Domesticité en Europe (La)

« Dienstmädchen-Petition » (« Pétition des domestiques »), Louis Rocca, 1848. © Stadtgeschichtlisches Museum Leipzig
Madame Celnart, Manuel complet des domestiques, ou L’art de former de bons serviteurs, Bayle-Mouillard, 1836. Source : Bnf/Gallica https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6283747n
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Au xixe siècle, la montée de la bourgeoisie, le début de l’industrialisation et l’urbanisation croissante ont entraîné en Europe une augmentation de la demande pour des domestiques en majorité de sexe féminin. Pour les jeunes femmes, le travail de domestique était souvent un emploi de transition jusqu’au mariage et était associé à une mobilité locale, régionale ou transnationale. Comme les conditions de travail n’étaient souvent pas réglementées, les domestiques vivaient dans une grande dépendance vis-à-vis de leur employeur et pouvaient facilement se retrouver dans des conditions précaires. La féminisation du personnel de maison reflète l’idée de plus en plus répandue que le travail domestique et la dépendance qu’il entraîne sont spécifiquement féminins. Après une phase de déclin, le nombre d’employé.e.s de maison a de nouveau fortement augmenté à la fin du xxe siècle. Les femmes migrantes, en particulier, sont employées comme aides domestiques, ce qui renforce l’ordre dominant entre les sexes. Leur principal motif de migration est le désir d’un niveau de vie plus élevé.

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