CR de la table ronde : Du « I want my money back au Brexit », l’évolution des relations entre l’Europe et la Grande-Bretagne

Table ronde organisée par le Labex EHNE faisant intervenir , Éric. Bussière, Laurent Warlouzet , Audrey Vedel-Bonnery et Christian Wenkel autour de Sir Jonathan Faull, directeur général à la Commission européenne en charge des questions relatives au Brexit en 2015 et 2016.

On trouvera un compte rendu de cette table ronde sur le site des clionautes : De Thatcher au Brexit. L’évolution des relations entre l’Europe et le Royaume Uni.

Facebooktwittergoogle_pluspinterestlinkedintumblrmail

Appel à contribution : Le Patrimoine Culturel de l’Europe @ 2018. Réexaminer un concept – redéfinir ses enjeux

(Paris, 4-5 Juin 2018, Institut national d’histoire de l’art)
Colloque international organisé par LabEx « Écrire une Histoire Nouvelle de l’Europe », Université Paris-Sorbonne

Concept : Michael Falser, professeur invité à l’université Paris-Sorbonne (2018) avec Dany Sandron, professeur à l’université Paris-Sorbonne

APPEL A COMMUNICATION
Date limite : 10 novembre 2017

Le concept de patrimoine culturel actuellement accepté à l’échelle mondiale est souvent compris comme un produit de la modernité européenne et du dix-neuvième siècle, qui virent l’émergence d’États-nations avec leur fixation territoriale et la construction d’identités collectives. À la jonction de disciplines telles que l’histoire (de l’art), l’archéologie et l’architecture, des biens culturels et monuments furent identifiés, puis graduellement intégrés à des systèmes de protection de plus en plus institutionnalisés. Jusqu’au milieu du vingtième siècle, dans le contexte colonial, cette conception spécifique du patrimoine culturel fut exportée  vers des contextes non européens, ensuite internationalisée dans la décennie ayant suivi la Seconde Guerre mondiale et, finalement, prise pour universelle.

Les points de vue postcoloniaux, postmodernes et pluriethniques ont légitimement remis en cause les prérogatives présupposées d’une culture dominante (Leitkultur) européenne. Ce n’est qu’assez récemment que les études critiques sur le patrimoine se sont attaquées aux implications contradictoires qu’a eues l’application de standards de plus en plus universels définissant ce qu’est le patrimoine culturel à des contextes très locaux, non européens et prétendument « traditionnels ». Cependant, un point de vue plus équilibré est nécessaire afin de réduire l’écart entre des conceptions « occidentales » et « non occidentales » que les études universitaires ont souvent tendance à essentialiser, dans le but de réactualiser les fondements conceptuels des notions de « patrimoine culturel » de l’Europe et en Europe.

L’Année Européenne du Patrimoine Culturel 2018 : une campagne fondée sur des présupposés non remis en question?

C’est au pire de la crise d’identité européenne, marquée par le fiasco financier d’États-nations entiers, des affrontements armés et le renforcement des frontières en périphérie du continent devant l’afflux de réfugiés en provenance du Proche-Orient et du Global South, que le Conseil de l’Europe et les représentants du Parlement européen ont conclu un accord provisoire pour faire de 2018 l’Année Européenne du Patrimoine Culturel. Avec ses slogans affirmatifs tels que « Nous, Européens » et « notre patrimoine européen commun », cette campagne se propose de « sensibiliser à l’histoire et aux valeurs européennes et de renforcer un sentiment d’identité européenne » (communiqué de presse du Conseil de l’Europe du 9 février 2017). Cependant, cette campagne culturelle et politique risque de rater une occasion unique de réexaminer de façon critique la façon dont on peut conceptualiser la dimension « européenne » du patrimoine culturel dans notre monde interconnecté, car elle repose sur deux présupposés n’ayant fait l’objet d’aucun examen : la validité du statut territorial de l’Europe en tant qu’elle représente l’addition des frontières interconnectées de ses états membres et l’existence présumée d’une identité exprimée sous la forme d’un « nous » dans l’Union européenne.

Le « patrimoine culturel européen » en 2018 : vers une approche globale et transculturelle

Le tournant vers le « global » et le « transculturel » dans les disciplines de l’histoire de l’art et de l’architecture et dans les études du patrimoine culturel nous aide à remettre en question la supposée fixité territoriale, esthétique et artistique de l’entité appelée « Europe », et plus spécifiquement les taxonomies, valeurs et modes d’explication qui ont été intégrés au cœur du concept de patrimoine culturel « européen » et pris comme universels.

