Offre de Contrat doctoral à l’Université Paris-Sorbonne

Contrat doctoral à l’Université Paris-Sorbonne, Institut des sciences de la communication (CNRS/Paris-Sorbonne/UPMC)

Projet ANR/DFG EUROPTT (Infrastructures, coopération infrastructurelle et continuité de l’intégration européenne : l’Union des postes et des télécommunications européennes)

 

Candidature avant le 26 juin 2017 – prise de fonction octobre/novembre 2017

Résumé

L’Université Paris-Sorbonne recrute un(e) doctorant(e) pour une durée de 36 mois à compter d’octobre ou novembre 2017, afin de contribuer à un projet de recherche franco-allemand sur la place charnière de la Seconde Guerre mondiale dans l’histoire de l’intégration technique du continent européen.

 

Annonce

Le projet ANR/DFG EUROPTT (2017-2020) Infrastructures, coopération infrastructurelle et continuité de l’intégration européenne : l’Union européenne des postes et des télécommunications (Contrat n°ANR-16-FRAL-0013-01) est coordonné par Pascal Griset (Université Paris-Sorbonne, Sirice UMR 8138 et ISCC) et Guido Thiemeyer (Universität Düsseldorf). Il réunit des chercheurs français et allemands basés à Paris, Strasbourg, Düsseldorf et Siegen, pour explorer les continuités et ruptures en matière de coopération technique internationale et d’intégration du continent européen durant la Seconde Guerre mondiale.

La Seconde Guerre mondiale représente une césure dans l’histoire de l’intégration européenne. Mais jusqu’à quel point ? Même si le processus d’intégration européenne est de plus en plus inséré par l’historiographie dans des développements de longue durée, ancrés dans le XIXe siècle, cette guerre reste en tant que telle une césure profonde dans la plupart des travaux. Le projet EUROPTT interroge cette césure classique de manière critique en étudiant la coopération des Etats européens pour la régulation des réseaux d’infrastructures transfrontaliers pendant la Seconde Guerre mondiale et en corrélant les développements de cette période aux évolutions antérieures et postérieures. Il met en particulier l’accent sur l’Union européenne des postes et télécommunications (Europäische Post und Fernmeldeverein). Cette organisation internationale fondée en 1942 sur une initiative germano-italienne, avec une large base de membres européens, mérite attention. Le travail original qu’elle a mené en toute stabilité pendant deux ans témoigne aussi de nombreuses continuités avec les développements à l’œuvre avant 1939 et après 1945.

L’hypothèse de départ est que non seulement l’intégration européenne a été poursuivie dans ces secteurs socioéconomiques décisifs que sont les infrastructures, en dépit des fractures politiques, idéologiques et militaires des années de guerre, mais que cette dernière a approfondi la dynamique, jouant un rôle catalyseur sur le continent. Dans ce contexte, les relations franco-allemandes complexes car faites à la fois de collaboration, de coopération et de conflit ont joué un rôle clé.

Le projet est structuré en trois axes de travail interdépendants :

  • l’Union européenne des postes et télécommunications pendant la guerre
  • les continuités, discontinuités et césures dans la coopération dans les domaines des postes et des télécommunications d’un après-guerre à l’autre
  • les points communs et différences avec les autres grands réseaux d’infrastructures.

En rassemblant des spécialistes français et allemands aussi bien de l’histoire de la coopération européenne dans les infrastructures en général et les postes et les télécommunications en particulier, que de l’historiographie franco-allemande, et de l’histoire de l’intégration européenne, le projet promet une articulation novatrice de ces différents champs autour d’un objet méconnu mais clairement circonscrit. Il vise également à créer des passerelles entre les sites impliqués en Allemagne et en France, ainsi qu’entre les réseaux existants afin d’ouvrir de nouvelles perspectives à recherche sur la construction européenne.

Missions

Dans le cadre du projet EUROPTT, deux doctorant(e)s seront recrutés pour une durée de 36 mois à compter d’octobre ou novembre 2017. Les deux thèses seront centrées sur l’histoire de l’Union des postes et télécommunications européennes, fondée en 1942 à Vienne. Le(la) doctorant(e) recruté(e) à Paris par l’Université Paris-Sorbonne travaillera soit sur la dimension postale de l’Union, soit sur les télécommunications. Les deux doctorant(e)s seront appelés à travailler de manière coordonnée : ils pourront partager certains séminaires de formation, s’épauler dans l’inventaire et le dépouillement des archives et présenter ensemble leurs résultats.

