Axe 6 : Genre et Europe

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Femme italienne inspectant les kilts de William MacConnachie et William Boyd dans le Colysée, Rome, 6 juin 1944
Source : Imperial War Museums

Le genre a fort à faire avec l’Europe. Que l’on considère l’Europe comme espace politique, comme un marché ou une aire culturelle, les rapports entre les sexes sont constitutifs de la définition de cet espace comme des divisions en son sein. L’axe 6, consacré à l’histoire genrée de l’Europe, développe ces questions autour de deux principaux volets.

1. Penser et construire l’Europe, effets de genre.

Il s’agit de prendre en compte la différence des sexes dans les projets politiques et sociétaux européens en interrogeant ce que les femmes ont fait à l’Europe (utopies et émergence d’une idée européenne, mouvements européistes, réseaux à l’échelle du continent …) ou ce que l’Europe a fait aux rapports entre les sexes (imposition de normes de genres, politiques égalitaires, rôle de la Cour de Justice européenne…), mais aussi de questionner le genre de l’institution européenne, celui des guerres européennes, ou encore la place du genre dans les processus d’imagination et/ou de construction d’un espace européen de paix.  

2. Être Européen(ne)s et vivre l’Europe

Il importe aussi de saisir les dimensions genrées de la participation politique, du sujet au/à la citoyen-ne (engagement militant, exercice du pouvoir, accès au droit de vote et à la représentation…), et d’analyser, dans un cadre européen, les identités de genre et les rapports de sexe (sexualités, configurations familiales, violences sexuées), les comportements démographiques, les politiques du corps, et d’aborder le monde du travail et les mobilités au prisme du genre.

L’axe 6 a évidemment une dimension transversale vis-à-vis des autres axes du LabEx avec lesquels existent de nombreux croisements.

 

Responsable de l’axe : 

  • Fabrice Virgili est directeur de recherche au CNRS, directeur adjoint de l’UMR SIRICE.  Il travaille sur l’effet des guerres mondiales sur les relations entre hommes et femmes. Parmi ses thèmes de recherche : Guerres, violences et sexualité, les enfants nés de couples franco-allemands pendant la Seconde Guerre mondiale, les violences conjugales. Il est membre du comité de rédaction de la revueClio, Femmes, Genre, Histoire  et du CA de l’association Mnémosyne.

Post-doctorantes en charge de l’axe : 

  • Anne Jusseaume est post-doctorante, chargée de la coordination de l’axe 6.

Comité de pilotage :

  • Anne-Laure Briatte-Peters, docteure en études germaniques et en histoire, est maîtresse de conférences en histoire et civilisation allemandes à l’université de Paris-Sorbonne. Elle fait partie du groupe de recherche « Mondes germaniques » du SIRICE (UMR 8138). Ses travaux portent sur les féminismes allemands aux xixe et xxe siècles et sur la dimension de genre en politique.
  • Delphine Diaz est maîtresse de conférences à l’université de Reims Champagne-Ardenne. Docteure en histoire contemporaine, elle s’intéresse à l’exil politique dans l’Europe du premier xixe siècle et son projet post-doctoral porte sur les liens entre genre et exil.
  • Valérie Dubslaff est doctorante en civilisation allemande à l’université Paris-Sorbonne / SIRICE (UMR 8138) et en histoire contemporaine à la Ludwig-Maximilians-Universität de Munich. Ses travaux portent sur le genre et les femmes dans l’extrême droite politique en Allemagne après 1945.
  • Yannick Ripa est professeure en histoire politique et sociale de l’Europe du xixe siècle-axe Genre à l’université de Paris 8, où elle anime un séminaire de recherches sur ce thème et dirige l’axe Genre de l’équipe d’accueil 1571. Elle s’intéresse plus particulièrement aux objets dits en marge de l’histoire du féminin (folie, violence, séduction) et au rôle tenu par le genre dans la construction des modèles politiques.
  • Régis Schlagdenhauffen est docteur en sociologie et en ethnologie européenne, maître de conférence à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS). Ses recherches se situent au croisement de quatre champs : la mémoire collective, les parcours de vie, le genre et l’orientation sexuelle. Après une thèse de doctorat en sociologie soutenue en 2009, il a obtenu un post-doctorat de la Fondation Thyssen à l’Université Libre de Berlin puis un post-doctorat de l’Institut Emilie du Châtelet au SIRICE.
  • Anne Salles est maîtresse de conférences en civilisation allemande à l’Université Paris Sorbonne et chercheuse associée à l’INED. Elle s’intéresse notamment aux questions démographiques en Europe.
  • Françoise Thébaud est professeure émérite d’histoire contemporaine de l’Université d’Avignon, codirectrice de la revue Clio, Femmes, Genre, Histoire. Ses travaux portent, dans une perspective de genre, sur la guerre, la citoyenneté sociale et politique, les féminismes, l’écriture et l’épistémologie de l’histoire. Actuellement associée à l’Institut des études Genre de l’Université de Genève, elle écrit la biographie de Marguerite Thibert (1886-1982), fonctionnaire internationale du Bureau international du travail et femme engagée en pacifisme, socialisme, féminisme.

 

Contact : genreeurope[at]gmail.com

 

Carnet de recherche de l’axe 6 : http://genreurope.hypotheses.org/