En prenant en compte les récents processus d’accélération des échanges et de la circulation à l’échelle mondiale des biens, personnes et idées, ce colloque entend reconstituer ce que pourrait être l’« européen », ce concept traditionnel de l’analyse, en situant l’européen et le non européen dans une relation réciproque afin de dégager un cadre conceptuel plus ouvert et non hiérarchique. En mettant l’accent sur les biens culturels (artefacts), le patrimoine construit (des architectures individuelles, ensembles et sites aux villes entières et paysages culturels, etc.) et les formes de patrimonialisation dont ils font l’objet (des archives, musées et collections aux « réserves » culturelles), les contributions proposées dans le cadre de ce colloque aborderont les diverses formes que le « culturel » peut prendre dans le patrimoine : aux niveaux « social » (acteurs, parties prenantes, institutions, etc.), « intellectuel » (concepts, vocabulaire, théories, normes, catégories) ou encore, bien évidemment, au niveau « physique », avec ses stratégies manipulatoires (transferts et traductions, réutilisations et imitations, reproductions et substitutions, etc.).

Regroupées autour de quatre panels de deux jours, les contributions devraient remettre en question le concept de patrimoine culturel ainsi que les dimensions et connotations soi-disant « européennes » des artefacts et monuments en déstabilisant au moins l’une des quatre dimensions essentielles de ce concept :

 

  • Lieu et espace – des sites stables aux zones de contact multisites et transfrontières ou aux third spaces.
  • Substance et matérialité de ce qu’un artefact ou un monument répertorié à de monumental, d’homogène et d’unique à ce qu’il a d’éphémère, de multiple, de visuel, de numérique et de mémoriel.
  • Temps et temporalitédes objets de permanence et de stabilité au temporaire, à l’éphémère, au fugitif et au processuel.
  • Identitédu collectif et de l’unanime au contesté, pluriel/partiel, fragmentaire et à l’ambivalent.

 

 

Réseau institutionnel et cadre scientifique, dates et échéances

Ce colloque international, tenu en français et en anglais, se déroulera du 4 au 5 Juin à l’Institut national d’histoire de l’art (INHA), dans le cadre du programme du laboratoire d’excellence (LabEx) « Écrire une Histoire Nouvelle de l’Europe » (EHNE) de l’université Paris-Sorbonne. L’un de ses sept axes thématiques, « Traditions nationales, circulations et identités dans l’art européen », servira de cadre à la manifestation. Avec l’accent particulier mis sur la géographie, l’historiographie et le patrimoine culturel, le colloque offre l’opportunité aux historiens de l’art, suivant la problématique fondamentale du LabEx, de proposer à la fois des éléments d’explication et des réponses à la crise que traverse actuellement l’Europe. Le Centre André Chastel (laboratoire de recherche en histoire de l’art sous la tutelle du Centre national de la recherche scientifique/CNRS, de l’université de la Sorbonne et du ministère de la Culture) est coresponsable du colloque. Enfin, celle-ci est intégrée à l’Observatoire des patrimoines (OPUS) des universités de la Sorbonne.

Ce colloque a été conçu par Michael Falser, professeur invité à l’université Paris-Sorbonne enseignant l’histoire de l’architecture et les études du patrimoine culturel, en collaboration avec Dany Sandron, professeur d’histoire de l’art à l’université Paris-Sorbonne, responsable de l’axe 7 du LabEx EHNE, Centre André Chastel.

Les propositions, qui doivent impérativement être transmises avant le 10 novembre 2017, devront indiquer le nom de l’intervenant ainsi que son affiliation, et préciser le titre de la contribution et une présentation, longue de deux-cents mots maximum. Les candidats recevront un avis le 30 novembre 2017.

Envoyer vos propositions à l’adresse mail suivante : patrimoine.europe2018@gmail.com

Contact Info :

Michael Falserprofesseur invité à l’université Paris-Sorbonne, chercheur associé Cluster of Excellence « Asia and Europe in a Global Context », Heidelberg University, Germany
Email : falser@asia-europe.uni-heidelberg.de
Homepage : http://www.asia-europe.uni-heidelberg.de/en/people/academic-staff/details/persdetail/falser.html

Elinor Myara Kelif, Chargée de recherche et de coordination, LabEx EHNE axe 7, Centre André Chastel, CNRS (www.labex-ehne.fr)
Email : elinor.kelif@paris-sorbonne.fr

 