Les sources seront situées en Allemagne, en France et dans les autres Etats concernés. Notamment : archives du ministère français des Affaires étrangères à Paris et Nantes, Archives nationales à Paris, archives fédérales de Berlin-Lichterfelde, archives politiques du ministère des Affaires étrangères à Berlin, Archives fédérales de Coblence, archives à Londres, Genève, Bruxelles, la Haye, Rome, Stockholm, Helsinki.

Le salaire brut mensuel sera de 1 758 euros. Le candidat aura également un budget complémentaire alloué au financement des missions sur le terrain.

Conditions d’éligibilité

Le(la) candidat(e) recruté(e) par l’Université Paris-Sorbonne participera pleinement aux travaux de l’équipe, en jouant un rôle d’animation (notamment par la contribution active à l’actualisation d’un carnet de recherche commun) tout en développant ses problématiques personnelles.

Il devra être titulaire d’un Master 2 Recherche et avoir une formation en histoire contemporaine. Une formation en histoire des techniques et/ou histoire de l’intégration européenne est un atout mais pas une nécessité. Le(la) candidat(e) devra faire preuve d’expérience dans la recherche en archives, et idéalement dans la recherche sur plusieurs sites d’archives. La nature du travail exige des compétences rédactionnelles et orales parfaites dans l’une des deux langues, français ou allemand, et une compréhension passive de l’autre. Le(la) candidat(e) devra faire preuve d’une grande mobilité puisqu’une large partie de ses activités de recherche aura lieu à l’étranger, en particulier en Allemagne.

Soucieuse de promouvoir une représentation équitable des femmes et des hommes parmi son personnel, l’Université encourage des candidatures féminines.

Modalités de candidature

Les candidat(e)s feront parvenir à Cécile Welker, avant le 26 juin 2017, un dossier comportant les pièces suivantes :

  • Un curriculum vitae détaillé
  • Une lettre de motivation
  • Une lettre de recommandation du directeur de recherche

Le dossier complet devra être transmis par courrier électronique à labexehne1@gmail.com en indiquant la mention « Candidature doctorat EUROPTT » dans l’intitulé du message.

Les candidats retenus lors d’une première sélection sur dossiers seront contactés pour un entretien fin juin/début juillet 2017, devant une commission composée des coordinateurs du projet et des autres membres de l’équipe. Les résultats seront communiqués le soir du dernier entretien.

Pour tout complément d’information, veuillez contacter Cécile Welker :

+33 (0)1 58 52 17 32 ou labexehne1@gmail.com

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Les Européens: ces architectes qui ont bâti l’Europe

Olga Medvedkova (dir.)Les Européens: ces architectes qui ont bâti l’Europe, Pieter Lang, Collection « Pour une histoire nouvelle de l’Europe. », Vol. 4, Bruxelles, 2017.

Ce volume réunit douze études de cas : des vies d’architectes européens, écrites par des historiens de l’art et de l’architecture. Il s’agit d’architectes qui, nés et éduqués dans une culture, héritiers d’une ou plusieurs traditions nationales, ont travaillé à l’étranger, au sein d’une autre culture, en y apportant des éléments nouveaux. Ou encore de ceux qui vécurent leurs années de voyage comme une véritable expatriation. Ces architectes transfuges, cosmopolites, créateurs de confusions stylistiques qui posent tant de problèmes aux historiens de l’art et rompent les schémas des écoles nationales, furent en grande partie responsables de la création de l’Europe architecturale, architecturée et architecturante bien au-delà de ses propres limites. (suite…)

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L’Europe quand même ! Une histoire à repenser

Présentation de la collection « Histoire nouvelle de l’Europe » aux éditions Nouveau Monde en coopération avec la Maison de l’Europe le 23 mai 2017 à 18h30.

