Obéir et désobéir

Valentin de Boulogne, Judith, huile sur toile, 97 x 74 cm, 1626-1628, Toulouse, Musée des Augustins.

Entre la fin du Moyen Âge et les années 1650, les rapports qui fondent le corps politique sont de nature relationnelle : davantage que les formes d’expression de l’autorité, c’est le contrôle de la relation d’obéissance qui est au fondement de l’État. Toute la culture politique porte en elle des conceptions des relations d’obéissance et de désobéissance. Mais, dans un contexte troublé par les affrontements confessionnels, où il est envisageable de désobéir au roi pour mieux obéir à Dieu ou pour reconstruire un ordre social menacé, il importe d’expérimenter de nouvelles formes d’obéissance. De l’obéissance conditionnelle à l’obéissance absolue, de l’obéissance raisonnée à l’obéissance imposée, il s’agit toujours de répondre à une question : comment recréer dans l’obéissance du sujet politique au magistrat l’obéissance due par tout chrétien à Dieu ?

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