Le fonds Colbert aux journées du patrimoine

A l’occasion de la journée du patrimoine, samedi 15 septembre le Lycée Colbert (Paris 10e) présentait à nouveaux l’exposition réalisée en 2014 après la découverte du fonds dans les locaux de l’établissement. Etait également organisée une projection de tirages numérisés (consultable en ligne), et en fond sonore l’émission de la Fabrique de l’histoire consacrée au fonds Colbert sur France culture le 17 janvier 2018 (podcast).

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Appel à communication : Colloque international : La Conférence de la Paix de Paris de 1919. Les défis d’un nouvel ordre mondial

Colloque international, Paris, 5-8 juin 2019

sous l’égide de l’Institut historique allemand (IHA), du LABEX EHNE, de la Commission d’histoire des relations internationales

La Conférence de la Paix qui s’est tenue à Paris au lendemain de la Grande Guerre est l’un des événements les plus importants mais aussi les plus controversés de l’histoire contemporaine. Les interprétations divergent encore quant à sa portée : pour les uns, elle a jeté les bases d’une paix durable, compromise dans les années 1930 par une concertation internationale défaillante ; pour les autres, elle a été la matrice du second conflit mondial.

Un important colloque international se tiendra à Paris en juin 2019 à l’occasion du centenaire de la Conférence de la Paix de 1919. La perspective d’analyse, globale, entend reconsidérer l’histoire de la Conférence de la Paix à la lumière des diverses conceptions de l’ordre mondial élaborées au lendemain de la Grande Guerre.

Un éventail remarquablement large d’acteurs présents à Paris – dirigeants politiques, soldats et diplomates, militants nationalistes issus des colonies, syndicalistes, économistes, associations féministes et simples citoyens – a produit un large éventail de propositions, parfois divergentes, parfois convergentes, pour un futur ordre international, voire mondial. Bon nombre de ces acteurs ont contesté la suprématie traditionnelle des intérêts nationaux en matière de sécurité et ont milité, au nom de la construction d’une paix durable, pour de nouvelles normes et de nouvelles institutions. La question de savoir dans quelle mesure les traités et leur mise en œuvre ultérieure représentaient un ordre cohérent reste à débattre.

Nous concevons en premier lieu l’ « ordre » comme le développement et l’articulation d’idées, d’institutions et de pratiques visant à promouvoir une paix durable, aptes à assurer la sécurité, la reconstruction économique et la justice sociale à un niveau supérieur à celui des États. Cette vision de l’ordre mondial se pose généralement en opposition à la défense des intérêts nationaux, bien que ces deux niveaux de conception des relations internationales ne soient pas forcément antagonistes. Nous concevons également l’ « ordre » comme un concept analytique à part entière, à l’instar de Paul Schroeder, qui a exhorté les historiens à identifier les règles, hypothèses et conceptions communes de l’ordre mondial et la façon dont les décisions politiques reflètent un cadre normatif.

Examiner les préoccupations des artisans de la paix sous l’angle de l’ordre mondial permet de s’affranchir des questions et débats qui ont dominé l’historiographie de la Conférence de la Paix depuis un siècle, et ouvre la voie à de nouveaux questionnements. Nous sollicitons à cet égard des contributions autour des questions suivantes :

1) Quelles ont été les différentes conceptions de l’ordre politique, économique et social défendues à la Conférence de Paris ? Comment ces conceptions, par exemple celle fondée sur l’autodétermination des peuples et celle fondée sur la primauté du droit, sont-elles entrées en relation ? Comment des conceptions plus générales de l’ordre international, comme l’internationalisme libéral ou socialiste, se sont-elles accommodées d’idées plus étroitement ciblées, comme le libre-échange ou les droits des travailleurs ? Comment a été pensé le rapport entre les intérêts nationaux et l’ordre mondial ? Quel rôle la politique de puissance des grands États a-t-elle joué dans cette dynamique ? Les absents à la Conférence de Paris – notamment les Allemands et les bolcheviques russes – ont-ils pu influencer le débat sur l’émergence d’un nouvel ordre international ?

2) Quelles sont les origines des différentes conceptions de l’ordre mondial ? Pourquoi ces idées ont-elles connu une telle résonnance pendant et après la guerre ? Qui les a produites et pourquoi ? Quel était, en particulier, le rôle des ONG et des simples citoyens ? Une approche fondée sur différentes « générations » d’acteurs internationaux peut-elle éclairer ce problème de manière nouvelle ? Dans quelle mesure un ordre donné est-il une réaction à la politique internationale menée avant et pendant la guerre ? Au contraire, peut-on y relever une continuité d’idées antérieure au conflit ? Quelle est l’articulation entre les buts de guerre des nations belligérantes et les conceptions de l’ordre d’après-guerre ?

