Punir, réparer, réconcilier

Affiche de Victor Prouvé « Les préliminaires de la paix juste, glorieuse, durable », 1919.
Plaque commémorant la venue du président français Charles de Gaulle et du chancelier ouest-allemand Konrad Adenauer le 8 juillet 1962, apposée sur le parvis de la cathédrale de Reims la même année et dont une version en allemand a été inaugurée en 2012. Source : WIkimedia Commons https://goo.gl/6Wjfm8

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En 2012, l’Union européenne a reçu le Nobel de la paix pour sa contribution à la réconciliation : constitue-t-elle un espace d’expériences et de référence pour sortir de la guerre – mondiale, régionale ou civile – et vivre ensemble après les conflits ? Pour qualifier le temps de la fabrique de la paix, l’expression de « justice transitionnelle » s’est imposée depuis les années 1990, ouvrant un nouveau champ de recherche et d’expertise. Cette notion prend en compte d’une part, les instruments traditionnels de la justice comme les procès d’épuration et les réparations ; d’autre part, des instruments symboliques, tels que les demandes publiques d’excuses et de pardon ou les gestes de repentance, ainsi que les initiatives multiples de restauration de la confiance. Si la « réconciliation » est le but à atteindre, elle est plus encore le processus même de rapprochement, souvent dissymétrique et imparfait, engageant des acteurs divers à de multiples échelles. La question du rapport au passé y occupe une place centrale et controversée, à laquelle ont été apportées des réponses allant de l’amnésie à l’hypermnésie.

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