Appel à télécharger : Colloque Patrimoine culturel de l’Europe
Facebooktwittergoogle_pluspinterestlinkedintumblrmail

Succès pour la table ronde « Inventer l’Europe. Technologies et constructions européennes depuis le XIXe siècle »

Intitulée « Inventer l’Europe. Technologies et constructions européennes depuis le XIXe siècle », cette table ronde, qui s’est tenue à Blois lors des 20Rendez-vous de l’Histoire, a rassemblé un large public venu prendre connaissance des synthèses issues des travaux du réseau international « Tensions of Europe. Technology and the Making of Europe since the 1850s » (www.tensionsofeurope.eu). 
A été en particulier présenté le site web inventingeurope.eu, qui comporte un volet pédagogique, et la collection Making Europe (http://www.makingeurope.eu/www/bookseries). Il a par ailleurs été question des notices de l’Encyclopédie EHNE (http://ehne.fr/theme/civilisation-materiellequi abordent l’histoire de l’Europe comme celle d’une civilisation matérielle.

 

Facebooktwittergoogle_pluspinterestlinkedintumblrmail

Appel à communication : Colloque international : La Conférence de la Paix de Paris de 1919. Les défis d’un nouvel ordre mondial

Colloque international, Paris, 5-8 juin 2019

sous l’égide de l’Institut historique allemand (IHA), du LABEX EHNE, de la Commission d’histoire des relations internationales

La Conférence de la Paix qui s’est tenue à Paris au lendemain de la Grande Guerre est l’un des événements les plus importants mais aussi les plus controversés de l’histoire contemporaine. Les interprétations divergent encore quant à sa portée : pour les uns, elle a jeté les bases d’une paix durable, compromise dans les années 1930 par une concertation internationale défaillante ; pour les autres, elle a été la matrice du second conflit mondial.

Un important colloque international se tiendra à Paris en juin 2019 à l’occasion du centenaire de la Conférence de la Paix de 1919. La perspective d’analyse, globale, entend reconsidérer l’histoire de la Conférence de la Paix à la lumière des diverses conceptions de l’ordre mondial élaborées au lendemain de la Grande Guerre.

Un éventail remarquablement large d’acteurs présents à Paris – dirigeants politiques, soldats et diplomates, militants nationalistes issus des colonies, syndicalistes, économistes, associations féministes et simples citoyens – a produit un large éventail de propositions, parfois divergentes, parfois convergentes, pour un futur ordre international, voire mondial. Bon nombre de ces acteurs ont contesté la suprématie traditionnelle des intérêts nationaux en matière de sécurité et ont milité, au nom de la construction d’une paix durable, pour de nouvelles normes et de nouvelles institutions. La question de savoir dans quelle mesure les traités et leur mise en œuvre ultérieure représentaient un ordre cohérent reste à débattre.

Nous concevons en premier lieu l’ « ordre » comme le développement et l’articulation d’idées, d’institutions et de pratiques visant à promouvoir une paix durable, aptes à assurer la sécurité, la reconstruction économique et la justice sociale à un niveau supérieur à celui des États. Cette vision de l’ordre mondial se pose généralement en opposition à la défense des intérêts nationaux, bien que ces deux niveaux de conception des relations internationales ne soient pas forcément antagonistes. Nous concevons également l’ « ordre » comme un concept analytique à part entière, à l’instar de Paul Schroeder, qui a exhorté les historiens à identifier les règles, hypothèses et conceptions communes de l’ordre mondial et la façon dont les décisions politiques reflètent un cadre normatif.

Examiner les préoccupations des artisans de la paix sous l’angle de l’ordre mondial permet de s’affranchir des questions et débats qui ont dominé l’historiographie de la Conférence de la Paix depuis un siècle, et ouvre la voie à de nouveaux questionnements. Nous sollicitons à cet égard des contributions autour des questions suivantes :

1) Quelles ont été les différentes conceptions de l’ordre politique, économique et social défendues à la Conférence de Paris ? Comment ces conceptions, par exemple celle fondée sur l’autodétermination des peuples et celle fondée sur la primauté du droit, sont-elles entrées en relation ? Comment des conceptions plus générales de l’ordre international, comme l’internationalisme libéral ou socialiste, se sont-elles accommodées d’idées plus étroitement ciblées, comme le libre-échange ou les droits des travailleurs ? Comment a été pensé le rapport entre les intérêts nationaux et l’ordre mondial ? Quel rôle la politique de puissance des grands États a-t-elle joué dans cette dynamique ? Les absents à la Conférence de Paris – notamment les Allemands et les bolcheviques russes – ont-ils pu influencer le débat sur l’émergence d’un nouvel ordre international ?