3) Dans quelle mesure des visions contradictoires de l’ordre international ont-elles façonné les traités de paix ? L’organisation et les travaux de la Conférence ont-ils reflété des tensions entre les niveaux national, régional et mondial ? Quelle place occupent les ordres régionaux dans l’élaboration de conceptions plus générales d’un nouvel ordre mondial ? Dans quelle mesure les discours sur les nouveaux ordres régionaux reflétaient-ils des changements fondamentaux dans la conceptualisation de la politique mondiale, ou, au contraire, constituaient-ils les nouveaux avatars de formes d’organisation plus traditionnelles comme l’empire ou la sphère d’influence ?

4) Comment les traités de paix ont-ils été présentés aux opinions publiques nationales et internationales ? Comment les débats profonds sur la politique internationale, qui ont eu lieu avant et pendant la Conférence de la Paix, ont-ils agi sur les négociations ultérieures concernant la mise en œuvre et à la révision des traités ? Les conceptions de l’ordre international qui ont prévalu à Paris étaient-elles systématiquement subordonnées aux enjeux de sécurité nationale ? Dans quelle mesure peut-on soutenir que la Conférence de Paris, au lieu de favoriser l’ordre, a au contraire contribué au désordre de la politique européenne qui a finalement conduit à la Seconde Guerre mondiale ?

5) Quelle a été la portée de la Conférence de la Paix sur la conception d’un ordre mondial fondé sur le genre, la classe et la race ? Comment les femmes, les travailleurs et les peuples sous domination coloniale ont-ils réagi face à ce qui se négociait à Paris ? Les décisions de 1919 ont-elles favorisé l’émergence de voix nouvelles dans les affaires internationales ? Autrement dit, qui a été entendu à Paris en 1919 ? Quelles voix sont restées silencieuses ou lesquelles ont été réduites au silence ?

6) Quels types de pratiques politiques et diplomatiques ces diverses conceptions de l’ordre international impliquaientelles ? Dans quelle mesure ces pratiques ont-elles façonné le cours des relations internationales après 1919 ? Comment la Conférence a-t-elle contribué à la formation pratique et intellectuelle des futures générations de dirigeants politiques et de diplomates (comme Jean Monnet ou John Foster Dulles) ?

Propositions de communication
Les organisateurs souhaitent que les travaux de ce colloque offrent une perspective globale sur la Conférence de la Paix de 1919. Nous sommes donc particulièrement intéressés à recevoir des propositions qui abordent les enjeux évoqués dans une optique non occidentale. Les organisateurs prévoient de ne pouvoir accorder qu’un soutien financier limité aux participants dont la contribution aura été sélectionnée.

Les travaux du colloque se tiendront en français et en anglais.
Toutes les propositions seront toutefois examinées avec soin par le comité scientifique quelle que soit la langue.

La date limite pour l’envoi des propositions est fixée au 1er juin 2018
Les propositions (un résumé en anglais ou en français de 500 mots maximum), accompagnées d’un court curriculum vitae, doivent être adressées à :
Axel Dröber (ADroeber@dhi-paris.fr).

Appel à télécharger : CfP Conférence de la Paix FR
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Professeur invité : Yaman Kouli

Yaman Kouli a fait des études d’histoire, d’histoire économique et de droit dans les universités de Bielefeld (Allemagne), de Paris VII-Denis Diderot et de Poznań (Pologne). Pendant ces cinq années, il a également appris le polonais à l’Institut national des Langues et Civilisations Orientales (INALCO). Après avoir terminé ses études, il a commencé une thèse de doctorat sur le développement industriel de la Basse-Silésie (1936-1956) – une région polono-allemande – et les effets économiques de l’expulsion de la population allemande sur le niveau de production.

En 2011, il est devenu assistant de recherche du Prof. Rudolf Boch à l’Institut d’histoire européenne de l’université polytechnique de Chemnitz puis a reçu en 2012 une fellowship du Centre scientifique des sciences sociales (Berlin) où il s’est consacré à l’analyse de « l’économie du savoir » et à la question de la nécessité d’une mobilité croissante des entreprises et des travailleurs dans l’économie moderne.

