Être nationaliste à l’ère des masses en Europe (1900–1920)

Olivier Dard, Didier Musiedlak, Éric Anceau (dir.), Être nationaliste à l’ère des masses en Europe (1900–1920), Pieter Lang, Collection « Pour une histoire nouvelle de l’Europe. », Vol. 3, Bruxelles, 2017.

Le nationalisme européen a souvent été interprété comme la principale source de l’avènement des dictatures et en particulier
des fascismes. Le retour actuel sur la scène politique d’un certain attachement à la nation, allant jusqu’à l’expression même de mouvements radicaux à caractère xénophobe ou raciste, est-il le signe annonciateur du retour des dictatures au cœur de l’Europe ? C’est dans le but de répondre à cette question que les auteurs de cette recherche collective ont entrepris de revisiter le nationalisme européen des années 1900 jusqu’aux lendemains de la Première Guerre mondiale (suite…)

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Appel à contribution : Environnement et espace public européen : perceptions, acteurs, politiques

Dans le cadre d’un colloque du laboratoire d’excellence « Écrire une histoire nouvelle de l’Europe », du réseau franco-allemand « Saisir l’Europe » et de l’Institut historique allemand.

18-20 octobre 2017, Institut historique allemand, Paris

Date limite : 31 mars 2017

Le colloque fait partie d’un projet de recherche qui s’interroge, à travers les questions environnementales, sur l’émergence d’un espace public européen et son impact sur la définition d’une politique environnementale européenne à partir des années 1970. Il s’inscrit dans une démarche qui consiste à renouveler l’historiographie des relations internationales en Europe après 1945, en mettant la société civile comme point de départ d’une étude historique des processus décisionnels. Ce renouveau s’impose notamment en raison de l’émergence d’un espace de communication à l’échelle européenne à partir des années 1970, privilégiée en particulier par l’essor des nouveaux mouvements sociaux et des nouvelles technologies de communication. On peut en effet constater des convergences croissantes dans les débats qui ont lieu au sein de plusieurs espaces de communication en Europe, qu’ils soient nationaux, régionaux ou linguistiques. Et, bien que la construction européenne puisse favoriser de telles convergences, celles-ci ne se limitent point à l’Europe communautaire ou institutionnelle. Elle se trouve en revanche renforcée quand il s’agit d’un objet transnational, tel que les problèmes environnementaux, qui par leur nature transgressent toutes sortes de frontières, y compris celle du rideau de fer. L’idée d’une convergence croissante au sein de cet espace européen de communication admise, se pose la question des conditions et des délais dans lesquelles ces convergences contribuent à construire des objets d’une ou plusieurs politiques européennes.

Le colloque sera organisé autour de quatre grands thèmes :

1/ Les perceptions et la circulation des idées : Il s’agit de comprendre les spécificités d’une perception européenne de l’environnement, et notamment l’impact des catastrophes environnementales sur cette perception, ainsi que la circulation des idées à l’échelle européenne concernant la protection de l’environnement.

2/ Les acteurs sociaux : Il s’agit d’étudier l’activité des mouvements sociaux ayant intégré la dimension environnementale, et notamment des mouvements anti-nucléaires dans leur dimension transfrontalière, ainsi que l’activité des lobbies pour les questions environnementales à Bruxelles ou dans d’autres lieux de pouvoir en Europe.

3/ Le travail parlementaire : Il s’agit d’analyser l’activité des parlements en Europe, dont le Parlement européen, comme lieu de transmission entre l’espace public et le pouvoir exécutif. Une attention particulière sera prêtée aux activités des partis politiques.

4/ La politique environnementale européenne : Il s’agit de saisir de quelle manière cette convergence croissante détermine l’agenda des différents gouvernements nationaux en Europe ainsi que celui du pouvoir supranational de Bruxelles ainsi que l’interaction entre ces deux niveaux et le niveau international.