Table ronde avec :
– Eric Bussière (université Paris-Sorbonne),
– Oliver Dard (université Paris-Sorbonne),
– Catherine Horel (CNRS) et
– Léonard Laborie (CNRS),

Repenser l’histoire de l’Europe aujourd’hui est un devoir de l’historien face à la crise que traverse actuellement l’Union européenne. Une importante équipe de chercheurs français et européens répond à ce besoin en inscrivant le projet européen actuel dans le temps de long de l’histoire. Pour ce faire, elle rompt avec des récits bien connus dans des domaines tels que la guerre, la politique ou la civilisation matérielle.

Au cours de ces deux derniers siècles, l’Europe a été un continent déchiré par des guerres. Si longtemps l’affirmation « seuls les vainqueurs écrivent l’histoire » a prévalu, repenser l’histoire de l’Europe c’est aussi donner la parole aux vaincus. Leurs récits, leur mémoire et leurs expériences ont largement contribué à forger l’Europe actuelle.

Pour rompre avec les cadres chronologiques et géographiques habituels de l’histoire politique de l’Europe, il a fallu se pencher sur l’histoire des internationales politiques. Une telle approche permet de s’interroger sur la création d’un espace public et politique et sur les images et les débats qui le parcourent ou bien sur le sentiment de complot si répandu dans nos sociétés.

Et si l’Europe était avant tout le résultat d’une civilisation matérielle? Quels en seraient les géographies, les chronologies, les acteurs, les processus historiques ? Parmi ces derniers, quelle place accorder aux transitions technologiques, dont aujourd’hui l’Union européenne se veut la championne?

Les trois premiers ouvrages de la collection :

– Yves Bouvier et Léonard Laborie (dir.), L’Europe en transitions. Énergie, mobilité, communication, XVIIIe-XXIe siècles, Paris, Nouveau Monde éditions, 2016.
– Corine Defrance, Catherine Horel, François-Xavier Nérard (dir.), Vaincus ! Histoire de défaites, Europe XIXe-XXIsiècles, Paris, Nouveau Monde éditions, 2016.
– Éric Anceau, Jacques-Olivier Boudon, Olivier Dard (dir.), Histoire des internationales XIXe-XXe siècles, Paris, Nouveau Monde éditions, à paraître en mai 2017.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Recrutement d’un-e post-doctorant-e Axe 5 – L’Europe des guerres et des traces de guerre

Dans le cadre du LabEx « Écrire une histoire nouvelle de l’Europe » (EHNE), l’UMR-Sirice (Sorbonne-Identités, relations internationales et civilisations de l’Europe) recrute un-e post-doctorant-e qui sera chargé-e de l’animation de l’axe 5 intitulé « L’Europe des guerres et des traces de guerre ».

Date limite de candidature : le 1er juin 2017
Candidatures à envoyer au format PDF à : labexguerres@gmail.com
Objet : candidature-postdoc- Axe5-EHNE
Présélection : au plus tard le 15 juin 2017
Auditions : fin juin 2017
Prise de poste : le 1er septembre 2017

Fiche de poste

STRUCTURE : UMR Sirice (Sorbonne-Identités, relations internationales et civilisations de l’Europe) – Universités Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Paris-Sorbonne, CNRS.
UNITE : UMR 8138
LOCALISATION GÉOGRAPHIQUE : Paris
POSTE : CDD de post-doctorant à temps complet à compter du 01/09/2017
DURÉE : 1 an renouvelable jusqu’à 3 ans au maximum
RÉMUNÉRATION : Salaire mensuel net : env. 1 900 €
FINANCEMENT : LabEx EHNE – Investissements d’Avenir
RESPONSABLES SCIENTIFIQUES : Corine Defrance et François-Xavier Nérard – Responsables de l’axe 5 du LabEx EHNE.

Description du poste

Le ou la post-doctorant-e sera chargé-e de l’animation de l’axe 5 du projet. Ses fonctions principales seront :
– Assurer un suivi scientifique et une coordination administrative des travaux de l’axe 5 du LabEx EHNE.
– Participer notamment à l’organisation des manifestations scientifiques et au comité de pilotage de l’axe 5 ainsi qu’aux différentes publications dans lesquelles l’axe est impliqué.
– Assurer le suivi des groupes de travail et la coordination de la participation de l’axe 5 à la réalisation de l’encyclopédie en ligne du LabEx EHNE.
– S’impliquer dans le travail scientifique de l’axe 5.