Le projet auquel Yaman Kouli veut se consacrer pendant son séjour au sein du LabEx « Écrire une nouvelle histoire de l’Europe » et de l’UMR SIRICE traite de l’intégration économique en Europe avant la Grande Guerre. Tandis que la plupart des sociologues considèrent l’intégration européenne comme un phénomène dont les racines remontent aux années 1950, un grand nombre d’historiens s’accordent pour estimer qu’elle a en réalité commencé pendant le dernier tiers du long XIXe siècle, à un moment où se manifestent simultanément l’Etat-Nation, la première vague de la mondialisation, l’internationalisme et le début de l’intégration européenne moderne. C’est aussi l’époque où s’amplifie la coopération internationale au niveau des techniques et où se développent les réseaux parmi les scientifiques, les intellectuels et plus largement la bourgeoisie. Or s’il est relativement facile d’analyser chacun de ces phénomènes considéré de façon isolée, il est beaucoup plus compliqué de déchiffrer les relations observables entre ces quatre développements.

Jusqu’à récemment, la coopération européenne a été considérée comme une partie de l’internationalisme. Dans son projet, M Kouli teste l’hypothèse selon laquelle ce processus a été une stratégie devant servir à l’établissement de règles communes qui sont in fine devenues obligatoires au niveau international. En raison de la croissance du commerce international, la concurrence est devenue plus forte. La dépendance au marché mondial a intensifié la concurrence des prix dans les pays participant à la mondialisation de l’économie. Les entreprises ont donc été forcées de réagir et d’élaborer une stratégie. Elles ont pu soit essayer de produire à moindre coût, soit trouver à développer des produits innovants. Cependant, la croissance de l’économie du savoir a accru le risque de vol des innovations. Dans ce contexte, alors que les entreprises devaient décider ou non de prendre le risque d’investir dans les innovations et le capital humain, les accords européens garantissant un environnement stable ont permis de sortir de ce dilemme.

Ces accords ont joué deux rôles. Premièrement, ils ont mis en place des standards européens ainsi que des règles économiques stables. Ils ont réduit le risque d’une économie dans laquelle chaque entreprise fait tout afin de produire moins cher que l’autre, quelles que soient la qualité des produits et les conditions de travail. Sur cette base, les entreprises ont pu investir dans le « capital humain » et dans la recherche et le développement afin de se lancer dans des innovations fondées sur le savoir. Deuxièmement, ils ont joué un rôle dans les relations avec le monde non-européen. Par l’établissement de règles communes dans un monde qui était en train de se mondialiser, ils ont servi à éviter une concurrence des prix trop intensive.

La deuxième partie du projet se concentre sur l’intégration européenne économique de 1900 à nos jours. On sait que le marché mondial avant 1914 était dominé par l’Europe et les États-Unis et la croissance du commerce mondial est bien documentée. Cependant, la littérature existante n’a pas permis d’analyser le cas de pays spécifiques. Par conséquence, un but de ce projet consiste à développer une méthode permettant de mesurer l’intégration économique de l’Europe. De cette manière, il sera possible de comparer les niveaux de l’intégration économique européenne avant la Grande Guerre et après la Deuxième Guerre mondiale. Un tel indice pourrait enrichir la discussion sur le développement de l’intégration européenne.

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AsileuropeXIX: un programme de recherches pour une histoire de l’exile et de l’asile en Europe

L’Europe du XIXe siècle voit l’institutionnalisation de l’exil comme forme de mobilisation. L’augmentation du nombre d’opposants chassés de leur pays pour des motifs politiques a induit de profondes transformations des politiques migratoires adoptées en Grande-Bretagne, en France, en Belgique, en Suisse, dans le Piémont-Sardaigne et en Espagne, principaux pays concernés par l’asile politique entre le congrès de Vienne et les années 1870.
Porté par Delphine Diaz, chercheuse du LabEx EHNE, le programme AsileuropeXIX s’emploie à reconstituer le lexique utilisé pour qualifier les exilés et réfugiés, prêtant attention aux catégories ainsi élaborées. Un second pan de nos recherches collectives concernant l’accueil qui leur était réservé porte sur les contrôles des exilés aux frontières, étudiés à partir de sources administratives et policières et d’archives personnelles. L’analyse des dispositifs d’accueil, qui est menée à la fois par le haut et par le bas met en évidence les points de comparaison entre les six pays d’asile étudiés. Le programme AsileuropeXIX s’intéresse enfin au contrôle migratoire a posteriori des migrations politiques, qui s’appuyait sur les mesures d’expulsion mais aussi sur les incitations au départ vers les colonies européennes.
​Une plateforme numérique vient d’être lancée en partenariat avec Huma-Num: https://asileurope.huma-num.fr/
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8 mars 2018 : journée internationale des femmes

