 9 février 2017). Cependant, cette campagne culturelle et politique risque de rater une occasion unique de réexaminer de façon critique la façon dont on peut conceptualiser la dimension « européenne » du patrimoine culturel dans notre monde interconnecté, car elle repose sur deux présupposés n’ayant fait l’objet d’aucun examen : la validité du statut territorial de l’Europe en tant qu’elle représente l’addition des frontières interconnectées de ses états membres et l’existence présumée d’une identité exprimée sous la forme d’un « nous » dans l’Union européenne.

Le « patrimoine culturel européen » en 2018 : vers une approche globale et transculturelle

Le tournant vers le « global » et le « transculturel » dans les disciplines de l’histoire de l’art et de l’architecture et dans les études du patrimoine culturel nous aide à remettre en question la supposée fixité territoriale, esthétique et artistique de l’entité appelée « Europe », et plus spécifiquement les taxonomies, valeurs et modes d’explication qui ont été intégrés au cœur du concept de patrimoine culturel « européen » et pris comme universels.

En prenant en compte les récents processus d’accélération des échanges et de la circulation à l’échelle mondiale des biens, personnes et idées, ce colloque entend reconstituer ce que pourrait être l’« européen », ce concept traditionnel de l’analyse, en situant l’européen et le non européen dans une relation réciproque afin de dégager un cadre conceptuel plus ouvert et non hiérarchique. En mettant l’accent sur les biens culturels (artefacts), le patrimoine construit (des architectures individuelles, ensembles et sites aux villes entières et paysages culturels, etc.) et les formes de patrimonialisation dont ils font l’objet (des archives, musées et collections aux « réserves » culturelles), les contributions proposées dans le cadre de ce colloque aborderont les diverses formes que le « culturel » peut prendre dans le patrimoine : aux niveaux « social » (acteurs, parties prenantes, institutions, etc.), « intellectuel » (concepts, vocabulaire, théories, normes, catégories) ou encore, bien évidemment, au niveau « physique », avec ses stratégies manipulatoires (transferts et traductions, réutilisations et imitations, reproductions et substitutions, etc.).

Regroupées autour de quatre panels de deux jours, les contributions devraient remettre en question le concept de patrimoine culturel ainsi que les dimensions et connotations soi-disant « européennes » des artefacts et monuments en déstabilisant au moins l’une des quatre dimensions essentielles de ce concept :

 

  • Lieu et espace – des sites stables aux zones de contact multisites et transfrontières ou aux third spaces.
  • Substance et matérialité de ce qu’un artefact ou un monument répertorié à de monumental, d’homogène et d’unique à ce qu’il a d’éphémère, de multiple, de visuel, de numérique et de mémoriel.
  • Temps et temporalitédes objets de permanence et de stabilité au temporaire, à l’éphémère, au fugitif et au processuel.
  • Identitédu collectif et de l’unanime au contesté, pluriel/partiel, fragmentaire et à l’ambivalent.

 

 

Réseau institutionnel et cadre scientifique, dates et échéances

Ce colloque international, tenu en français et en anglais, se déroulera du 4 au 5 Juin à l’Institut national d’histoire de l’art (INHA), dans le cadre du programme du laboratoire d’excellence (LabEx) « Écrire une Histoire Nouvelle de l’Europe » (EHNE) de l’université Paris-Sorbonne. L’un de ses sept axes thématiques, « Traditions nationales, circulations et identités dans l’art européen », servira de cadre à la manifestation. Avec l’accent particulier mis sur la géographie, l’historiographie et le patrimoine culturel, le colloque offre l’opportunité aux historiens de l’art, suivant la problématique fondamentale du LabEx, de proposer à la fois des éléments d’explication et des réponses à la crise que traverse actuellement l’Europe. Le Centre André Chastel (laboratoire de recherche en histoire de l’art sous la tutelle du Centre national de la recherche scientifique/CNRS, de l’université de la Sorbonne et du ministère de la Culture) est coresponsable du colloque. Enfin, celle-ci est intégrée à l’Observatoire des patrimoines (OPUS) des universités de la Sorbonne.

Ce colloque a été conçu par Michael Falser, professeur invité à l’université Paris-Sorbonne enseignant l’histoire de l’architecture et les études du patrimoine culturel, en collaboration avec Dany Sandron, professeur d’histoire de l’art à l’université Paris-Sorbonne, responsable de l’axe 7 du LabEx EHNE, Centre André Chastel.

Les propositions, qui doivent impérativement être transmises avant le 10 novembre 2017, devront indiquer le nom de l’intervenant ainsi que son affiliation, et préciser le titre de la contribution et une présentation, longue de deux-cents mots maximum. Les candidats recevront un avis le 30 novembre 2017.

