Femmes de sciences

La réussite de Marie Curie invite les femmes à poursuivre des études de sciences, la grande chercheuse est ici entourée de quatre étudiantes (entre 1910-1915).

Au xixe siècle encore, les femmes en Europe sont quasiment exclues du monde des sciences et des techniques au nom de leur soi-disant infériorité naturelle. Seules quelques intellectuelles de l’aristocratie éclairée contribuent aux progrès et participent aux débats scientifiques, alors que des femmes occupent des postes subalternes, surtout techniques. À la fin du xixe siècle la plupart des pays européens démocratisent l’accès à l’instruction provoquant de facto une augmentation du nombre d’étudiantes et de chercheuses, malgré les préjugés sexistes, voire le déni de leurs découvertes. Ces pionnières ouvrent des brèches dans ce monde masculin et sont reconnues, même si les prix Nobel leur sont parcimonieusement attribués. Depuis le milieu du xxe siècle, de nouvelles générations de femmes scientifiques font surgir des problématiques de recherche, de la pédiatrie aux neurosciences, de l’alimentation à l’environnement. Néanmoins, emblématiques hier, ces scientifiques demeurent encore aujourd’hui symboliques, perçues plutôt comme des exceptions que comme des modèles.

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