Arrêter la guerre

Véhicules blindés AMX-10P de la KFOR contrôlant le carrefour principal de Kosovska Mitrovica, Kosovo, 2006. © Pierre Esnault-Collection personnelle

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Armistices, capitulations et cessez-le-feu interrompent les combats selon des modalités différentes. Ils font taire les armes, mais maintiennent l’état de guerre qui ne prendra fin qu’avec le traité de paix. Le choix de négocier ou de se rendre dépend de la nature de la guerre qui a été menée, donc de ses buts et de la façon dont les combats ont été conduits, mais aussi des attentes de l’opinion. Au cours de la période contemporaine, les armistices sont devenus de plus en plus politiques : alors qu’au xixe siècle ils se contentaient de signaler l’arrêt des combats afin de préparer techniquement les pourparlers de paix, ils anticipent depuis la Grande Guerre sur les négociations de concessions territoriales ou matérielles. Les différentes façons de mettre fin aux hostilités finissent ainsi par se confondre. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, la quasi-totalité des belligérants cessent les combats par capitulation, mais l’existence de l’arme nucléaire, en relativisant la notion de victoire, impose l’usage du cessez-le-feu durant la seconde moitié du xxe siècle.

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