Appel à communication : European stakeholders during the Revolutions of 1848

International colloquium 

Paris — May 2018

After the colloquium held for the 150-year anniversary of 1848 and its famous Revolutions, organized by the French « Société de 1848 » and which was a historiographic landmark, it seemed important, twenty years later, to shed a new light on this major event of the Nineteenth Century.

Firstly, we ought to answer to Maurice Agulhon’s repeated wish to know more about the stakeholders, insofar as the Dictionary of the French political leaders of 1848 written by the Nineteenth Century History Study Centre (« Centre d’histoire du XIXe siècle ») of Paris-Sorbonne and Paris-Panthéon Sorbonne universities, published with Agulhon’s support, is a new step in the thorough study of this period.

Secondly, we shall widen our field of study to encompass the whole of the 1848 Revolutions. The Nineteenth Century History Study Centre, the EHNE Excellence Laboratory (« LabEx ») whose main purpose is to write a new story of Europe, the « Société de 1948 et des révolutions du XIXe siècle », the Comity of Parliamentary and Political History (« Comité d’histoire parlementaire et politique ») and the Intercollegiate Cultural History Centre of Padua (« Centre interuniversitaire d’histoire culturelle de Padoue »), all fostered by the French « Conseil d’État », have worked together to organize this event, which will take place in Paris in May 2018. The main question will be the following: What  does it mean to be a stakeholder in the Revolutions of 1848? We will lean upon the notion of protagonist as defined by Haïm Burstin regarding the 1789 French Revolution, while paying close attention to the effects of stances in the geographic, linguistic and social fields.

To this end, an international open call for contributions is launched regarding the eight following themes. Whether the approach be specifically historical or rather multidisciplinary, whether or not it should use the prosopographic method, as a whole or partially, the statements will focus on one or several groups of stakeholders rather than on individuals. The circulation of stakeholders as well as the flow of ideas will be taken into account, just like the colonial dimension will be.

 

1) The new rulers and their entourage (ministers, cabinets, national leading elites…)

2) The parliamentarians (candidates, sociographic study of the elected representatives, including in a diachronic and / or synchronic comparative dimension, working in board, committee and session)

3) Stakeholders at the boundary of national and local matters (on the one hand, provincial, departmental, municipal elected representatives, stakeholders in peripheral, cut off areas; on the other hand, mediation of central authorities, prefects, government auditors and sub-auditors, magistrates, military men with territorial responsibilities, chancellors, teachers…)

4) International travellers: revolutionaries, utopists, outcasts (experiences abroad, circulation of models, transnational movements of brotherhood…)

5) Insurgents and forces of law and order: profiles, operational modes, representations

6) Social and gender stakeholders (bosses, labourers, women, members of clubs, members of charitable organizations…)

7) Spiritual and cultural mediators (national and local prides, priests of all ranks, members of the Freemasonry, writers, publicists, engineers, agronomists…)

8) 1848 stakeholders after 1848 (experience, public image…)

 

A conclusive round table will enable participants to draw up the most common profiles of European stakeholders in the Revolutions of 1848 and will strive to answer the main question of  the colloquium.

 

One-page long summarized proposals should be sent to the following email address crhxixe@univ-paris1.fr before September 15, 2017. Communicating languages will be French and English.

 

Scientific committee

Eric Anceau (Paris-Sorbonne), Sylvie Aprile (Paris-Nanterre), Fabrice Bensimon (Paris-Sorbonne), Francesco Bonini (Rome Lumsa), Jacques-Olivier Boudon (Paris-Sorbonne), Philippe Boutry (Paris-Panthéon-Sorbonne), Matthieu Bréjon de Lavergnée (Paris-Sorbonne), Jean-Claude Caron (Blaise-Pascal Clermont-Ferrand), Delphine Diaz (Reims Champagne-Ardenne), Emmanuel Fureix (Paris-Est Créteil), Jean Garrigues (Orléans), Maurizio Gribaudi (EHESS), Louis Hincker (Valenciennes), Arnaud Houte (Paris-Sorbonne), Raymond Huard (Paul-Valéry Montpellier III), Dominique Kalifa (Paris-Panthéon-Sorbonne), Axel Korner (UCL), Jacqueline Lalouette (Paris 13), Jean-Noël Luc (Paris-Sorbonne), Peter Mc Phee (Melbourne), John Merriman (Yale), Silvia Marton (Bucarest), Sylvain Milbach (Savoie Mont-Blanc), Natalie Petiteau (Avignon), Vincent Robert (Paris-Panthéon-Sorbonne), Carlotta Sorba (Padoue), Jonathan Sperber (Missouri)

 

Organizational committee 

Eric Anceau (Paris-Sorbonne), Matthieu Bréjon de Lavergnée (Paris-Sorbonne), Pierre-Marie Delpu (Paris-Panthéon-Sorbonne), Delphine Diaz (Reims Champagne-Ardenne), Sébastien Hallade (Paris-Sorbonne), Louis Hincker (Blaise Pascal Clermont-Ferrand), Arnaud Houte (Paris-Sorbonne), Vincent Robert (Paris-Panthéon-Sorbonne)

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Appel à communication : Pluralisme religieux, sociétés plurielles : les religions dans l’espace public européen

Colloque international : 3-5 Octobre 2018 Nantes.

Pour l’historien Tony Judt, l’identité est un mot dangereux. Souvent basées sur des conceptions essentialistes et anhistoriques de la nation ou de la religion, les politiques identitaires remettent aujourd’hui en question les fondements pluralistes et multi-religieux des sociétés en Europe et au-delà. Ce colloque propose d’explorer ce en quoi la diversité religieuse et culturelle a toujours constitué un élément important des sociétés européennes. Nous nous pencherons sur la manière dont divers États ont accommodé la religion en général et des organisations religieuses en particulier, en prêtant une attention particulière aux questions d’identité de groupe et de liberté individuelle ainsi qu’à la distinction entre espaces privé et public et en interrogeant les termes et les logiques de proximité, d’échanges, de relations et d’emboitement entre les sociétés et les Etats dans cet espace en constante mutation. Il sera essentiel de toujours se demander de quelle Europe, de quels espaces publics et de quelles sociétés européennes on parle – l’Europe d’aujourd’hui, souvent identifiée de manière trop simpliste à un projet politique spécifique, l’Union européenne, et aux relations à ses espaces voisins méditerranéens et orientaux n’est pas la même que celle de 1914, encore moins celle du moyen âge ou du XVIe siècle.