Envoyer vos propositions à l’adresse mail suivante : patrimoine.europe2018@gmail.com

Contact Info :

Michael Falserprofesseur invité à l’université Paris-Sorbonne, chercheur associé Cluster of Excellence « Asia and Europe in a Global Context », Heidelberg University, Germany
Email : falser@asia-europe.uni-heidelberg.de
Homepage : http://www.asia-europe.uni-heidelberg.de/en/people/academic-staff/details/persdetail/falser.html

Elinor Myara Kelif, Chargée de recherche et de coordination, LabEx EHNE axe 7, Centre André Chastel, CNRS (www.labex-ehne.fr)
Email : elinor.kelif@paris-sorbonne.fr

 

Appel à télécharger : Colloque Patrimoine culturel de l’Europe
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Appel à communication : Colloque international : La Conférence de la Paix de Paris de 1919. Les défis d’un nouvel ordre mondial

Colloque international, Paris, 5-8 juin 2019

sous l’égide de l’Institut historique allemand (IHA), du LABEX EHNE, de la Commission d’histoire des relations internationales

La Conférence de la Paix qui s’est tenue à Paris au lendemain de la Grande Guerre est l’un des événements les plus importants mais aussi les plus controversés de l’histoire contemporaine. Les interprétations divergent encore quant à sa portée : pour les uns, elle a jeté les bases d’une paix durable, compromise dans les années 1930 par une concertation internationale défaillante ; pour les autres, elle a été la matrice du second conflit mondial.

Un important colloque international se tiendra à Paris en juin 2019 à l’occasion du centenaire de la Conférence de la Paix de 1919. La perspective d’analyse, globale, entend reconsidérer l’histoire de la Conférence de la Paix à la lumière des diverses conceptions de l’ordre mondial élaborées au lendemain de la Grande Guerre.

Un éventail remarquablement large d’acteurs présents à Paris – dirigeants politiques, soldats et diplomates, militants nationalistes issus des colonies, syndicalistes, économistes, associations féministes et simples citoyens – a produit un large éventail de propositions, parfois divergentes, parfois convergentes, pour un futur ordre international, voire mondial. Bon nombre de ces acteurs ont contesté la suprématie traditionnelle des intérêts nationaux en matière de sécurité et ont milité, au nom de la construction d’une paix durable, pour de nouvelles normes et de nouvelles institutions. La question de savoir dans quelle mesure les traités et leur mise en œuvre ultérieure représentaient un ordre cohérent reste à débattre.

Nous concevons en premier lieu l’ « ordre » comme le développement et l’articulation d’idées, d’institutions et de pratiques visant à promouvoir une paix durable, aptes à assurer la sécurité, la reconstruction économique et la justice sociale à un niveau supérieur à celui des États. Cette vision de l’ordre mondial se pose généralement en opposition à la défense des intérêts nationaux, bien que ces deux niveaux de conception des relations internationales ne soient pas forcément antagonistes. Nous concevons également l’ « ordre » comme un concept analytique à part entière, à l’instar de Paul Schroeder, qui a exhorté les historiens à identifier les règles, hypothèses et conceptions communes de l’ordre mondial et la façon dont les décisions politiques reflètent un cadre normatif.

Examiner les préoccupations des artisans de la paix sous l’angle de l’ordre mondial permet de s’affranchir des questions et débats qui ont dominé l’historiographie de la Conférence de la Paix depuis un siècle, et ouvre la voie à de nouveaux questionnements. Nous sollicitons à cet égard des contributions autour des questions suivantes :

1) Quelles ont été les différentes conceptions de l’ordre politique, économique et social défendues à la Conférence de Paris ? Comment ces conceptions, par exemple celle fondée sur l’autodétermination des peuples et celle fondée sur la primauté du droit, sont-elles entrées en relation ? Comment des conceptions plus générales de l’ordre international, comme l’internationalisme libéral ou socialiste, se sont-elles accommodées d’idées plus étroitement ciblées, comme le libre-échange ou les droits des travailleurs ? Comment a été pensé le rapport entre les intérêts nationaux et l’ordre mondial ? Quel rôle la politique de puissance des grands États a-t-elle joué dans cette dynamique ? Les absents à la Conférence de Paris – notamment les Allemands et les bolcheviques russes – ont-ils pu influencer le débat sur l’émergence d’un nouvel ordre international ?

2) Quelles sont les origines des différentes conceptions de l’ordre mondial ? Pourquoi ces idées ont-elles connu une telle résonnance pendant et après la guerre ? Qui les a produites et pourquoi ? Quel était, en particulier, le rôle des ONG et des simples citoyens ? Une approche fondée sur différentes « générations » d’acteurs internationaux peut-elle éclairer ce problème de manière nouvelle ? Dans quelle mesure un ordre donné est-il une réaction à la politique internationale menée avant et pendant la guerre ? Au contraire, peut-on y relever une continuité d’idées antérieure au conflit ? Quelle est l’articulation entre les buts de guerre des nations belligérantes et les conceptions de l’ordre d’après-guerre ?

3) Dans quelle mesure des visions contradictoires de l’ordre international ont-elles façonné les traités de paix ? L’organisation et les travaux de la Conférence ont-ils reflété des tensions entre les niveaux national, régional et mondial ? Quelle place occupent les ordres régionaux dans l’élaboration de conceptions plus générales d’un nouvel ordre mondial ? Dans quelle mesure les discours sur les nouveaux ordres régionaux reflétaient-ils des changements fondamentaux dans la conceptualisation de la politique mondiale, ou, au contraire, constituaient-ils les nouveaux avatars de formes d’organisation plus traditionnelles comme l’empire ou la sphère d’influence ?

4) Comment les traités de paix ont-ils été présentés aux opinions publiques nationales et internationales ? Comment les débats profonds sur la politique internationale, qui ont eu lieu avant et pendant la Conférence de la Paix, ont-ils agi sur les négociations ultérieures concernant la mise en œuvre et à la révision des traités ? Les conceptions de l’ordre international qui ont prévalu à Paris étaient-elles systématiquement subordonnées aux enjeux de sécurité nationale ? Dans quelle mesure peut-on soutenir que la Conférence de Paris, au lieu de favoriser l’ordre, a au contraire contribué au désordre de la politique européenne qui a finalement conduit à la Seconde Guerre mondiale ?