Dans un souci de cohérence de la réflexion commune, nous demandons aux intervenants de réfléchir aux questions suivantes à travers leurs exposés :

–      Selon quelles modalités, les problématiques environnementales s’inscrivent dans l’échelle européenne ?
–      Quelle articulation y-a-t-il entre les différentes échelles en Europe (locale, régionale, nationale et supranationale) ainsi que l’échelle internationale ou globale ?
–      À quels niveaux du processus peut-on constater des formes d’émergence d’Europe ?
–      Quelles sont les périodisations les plus adaptées ?
–      Quelle place faut-il accorder aux années 1970 ?
–      Quelle importance faut-il accorder aux dynamiques de plus longue durée (comprenant le XIXe siècle) ?

Les langues de travail seront le Français et l’Anglais. Merci de bien vouloir envoyer votre proposition (une page A4 environ) avec un bref C.V. dans un seul fichier PDF d’ici le 31 mars 2017 à nils-christian.wenkel@paris-sorbonne.fr . Une publication bilingue des résultats du colloque est prévue. Dans cette optique, les participants du colloque devront envoyer aux organisateurs un premier draft de leur contribution écrite (40.000 signes espaces compris) avant le 1er octobre 2017, accompagné d’un résumé dans l’autre langue (500 signes).

 

Comité scientifique du colloque :
Eric Bussière (Paris-Sorbonne/LabEx EHNE),
Anahita Grisoni (Saisir l’Europe)
Hélène Miard-Delacroix (Paris-Sorbonne/LabEx EHNE),
Christian Wenkel (Paris-Sorbonne/LabEx EHNE).

 

Pour plus d’informations sur le projet : https://www.dhi-paris.fr/fr/recherche/projekte-kurzzeit-ehemalige/les-grands-defis-internationaux-et-la-creation-dun-espace-public-en-europe-depuis-les-annees-1970.html .

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Genre et violences politiques (XIXe-XXe siècles)


Français

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Le recours à la violence pour des motifs politiques mêle engagement, action politique et transgression pénale. S’y ajoute, dans le cas des femmes uniquement, la transgression des normes de genre lors des poussées révolutionnaires, qu’elles soient ou non dotées des mêmes droits politiques que les hommes. Mettant en tension les normes pénales et sexuées, la violence politique permet à celles qui la pratiquent de s’affirmer comme sujets politiques. Révolutionnaires, socialistes, anarchistes, communistes ou patriotes, ces femmes se heurtent, au-delà des époques et des causes qui guident leur engagement, à la permanence des normes de genre et au poids des imaginaires sociaux qui font de la violence politique des femmes une véritable énigme sociale.

La barricade de la place Blanche défendue par des femmes (mai 1871). Lithographie, France, XIXe siècle.

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France, Alliance atlantique et Europe de la défense depuis la fin de la guerre froide


Français

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L’Alliance atlantique a été, de 1949 à 1989, la pièce centrale de la sécurité en Europe. La France y a joué son rôle, puis sa partition. Depuis la fin de la guerre froide, entre la défense européenne par les Européens qui semble improbable, et la défense de l’Europe par l’OTAN qui semble l’emporter la France tente de maintenir une forme d’indépendance nationale, d’autonomie stratégique, de contacts privilégiés, en particulier avec les Britanniques. L’Europe de la défense à base de coopérations renforcées et de mutualisations véritables se heurte toujours à des choix nationaux dont la France n’a pas la seule responsabilité.

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Jumelages


Français

En 2016, on dénombre environ 20 000 jumelages en Europe. Cette pratique s’est développée massivement sur le continent depuis la fin des années 1950, d’abord en Europe de l’Ouest, puis de l’Est et entre villes des blocs rivaux de la guerre froide. Leur origine remonte pourtant au début du xxe siècle. Leur histoire permet d’explorer les tensions entre diplomatie « par en bas » et contrôle étatique. Les jumelages sont d’importants outils de coopération et d’échanges socio-culturels et économiques, mais aussi des vecteurs de solidarités. Dans le premier xxe siècle, ces solidarités ont parfois pu être agressives. Après 1945, les jumelages deviennent largement des lieux et symboles des processus de rapprochement.