Le paysage confessionnel de cet espace est à la fois systématiquement marqué par la diversité et constamment en évolution, en mouvement. Les religions changent continuellement. Dit d’une autre manière, les croyants et pratiquants adaptent continuellement leur pratiques et croyances religieuses aux réalités sociales et politiques changeantes. Par exemple, de nombreux chrétiens ou musulmans considèrent leur religion comme immuable : les appels au changement, les doctrines ou pratiques réformistes sont souvent présentés comme des efforts de « retour » à une pureté originelle perdue, un apogée supposée (l’âge des Apôtres, du Prophète et de ses compagnons, « l’Âge d’Or » de l’Église au XIIIe siècle…). Ce schéma a pour effet d’essentialiser la religion et peut mener au fondamentalisme ainsi qu’à un rejet doctrinaire de versions rivales de sa propre religion (Judaïsme Rabbinique/Karaïsme, Catholicisme/Protestantisme, Sunnisme/Chiisme) et des éléments séculiers de la modernité. Une telle essentialisation provenant d’une source extérieure à la tradition religieuse peut les conduire à la rejeter, à la considérer comme « obscurantiste » ou incompatible avec les valeurs séculières contemporaines. Et pourtant, les religions sont en perpétuel mouvement : les formes diverses de Judaïsme ou de Bouddhisme pratiquées aujourd’hui en Europe sont différentes de celles qu’on pouvait trouver il y a des siècles, ou de celles qu’on trouve encore aujourd’hui dans d’autres parties du monde.

Au cours de ce colloque, nous étudierons l’héritage religieux dans les sociétés européennes et dans leurs espaces d’influence, de contacts et d’échanges à travers cinq sessions académiques sur des thèmes clés en privilégiant des approches favorisant le dialogue entre les disciplines. Les communications pourront être proposées en français ou en anglais. En parallèle, nous organiserons une série d’ateliers en français pour les professionnels, les décideurs politiques et pour tous les publics intéressés par les défis et possibilités que pose la diversité dans la pratique religieuse et la foi aux sociétés du XXIe siècle.

Ateliers académiques :

Atelier 1 : Définir la religion
Qu’est-ce qu’une religion ? Comment les philosophes, théologiens, anthropologistes, juristes et autres ont-ils délimité les frontières du sacré et du profane ? Du religieux et du séculaire ? Dans quelle mesure ces définitions sont-elles spécifiques à une culture ? Quand et comment bascule-t-on d’une opposition polémique entre « religion » et « superstition » à une catégorie apparemment plus objective de « religions » au pluriel ? Les systèmes de croyances non-théocentrés (communisme, fascisme…) peuvent-ils être considérés comme des religions, dans la mesure où ils contiennent un certain nombre des aspects et éléments de systèmes religieux ?

Atelier 2 : Sécularisation, laïcité(s) et pluralisme dans les sociétés européennes
La sécularisation est un ensemble de processus sociétaux qui consiste, de la part des sujets, à mettre à distance des prescriptions ou conseils religieux. L’adoption d’un cadre laïque a, quant à elle, souvent été étudiée dans les termes d’une lutte binaire entre cultes (ou institutions religieuses) notamment l’Eglise catholique, et État. Au cours de cet atelier, nous prêterons attention à la manière dont une pluralité de religions détermine les attitudes étatiques envers la religion et la définition de droits religieux (que ce soit les rôles des juifs et des protestants dans la Première République en France, la place des dissidents protestants et des catholiques en Angleterre au XVIIe siècle ou le rôle de l’islam dans les sociétés où l’Etat est conçu comme proche de la neutralité au XXIe siècle). Verra-t-on une réaffirmation ou une redéfinition des cadres légaux liés à la sécularisation ? Ou bien une accommodation avec des spécificités religieuses dans un monde « post-séculier » ?

Atelier 3 : Politiques religieuses dans les empires coloniaux européens
Entre le XVIe et le XXe siècle, les nations européennes ont gouverné de larges empires coloniaux avec une grande diversité de religions. Au cours de cette session, nous examinerons les réactions des pouvoirs coloniaux à cette diversité religieuse ainsi que les politiques mises en place (de l’encouragement de missionnaires chrétiens ou musulmans à la régulation et au renforcement de barrières religieuses en passant par la manipulation d’élites religieuses locales voire même leur recrutement auprès des hiérarchies coloniales). Les populations colonisées ont utilisé les arguments et institutions religieux de différentes manières, pour naviguer entre les structures coloniales, pour réclamer des droits ou pour s’opposer au pouvoir colonial européen.

Atelier 4 : Pluralisme religieux dans le monde musulman
Cet atelier portera sur la manière dont les sociétés des pays majoritairement musulmans ont traité la pluralité religieuse des points de vues théologique, juridique ainsi que de la pratique. La catégorie légale de dhimmi a émergé dès les premiers siècles de l’Islam bien qu’en pratique ce statut différait d’une société à une autre. Depuis le XIXe siècle, les théologiens et juristes musulmans, confrontés aux catégories du droit non-confessionnel, ont développé des stratégies diverses pour définir la place du non-musulmans dans les sociétés sous autorité musulmane et du musulman dans les sociétés où la nature de l’Etat n’a pas été défini en relation avec le droit islamique.

Atelier 5 : Religion et mondialisations : sécularisation, commercialisation, réenchantement
Les progrès technologiques, de la communication ainsi que dans la capacité de mobilité des individus ont créé un marché global pour la religion. Cette session donnera l’occasion d’examiner les effets de ces changements sur les pratiques religieuses et l’insertion des religions dans les espaces publics en Europe, sur l’organisation et le rôle des institutions religieuses traditionnelles et sur d’autres qui émergent, mais également sur le dialogue inter-religieux dans les sociétés européennes.

Soumission des propositions :

Nous invitons les chercheurs de tous les champs académiques, y compris et en particulier les doctorants, à soumettre leur proposition de communication.