5) Quelle a été la portée de la Conférence de la Paix sur la conception d’un ordre mondial fondé sur le genre, la classe et la race ? Comment les femmes, les travailleurs et les peuples sous domination coloniale ont-ils réagi face à ce qui se négociait à Paris ? Les décisions de 1919 ont-elles favorisé l’émergence de voix nouvelles dans les affaires internationales ? Autrement dit, qui a été entendu à Paris en 1919 ? Quelles voix sont restées silencieuses ou lesquelles ont été réduites au silence ?

6) Quels types de pratiques politiques et diplomatiques ces diverses conceptions de l’ordre international impliquaientelles ? Dans quelle mesure ces pratiques ont-elles façonné le cours des relations internationales après 1919 ? Comment la Conférence a-t-elle contribué à la formation pratique et intellectuelle des futures générations de dirigeants politiques et de diplomates (comme Jean Monnet ou John Foster Dulles) ?

Propositions de communication
Les organisateurs souhaitent que les travaux de ce colloque offrent une perspective globale sur la Conférence de la Paix de 1919. Nous sommes donc particulièrement intéressés à recevoir des propositions qui abordent les enjeux évoqués dans une optique non occidentale. Les organisateurs prévoient de ne pouvoir accorder qu’un soutien financier limité aux participants dont la contribution aura été sélectionnée.

Les travaux du colloque se tiendront en français et en anglais.
Toutes les propositions seront toutefois examinées avec soin par le comité scientifique quelle que soit la langue.

La date limite pour l’envoi des propositions est fixée au 1er juin 2018
Les propositions (un résumé en anglais ou en français de 500 mots maximum), accompagnées d’un court curriculum vitae, doivent être adressées à :
Axel Dröber (ADroeber@dhi-paris.fr).

Appel à télécharger : CfP Conférence de la Paix FR
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Appel à contribution : La France et la dénazification de l’Allemagne après 1945

Colloque international organisé par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, l’Institut historique allemand de Paris, l’Institut d’Histoire moderne et contemporaine ENS Paris et le Labex EHNE (Ecrire une Histoire nouvelle de l’Europe) en coopération avec le Musée des Alliés à Berlin et la Fondation Maison du chancelier Adenauer Rhöndorf

22–23 mars 2018
Lieux :
Institut historique allemand de Paris
Centre des Archives diplomatiques de La Courneuve

Argumentaire

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et à la suite des accords de Potsdam (juillet–août 1945), les Alliés mettent en œuvre, dans leur zone d’occupation respective en Allemagne et en Autriche, une politique de « dénazification » destinée d’une part à sanctionner les nazis et d’autre part à démocratiser la société allemande. Dans ce cadre, une épuration est menée, qui comprend plusieurs dimensions (judiciaire, administrative, professionnelle). Cette épuration est complexe à appréhender, car elle a été dirigée de manière différente par les Alliés malgré leur accord initial à Potsdam et l’expérience commune du procès de Nuremberg (1945/46). Même à l’Ouest, en dépit d’une tendance grandissante à l’homogénéisation des pratiques épuratoires, notamment dans l’association des Allemands eux-mêmes à l’entreprise, la dénazification ne fut jamais uniforme selon les régions et les secteurs professionnels.

Certes l’ambition de la dénazification est immense, puisqu’il s’agit non seulement de sanctionner au plan pénal les criminels nazis, mais aussi de neutraliser les élites fonctionnelles ayant servi la dictature de Hitler et, au-delà, d’évaluer la compromission politique de plus de 8,5 millions d’Allemands ayant appartenu NSDAP, tout en accompagnant le retour à la démocratie par une pédagogie destinée au plus grand nombre. La dénazification comme épuration administrative est pourtant brève, puisqu’elle est déclarée officiellement achevée dès 1948, bien que certaines procédures se poursuivent dans les faits à l’Ouest jusqu’au seuil des années 1950 et qu’un contentieux se déploie à plus long terme en République fédéral d’Allemagne. Avec le recul, si l’épuration a parfois été jugée bien trop limitée à l’Ouest, la démocratisation apparaît en revanche un acquis durable de l’après-1945. Dès lors, tirer le bilan de la dénazification appelle un jugement nuancé. De plus, il reste encore pour les historiens de nombreux champs à explorer.

Au plan historiographique, le volet épuratoire de la dénazification (judiciaire et administratif) a en effet fait l’objet de monographies régionales ou par zone d’occupation de grande qualité, notamment dans les années 1980 et 1990. Quelques études comparatives ont été publiées. Mais force est de constater qu’il manque encore aujourd’hui une véritable synthèse sur la dénazification menée en zone d’occupation française (ZOF). De plus, le croisement avec l’étude de l’épuration des collaborateurs en France a été rarement tenté.

L’ouverture sans restriction des archives françaises relatives à la Seconde Guerre mondiale et à ses suites (arrêté du Premier Ministre du 24 décembre 2015), les efforts des services d’archives concernés pour faciliter l’accès aux fonds émanés de l’administration de la ZOF (plus de 250 000 dossiers de dénazification indexés) ouvrent aujourd’hui de nouvelles perspectives à la recherche.

