"Pacification", an Imperial Process

Submission to consul Auguste Pavie and commandant Théophile Pennequin of the White Thai from the Black river (Tonkin, 1888).

Pacification is a term generally appended to the colonial wars and wars of decolonization waged by Europeans throughout their overseas empires. A diachronic analysis helps demonstrate how this term is much more complex, and that it has roots in the very origins of Europe, for it was derived from the Roman Republic, and has been in continual use ever since.

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Le photoreportage en Europe, 1920-1970

Photographie prise par le colonel Meches le 12 avril 1945 à la libération du camp d’Ohrdruf (Allemagne).

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Le photoreportage ou photojournalisme de guerre connaît son âge d’or de l’entre-deux-guerres aux années 1970, notamment en Europe occidentale. Porté par les figures mythiques des grands reporters et des magazines, il s’appuie sur l’ensemble des mutations techniques et technologiques qu’a connues la photographie depuis son invention au xixe siècle. Un temps instrumentalisé par les régimes totalitaires, il a désormais perdu son monopole de l’image considérée comme réelle et véridique au profit d’autres médias : la télévision puis Internet. Le genre a depuis trouvé d’autres formes d’expression pour représenter la guerre, plus artistiques et fondées non plus sur l’événement en lui-même mais sur l’émotion suscitée chez son public par le regard du photographe.

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Politique commerciale européenne (La)

Auteur-e-s

Avec la création de la Communauté économique européenne (CEE) en 1957, certains gouvernements européens ont choisi de mettre en commun leur politique commerciale extérieure afin de peser plus dans les discussions internationales, notamment face aux Américains. Un « tarif extérieur commun » est alors créé. Son niveau est déterminé dans des négociations internationales dans le cadre du GATT (General Agreement on Tariffs and Trade), devenu en 1995 l’OMC (Organisation mondiale du commerce), menées par la Commission européenne en relation étroite avec les États membres.

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Chaire d’excellence : Francisca de Haan (axe 6)

Francisca de Haan est Professeure en études de genre et en histoire à la Central European University de Budapest (Hongrie). Ses recherches portent notamment sur l’histoire du mouvement international des femmes, sur les femmes communistes, sur les rapports entre Guerre froide et genre, et sur les archives des femmes. Elle a entre autres publié avec Annemieke van Drenth The Rise of Caring Power. Elizabeth Fry and Josephine Butler in Britain and the Netherlands (1999) ; dirigé avec Krassimira Daskalova et Anna Loutfi A Biographical Dictionary of Women’s Movements and Feminisms. Central, Eastern, and South Eastern Europe, 19th and 20th Centuries (2006) ; et avec Margaret Allen et al Women’s Activism: Global Perspectives from the 1890s (Routledge 2013). Elle est fondatrice et a été rédactrice en chef jusqu’en 2016 d’Aspasia : The International Yearbook of Central, Eastern and South Eastern European Women’s and Gender History, un annuaire pour l’histoire des femmes. Elle a été vice-présidente de la Fédération Internationale pour la Recherche en Histoire des Femmes (2005 to 2010). Elle est membre des comités de rédaction du Journal of Women’s History, de Women’s History Review, et de l’Homme: Europäische Zeitschrift für Feministische Geschichts­wissenschaft.

Elle interviendra lors de la conférence portant sur « Les organisations internationales de femmes : agents et cibles de la guerre froide », le 4 décembre.

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Appel à communication : Les traités de paix (1918-1923) : la paix les uns contre les autres

Colloque international

Lieu : Paris
Dates : 21-23 mars 2019 Date-butoir : 15 avril 2018

Organisateurs : Isabelle Davion (Université Paris-Sorbonne, SIRICE, EHNE) Stanislas Jeannesson (Université de Nantes, CRHIA, EHNE)

L’historiographie des traités qui mirent fin à la Grande Guerre a depuis une trentaine d’années considérablement évolué et nul ne songerait aujourd’hui à soutenir, du moins de façon lapidaire, que Versailles a conduit tout droit à la Seconde Guerre mondiale. On s’accorde de plus en plus à penser que l’œuvre de Versailles, certes imparfaite – ce dont les négociateurs avaient d’ailleurs parfaitement conscience –, constituait une tentative de reconstruction du système international, au-delà même du simple continent européen, à partir d’un certain nombre de principes et de valeurs partagées, dont on ne peut nier l’ambition ni le caractère profondément novateur. Le centenaire de 2019 fournit l’occasion, une nouvelle fois, de revenir sur des traités qui ne se contentèrent pas de procéder au règlement de la guerre mais qui ouvrirent une page décisive de l’histoire des relations internationales contemporaines.