A l’occasion de la journée internationale des femmes le 8 mars, le LabEx et Mnemosyne participent à de nombreuses manifestations pour présenter l’ouvrage de l’axe 6 : L’Europe des femmes.
  • Mer 7 mars (19h30-21h00) : conférence-débat à la maison Henrich Heine (Cité internationale universitaire de Paris), par Anne-Laure Briatte et Fabrice Virgili.
  • Jeu 8 mars (18h) : présentation de l’ouvrage L’Europe des femmes par Véronique Garrigues, médiathèque municipale de Lavaur
  • Jeu 8 mars (17h30-19h30) : séminaire franco-britannique d’histoire autour de Myriam Boussahba-Bravard (Université Paris Diderot, Larca-UMR8225) et de ses récentes publications sur l’histoire des femmes et du genre : Les femmes dans les expositions internationales 1878-1937 (Routledge, 2017), et l’ouvrage collectif issu d’une collaboration entre EHNE et Mnémosyne, L’Europe des femmes 18e-21e siècle (Perrin, 2017), Maison de la Recherche de l’université Paris IV-Sorbonne, salle 040
  • Ven 9 mars (9h05-10h): Julie Le Gac est invitée dans « La Fabrique de l’histoire » sur France Culture pour parler du Livre « L’Europe des femmes ».
  • Mar 13 mars (20h30) : présentation intitulée « L’Europe des femmes – Mots et images de discriminations, de combats et de conquêtes », par Louis-Pascal Jacquemond et Anne Jusseaume, dans le cadre de la « Semaine Elles », Auditorium de la Bibliothèque Abbé Grégoire, Blois.
  • Mer 14 mars (19h-20h30) : Julie Le Gac et Louis-Pascal Jacquemond présenteront l’ouvrage « L’Europe des femmes » sur Fréquence Paris Plurielle dans l’émission « Les Oreilles loin du Front » (rediffusion le vendredi à 8h30).
  • Ven 16 mars (12h30 et 16h) : présentation par Anne-Laure Briatte et Fabrice Virgili au Conseil de l’Europe, Strasbourg, dans le cadre des événements organisés à Strasbourg en mars autour du thème « 1918-2018 : Où sont les femmes ? ». Ils seront également présents à la librairie Kléber à 16h pour une présentation de l’ouvrage.
  • Lun 19 mars (8h05-8h55) : visio conférence de Fabrice Virgili avec la classe de 5°4 du collège de Montréjeau et ouverte au public, pour débattre de l’ouvrage, salle 201 du collège de Montréjeau.
  • Mer 21 mars (17h30-19h30) : table ronde animée par Agathe Bernier-Monod (Université Bordeaux-Montaigne ), Anne-Laure Briatte (Sorbonne-Université), Véronique Garrigues (Association Mnémosyne), Nicolas Patin (Université Bordeaux-Montaigne), Dominique Picco (Université Bordeaux-Montaigne), Université Bordeaux-Montaigne, amphi de la Maison de l’Archéologie
  • Jeu 22 mars (18h) : Dominique Picco et Nicolas Patin de l’université Bordeaux Montaigne ainsi que Agathe Bernier-Monod et Anne-Laure Briatte de l’université Paris-Sorbonne, Librairie Georges à Bordeaux
L’ouvrage est également disponible en présentation vidéo en 3min par Julie Le Gac et Fabrice Virgili.

 

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Le LabEx EHNE à la Fabrique de l’Histoire

Le mercredi 17 janvier, a été diffusée sur France culture dans la Fabrique de l’histoire, une émission consacrée au Fonds Colbert hébergé par le LabEx EHNE, avec Laurence Giordano, Olivier Vayron, Clyde Plumauzille et Gabriel Nagamouchi.

A réécouter en podcast ici

Pour aller plus loin :

– Delphine Diaz, « Le « fonds Colbert » : une enquête sur les plaques photographiques de la collection Molteni », dans Denise Borlée et Hervé Doucet (dir.), Plaques photographiques, fabrication et diffusion du savoir, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2018.

– Anne Quillien (dir.), Lumineuses projections ! La projection fixe éducative. Catalogue de l’exposition présentée au Munaé à Rouen du 23 avril 2016 au 31 janvier 2017, Futuroscope, Réseau Canopé, 2016.

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En mémoire du Professeur Jerzy Kłoczowski

Le Professeur Jerzy Kłoczowski nous a quittés le 2 décembre dernier, à près de 93 ans. Beaucoup d’entre nous ont connu cet homme merveilleux, et ce grand savant. Profondément patriote, il était en même temps un Européen accompli, par ses convictions et par son immense culture polyglotte.