Ce colloque aura pour objectifs de dresser un bilan historiographique sur le sujet, de présenter les sources disponibles, inédites ou méconnues, en France et en Allemagne, et de dégager de nouveaux axes de recherches. Un regard croisé avec la contribution d’archivistes des Länder permettra de dresser ce panorama. On s’en tiendra à analyser les processus de dénazification dans la seule ZOF, tout en adoptant une démarche comparative (sources britanniques, américaines et russes) afin d’en mettre en lumière les éventuelles spécificités.

Les communications pourront aborder, sur un plan général, les règles juridiques et le fonctionnement des juridictions et de la bureaucratie chargées de la dénazification. Pourront être présentées des études de cas individuels, fondées non seulement sur des croisements de témoignages, mais surtout sur les dossiers d’archives nominatifs susceptibles d’éclairer la politique de dénazification des Français avant que les comités d’épuration composés d’Allemands ne prennent le relai dans la nouvelle Allemagne. Au-delà des cas individuels, il s’agira de s’interroger sur le fonctionnement et le recrutement des administrations allemandes après-guerre permettant de nourrir une histoire sociale de la démocratie ouest-allemande en train de se construire.

La dénazification en Allemagne de l’ouest et en Allemagne de l’est, qui a concerné toute la société, a été en effet particulièrement appliquée à l’administration, entrainant l’éviction et ensuite la réintégration d’un certain nombre de fonctionnaires dont on avait besoin pour reconstruire le pays et dont les droits furent précocement garantis en République fédérale d’Allemagne. Le colloque sera aussi l’occasion d’organiser pour le public français une présentation des enquêtes actuellement menées en Allemagne par différentes commissions nommées au sein des ministères par le gouvernement de la RFA pour étudier les réalités de l’épuration administrative et les conditions de la transition démocratique après le nazisme. Par ailleurs, il pourrait être pertinent de mettre en perspective les deux mouvements d’épuration, en France et en Allemagne, à l’occasion d’une table ronde.

Enfin, ce projet de colloque se situe dans le prolongement d’une exposition intitulée « Who was a Nazi ? – la dénazification après 1945 en Allemagne », présentée au musée des Alliés à Berlin en 2015-2016. Il évoquera donc également la question de la transmission et de la perception du processus de dénazification par le public allemand. Comité scientifique : Sébastien Chauffour (Archives diplomatiques de la Courneuve), Corine Defrance (CNRS, Labex EHNE), Stefan Martens (Institut historique allemand), Hélène Miard-Delacroix (ParisSorbonne, Labex EHNE), Isabelle Nathan (Archives diplomatiques de la Courneuve), MarieBénédicte Vincent (Ecole normale supérieure, Institut d’histoire moderne et contemporaine)

Langues : français, allemand, anglais

Les propositions qui doivent comporter un titre et un résumé en 1500 signes de l’intervention, avec nom, titre, affiliation institutionnelle et travaux en cours de l’auteur.

Ils sont à adresser jusqu’au 30 septembre 2017 à : colloque-international@dhi-paris.fr

Appel à contribution à télécharger (en français) : Colloque dénazification de la ZOF
Appel à contribution à télécharger (en allemand) : Internationales Kolloquium Entnazifizierung
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Appel à communication : European stakeholders during the Revolutions of 1848

International colloquium 

Paris — May 2018

After the colloquium held for the 150-year anniversary of 1848 and its famous Revolutions, organized by the French « Société de 1848 » and which was a historiographic landmark, it seemed important, twenty years later, to shed a new light on this major event of the Nineteenth Century.

Firstly, we ought to answer to Maurice Agulhon’s repeated wish to know more about the stakeholders, insofar as the Dictionary of the French political leaders of 1848 written by the Nineteenth Century History Study Centre (« Centre d’histoire du XIXe siècle ») of Paris-Sorbonne and Paris-Panthéon Sorbonne universities, published with Agulhon’s support, is a new step in the thorough study of this period.

Secondly, we shall widen our field of study to encompass the whole of the 1848 Revolutions. The Nineteenth Century History Study Centre, the EHNE Excellence Laboratory (« LabEx ») whose main purpose is to write a new story of Europe, the « Société de 1948 et des révolutions du XIXe siècle », the Comity of Parliamentary and Political History (« Comité d’histoire parlementaire et politique ») and the Intercollegiate Cultural History Centre of Padua (« Centre interuniversitaire d’histoire culturelle de Padoue »), all fostered by the French « Conseil d’État », have worked together to organize this event, which will take place in Paris in May 2018. The main question will be the following: What  does it mean to be a stakeholder in the Revolutions of 1848? We will lean upon the notion of protagonist as defined by Haïm Burstin regarding the 1789 French Revolution, while paying close attention to the effects of stances in the geographic, linguistic and social fields.

To this end, an international open call for contributions is launched regarding the eight following themes. Whether the approach be specifically historical or rather multidisciplinary, whether or not it should use the prosopographic method, as a whole or partially, the statements will focus on one or several groups of stakeholders rather than on individuals. The circulation of stakeholders as well as the flow of ideas will be taken into account, just like the colonial dimension will be.