  1. Les propositions pour des communications de 30 minutes devront être envoyées avant le 1er septembre 2017 à l’adresse ipra@univ-nantes.fr. Les communications peuvent être rédigée en anglais ou en français. Elles doivent impérativement contenir :
    1. Un document au format .doc contenant
    2. Nom complet et affiliation
    3. Titre de la communication proposée (et indication de l’atelier dans lequel l’intervention est proposée)
    4. Un résumé de la communication (200-500 mots)
    5. Une liste de 5-10 mots-clés
  2. Un CV

Validation et confirmation :

Le comité d’organisation confirmera la réception des soumissions et se prononcera sur celles retenues et celles rejetées au plus tard le 31 octobre 2017. Les contributeurs retenus seront invités à confirmer leur participation.
Les frais des intervenants sur place (hébergement, repas) seront assurés par les organisateurs, ainsi que les frais de déplacements pour ceux dont l’université d’affiliation ne peut pas les prendre en charge.

Comité de Pilotage :

Dominique Avon, Université du Maine
Arnauld Leclerc, Université de Nantes
Michel Catala, Université de Nantes
John Tolan, Université de Nantes
Nicolas Stefanni, IPRA, Université de Nantes
Amanda Rio de Pedro, Alliance Europa, Université de Nantes

Comité scientifique :

D. Avon
A Leclerc
J. Tolan
Jean-Marc Ferry, Université de Nantes Christiane Gruber, University of Michigan
Tomoko Masuzawa, University of Michigan
Annick Peters Custot, Université de Nantes
Karine Durin, Université de Nantes
Céline Borello, Université du Maine
Vincent Vilmain, Université du Maine
Jean-Philippe Schreiber, Université Libre de Bruxelles Lionel Obadia, Université de Lyon II
Caroline Julliot, Université du Maine

Fichier à télécharger : Colloque Europe et religion
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Appel à contribution : Environnement et espace public européen : perceptions, acteurs, politiques

Dans le cadre d’un colloque du laboratoire d’excellence « Écrire une histoire nouvelle de l’Europe », du réseau franco-allemand « Saisir l’Europe » et de l’Institut historique allemand.

18-20 octobre 2017, Institut historique allemand, Paris

Date limite : 31 mars 2017

Le colloque fait partie d’un projet de recherche qui s’interroge, à travers les questions environnementales, sur l’émergence d’un espace public européen et son impact sur la définition d’une politique environnementale européenne à partir des années 1970. Il s’inscrit dans une démarche qui consiste à renouveler l’historiographie des relations internationales en Europe après 1945, en mettant la société civile comme point de départ d’une étude historique des processus décisionnels. Ce renouveau s’impose notamment en raison de l’émergence d’un espace de communication à l’échelle européenne à partir des années 1970, privilégiée en particulier par l’essor des nouveaux mouvements sociaux et des nouvelles technologies de communication. On peut en effet constater des convergences croissantes dans les débats qui ont lieu au sein de plusieurs espaces de communication en Europe, qu’ils soient nationaux, régionaux ou linguistiques. Et, bien que la construction européenne puisse favoriser de telles convergences, celles-ci ne se limitent point à l’Europe communautaire ou institutionnelle. Elle se trouve en revanche renforcée quand il s’agit d’un objet transnational, tel que les problèmes environnementaux, qui par leur nature transgressent toutes sortes de frontières, y compris celle du rideau de fer. L’idée d’une convergence croissante au sein de cet espace européen de communication admise, se pose la question des conditions et des délais dans lesquelles ces convergences contribuent à construire des objets d’une ou plusieurs politiques européennes.

Le colloque sera organisé autour de quatre grands thèmes :

1/ Les perceptions et la circulation des idées : Il s’agit de comprendre les spécificités d’une perception européenne de l’environnement, et notamment l’impact des catastrophes environnementales sur cette perception, ainsi que la circulation des idées à l’échelle européenne concernant la protection de l’environnement.

2/ Les acteurs sociaux : Il s’agit d’étudier l’activité des mouvements sociaux ayant intégré la dimension environnementale, et notamment des mouvements anti-nucléaires dans leur dimension transfrontalière, ainsi que l’activité des lobbies pour les questions environnementales à Bruxelles ou dans d’autres lieux de pouvoir en Europe.

3/ Le travail parlementaire : Il s’agit d’analyser l’activité des parlements en Europe, dont le Parlement européen, comme lieu de transmission entre l’espace public et le pouvoir exécutif. Une attention particulière sera prêtée aux activités des partis politiques.

4/ La politique environnementale européenne : Il s’agit de saisir de quelle manière cette convergence croissante détermine l’agenda des différents gouvernements nationaux en Europe ainsi que celui du pouvoir supranational de Bruxelles ainsi que l’interaction entre ces deux niveaux et le niveau international.

Dans un souci de cohérence de la réflexion commune, nous demandons aux intervenants de réfléchir aux questions suivantes à travers leurs exposés :

–      Selon quelles modalités, les problématiques environnementales s’inscrivent dans l’échelle européenne ?
–      Quelle articulation y-a-t-il entre les différentes échelles en Europe (locale, régionale, nationale et supranationale) ainsi que l’échelle internationale ou globale ?
–      À quels niveaux du processus peut-on constater des formes d’émergence d’Europe ?
–      Quelles sont les périodisations les plus adaptées ?
–      Quelle place faut-il accorder aux années 1970 ?
–      Quelle importance faut-il accorder aux dynamiques de plus longue durée (comprenant le XIXe siècle) ?

Les langues de travail seront le Français et l’Anglais. Merci de bien vouloir envoyer votre proposition (une page A4 environ) avec un bref C.V. dans un seul fichier PDF d’ici le 31 mars 2017 à nils-christian.wenkel@paris-sorbonne.fr . Une publication bilingue des résultats du colloque est prévue. Dans cette optique, les participants du colloque devront envoyer aux organisateurs un premier draft de leur contribution écrite (40.000 signes espaces compris) avant le 1er octobre 2017, accompagné d’un résumé dans l’autre langue (500 signes).