Photographie illustrant les échanges dans le cadre du jumelage entre Frankenthal (RFA) et Colombes (F), villes reliées symboliquement par une « Route de l’amitié ». Source : Archives de l’Office franco-allemand pour la jeunesse (OFAJ/DFJW), sd.

Source : Jumelages
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Juger, réparer, réconcilier


Français

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Comment sortir de la guerre – mondiale, régionale ou civile – et vivre ensemble après les conflits ? Pour qualifier le temps de la fabrique de la paix, l’expression de « justice transitionnelle » s’est imposée depuis les années 1990, ouvrant un nouveau champ de recherche et d’expertise. Cette notion prend en compte d’une part les instruments traditionnels de la justice comme les procès d’épuration et les réparations ; d’autre part des instruments symboliques, tels que les demandes publiques d’excuses et de pardon ou les gestes de repentance, ainsi que les initiatives multiples de restauration de la confiance. Si la « réconciliation » est le but à atteindre, elle est plus encore le processus même de rapprochement, souvent dissymétrique et imparfait, engageant des acteurs divers à de multiples échelles. La question du rapport au passé y occupe une place centrale et controversée, à laquelle des réponses allant de l’amnésie à l’hypermnésie ont été apportées. En 2012, l’Union européenne a reçu le Nobel de la paix pour sa contribution à la réconciliation : constitue-t-elle un espace d’expériences et de référence ?

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Syndicats et la construction européenne (Les)


Français

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Les syndicalismes réformistes et chrétiens accompagnèrent la construction de l’Europe communautaire, à l’inverse des confédérations « marxistes » qui y virent un instrument d’oppression et de guerre contre le camp socialiste. La mise en place progressive du marché européen posa par la suite des problèmes aux syndicats. Le dialogue avec les institutions européennes en fut affecté. Mais en même temps, ce marché unique favorisa l’ascension d’un syndicalisme réformiste de l’expertise, au détriment d’un syndicalisme de confrontation.

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Réception du « Deuxième Sexe » en Europe


Français

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De mai 1949, date de sa sortie en France, jusqu’aux années 2000, la réception en Europe du Deuxième Sexe de Simone de Beauvoir, bien connue pour le cas français, a donné lieu à de multiples débats et critiques tant dans les milieux littéraires, politiques que parmi les féministes. Son contenu met en effet en cause l’ordre sexuel dominant et invite à la libération des mœurs et à l’égalité des sexes. Cet ouvrage comme son accueil ne peuvent être dissociés du reste de l’œuvre de l’auteure, ni de sa vie, de ses voyages et de ses engagements. Jusqu’au milieu des années 1960, la réception critique est étroitement liée à la diffusion internationale de l’existentialisme français et aux logiques politico-culturelles de la guerre froide. Des années 1960 aux années 1980, ce sont les débats féministes qui dominent, avant que le développement des études beauvoiriennes entraîne une réévaluation savante de l’ouvrage.

Couverture de « Le Deuxième Sexe » de Simone de Beauvoir aux éditions Gallimard, 1949.

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Fresque INA : François Mitterrand

Léonard Laborie, membre du comité de pilotage de l’axe 1, est l’auteur du parcours thématique « Pas de socialisme sans la science », qui rejoint la fresque interactive de l’INA consacrée à François Mitterrand.

Il illustre ses propos par des archives audiovisuelles, livrant pour l’occasion des matériaux précieux pour les chercheurs : notices, éclairages, transcriptions d’émissions, de discours, d’entretiens.

 

Présentation : 

« Pas de socialisme sans la science. Le refus du progrès technique, la peur de l’acte créateur sont le propre des sociétés perdues », affirme François Mitterrand en 1980 dans un livre d’entretien, Ici et Maintenant.

Quoiqu’on garde rarement de François Mitterrand le souvenir d’un homme concerné par ces questions, son action a promu la science et la technologie au rang de priorité, tentant de faire rimer, à nouveau, progrès social et progrès technique.

Retrouvez la fresque INA
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