 

1) The new rulers and their entourage (ministers, cabinets, national leading elites…)

2) The parliamentarians (candidates, sociographic study of the elected representatives, including in a diachronic and / or synchronic comparative dimension, working in board, committee and session)

3) Stakeholders at the boundary of national and local matters (on the one hand, provincial, departmental, municipal elected representatives, stakeholders in peripheral, cut off areas; on the other hand, mediation of central authorities, prefects, government auditors and sub-auditors, magistrates, military men with territorial responsibilities, chancellors, teachers…)

4) International travellers: revolutionaries, utopists, outcasts (experiences abroad, circulation of models, transnational movements of brotherhood…)

5) Insurgents and forces of law and order: profiles, operational modes, representations

6) Social and gender stakeholders (bosses, labourers, women, members of clubs, members of charitable organizations…)

7) Spiritual and cultural mediators (national and local prides, priests of all ranks, members of the Freemasonry, writers, publicists, engineers, agronomists…)

8) 1848 stakeholders after 1848 (experience, public image…)

 

A conclusive round table will enable participants to draw up the most common profiles of European stakeholders in the Revolutions of 1848 and will strive to answer the main question of  the colloquium.

 

One-page long summarized proposals should be sent to the following email address crhxixe@univ-paris1.fr before September 15, 2017. Communicating languages will be French and English.

 

Scientific committee

Eric Anceau (Paris-Sorbonne), Sylvie Aprile (Paris-Nanterre), Fabrice Bensimon (Paris-Sorbonne), Francesco Bonini (Rome Lumsa), Jacques-Olivier Boudon (Paris-Sorbonne), Philippe Boutry (Paris-Panthéon-Sorbonne), Matthieu Bréjon de Lavergnée (Paris-Sorbonne), Jean-Claude Caron (Blaise-Pascal Clermont-Ferrand), Delphine Diaz (Reims Champagne-Ardenne), Emmanuel Fureix (Paris-Est Créteil), Jean Garrigues (Orléans), Maurizio Gribaudi (EHESS), Louis Hincker (Valenciennes), Arnaud Houte (Paris-Sorbonne), Raymond Huard (Paul-Valéry Montpellier III), Dominique Kalifa (Paris-Panthéon-Sorbonne), Axel Korner (UCL), Jacqueline Lalouette (Paris 13), Jean-Noël Luc (Paris-Sorbonne), Peter Mc Phee (Melbourne), John Merriman (Yale), Silvia Marton (Bucarest), Sylvain Milbach (Savoie Mont-Blanc), Natalie Petiteau (Avignon), Vincent Robert (Paris-Panthéon-Sorbonne), Carlotta Sorba (Padoue), Jonathan Sperber (Missouri)

 

Organizational committee 

Eric Anceau (Paris-Sorbonne), Matthieu Bréjon de Lavergnée (Paris-Sorbonne), Pierre-Marie Delpu (Paris-Panthéon-Sorbonne), Delphine Diaz (Reims Champagne-Ardenne), Sébastien Hallade (Paris-Sorbonne), Louis Hincker (Blaise Pascal Clermont-Ferrand), Arnaud Houte (Paris-Sorbonne), Vincent Robert (Paris-Panthéon-Sorbonne)

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Appel à communication : Pluralisme religieux, sociétés plurielles : les religions dans l’espace public européen

Colloque international : 3-5 Octobre 2018 Nantes.

Pour l’historien Tony Judt, l’identité est un mot dangereux. Souvent basées sur des conceptions essentialistes et anhistoriques de la nation ou de la religion, les politiques identitaires remettent aujourd’hui en question les fondements pluralistes et multi-religieux des sociétés en Europe et au-delà. Ce colloque propose d’explorer ce en quoi la diversité religieuse et culturelle a toujours constitué un élément important des sociétés européennes. Nous nous pencherons sur la manière dont divers États ont accommodé la religion en général et des organisations religieuses en particulier, en prêtant une attention particulière aux questions d’identité de groupe et de liberté individuelle ainsi qu’à la distinction entre espaces privé et public et en interrogeant les termes et les logiques de proximité, d’échanges, de relations et d’emboitement entre les sociétés et les Etats dans cet espace en constante mutation. Il sera essentiel de toujours se demander de quelle Europe, de quels espaces publics et de quelles sociétés européennes on parle – l’Europe d’aujourd’hui, souvent identifiée de manière trop simpliste à un projet politique spécifique, l’Union européenne, et aux relations à ses espaces voisins méditerranéens et orientaux n’est pas la même que celle de 1914, encore moins celle du moyen âge ou du XVIe siècle.

Le paysage confessionnel de cet espace est à la fois systématiquement marqué par la diversité et constamment en évolution, en mouvement. Les religions changent continuellement. Dit d’une autre manière, les croyants et pratiquants adaptent continuellement leur pratiques et croyances religieuses aux réalités sociales et politiques changeantes. Par exemple, de nombreux chrétiens ou musulmans considèrent leur religion comme immuable : les appels au changement, les doctrines ou pratiques réformistes sont souvent présentés comme des efforts de « retour » à une pureté originelle perdue, un apogée supposée (l’âge des Apôtres, du Prophète et de ses compagnons, « l’Âge d’Or » de l’Église au XIIIe siècle…). Ce schéma a pour effet d’essentialiser la religion et peut mener au fondamentalisme ainsi qu’à un rejet doctrinaire de versions rivales de sa propre religion (Judaïsme Rabbinique/Karaïsme, Catholicisme/Protestantisme, Sunnisme/Chiisme) et des éléments séculiers de la modernité. Une telle essentialisation provenant d’une source extérieure à la tradition religieuse peut les conduire à la rejeter, à la considérer comme « obscurantiste » ou incompatible avec les valeurs séculières contemporaines. Et pourtant, les religions sont en perpétuel mouvement : les formes diverses de Judaïsme ou de Bouddhisme pratiquées aujourd’hui en Europe sont différentes de celles qu’on pouvait trouver il y a des siècles, ou de celles qu’on trouve encore aujourd’hui dans d’autres parties du monde.