Ce colloque, organisé en partenariat avec le LabEx EHNE (Écrire une histoire nouvelle de l’Europe), l’UMR SIRICE (Sorbonne-Identités, relations internationales et civilisations de l’Europe) et le CRHIA (Centre de recherches en histoire internationale et atlantique), compte s’appuyer sur les apports des différentes historiographies nationales et de leurs récents renouvellements, pour les faire se rencontrer avec un triple objectif :

– considérer comme un tout, de façon globale, l’ensemble des traités qui de 1918 à 1923, de Brest-Litovsk à Lausanne, en passant par les traités signés par la conférence de la Paix mais aussi celui de Riga, mettent un terme à une guerre qui, pour nombre de peuples d’Europe orientale et du Moyen-Orient, se prolonge sous diverses formes bien au-delà de 1918. Nous devons sur ce point nous affranchir d’une chronologie par trop occidentalo-centrée qui verrait l’issue du conflit dans la conférence de Paris et les règlements frontaliers européens.

– envisager l’espace composé du continent européen et de l’ancien empire ottoman, de l’Atlantique à l’Oural et au Caucase, de la mer Baltique au Golfe arabo-persique, dans une continuité géostratégique, afin de décloisonner les historiographies et de les affranchir du prisme national, autant que faire se peut. L’objectif est de faire émerger des problématiques collectives, voire transnationales, par-delà les traditions historiographiques très différentes, si ce n’est conflictuelles, propres aux pays d’Europe occidentale et d’Europe centre-orientale, ou aux pays vainqueurs, vaincus et neutres.

– interroger les premières années d’application des traités, décisives en ce qu’elles confrontent les principes à l’épreuve du terrain, jusqu’à la première remise en cause que constitue le traité de Lausanne du 24 juillet 1923, et même au-delà. Les traités, qui sont autant de créations continues, renferment en effet plusieurs dispositions qui prévoient une mise en œuvre progressive, susceptible d’évoluer au gré des circonstances et des volontés politiques, tant sur le plan territorial (les plébiscites) que militaire (les régimes d’occupation), économique (la définition de la nature et du montant des réparations), international et juridique (la question des minorités, le système des mandats, l’entrée en vigueur de la SDN). Il nous paraît indispensable de lier l’étude des traités à ces prolongements naturels, lesquels engagent autant la responsabilité des grandes puissances que des États successeurs, des vainqueurs que des vaincus.

C’est dans ces perspectives que nous souhaitons orienter les problématiques du colloque selon trois grands axes, qui pourront fournir matière aux contributions des intervenants :

1. La question des notions et des principes qui sous-tendent les traités sur la période 1918-1923. Nous proposons de mettre en lumière quatre éléments qui nous semblent fondamentaux : le droit des peuples et le statut des minorités ; la notion de frontière juste, impliquant la pratique du plébiscite ; la question centrale des responsabilités dans les origines du conflit ; la notion même de réparations, dans toutes les acceptions du terme, sur le plan moral comme financier. Dans quelle mesure, sur chacun de ces points, les traités se répondent-ils pour susciter analogies et corrélations? Peut-on réellement considérer ces traités comme un édifice homogène, juridiquement et politiquement parlant, à l’échelle de l’Europe et du monde, ou faut-il, au contraire, continuer de privilégier les approches et les spécificités nationales ? Comment par exemple la notion européenne de minorité trouve-t-elle à s’insérer dans la logique universelle de la SDN ?

2. La réception de ces traités, dans l’ensemble de l’Europe et de l’empire ottoman, mais aussi dans les mondes coloniaux et le continent américain. Nous privilégierons sur ce point les réflexions portant sur plusieurs pays ou sur des acteurs et phénomènes transnationaux, de façon à dépasser les nombreuses études déjà réalisées dans le cadre de chaque État et à contribuer à écrire une histoire globale des traités de paix. Comment entre-t-on en paix ? Quelle place revêt dans le processus, la période qui court de la signature de l’armistice à celle du traité ? Quel rôle jouent les groupes de pression, tant dans un cadre national (anciens combattants, intérêts économiques…) que transnational (mouvements féministes, organisations ouvrières, associations pro-SDN…)? Comment les espoirs suscités par le wilsonisme se heurtent-ils aux réalités des traités ? Quel écho rencontrent les jugements critiques qui, dans tous les pays, s’abattent sur les traités ? La chronologie pourra également être interrogée pour mettre en lumière l’importance de la signature des traités dans le processus d’entrée en paix.