2) Quelles sont les origines des différentes conceptions de l’ordre mondial ? Pourquoi ces idées ont-elles connu une telle résonnance pendant et après la guerre ? Qui les a produites et pourquoi ? Quel était, en particulier, le rôle des ONG et des simples citoyens ? Une approche fondée sur différentes « générations » d’acteurs internationaux peut-elle éclairer ce problème de manière nouvelle ? Dans quelle mesure un ordre donné est-il une réaction à la politique internationale menée avant et pendant la guerre ? Au contraire, peut-on y relever une continuité d’idées antérieure au conflit ? Quelle est l’articulation entre les buts de guerre des nations belligérantes et les conceptions de l’ordre d’après-guerre ?

3) Dans quelle mesure des visions contradictoires de l’ordre international ont-elles façonné les traités de paix ? L’organisation et les travaux de la Conférence ont-ils reflété des tensions entre les niveaux national, régional et mondial ? Quelle place occupent les ordres régionaux dans l’élaboration de conceptions plus générales d’un nouvel ordre mondial ? Dans quelle mesure les discours sur les nouveaux ordres régionaux reflétaient-ils des changements fondamentaux dans la conceptualisation de la politique mondiale, ou, au contraire, constituaient-ils les nouveaux avatars de formes d’organisation plus traditionnelles comme l’empire ou la sphère d’influence ?

4) Comment les traités de paix ont-ils été présentés aux opinions publiques nationales et internationales ? Comment les débats profonds sur la politique internationale, qui ont eu lieu avant et pendant la Conférence de la Paix, ont-ils agi sur les négociations ultérieures concernant la mise en œuvre et à la révision des traités ? Les conceptions de l’ordre international qui ont prévalu à Paris étaient-elles systématiquement subordonnées aux enjeux de sécurité nationale ? Dans quelle mesure peut-on soutenir que la Conférence de Paris, au lieu de favoriser l’ordre, a au contraire contribué au désordre de la politique européenne qui a finalement conduit à la Seconde Guerre mondiale ?

5) Quelle a été la portée de la Conférence de la Paix sur la conception d’un ordre mondial fondé sur le genre, la classe et la race ? Comment les femmes, les travailleurs et les peuples sous domination coloniale ont-ils réagi face à ce qui se négociait à Paris ? Les décisions de 1919 ont-elles favorisé l’émergence de voix nouvelles dans les affaires internationales ? Autrement dit, qui a été entendu à Paris en 1919 ? Quelles voix sont restées silencieuses ou lesquelles ont été réduites au silence ?

6) Quels types de pratiques politiques et diplomatiques ces diverses conceptions de l’ordre international impliquaientelles ? Dans quelle mesure ces pratiques ont-elles façonné le cours des relations internationales après 1919 ? Comment la Conférence a-t-elle contribué à la formation pratique et intellectuelle des futures générations de dirigeants politiques et de diplomates (comme Jean Monnet ou John Foster Dulles) ?

Propositions de communication
Les organisateurs souhaitent que les travaux de ce colloque offrent une perspective globale sur la Conférence de la Paix de 1919. Nous sommes donc particulièrement intéressés à recevoir des propositions qui abordent les enjeux évoqués dans une optique non occidentale. Les organisateurs prévoient de ne pouvoir accorder qu’un soutien financier limité aux participants dont la contribution aura été sélectionnée.

Les travaux du colloque se tiendront en français et en anglais.
Toutes les propositions seront toutefois examinées avec soin par le comité scientifique quelle que soit la langue.

La date limite pour l’envoi des propositions est fixée au 1er juin 2018
Les propositions (un résumé en anglais ou en français de 500 mots maximum), accompagnées d’un court curriculum vitae, doivent être adressées à :
Axel Dröber (ADroeber@dhi-paris.fr).