Au cours de ce colloque, nous étudierons l’héritage religieux dans les sociétés européennes et dans leurs espaces d’influence, de contacts et d’échanges à travers cinq sessions académiques sur des thèmes clés en privilégiant des approches favorisant le dialogue entre les disciplines. Les communications pourront être proposées en français ou en anglais. En parallèle, nous organiserons une série d’ateliers en français pour les professionnels, les décideurs politiques et pour tous les publics intéressés par les défis et possibilités que pose la diversité dans la pratique religieuse et la foi aux sociétés du XXIe siècle.

Ateliers académiques :

Atelier 1 : Définir la religion
Qu’est-ce qu’une religion ? Comment les philosophes, théologiens, anthropologistes, juristes et autres ont-ils délimité les frontières du sacré et du profane ? Du religieux et du séculaire ? Dans quelle mesure ces définitions sont-elles spécifiques à une culture ? Quand et comment bascule-t-on d’une opposition polémique entre « religion » et « superstition » à une catégorie apparemment plus objective de « religions » au pluriel ? Les systèmes de croyances non-théocentrés (communisme, fascisme…) peuvent-ils être considérés comme des religions, dans la mesure où ils contiennent un certain nombre des aspects et éléments de systèmes religieux ?

Atelier 2 : Sécularisation, laïcité(s) et pluralisme dans les sociétés européennes
La sécularisation est un ensemble de processus sociétaux qui consiste, de la part des sujets, à mettre à distance des prescriptions ou conseils religieux. L’adoption d’un cadre laïque a, quant à elle, souvent été étudiée dans les termes d’une lutte binaire entre cultes (ou institutions religieuses) notamment l’Eglise catholique, et État. Au cours de cet atelier, nous prêterons attention à la manière dont une pluralité de religions détermine les attitudes étatiques envers la religion et la définition de droits religieux (que ce soit les rôles des juifs et des protestants dans la Première République en France, la place des dissidents protestants et des catholiques en Angleterre au XVIIe siècle ou le rôle de l’islam dans les sociétés où l’Etat est conçu comme proche de la neutralité au XXIe siècle). Verra-t-on une réaffirmation ou une redéfinition des cadres légaux liés à la sécularisation ? Ou bien une accommodation avec des spécificités religieuses dans un monde « post-séculier » ?

Atelier 3 : Politiques religieuses dans les empires coloniaux européens
Entre le XVIe et le XXe siècle, les nations européennes ont gouverné de larges empires coloniaux avec une grande diversité de religions. Au cours de cette session, nous examinerons les réactions des pouvoirs coloniaux à cette diversité religieuse ainsi que les politiques mises en place (de l’encouragement de missionnaires chrétiens ou musulmans à la régulation et au renforcement de barrières religieuses en passant par la manipulation d’élites religieuses locales voire même leur recrutement auprès des hiérarchies coloniales). Les populations colonisées ont utilisé les arguments et institutions religieux de différentes manières, pour naviguer entre les structures coloniales, pour réclamer des droits ou pour s’opposer au pouvoir colonial européen.

Atelier 4 : Pluralisme religieux dans le monde musulman
Cet atelier portera sur la manière dont les sociétés des pays majoritairement musulmans ont traité la pluralité religieuse des points de vues théologique, juridique ainsi que de la pratique. La catégorie légale de dhimmi a émergé dès les premiers siècles de l’Islam bien qu’en pratique ce statut différait d’une société à une autre. Depuis le XIXe siècle, les théologiens et juristes musulmans, confrontés aux catégories du droit non-confessionnel, ont développé des stratégies diverses pour définir la place du non-musulmans dans les sociétés sous autorité musulmane et du musulman dans les sociétés où la nature de l’Etat n’a pas été défini en relation avec le droit islamique.

Atelier 5 : Religion et mondialisations : sécularisation, commercialisation, réenchantement
Les progrès technologiques, de la communication ainsi que dans la capacité de mobilité des individus ont créé un marché global pour la religion. Cette session donnera l’occasion d’examiner les effets de ces changements sur les pratiques religieuses et l’insertion des religions dans les espaces publics en Europe, sur l’organisation et le rôle des institutions religieuses traditionnelles et sur d’autres qui émergent, mais également sur le dialogue inter-religieux dans les sociétés européennes.

Soumission des propositions :

Nous invitons les chercheurs de tous les champs académiques, y compris et en particulier les doctorants, à soumettre leur proposition de communication.

  1. Les propositions pour des communications de 30 minutes devront être envoyées avant le 1er septembre 2017 à l’adresse ipra@univ-nantes.fr. Les communications peuvent être rédigée en anglais ou en français. Elles doivent impérativement contenir :
    1. Un document au format .doc contenant
    2. Nom complet et affiliation
    3. Titre de la communication proposée (et indication de l’atelier dans lequel l’intervention est proposée)
    4. Un résumé de la communication (200-500 mots)
    5. Une liste de 5-10 mots-clés
  2. Un CV

Validation et confirmation :

Le comité d’organisation confirmera la réception des soumissions et se prononcera sur celles retenues et celles rejetées au plus tard le 31 octobre 2017. Les contributeurs retenus seront invités à confirmer leur participation.
Les frais des intervenants sur place (hébergement, repas) seront assurés par les organisateurs, ainsi que les frais de déplacements pour ceux dont l’université d’affiliation ne peut pas les prendre en charge.