 

Comité scientifique du colloque :
Eric Bussière (Paris-Sorbonne/LabEx EHNE),
Anahita Grisoni (Saisir l’Europe)
Hélène Miard-Delacroix (Paris-Sorbonne/LabEx EHNE),
Christian Wenkel (Paris-Sorbonne/LabEx EHNE).

 

Pour plus d’informations sur le projet : https://www.dhi-paris.fr/fr/recherche/projekte-kurzzeit-ehemalige/les-grands-defis-internationaux-et-la-creation-dun-espace-public-en-europe-depuis-les-annees-1970.html .

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Appel à communications : « Les nouvelles frontières du soi et de la société dans le monde atlantique français à l’époque moderne »

Daniella KOSTROUN (Indiana University, Purdue University-Indianapolis, accueillie en résidence à l’IEA Nantes) et Yann LIGNEREUX, Professeur d’histoire moderne au CRHIA (Université de Nantes) lancent un appel à communications pour un colloque organisé les 18 et 19 mai 2017 sur le thème :

Les nouvelles frontières du soi et de la société dans le monde atlantique français à l’ époque moderne

Les systèmes politiques, sociaux et religieux de la France ont été, durant l’Ancien Régime, pensés et édifiés sur la base d’idéologies, classiques et traditionnelles, de hiérarchie et d’ordre comme elles se sont fondées sur un idéal de stabilité et de reproduction du semblable pour conjurer la diversité et la contingence de la succession. Comment ces systèmes ont-ils alors été affectés, perturbés et possiblement contestés par l’essor du mouvement des individus et du commerce à travers l’océan atlantique aux XVIe-XVIIe siècles ? Quels sont les effets, sur l’individu et la société dans laquelle il vit, de cette nouvelle « désorientation » des institutions, des familles et des représentations personnelles ? Quels degrés de différenciation sont-ils dès lors introduits à travers l’expérience d’une altérité qui serait peut-être moins celle rencontrée dans la découverte de l’ailleurs que celle qui se découvre précisément dans le cœur et l’âme d’un chacun ?

Télécharger l’appel à communications

Download the call for proposals

Les propositions de communication (350 mots environ) accompagnées d’une brève présentation biographique sont à adresser, en français ou en anglais, aux deux organisateurs du colloque pour le 20 décembre prochain :

Comité scientifique du colloque :

  • Virginie CHAILLOU-ATROUS (LabEx EHNE / Université de Nantes)
  • Antonio DE ALMEIDA MENDES (Université de Nantes / CRHIA / STARACO)
  • Daniella KOSTROUN (Indiana University, Purdue University-Indianapolis / IEA Nantes)
  • Françoise LE JEUNE (Université de Nantes / CRHIA)
  • Yann LIGNEREUX (Université de Nantes / CRHIA)
  • Annick PETERS-CUSTOT (Université de Nantes / CRHIA)
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Appel à communication : « Voila les américains ! » les États-Unis en France et en Europe, 1917-1920 : circulations et diffusion des idées et des savoirs

voila_les_americainsMichel Catala, Professeur d’histoire contemporaine au CRHIA (Université de Nantes) et coresponsable d’Alliance Europa, et Stanislas Jeannesson, Professeur d’histoire contemporaine au CRHIA (Université de Nantes), lancent un appel à communications pour le  colloque international :

« Voilà les Américains ! »

Les Etats-Unis en France et en Europe, 1917-1920 : circulations et diffusion des idées et des savoirs

Organisé du 22 au 24 juin 2017 à Saint-Nazaire.

Ce colloque, qui s’inscrit dans le cadre des manifestations scientifiques organisées à l’occasion du centenaire de la Première Guerre mondiale, entend revenir, en tentant d’ouvrir des perspectives nouvelles, sur cet événement déterminant, tant pour l’issue du conflit que pour l’histoire du XXe siècle, qu’est l’entrée en guerre des États-Unis en 1917. Délaissant volontairement les aspects purement militaires et diplomatiques – au sens traditionnel du terme -, qui ont déjà fait l’objet de nombreuses études, nous souhaitons orienter notre réflexion vers le domaine culturel, dans son acception la plus large, et nous interroger sur les effets de la présence américaine sur le vieux continent, durant les dernières phases de la guerre et les premières années de la paix…

Les propositions de communication sont à adresser à michel.catala@univ-nantes.fr et stanislas.jeannesson@univ-nantes.fr avant le 15 janvier 2017. Elles comporteront un bref résumé problématisé de l’intervention (moins d’une page) et un court CV. Elles seront examinées en janvier 2017 par le Comité scientifique et les organisateurs.

Les communications auront lieu en français ou en anglais.

Le colloque est organisé par le Centre de Recherches en Histoire Internationale et Atlantique (EA 1163 – Universités de Nantes et La Rochelle) et le LabEx EHNE (« Écrire une histoire nouvelle de l’Europe »), dans le cadre des commémorations du  Centenaire de la Première Guerre mondiale, avec le soutien de la Ville de Saint-Nazaire.

Comité scientifique :

  • Éric Bussière (Université Paris-Sorbonne)
  • Robert Frank (Université Paris 1-Panthéon –Sorbonne)
  • Hélène Harter (Université Rennes 2)
  • Peter Jackson (University of Glasgow)
  • William R. Keylor (Boston University)
  • Yves-Henri Nouailhat (Université de Nantes)
  • Stéphane Tison (Université du Maine)
  • Ludovic Tournès (Université de Genève)
Télécharger l’appel à communication : « voila les américains »
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Appel à communications : Les ports européens et les Antilles : quelles connexions ? (XVIIe siècle – début XVIIIe siècle)

AppelJEAntillesMarion TANGUY, docteure en histoire moderne et membre associée au CRHIA-Nantes, et Bernard MICHON, MCF en histoire moderne au CRHIA-Nantes, lancent un appel à communications pour une journée d’études organisée le 16 février 2017 avec le soutien de l’axe 4 du LabEx EHNE sur le thème :

Les ports européens et les Antilles : quelles connexions ?