Appel à télécharger : CfP Conférence de la Paix FR
Facebooktwittergoogle_pluspinterestlinkedintumblrmail

Chaire d’excellence : Beatrice Heuser (axe 5)

Beatrice Heuser – qui restera trois mois parmi nous à compter du 1er octobre – est
professeur à l’Université de Glasgow. Ses travaux s’inscrivent dans le champ des strategic studies et interrogent l’évolution de la guerre. Ils portent plus particulièrement sur la stratégie nucléaire, la théorie stratégique, la culture stratégique, les relations transatlantiques et les politiques étrangères et de défense de la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne et l’Ouest plus généralement.
Son dernier livre s’intitule Strategy before Clausewitz: Linking Warfare and Statecraft (Abingdon: Routledge, 2017). Elle prépare un livre sur les idées sur la guerre (« What is War? ») et organise pour le LabEx un colloque sur les mythes (et leur dimension politique) concernant les batailles célèbres, colloque devant déboucher sur un ouvrage collectif.
Son bureau est à l’IHA et elle participera aux activités de l’axe. Vous pouvez la solliciter pour la faire intervenir dans vos séminaires ou tout simplement pour la rencontrer. Elle peut être contactée à l’adresse beatrice.heuser@glasgow.ac.uk.
Facebooktwittergoogle_pluspinterestlinkedintumblrmail

Séminaire Histoire des Sciences, Histoire de l’Innovation : circulations, communications et civilisations matérielles en Europe (XVIIIe – XXIe s.)

Ce séminaire propose une réflexion approfondie sur l’histoire de la circulation des sciences et des innovations en Europe, ainsi que sur l’histoire des civilisations matérielles que cette circulation transforme. Il est adossé aux activités de l’équipe d’Histoire des Sciences de l’Université Pierre et Marie Curie et de l’axe 1 de recherche « L’Europe comme civilisation matérielle : flux, transitions, crises » du LabEx « Écrire une histoire nouvelle de l’Europe ». Chacune des séances est construite autour de l’intervention d’un chercheur. Si la période susceptible d’être couverte dans les interventions va de la fin du 18e siècle à aujourd’hui, l’accent sera mis sur la période la plus récente.

L’un des objectifs du séminaire est de réunir et faire interagir des publics provenant d’horizons différents (étudiants de niveau master 2 en histoire, doctorants et chercheurs débutants en histoire des sciences, et doctorants des disciplines scientifiques de l’UPMC). Afin de faciliter la compréhension des interventions, qui seront de niveau recherche, les séances seront brièvement introduites par les organisateurs. Une séance de discussion suivra les interventions.

Responsables :
Pr David Aubin, Université Pierre et Marie Curie (IMJ-PRG / ASHiC), david.aubin@upmc.fr
Pr Pascal Griset, Université Paris-Sorbonne (SIRICE-CRHI / ISCC), pascal.griset@cnrs.fr

Comité de programme :
Alain Beltran (CNRS, SIRICE), Yves Bouvier (Université Paris-Sorbonne, SIRICE-CRHI), Mathieu Flonneau (Université Panthéon-Sorbonne, SIRICE-CRHI, Association P2M), Léonard Laborie (CNRS, SIRICE-CRHI)

Organisation :
Cécile Welker labexehne1@gmail.com

 

Les séances ont lieu le jeudi de 17h00 à 19h00,

à l’Institut des sciences de la communication (ISCC)

20 rue Berbier-du-Mets, Paris 13°, M° Gobelins (salle de conférences, rez-de-chaussée).

Programme des séances :

5 octobre
Frédéric Soulu (Université de Nantes, Centre François Viète)

12 octobre
Pierre Musso (IEA Nantes),
La religion industrielle 

19 octobre
Charlotte Bigg (Centre Alexandre, EHESS-CNRS-MNHN),
Comment et pourquoi photographier la lune ? flous, cartes et portraits lunaires au XIXe siècle 

9 novembre
Benoît Doessant (Total Marketing Services),
Le transport maritime des hydrocarbures

16 novembre
Xue Fan (Hôpital Pitié-Salpêtrière),
Autour de la problématique de la connexion: de la naissance du neurone à la connectomique et à la modélisation du cerveau 

23 novembre : programme à venir

30 novembre : programme à venir

7 décembre
Thierry Laugée (Université Paris-Sorbonne),
L’image au service de l’amour de la faune. Aux origines du Département de l’Education de l’American Museum of Natural History de New York

14 décembre
Catalina Valdes (…)

01 février
Yaman Kouli (Technische Universität Chemnitz),
Knowledge, Patents and Social Policy – What keeps Europe really together?