Conditions de résidence et d’exercice

– Il/elle devra impérativement résider à Paris ou dans sa région pour animer les travaux de l’axe et s’y consacrer à temps plein. Un bureau partagé dans les locaux de l’Université sera mis à sa disposition.
– Possibilité de déplacements à l’étranger et en région.

Compétences requises

– Bonne maîtrise du français et de l’anglais (avec capacités rédactionnelles). Connaissance d’une troisième langue souhaitée.
– Esprit d’initiative et capacité à s’intégrer dans un programme collectif.
– Rigueur, autonomie et capacités d’organisation.
– Capacité de coordination des travaux d’une équipe.

Qualifications requises

– Doctorat en histoire contemporaine (ou moderne) en rapport avec la thématique de l’axe 5 du LabEx EHNE.
– Avoir soutenu sa thèse depuis moins de 3 ans.

Dossier de candidature

– CV avec la liste des publications
– Lettre de motivation
– Rapport de soutenance de thèse
– Deux lettres de recommandation envoyées directement à l’attention des responsables scientifiques de l’axe sur l’adresse labexguerres@gmail.com.

 

Présentation du projet

Le LabEx EHNE, financé dans la 2e vague des Investissements d’Avenir, a pour objectif principal d’éclairer la crise que connaît actuellement l’Europe en reconstruisant une historiographie nouvelle de l’Europe qui s’adresse tout autant au monde scientifique qu’au monde enseignant, aux citoyens et aux politiques.

Le projet réunit sept laboratoires partenaires issus de quatre établissements (Paris-Sorbonne, Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Nantes, École des Chartes).

Sept axes de recherches ont été définis pour atteindre cet objectif.

  1. L’Europe comme produit de la civilisation matérielle
  2. L’Europe dans une épistémologie du politique
  3. L’humanisme européen ou la construction d’une Europe « pour soi », entre affirmation et crises identitaires
  4. L’Europe comme « hors soi » : frontières, voisinage et altérité lointaine
  5. L’Europe des guerres et des traces de guerre
  6. Genre et identités européennes
  7. Traditions nationales, circulations et identités dans l’art européen

L’objectif est de parvenir à la réalisation d’une production en histoire spécifique :

  • Une encyclopédie analytique en ligne et la mise en ligne de documents. (www.ehne.fr)
  • 14 ouvrages, 2 par axes, dont l’un à mi-parcours chez Nouveau Monde.
  • Une synthèse finale sous forme d’ouvrage collectif.
  • Ateliers, journées d’étude et colloques pour préparer ces publications.

L’axe 5 « Europe des guerres et des traces de guerre » :

Au sein du LabEx EHNE, l’axe 5 interroge le rôle central que la guerre et ses suites jouent dans l’histoire de l’Europe contemporaine. Les chercheurs qu’il rassemble étudient les guerres et leurs traces, matérielles, mentales ou mémorielles, individuelles ou collectives, dans un cadre européen dépassant les histoires nationales ou les chronologies trop étroites, sur-représentées dans les travaux sur la guerre. Ils cherchent ainsi à comprendre ce qu’est la guerre déclinée dans toutes ses dimensions. Leurs travaux ambitionnent de redéfinir certains termes clés – tels que guérillas, petites guerres, guerre civile, guerre mondiale, guerre froide –, et de reposer la ou les question(s) centrale(s) : « Qu’est-ce que la guerre ? » « Quels sont les rapports entre la guerre et la paix ? » dans des approches à la fois politique, juridique, anthropologique et culturelle. Aussi les entrées et les sorties de guerre et de conflit sont-elles incluses dans le champ de recherche. Ces approches conduisent à repenser les notions de vainqueurs et vaincus, de défaites et de victoires dans le temps de la guerre et dans la longue durée de l’après-guerre, les formes de mobilisations et de démobilisations, qu’il s’agisse de la « guerre après la guerre » ou des processus de rapprochement et de réconciliation après le conflit. L’axe 5 veut penser ensemble la guerre, ses traces, sa mémoire et ses représentations.