(XVIIe siècle – début XVIIIe siècle)

Avant le XVIIIe siècle, âge d’or des plantations et de la traite des Noirs, les Antilles forment au XVIIe siècle un nouveau monde à coloniser et à exploiter. Au travers des prises de possessions et des conflits intra-européens, cette journée a pour objectif de montrer la participation des ports européens, de leurs marchands et de leurs flottes à cette aventure…

Cliquer ici pour télécharger l’appel à communications

Les propositions de communication seront à envoyer au plus tard pour la mi-octobre 2016. Elles comprendront un titre, un résumé de 2 à 3 000 signes, et seront accompagnées d’un bref CV (une page) précisant le laboratoire de rattachement.

Elles sont à adressées à : jeportseuropeens@gmail.com

Comité scientifique :

  • Marion TANGUY, docteure en histoire moderne, CRHIA (EA 1163), Université de Nantes
  • Bernard MICHON, MCF en histoire moderne, CRHIA (EA 1163), Université de Nantes
  • Éric ROULET, professeur d’histoire moderne, CRHAEL (HLLI – UR 4030I), Université du littoral Côte d’Opale
  • Philippe HRODEJ, MCF en histoire moderne, CERHIO (UMR 6258), Université de Bretagne-Sud.

Pour aller plus loin :

  • Centre de Recherches en Histoire Internationale et Atlantique (EA 1163 – Universités de Nantes et La Rochelle) : cliquer ici
  • Encyclopédie pour une Histoire Nouvelle de l’Europe : cliquer ici

Lieu : Université de Nantes
Partenaire : CRHIA (EA 1163 – Universités de Nantes et La Rochelle)
Contact : jeportseuropeens@gmail.com

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Appel à communications : Le pont aérien de Berlin. Un lieu de mémoire de la guerre froide

Colloque international

Berlin, 13 et 14 mars 2017

 

« Vous, peuples du monde, Vous peuples d’Amérique, d’Angleterre, de France, d’Italie ! Regardez cette ville, et voyez que cette ville et ce peuple ne peuvent ni ne doivent être abandonnés ! » Par ces paroles, vite devenues célèbres, le maire de Berlin Ernst Reuter s’était adressé le 9 septembre 1948 non seulement aux habitants de l’ancienne capitale du Reich, mais à l’opinion internationale, faisant de Berlin « l’avant-poste de la liberté » et le cœur de la guerre froide en cours de développement. Par-delà l’Allemagne, il pointait du doigt la menace que la guerre froide faisait peser sur « l’Occident » et il en appelait aux « peuples libres » pour répondre à ce défi en témoignant de leur profonde solidarité. Ce colloque se propose notamment d’interroger l’écho de ce discours : « Le monde entier » a-t-il vraiment porté le regard vers Berlin ? Partant de Berlin « ville du front », nous entendons élargir le champ d’observation à l’Allemagne de l’Ouest et à tous les pays voisins de Berlin-Ouest : il s’agit d’une part de saisir le pont aérien en tant que lieu de mémoire transnational de la guerre froide ; d’autre part, par le regard porté de l’extérieur, de tenter de répondre à la question de la centralité de Berlin dans le conflit Est-Ouest, que la presse et la recherche présupposent généralement comme acquise.

Berlin présente jusqu’à aujourd’hui un paysage mémoriel diversifié, marqué par la guerre froide dans ses traces matérielles et mentales. Le pont aérien y occupe une place importante avec notamment l’aéroport de Tempelhof, le mémorial du pont aérien et la station de métro « Place du pont aérien » (Platz der Luftbrücke). Pour la génération qui a vécu ces événements à Berlin-Ouest, ces « lieux de mémoire » – tels que les a définis Pierre Nora – restent jusqu’à présent des marqueurs identitaires et font partie de la mémoire collective. Si l’on considère ces lieux comme des « points de cristallisation durable de la mémoire et de l’identité collective, passant de générations en générations » (Etienne François et Hagen Schulze), la question suivante se pose : Dans quelle mesure les générations postérieures et tous ceux qui se sont installés à Berlin considèrent-ils toujours le pont aérien comme un élément de leur conscience collective berlinoise ? Pour la période antérieure à la chute du Mur, nous entendons aussi prendre en compte le sens de ce lieu de mémoire pour la population de Berlin-Est.

La mémoire culturelle est le résultat de processus politiques et sociétaux toujours en cours. Pour le « pont aérien » comme pour les autres lieux de mémoire, il faut repérer le moment où la construction de ce « lieu » a commencé, dans quels buts et par quels acteurs il a été forgé, comment il s’est développé depuis 1948/49 et quel sens il a encore près de 70 ans après les événements.

Les Lieux de mémoire ne se limitent pas seulement à des lieux géographiques et à des objets matériels. Des personnalités, des mythes, des rituels, des usages ou symboles entrent également dans cette catégorie. Ils prennent forme, acquièrent une dimension conceptuelle et cristallisent sens et mémoires à différentes échelles.

Sans exclure de son champ les questions politiques, économiques, militaires, technologiques et humanitaires posées par le blocus et le pont aérien ainsi que leurs conséquences pour la guerre froide et pour la division de Berlin et de l’Allemagne, ce colloque entend principalement, saisir la perception de cet événement central de la guerre froide. Aussi, il encourage à analyser différents médias (presse, actualités cinématographiques etc.), pour approcher les perceptions du pont aérien des quatre puissances d’occupation (Etats-Unis, Grande-Bretagne, France et Union soviétique), de l’Allemagne de l’Ouest et de la zone d’occupation soviétique devenue la RDA.

La mémoire du blocus et du pont aérien sera appréhendée par les cérémonies (organisation, déroulement, écho), les discours officiels (développement des narratifs), les commémorations avec leurs symboles (affiches, timbres, etc…), son ancrage dans la topographie de Berlin et au-delà de Berlin (mémoriaux, plaques commémoratives, noms de rues), ou encore sa muséification (mémoriaux, aéroport de Tempelhof, Musée des Alliés, mémorial de Fassberg etc.). Ainsi seront mises en évidence les principales caractéristiques historiques et sociales et la dimension symbolique à l’œuvre dans ce lieu de mémoire.