8 février
Rebekah Higgit (University of Kent),
Metropolitan Science: Places, Objects and Cultures of Practice and Knowledge in London, 1600-1800

15 février
Andreas Fickers (Université du Luxembourg, Pr. Invité LabEx EHNE)

8 mars
François-Mathieu Poupeau (CNRS/LATTS – Université Paris-Est),
L’électricité et les pouvoirs locaux en France (1880-1980). Une autre histoire du service public

15 mars programme à venir

22 mars
James Cohen (Institue for Transportation Systems – The City University of New York),
A post-World War 2 history of American high speed rail, including transnational relationships between France, Japan, the United States

29 mars
Laurent Rollet (Université de Lorraine / Ecole nationale supérieure en génie des systèmes et de l’innovation, Laboratoire d’histoire des sciences et de philosophie – Archives Henri Poincaré),
Administrer le Bureau des longitudes en temps de Guerre (1914-1918)

5 avril
Mats Ingulstad et Hans Otto Frølan,
European integration and the quest for access to external natural resources in Norway (1945-2015)

12 avril
Matthew B. Crawford, à propos du livre Contact – pourquoi nous avons perdu le monde, et comment le retrouver

Facebooktwittergoogle_pluspinterestlinkedintumblrmail

Chaire d’excellence – Jochen Böhler (axe 5)

Senior Researcher au Imre Kertész Kolleg (Université d’Iéna). Ses travaux portent sur les deux guerres mondiales, le IIIe Reich et la criminalité nazie, l’Europe centrale et orientale entre les deux guerres. Son projet d’habilitation s’intitule « Greater War’s Finale : Violent Conflicts in Europe’s ‘Wild East’ and the Formation of the Post-War Order, 1918-1923 ».

Parmi ses récentes publications figure The Waffen-SS. A European History (ed. with Robert Gerwarth, Oxford University Press, 2016). Vous pouvez aussi prendre connaissance de ses travaux sur sa page Academia.

Il participera aux activités de l’axe 5 pendant trois mois à compter du 15 septembre.

Journée d’étude « Pratiques de construction de l’État : l’expérience ukrainienne (1917-1922) », 12 décembre 2017, Institut historique allemand (Paris).
Organisateurs : Jochen Böhler (Université d’Iéna, chaire d’excellence du LabEx EHNE), et François-Xavier Nérard (Paris I).
Cette journée d’étude réunira des chercheurs internationaux et aura pour ambition de montrer que, dans les contextes de guerre, de révolution et de guerre civile, le projet de former en pratique un État ukrainien dépasse souvent la lutte de deux visions du futur (construction de la nation et révolution) et a souvent conduit à des alliances pragmatiques entre ces courants idéologiques.

Facebooktwittergoogle_pluspinterestlinkedintumblrmail

Séminaire « Traces de guerre et de conflits : lieux et pratiques »

Séminaire d’enseignement et de recherche
Programme pour l’année universitaire 2017- 2018 = 9 séances de 3h + 1 de 2h
Le mercredi de 17h à 20h
Première heure réservée aux étudiants inscrits Salle F 603
Université Paris 1 centre Sorbonne –14 rue Cujas, 1er étage

Depuis plusieurs années, notre séminaire interroge les « traces » des guerres du XXe siècle, mais aussi d’autres formes de conflits telles les révolutions, les répressions ou encore les génocides et grands massacres de masse. Ces traces, nous les envisageons sous les formes les plus variées: traces psychiques comme traces matérielles; traces individuelles qui s’expriment notamment dans la fiction ou traces collectives par exemple par le biais de la commémoration ou de l’érection de mémoriaux ; traces envisagées aussi du point de vue du genre.

Penser les marques des conflits nous conduit également à réfléchir aux voies multiples qui ont été choisies au cours du XXe siècle pour y mettre fin et parfois assurer le rapprochement voire la réconciliation entre populations ou entre nations (procès, réparations, travail sur le passé, commémorations…). Quelles sont les voies possibles d’un vivre ensemble, voire d’une réconciliation quand un conflit a opposé dans la violence des populations ? Est-il possible de (re)vivre ensemble ? Pour répondre à ces questions, ce séminaire est non seulement interdisciplinaire mais convie d’autres « praticiens » de l’Histoire : juristes, artistes, réalisateurs, psychanalystes, archivistes ou conservateurs… Il vise également à mettre les étudiants en situation, d’une part en encourageant le débat avec nos intervenants, d’autre part en examinant sur le terrain certaines des traces matérielles de ces conflits.

Responsables du séminaire :

Corine DEFRANCE (CNRS),
François-Xavier NÉRARD (Paris 1 Panthéon- Sorbonne),
Fabrice VIRGILI (CNRS),
Éva WEIL (psychanalyste)

Programme à télécharger : Sem_TdG_17-18_PROG_DEF
Facebooktwittergoogle_pluspinterestlinkedintumblrmail