Comité de Pilotage :

Dominique Avon, Université du Maine
Arnauld Leclerc, Université de Nantes
Michel Catala, Université de Nantes
John Tolan, Université de Nantes
Nicolas Stefanni, IPRA, Université de Nantes
Amanda Rio de Pedro, Alliance Europa, Université de Nantes

Comité scientifique :

D. Avon
A Leclerc
J. Tolan
Jean-Marc Ferry, Université de Nantes Christiane Gruber, University of Michigan
Tomoko Masuzawa, University of Michigan
Annick Peters Custot, Université de Nantes
Karine Durin, Université de Nantes
Céline Borello, Université du Maine
Vincent Vilmain, Université du Maine
Jean-Philippe Schreiber, Université Libre de Bruxelles Lionel Obadia, Université de Lyon II
Caroline Julliot, Université du Maine

Fichier à télécharger : Colloque Europe et religion
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Appel à contribution : Environnement et espace public européen : perceptions, acteurs, politiques

Dans le cadre d’un colloque du laboratoire d’excellence « Écrire une histoire nouvelle de l’Europe », du réseau franco-allemand « Saisir l’Europe » et de l’Institut historique allemand.

18-20 octobre 2017, Institut historique allemand, Paris

Date limite : 31 mars 2017

Le colloque fait partie d’un projet de recherche qui s’interroge, à travers les questions environnementales, sur l’émergence d’un espace public européen et son impact sur la définition d’une politique environnementale européenne à partir des années 1970. Il s’inscrit dans une démarche qui consiste à renouveler l’historiographie des relations internationales en Europe après 1945, en mettant la société civile comme point de départ d’une étude historique des processus décisionnels. Ce renouveau s’impose notamment en raison de l’émergence d’un espace de communication à l’échelle européenne à partir des années 1970, privilégiée en particulier par l’essor des nouveaux mouvements sociaux et des nouvelles technologies de communication. On peut en effet constater des convergences croissantes dans les débats qui ont lieu au sein de plusieurs espaces de communication en Europe, qu’ils soient nationaux, régionaux ou linguistiques. Et, bien que la construction européenne puisse favoriser de telles convergences, celles-ci ne se limitent point à l’Europe communautaire ou institutionnelle. Elle se trouve en revanche renforcée quand il s’agit d’un objet transnational, tel que les problèmes environnementaux, qui par leur nature transgressent toutes sortes de frontières, y compris celle du rideau de fer. L’idée d’une convergence croissante au sein de cet espace européen de communication admise, se pose la question des conditions et des délais dans lesquelles ces convergences contribuent à construire des objets d’une ou plusieurs politiques européennes.

Le colloque sera organisé autour de quatre grands thèmes :

1/ Les perceptions et la circulation des idées : Il s’agit de comprendre les spécificités d’une perception européenne de l’environnement, et notamment l’impact des catastrophes environnementales sur cette perception, ainsi que la circulation des idées à l’échelle européenne concernant la protection de l’environnement.

2/ Les acteurs sociaux : Il s’agit d’étudier l’activité des mouvements sociaux ayant intégré la dimension environnementale, et notamment des mouvements anti-nucléaires dans leur dimension transfrontalière, ainsi que l’activité des lobbies pour les questions environnementales à Bruxelles ou dans d’autres lieux de pouvoir en Europe.

3/ Le travail parlementaire : Il s’agit d’analyser l’activité des parlements en Europe, dont le Parlement européen, comme lieu de transmission entre l’espace public et le pouvoir exécutif. Une attention particulière sera prêtée aux activités des partis politiques.

4/ La politique environnementale européenne : Il s’agit de saisir de quelle manière cette convergence croissante détermine l’agenda des différents gouvernements nationaux en Europe ainsi que celui du pouvoir supranational de Bruxelles ainsi que l’interaction entre ces deux niveaux et le niveau international.

Dans un souci de cohérence de la réflexion commune, nous demandons aux intervenants de réfléchir aux questions suivantes à travers leurs exposés :

–      Selon quelles modalités, les problématiques environnementales s’inscrivent dans l’échelle européenne ?
–      Quelle articulation y-a-t-il entre les différentes échelles en Europe (locale, régionale, nationale et supranationale) ainsi que l’échelle internationale ou globale ?
–      À quels niveaux du processus peut-on constater des formes d’émergence d’Europe ?
–      Quelles sont les périodisations les plus adaptées ?
–      Quelle place faut-il accorder aux années 1970 ?
–      Quelle importance faut-il accorder aux dynamiques de plus longue durée (comprenant le XIXe siècle) ?

Les langues de travail seront le Français et l’Anglais. Merci de bien vouloir envoyer votre proposition (une page A4 environ) avec un bref C.V. dans un seul fichier PDF d’ici le 31 mars 2017 à nils-christian.wenkel@paris-sorbonne.fr . Une publication bilingue des résultats du colloque est prévue. Dans cette optique, les participants du colloque devront envoyer aux organisateurs un premier draft de leur contribution écrite (40.000 signes espaces compris) avant le 1er octobre 2017, accompagné d’un résumé dans l’autre langue (500 signes).