3. L’application immédiate des traités, dans les premières années qui suivent leur signature, qu’il est nécessaire, nous semble-t-il, d’envisager à différentes échelles et à différents moments. On pourra étudier, sur le terrain, les conditions dans lesquelles s’élaborent et se déroulent les plébiscites, comme, à l’échelle de la SDN, s’attarder sur la mise en œuvre du nouvel ordre international. Le rôle joué par les acteurs, diplomates, militaires, juristes, experts, ONG, fera l’objet d’une attention particulière, de même que les interactions entre acteurs locaux, nationaux et internationaux. Il faudra enfin poser la question de la solidarité entre les vainqueurs, à l’Ouest comme à l’Est, chargés de l’application des traités : l’échec final de ces traités peut-il s’expliquer, du moins partiellement, par la démission collective des anciens alliés, confrontés aux responsabilités qu’impose le fait de gagner une guerre ?

Les propositions de communication doivent être envoyées avant le 15 avril 2018 à l’adresse suivante: paix.paris2019@free.fr. Elles ne devront pas excéder une page et seront accompagnées d’un court CV. Les communications pourront être faites en français ou en anglais. Le colloque donnera lieu à une publication. Les frais de transport et d’hébergement des intervenants sont pris en charge.

 

Comité d’honneur

Michel Catala, université de Nantes
Olivier Dard, université Paris-Sorbonne
Robert Frank, université Paris I Panthéon-Sorbonne Lothar Höbelt, université de Vienne
Hervé Magro, directeur des Archives diplomatiques Antoine Marès, université Paris I Panthéon-Sorbonne Marie-Pierre Rey, université Paris I Panthéon-Sorbonne Tomasz Schramm, université Adam Mickiewicz, Poznań

Comité scientifique

Balázs Ablonczy, université Loránd Eötvös, Budapest
Étienne Boisserie, INALCO
Corine Defrance, CNRS
Frédéric Dessberg, université Paris I Panthéon-Sorbonne /Saint-Cyr Sabine Dullin, Sciences Po Paris
Frédéric Guelton, Service historique de la Défense Jean-Michel Guieu, université Paris I Panthéon-Sorbonne John Horne, Trinity College
Ross Kennedy, Illinois State University
Henry Laurens, Collège de France
Marcus Payk, Humboldt Universität
Georges-Henri Soutou, université Paris-Sorbonne
Florin Ţurcanu, université de Bucarest

 

Appel à télécharger : Traités de paix 2019 – AAC
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Women’s travels in Europe

Carla Serena (1824-1884) in Mingrelia (province of modern-day Georgia), from Marie Dronsart’s Les Grandes Voyageuses, 1904. © BnF-Gallica.

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Despite material conditions that made it difficult for women to travel, they took an active part in travelling beginning with the period of the Grand Tour. With the development of modern means of transportation during the nineteenth century, along with transformations in tourism (spas, winter resorts, seaside resorts), women took part in the gentrification of travel and its eventual opening up to the masses. Women travellers also explored various territories quite early on, visiting ones that were, if not forbidden, then at least deemed inhospitable. Moreover, they gradually imposed their way of travelling: a voyage to the Orient or a cruise, the natural setting of the Great North or the desert, among others. During the twentieth century, women seized upon new forms of transportation, beginning with the bike and the automobile, thereby asserting their independence.

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The affirmation of a “consular diplomacy” during the modern period

Adolphe Billecoq, French consul in Bucharest, during the 1840s. Anonymous, Voyage illustré dans les cinq parties du monde en 1846, 1847, 1848, 1849 [Illustrated voyage in the five parts of the world in 1846, 1847, 1848, 1849], p. 93

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Consulates appeared during the Middle Ages, and were institutionalized by various European states in the early modern period, primarily in the interest of commercial intermediation. From the nineteenth century onwards, the status and positioning of consulates and their officials underwent gradual but major transformations which firmly — but not completely — tied them to a European diplomatic corps. This is the essence of “consular diplomacy”.

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Fraternisations aux armées pendant les deux guerres mondiales

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Les fraternisations du front Ouest de la Première Guerre mondiale, très médiatisées depuis les années 2000, se sont muées en lieux de mémoire, symboles de la fraternité des peuples ouest-européens. Cette utilisation des fraternisations dans le discours d’une hypothétique « communauté mémorielle européenne » fait oublier que les fraternisations apparaissent dans des conditions particulières et sont plurielles. Initiées par les soldats, elles sont généralement farouchement combattues et condamnées par les hauts gradés.

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