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Être nationaliste à l’ère des masses en Europe (1900–1920)

Olivier Dard, Didier Musiedlak, Éric Anceau (dir.), Être nationaliste à l’ère des masses en Europe (1900–1920), Pieter Lang, Collection « Pour une histoire nouvelle de l’Europe. », Vol. 3, Bruxelles, 2017.

Le nationalisme européen a souvent été interprété comme la principale source de l’avènement des dictatures et en particulier
des fascismes. Le retour actuel sur la scène politique d’un certain attachement à la nation, allant jusqu’à l’expression même de mouvements radicaux à caractère xénophobe ou raciste, est-il le signe annonciateur du retour des dictatures au cœur de l’Europe ? C’est dans le but de répondre à cette question que les auteurs de cette recherche collective ont entrepris de revisiter le nationalisme européen des années 1900 jusqu’aux lendemains de la Première Guerre mondiale (suite…)

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Appel à contribution : Environnement et espace public européen : perceptions, acteurs, politiques

Dans le cadre d’un colloque du laboratoire d’excellence « Écrire une histoire nouvelle de l’Europe », du réseau franco-allemand « Saisir l’Europe » et de l’Institut historique allemand.

18-20 octobre 2017, Institut historique allemand, Paris

Date limite : 31 mars 2017

Le colloque fait partie d’un projet de recherche qui s’interroge, à travers les questions environnementales, sur l’émergence d’un espace public européen et son impact sur la définition d’une politique environnementale européenne à partir des années 1970. Il s’inscrit dans une démarche qui consiste à renouveler l’historiographie des relations internationales en Europe après 1945, en mettant la société civile comme point de départ d’une étude historique des processus décisionnels. Ce renouveau s’impose notamment en raison de l’émergence d’un espace de communication à l’échelle européenne à partir des années 1970, privilégiée en particulier par l’essor des nouveaux mouvements sociaux et des nouvelles technologies de communication. On peut en effet constater des convergences croissantes dans les débats qui ont lieu au sein de plusieurs espaces de communication en Europe, qu’ils soient nationaux, régionaux ou linguistiques. Et, bien que la construction européenne puisse favoriser de telles convergences, celles-ci ne se limitent point à l’Europe communautaire ou institutionnelle. Elle se trouve en revanche renforcée quand il s’agit d’un objet transnational, tel que les problèmes environnementaux, qui par leur nature transgressent toutes sortes de frontières, y compris celle du rideau de fer. L’idée d’une convergence croissante au sein de cet espace européen de communication admise, se pose la question des conditions et des délais dans lesquelles ces convergences contribuent à construire des objets d’une ou plusieurs politiques européennes.

Le colloque sera organisé autour de quatre grands thèmes :

1/ Les perceptions et la circulation des idées : Il s’agit de comprendre les spécificités d’une perception européenne de l’environnement, et notamment l’impact des catastrophes environnementales sur cette perception, ainsi que la circulation des idées à l’échelle européenne concernant la protection de l’environnement.

2/ Les acteurs sociaux : Il s’agit d’étudier l’activité des mouvements sociaux ayant intégré la dimension environnementale, et notamment des mouvements anti-nucléaires dans leur dimension transfrontalière, ainsi que l’activité des lobbies pour les questions environnementales à Bruxelles ou dans d’autres lieux de pouvoir en Europe.

3/ Le travail parlementaire : Il s’agit d’analyser l’activité des parlements en Europe, dont le Parlement européen, comme lieu de transmission entre l’espace public et le pouvoir exécutif. Une attention particulière sera prêtée aux activités des partis politiques.

4/ La politique environnementale européenne : Il s’agit de saisir de quelle manière cette convergence croissante détermine l’agenda des différents gouvernements nationaux en Europe ainsi que celui du pouvoir supranational de Bruxelles ainsi que l’interaction entre ces deux niveaux et le niveau international.