Durant la guerre il avait appartenu à l’Armée de l’Intérieur polonaise, il avait participé au soulèvement de Varsovie en 1944 et avait été grièvement blessé. Très actif dans le mouvement Solidarité, il fut élu après la chute du communisme Sénateur de Pologne et remplit différentes fonctions officielles (représentant du parlement polonais au Conseil de l’Europe, et président de la commission polonaise pour l’UNESCO).

Après différentes postes universitaires il fut élu professeur d’Histoire à l’Université catholique de Lublin et directeur de l’Institut de l’Europe du centre-est. A la tête de la Fédération internationale des Instituts de l’Europe centre-orientale, il joua un rôle majeur dans la redécouverte de toute cette partie de notre continent, située entre l’Allemagne et l’Autriche d’une part, et la Russie de l’autre, et dans l’histoire de laquelle la Pologne a joué et joue un rôle si essentiel.

De sa considérable bibliographie, outre les livres consacrés à l’histoire religieuse de la Pologne, on soulignera ici les ouvrages qui ont marqué les étapes de sa réflexion dans ce domaine, celui de la « République de plusieurs Nations », ensemble original, ni empire, ni collection d’Etats-nations au sens de l’Europe occidentale, qui a tant contribué à formé sa réflexion et a inspiré son action à propos de l’Europe actuelle :
– East Central Europe in the historiography of the countries of the region, 1995
– L’héritage historique de la Res Publica de Plusieurs Nations 2004
– Central Europe between East and West, 2005
– La Pologne et l’Europe, du partage à l’élargissement (XVIIIe-XXIe siècles), 2007.

Jerzy Kłoczowski avait été professeur associé à plusieurs reprises dans des établissements prestigieux, dont Paris-IV en 1985-1987. Il avait organisé ou participé à de très nombreux colloques internationaux, au cours desquels ses très nombreux amis se faisaient une joie de le retrouver et de l’entendre. Sa perspective érudite et équilibrée sur l’histoire de l’Europe l’avait conduit à travailler avec de nombreux membres du futur LabEx sur la place de la Pologne dans l’évolution historique et institutionnelle du continent, que ce soit dans le cadre de publications, ou de colloques comme « Penser le système international » où il était intervenu à l’automne 2011 à la Maison de la Recherche.

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Vidéos du colloque « Être homosexuel-le en Europe au temps de la Seconde Guerre mondiale »

Les vidéos du colloque « Être homosexuel-le en Europe au temps de la Seconde Guerre mondiale » sont désormais en ligne sur Canal U.

Comment les hommes et les femmes homosexuels en Europe ont-ils vécu la Seconde Guerre mondiale ? Comment commémorer les persécutions subies ?

Il est désormais connu que durant la Seconde Guerre mondiale, des personnes homosexuelles ont été arrêtées et déportées en Allemagne. Cependant, des politiques anti-homosexuelles ont aussi été développées dans plusieurs autres pays d’Europe, que ceux-ci fussent ou non sous influence nazie.
Jusqu’à aujourd’hui, les modalités de ces politiques, l’ampleur des persécutions et la manière dont les villes et les Etats européens élaborent la mémoire de cette période n’ont été que peu questionnées. Et cela, alors que des monuments commémoratifs en souvenir des victimes homosexuelles sont de plus en plus nombreux à travers notre continent.

Colloque organisé le 27 mars 2015 par l’Axe Genre & Europe du LabEx EHNE  et par le Conseil de l’Europe. Homologué « 70e anniversaire de la Libération et de la Victoire ».

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Le LIPE est en ligne (Laboratoire d’innovation pédagogique sur l’Europe)

Le 8 décembre a eu lieu le lancement de la plateforme du LIPE, à l’Université de Nantes, 

Une plate-forme de ressources pédagogiques innovantes, élaborées par des chercheurs et des enseignants du secondaire.

Une plate-forme numérique bilingue internationale et pluridisciplinaire

Un espace pérenne de diffusion des productions pédagogiques élaborées par les programmes de recherches en Sciences Humaines et sociales sur l’Europe

Des contenus pensés et réalisés avec un groupe d’enseignants du secondaire

Un accès gratuit et facile via quatre entrées thématiques :
– programmes de recherches,
– types de ressources,
– niveau d’études,
– thèmes.

Des ressources variées et innovantes : capsules audio et vidéos, dossiers pédagogiques complets avec productions d’élèves, facilitation graphique, mooc, serious game, etc.

Un laboratoire pour aider les programmes de recherches à créer des produits innovants pour un public varié en partenariat avec le LabEx EHNE.

Flyer à télécharger : flyer_lipe
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