 

Comité scientifique du colloque :
Eric Bussière (Paris-Sorbonne/LabEx EHNE),
Anahita Grisoni (Saisir l’Europe)
Hélène Miard-Delacroix (Paris-Sorbonne/LabEx EHNE),
Christian Wenkel (Paris-Sorbonne/LabEx EHNE).

 

Pour plus d’informations sur le projet : https://www.dhi-paris.fr/fr/recherche/projekte-kurzzeit-ehemalige/les-grands-defis-internationaux-et-la-creation-dun-espace-public-en-europe-depuis-les-annees-1970.html .

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Appel à communications : « Les nouvelles frontières du soi et de la société dans le monde atlantique français à l’époque moderne »

Daniella KOSTROUN (Indiana University, Purdue University-Indianapolis, accueillie en résidence à l’IEA Nantes) et Yann LIGNEREUX, Professeur d’histoire moderne au CRHIA (Université de Nantes) lancent un appel à communications pour un colloque organisé les 18 et 19 mai 2017 sur le thème :

Les nouvelles frontières du soi et de la société dans le monde atlantique français à l’ époque moderne

Les systèmes politiques, sociaux et religieux de la France ont été, durant l’Ancien Régime, pensés et édifiés sur la base d’idéologies, classiques et traditionnelles, de hiérarchie et d’ordre comme elles se sont fondées sur un idéal de stabilité et de reproduction du semblable pour conjurer la diversité et la contingence de la succession. Comment ces systèmes ont-ils alors été affectés, perturbés et possiblement contestés par l’essor du mouvement des individus et du commerce à travers l’océan atlantique aux XVIe-XVIIe siècles ? Quels sont les effets, sur l’individu et la société dans laquelle il vit, de cette nouvelle « désorientation » des institutions, des familles et des représentations personnelles ? Quels degrés de différenciation sont-ils dès lors introduits à travers l’expérience d’une altérité qui serait peut-être moins celle rencontrée dans la découverte de l’ailleurs que celle qui se découvre précisément dans le cœur et l’âme d’un chacun ?

Télécharger l’appel à communications

Download the call for proposals

Les propositions de communication (350 mots environ) accompagnées d’une brève présentation biographique sont à adresser, en français ou en anglais, aux deux organisateurs du colloque pour le 20 décembre prochain :

Comité scientifique du colloque :

  • Virginie CHAILLOU-ATROUS (LabEx EHNE / Université de Nantes)
  • Antonio DE ALMEIDA MENDES (Université de Nantes / CRHIA / STARACO)
  • Daniella KOSTROUN (Indiana University, Purdue University-Indianapolis / IEA Nantes)
  • Françoise LE JEUNE (Université de Nantes / CRHIA)
  • Yann LIGNEREUX (Université de Nantes / CRHIA)
  • Annick PETERS-CUSTOT (Université de Nantes / CRHIA)
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Appel à communication : « Voila les américains ! » les États-Unis en France et en Europe, 1917-1920 : circulations et diffusion des idées et des savoirs

voila_les_americainsMichel Catala, Professeur d’histoire contemporaine au CRHIA (Université de Nantes) et coresponsable d’Alliance Europa, et Stanislas Jeannesson, Professeur d’histoire contemporaine au CRHIA (Université de Nantes), lancent un appel à communications pour le  colloque international :

« Voilà les Américains ! »

Les Etats-Unis en France et en Europe, 1917-1920 : circulations et diffusion des idées et des savoirs

Organisé du 22 au 24 juin 2017 à Saint-Nazaire.

Ce colloque, qui s’inscrit dans le cadre des manifestations scientifiques organisées à l’occasion du centenaire de la Première Guerre mondiale, entend revenir, en tentant d’ouvrir des perspectives nouvelles, sur cet événement déterminant, tant pour l’issue du conflit que pour l’histoire du XXe siècle, qu’est l’entrée en guerre des États-Unis en 1917. Délaissant volontairement les aspects purement militaires et diplomatiques – au sens traditionnel du terme -, qui ont déjà fait l’objet de nombreuses études, nous souhaitons orienter notre réflexion vers le domaine culturel, dans son acception la plus large, et nous interroger sur les effets de la présence américaine sur le vieux continent, durant les dernières phases de la guerre et les premières années de la paix…

Les propositions de communication sont à adresser à michel.catala@univ-nantes.fr et stanislas.jeannesson@univ-nantes.fr avant le 15 janvier 2017. Elles comporteront un bref résumé problématisé de l’intervention (moins d’une page) et un court CV. Elles seront examinées en janvier 2017 par le Comité scientifique et les organisateurs.

Les communications auront lieu en français ou en anglais.

Le colloque est organisé par le Centre de Recherches en Histoire Internationale et Atlantique (EA 1163 – Universités de Nantes et La Rochelle) et le LabEx EHNE (« Écrire une histoire nouvelle de l’Europe »), dans le cadre des commémorations du  Centenaire de la Première Guerre mondiale, avec le soutien de la Ville de Saint-Nazaire.

Comité scientifique :

  • Éric Bussière (Université Paris-Sorbonne)
  • Robert Frank (Université Paris 1-Panthéon –Sorbonne)
  • Hélène Harter (Université Rennes 2)
  • Peter Jackson (University of Glasgow)
  • William R. Keylor (Boston University)
  • Yves-Henri Nouailhat (Université de Nantes)
  • Stéphane Tison (Université du Maine)
  • Ludovic Tournès (Université de Genève)
Télécharger l’appel à communication : « voila les américains »
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