Enfin, nous examinerons aussi la manière dont le pont aérien a été saisi d’un point de vue culturel et artistique, par le film (fictions et documentaires), la photographie, la littérature (romans, romans policiers, BD etc.), la musique, la peinture, et aussi par d’autres médias, comme la radio, les jeux vidéo ou encore les manuels scolaires, ce qui nous permettra de mieux évaluer l’enracinement sociétal du lieu de mémoire « pont aérien ».

Le colloque s’inscrit résolument dans une approche interdisciplinaire, et ne s’adresse pas aux seuls historiens, mais aussi aux politistes, aux didacticiens, aux spécialistes de littérature, aux historiens d’art, musicologues spécialistes des médias… Cet appel à communications s’adresse tant aux jeunes chercheurs qu’aux collègues expérimentés travaillant dans le champ des sciences humaines et sociales. L’allemand et l’anglais seront les langues de communication et de travail. Les interventions ne dépasseront pas 20 minutes afin de laisser tout le temps nécessaire à la discussion. La structure précise de la manifestation dépendra des propositions reçues et acceptées. En répondant à cet appel, les candidats s’engagent expressément, si les organisateurs le leur demandent à l’issue du colloque, à rédiger une contribution en vue de la publication prévue pour le printemps 2018. Les frais de transports et d’hébergement seront pris en charge en fonction des financements en cours d’obtention.

 

Merci d’adresser jusqu’au 10 juillet 2016 votre proposition thématique (titre), un résumé de 2 500 signes de la communication prévue ainsi qu’un CV à Ulrich Pfeil (upfeil@orange.fr) et Corine Defrance (corine.defrance@wanadoo.fr).

Le conseil scientifique de ce colloque international décidera des propositions retenues. Ce conseil est composé de Corine Defrance, Bernd Greiner, Bettina Greiner, Bernd von Kostka et Ulrich Pfeil.

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Appel à communication : Colloque historique international : Pierre Renouvin, Jean-Baptiste Duroselle (1917-2017). La construction d’une discipline, l’histoire des relations internationales

Appel à communication

 

Co-organisateurs : L. Badel (professeur, Université Panthéon Sorbonne), R. Frank (professeur émérite, Université Panthéon Sorbonne), A. Marès (professeur, Université Panthéon Sorbonne), G.-H. Soutou (professeur émérite, Académie des sciences morales et politiques), M. Vaïsse (professeur émérite, Institut d’études politiques, Paris)

Inscrit dans le cadre des programmations du Labex EHNE, de la BDIC et de la Mission du Centenaire

 

Présentation:

La guerre de 1914-1918 a, on le sait, marqué la vie de Pierre Renouvin et Jean-Baptiste Duroselle. Cette empreinte a eu des conséquences sur leur vie personnelle, institutionnelle et scientifique. Le premier est âgé de vingt-quatre ans quand il est grièvement blessé au Chemin des Dames en 1917. Le second naît cette même année et sera « hanté » sa vie durant par le souvenir de la Grande Guerre des Français à laquelle il consacre son dernier livre en 1994. Une génération les sépare mais leurs noms sont accolés sur la couverture du livre Introduction à l’histoire des relations internationales paru en 1964. Il consacre une discipline qui, à l’instar d’autres sciences humaines et sociales, est née de l’effervescence intellectuelle qui a marqué la Première Guerre mondiale. Ni mausolée à la mémoire de deux historiens français, ni récit hagiographique d’une « école » historique française, le colloque aura pour objectif de replacer le parcours intellectuel et académique des deux historiens dans les débats intellectuels qui marquent la naissance d’une discipline : l’histoire des relations internationales. La construction méthodique de ce nouveau champ académique sera examinée avec précision, en particulier dans ses interactions avec les autres disciplines des sciences humaines et sociales.

Le parcours de P. Renouvin et J.-B. Duroselle ne peut être abstrait des conditions sociales et politiques d’exercice de leur métier. Loin d’être enfermés dans une tour d’ivoire, ils ont participé aux joutes intellectuelles qui ont marqué leur temps (cf. les attaques de Lucien Febvre ou de Marcel Merle). Très enracinés dans un terrain français et francophone, ils ont tissé des réseaux académiques et politiques transnationaux qui dépassaient la France et l’Europe. Historiens proprement engagés dans les débats du moment (la responsabilité de l’Allemagne dans le déclenchement de la Première Guerre mondiale ; la Guerre froide ; la construction de l’Europe), pratiquant une histoire immédiate, au cœur de luttes institutionnelles en France ou travaillant à les résoudre, ils doivent faire l’objet d’un examen qui commence par restituer contingence et relativité à leur itinéraire pour mieux en dégager la singularité. Ayant essentiellement consacré leurs recherches personnelles et leurs réflexions à l’Europe et à ses peuples, ils n’en ont pas, pour autant, négligé les autres continents, leur accordant néanmoins un intérêt très variable. Universitaires, professeurs avant toute chose, ils ont prodigué leur enseignement à des générations entières en France et à l’étranger qui en ont été durablement marquées.  Chercheurs, ils ont ouvert des pistes de recherche que leurs élèves ont approfondies. Membres de l’establishment intellectuel de leur temps, les deux hommes ont cumulé les responsabilités et les honneurs : leurs réseaux de nature politique seront mis au jour.

En un début de XXIe siècle marqué par l’épanouissement de l’histoire globale, le colloque sera le lieu d’un débat libre et précis sur les caractères, les objets, les sources et les approches spécifiques de l’histoire des relations internationales. Pour explorer ces thèmes, le colloque proposera une lecture comparée et transnationale de leurs itinéraires, combinant une approche thématique et biographique, en faisant appel principalement à des historiens français et étrangers et en accueillant les propositions émanant de spécialistes d’autres disciplines.