Dans un souci de cohérence de la réflexion commune, nous demandons aux intervenants de réfléchir aux questions suivantes à travers leurs exposés :

–      Selon quelles modalités, les problématiques environnementales s’inscrivent dans l’échelle européenne ?
–      Quelle articulation y-a-t-il entre les différentes échelles en Europe (locale, régionale, nationale et supranationale) ainsi que l’échelle internationale ou globale ?
–      À quels niveaux du processus peut-on constater des formes d’émergence d’Europe ?
–      Quelles sont les périodisations les plus adaptées ?
–      Quelle place faut-il accorder aux années 1970 ?
–      Quelle importance faut-il accorder aux dynamiques de plus longue durée (comprenant le XIXe siècle) ?

Les langues de travail seront le Français et l’Anglais. Merci de bien vouloir envoyer votre proposition (une page A4 environ) avec un bref C.V. dans un seul fichier PDF d’ici le 31 mars 2017 à nils-christian.wenkel@paris-sorbonne.fr . Une publication bilingue des résultats du colloque est prévue. Dans cette optique, les participants du colloque devront envoyer aux organisateurs un premier draft de leur contribution écrite (40.000 signes espaces compris) avant le 1er octobre 2017, accompagné d’un résumé dans l’autre langue (500 signes).

 

Comité scientifique du colloque :
Eric Bussière (Paris-Sorbonne/LabEx EHNE),
Anahita Grisoni (Saisir l’Europe)
Hélène Miard-Delacroix (Paris-Sorbonne/LabEx EHNE),
Christian Wenkel (Paris-Sorbonne/LabEx EHNE).

 

Pour plus d’informations sur le projet : https://www.dhi-paris.fr/fr/recherche/projekte-kurzzeit-ehemalige/les-grands-defis-internationaux-et-la-creation-dun-espace-public-en-europe-depuis-les-annees-1970.html .

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Genre et violences politiques (XIXe-XXe siècles)


Français

Auteur-e-s

Le recours à la violence pour des motifs politiques mêle engagement, action politique et transgression pénale. S’y ajoute, dans le cas des femmes uniquement, la transgression des normes de genre lors des poussées révolutionnaires, qu’elles soient ou non dotées des mêmes droits politiques que les hommes. Mettant en tension les normes pénales et sexuées, la violence politique permet à celles qui la pratiquent de s’affirmer comme sujets politiques. Révolutionnaires, socialistes, anarchistes, communistes ou patriotes, ces femmes se heurtent, au-delà des époques et des causes qui guident leur engagement, à la permanence des normes de genre et au poids des imaginaires sociaux qui font de la violence politique des femmes une véritable énigme sociale.

La barricade de la place Blanche défendue par des femmes (mai 1871). Lithographie, France, XIXe siècle.

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France, Alliance atlantique et Europe de la défense depuis la fin de la guerre froide


Français

Auteur-e-s

L’Alliance atlantique a été, de 1949 à 1989, la pièce centrale de la sécurité en Europe. La France y a joué son rôle, puis sa partition. Depuis la fin de la guerre froide, entre la défense européenne par les Européens qui semble improbable, et la défense de l’Europe par l’OTAN qui semble l’emporter la France tente de maintenir une forme d’indépendance nationale, d’autonomie stratégique, de contacts privilégiés, en particulier avec les Britanniques. L’Europe de la défense à base de coopérations renforcées et de mutualisations véritables se heurte toujours à des choix nationaux dont la France n’a pas la seule responsabilité.

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Jumelages


Français

En 2016, on dénombre environ 20 000 jumelages en Europe. Cette pratique s’est développée massivement sur le continent depuis la fin des années 1950, d’abord en Europe de l’Ouest, puis de l’Est et entre villes des blocs rivaux de la guerre froide. Leur origine remonte pourtant au début du xxe siècle. Leur histoire permet d’explorer les tensions entre diplomatie « par en bas » et contrôle étatique. Les jumelages sont d’importants outils de coopération et d’échanges socio-culturels et économiques, mais aussi des vecteurs de solidarités. Dans le premier xxe siècle, ces solidarités ont parfois pu être agressives. Après 1945, les jumelages deviennent largement des lieux et symboles des processus de rapprochement.

Photographie illustrant les échanges dans le cadre du jumelage entre Frankenthal (RFA) et Colombes (F), villes reliées symboliquement par une « Route de l’amitié ». Source : Archives de l’Office franco-allemand pour la jeunesse (OFAJ/DFJW), sd.

Source : Jumelages
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