 

De nombreux thèmes d’intervention peuvent être envisagés parmi lesquels :

  • Les guerres du siècle et leur influence
    • sur la carrière académique
    • sur la carrière institutionnelle
    • sur les écrits publics et privés
    • les questions militaires et stratégiques
  • L’institutionnalisation des relations internationales, fruit de l’influence nouvelle des Etats-Unis ?
    • histoire diplomatique et histoire des relations internationales
    • réformes, disciplines et chaires nouvelles
    • le rôle direct des fondations américaines (Carnegie, Rockfeller, Ford) ; les collaborations suisses et italiennes  
    • Les Etats-Unis dans les écrits de P. Renouvin et J.-B. Duroselle
  • Sources, édition et travail d’équipe
    • Les sources
    • Les Documents diplomatiques français
    • La documentation comme moyen d’action (Commission des archives diplomatiques)
  • Traduction, diffusion et réception
  • La construction d’un champ académique : l’histoire des relations internationales
    • La construction d’une bibliothèque : la Bibliothèque de documentation internationale contemporaine
    • Les publications : la Revue d’histoire de la Guerre mondiale, L’Année politique, Relations internationales
    • La construction d’une chaire
    • Maîtres & disciples (le séminaire du mardi soir de JBD)
    • La naissance du CERI (Fondation nationale des Sciences politiques)
    • La consécration institutionnelle : des académiciens des Sciences morales et politiques
  • L’Europe et le monde vus par P. Renouvin et J.-B. Duroselle
    • L’ « Asie » de Pierre Renouvin
    • L’Europe vue par P. Renouvin et J.B. Duroselle
    • Les Etats-Unis de J.-B. Duroselle
  • L’action publique de deux universitaires français
    • Les combats académiques et institutionnels
    • Pierre Renouvin pendant la Seconde Guerre mondiale
    • Jean-Baptiste Duroselle pendant la Seconde Guerre mondiale
    • Les réseaux catholiques et démocrates-chrétiens de Jean-Baptiste Duroselle
    • Le Doyen Renouvin et la création de centres de recherche à la Sorbonne
    • L’université de Vincennes et  Jean-Baptiste Duroselle
    • L’action européiste de de Jean-Baptiste Duroselle
    • Mai 1968

 

Ces thèmes ne sont pas limitatifs et toute proposition sera étudiée avec attention.

 

Langues du colloque : anglais et français

Quelle que soit la langue utilisée, toutes les propositions seront étudiées.

 

Date-limite d’envoi des propositions : le 1er juin 2016

Les propositions de communication (500 mots maximum et un bref curriculum vitae) doivent être envoyées à Andrea Martignoni : martignoni.andrea@yahoo.fr

 

Dates et lieu du colloque : Paris –  8-10 juin 2017

 

Comité scientifique du colloque

Laurence Badel (professeur, Université Panthéon Sorbonne), Andrew Barros (professeur, Université du Québec à Montréal), Eric Bussière (directeur, UMR Sorbonne-IRICE), Antoine Fleury (professeur émérite, Université de Genève), Robert Frank (professeur émérite, Université Panthéon Sorbonne), John Keiger (professeur, Université de Cambridge), Peter Jackson (professeur, Université de Glasgow), Thomas Maissen (directeur, Institut historique allemand, Paris), Antoine Marès (professeur, Université Panthéon Sorbonne), Antoine Prost (président, conseil scientifique de la Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, Paris), Matthias Schulz (professeur, Université de Genève), Georges-Henri Soutou (professeur émérite, Académie des sciences morales et politiques, Paris), Arnold Suppan (professeur, Österreichische Akademie der Wissenschaften, Vienne), Valérie Tesnière (directrice, Bibliothèque de documentation internationale contemporaine), Maurice Vaïsse (professeur émérite, Institut d’études politiques, Paris), Antonio Varsori (professeur, Université de Padoue), Andreas Wirsching (directeur, Institut für Zeitgeschichte, Munich)

 

 

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Appel à communication : Journée d’étude : Veuvages issus de conflits armés en Europe (XIXe-XXIe siècles) : Quelles spécificités ? Quelles différences ?

Appel à communication

Cette journée d’étude est la troisième et dernière d’un cycle de trois journées d’études sur les Veuves, veufs et veuvages en Europe à l’époque contemporaine. (Pour avoir davantage de précisions sur le projet général: http://www.labex-ehne.fr/2014/04/22/journees-detude-appel-a-communication-veuves-veufs-et-veuvages-en-europe-a-lepoque-contemporaine-19e-21e-siecles/).

Cette troisième journée d’études vise à s’interroger sur le veuvage provoqué par des situations de conflits armés, qu’il s’agisse des guerres mondiales entre états, mais aussi de guerres civiles, d’indépendance, de même que d’autres formes de conflits (luttes armées, terrorisme…). La définition du veuvage est la même que celle retenue pour les autres journées, à savoir une définition large, non strictement juridique, qui inclut l’ensemble des conjoints survivants, que leur relation avec le/la défunt.e ait été, ou non, officialisée préalablement par le mariage.

Le questionnement ici est double. Il porte, d’une part, sur les spécificités de ces veuvages. Le fait qu’un décès ou une disparition survienne dans les circonstances atypiques d’un conflit armé influe-t-il sur le veuvage du conjoint survivant ? Dans quelle mesure ce veuvage se distingue-t-il de celui des femmes et des hommes qui sont devenu.e.s veuves et veufs dans un contexte plus ordinaire ? Dans quelle mesure, également, le deuil des conjoints survivants se distingue-t-il de celui des autres membres de la famille (notamment orphelins et ascendants du défunt) ? Le questionnement porte, d’autre part, sur les différences qui existent entre ces veuvages. Quelles différences peut-on observer selon les conflits armés (certains conflits étant mondiaux, d’autres coloniaux ou de décolonisations, d’autres civils), selon les territoires et nations européennes, selon les camps et belligérants impliqués, selon les sexes aussi… car, si le veuvage de guerre a longtemps été une réalité fortement sexuée, il devient, à mesure que les conflits armés génèrent de plus en plus de victimes civiles, une expérience mixte, pouvant toucher aussi bien les hommes que les femmes. Pour autant, ces expériences sont-elles assimilables ? Quelles différences persistent entre les droits des unes et des autres, entre leurs pratiques de deuil, et quels sont les attendus sociaux et politiques auxquels ils et elles sont soumis.e.s ?

Les propositions de communication pourront s’articuler autour des différents axes thématiques suivants:

→ Législations et institutions :

– Quelles sont les législations élaborées et les institutions mises en place pour aider les conjoints des tués ou disparus d’un conflit armé ?…

– Dans quel contexte ces législations et ces institutions ont-elles émergées et évoluées ? Quelles en sont les origines ? Se sont-elles inspirées de législations antérieures relatives à d’autres veuvages atypiques (par exemple les lois sur les accidents du travail pour la France) ? Observe-t-on des similitudes entre pays européens ? Les législations nationales se sont-elles mutuellement influencées ? Veuves et veufs se sont-elles/ils impliqué.e.s dans l’élaboration et l’évolution de leur prise en charge ? Peut-on parler d’instrumentalisation politique de ces victimes ?…

– Quelles évolutions et postérité connaissent ces législations et ces institutions ?   S’achemine-t-on vers un droit communautaire destiné aux victimes de guerre en Europe ? Le droit des victimes de conflits armés prend-il en compte l’évolution des pratiques conjugales qui se départissent de plus en plus du mariage ? Compagnes et compagnons sont-elles/ils pris en considération ? La dimension genrée de ces législations (souvent davantage pensées pour des femmes) s’estompe-t-elle avec le temps et selon les conflits ? …

→ Démographie et pratiques familiales :

– Dans quelle mesure l’évolution des formes des conflits armés remet-elle en cause la dimension majoritairement féminine du veuvage ? Existent-ils des veufs de guerre ? Qui sont-ils ? Le profil démographique des veuves (âge et maternité notamment) évolue-t-il dans le temps, selon les pays et selon les conflits ?…

– Les pratiques familiales des veuves et veufs de guerre, en matière, entre autres, de succession, de remariage ou de parentalité, se distinguent-elles de celles des veuves et veufs “ordinaires”, notamment par la prise en charge de leurs enfants, reconnus – ou non – comme “orphelins de guerre” ? Cette entremise d’institutions extérieures à la famille modifie-elle les relations intrafamiliales et le pouvoir des conjoints survivants sur la gestion du patrimoine familial ou sur leurs choix éducatifs ?…

→ Rituels funéraires et expériences de deuil :

– Les décès survenus dans un contexte de mort de masse et violente provoquent-ils des deuils spécifiques ? Ces deuils varient-ils d’un conflit à l’autre, selon l’intensité, la forme de même que l’issue (victoire ou défaite) de ces mêmes conflits ?…

– Les rituels funéraires en contexte de guerre ou issus de conflits armés sont-ils communs d’un pays belligérant à l’autre ? Par exemple, perçoit-on des points communs dans les pratiques de deuil de disparus ? Peut-on parler de rituels funéraires spécifiquement européens comparativement aux pratiques en oeuvre sur les autres continents ? Par quelles nouvelles pratiques funéraires, les rituels traditionnels tombés en désuétude suite à la Seconde Guerre mondiale (port du deuil notamment) ont-ils été remplacés ? Observe-t-on des différences sexuées dans les usages sociaux du deuil ?…

– Les rituels funéraires tendent à homogénéiser des expériences intimes du deuil qui sont aussi nombreuses qu’il y a d’individus. Pour autant, dans quelle mesure peut-on saisir des analogies dans les expériences de deuils des veuves et veufs de victimes de conflits armés ? Y-a-t-il toujours superposition du deuil national et du deuil individuel ? De quelle manière le traitement médiatique particulier dont les défunt.e.s sont souvent l’objet influe-t-il sur l’évolution psychologique des endeuillé.e.s ? En quoi leur expérience intime, en tant que conjoint survivant, se différencie de celui des autres membres de la famille (en raison de leur lien de parenté ou de leur âge) ?  Quelles sources peut-on mobiliser pour retracer ces processus intimes de deuil ? Une histoire des pratiques des psychiatres et psychologues envers les veuves et veufs de conflit armé est-elle possible ? Dans quelle mesure les concepts forgés par ces derniers sont-ils mobilisables par les chercheurs en sciences humaines et sociales…

Le comité scientifique portera une attention toute particulière aux propositions de communications portant sur d’autres pays que la France ou envisageant une analyse comparée. Des approches genrées sont également attendues.

Les communications pourront être formulées en français ou en anglais.

Une publication des actes des trois journées d’étude est prévue.

Comité scientifique :

  • Peggy Bette (CERHIO, université Rennes 2)
  • Christel Chaineaud (CAHD, université Bordeaux)
  • Martine Cocaud (CERHIO, université Rennes 2)
  • Magali Della Sudda (centre Emile Durkheim, Sciences Po-Bordeaux)
  • Françoise Leborgne-Uguen (université de Bretagne occidentale-Brest)
  • Yannick Marec (GRHIS, université Rouen)
  • Simone Pennec (université de Bretagne occidentale-Brest)
  • Paulette Robic (IEMN-IAE, université Nantes)
  • Bruno Valat (centre universitaire Jean-François Champollion-FRAMESPA- université Toulouse 2)
  • David G. Troyansky (Brooklyn College et le Graduate Center, City University of New York )
  • Olivier Vernier (ERMES, université Nice-Sophia Antipolis)
  • Clémentine Vidal-Naquet (post-doctorante, secrétaire générale du Labex EHNE)
  • Fabrice Virgili (CNRS-IRICE, LabEx EHNE)

Comité d’organisation :

Peggy Bette (CERHIO, Rennes 2)

Christel Chaineaud (CAHD, Bordeaux)

Date et lieu de la journée :

Lundi 7 novembre 2016, à Paris (Musée de l’armée, Hôtel national des Invalides)

Modalités de soumission des propositions de communication :

Les propositions de communication devront contenir les informations suivantes :

  • Nom, prénom
  • université ou laboratoire de rattachement
  • fonction
  • Titre envisagé de la communication
  • Texte de 2 à 3 000 signes en français ou en anglais précisant le contenu, la méthodologie et les sources

La date limite de soumission des propositions de communication pour la troisième journée est le 29 mai 2016. Le comité scientifique répondra dans un délai d’un mois.

Les propositions de communication sont à adresser à veuvages.europe@gmail.com

L’organisation du colloque prend en charge l’hébergement des intervenant.e.s (pour une nuitée), ainsi que le déjeuner du lundi 7 novembre. Le remboursement de leurs frais de transport sera au moins partiel.

Pour toute information complémentaire : veuvages.europe@gmail.com

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