BLOIS 2016 – Partir faire la Guerre froide à l’Ouest

Retrouvez l’article des Clionautes sur la conférence modérée par François Xavier Nérard aux Rendez-vous de l’Histoire à Blois sur le thème :

Partir faire la Guerre froide à l’Ouest

L’un des plaisirs de Blois est de rencontrer de jeunes universitaires qui, le temps d’une conférence, viennent expliquer leur travail. La fraîcheur est au rendez-vous avec, ce qui est plus rare, un sens du récit qui sait alterner explications concises et illustrations éclairantes. Plusieurs anecdotes à la fois drôles et exploitables raviront le professeur qui enseigne la Guerre froide.

Présentation des conférenciers
La conférence est une Carte Blanche à l’UMR SIRICE (Sorbonne, Identités, Relations internationales et Civilisations de l’Europe). François-Xavier Nérard, maître de conférence à Panthéon-Sorbonne, est le modérateur.
Sylvain Dufraisse, professeur agrégé, vient de soutenir une thèse intitulée « Les héros du sport. La fabrique de l’élite sportive soviétique (1934-1980) ».
Sophie Momsikoff, professeur agrégée, vient également de soutenir une thèse sur les années Gorbatchev, intitulée « La Nouvelle Pensée gorbatchévienne, origines et influences, hommes et réseaux, 1956-1992 « 
Isabelle Gouarné, docteur en sociologie est chargée de recherches au CNRS. Elle intervient ici pour aborder les scientifiques soviétiques.
Enfin, Stéphanie Gonçalves travaille sur les ballets et vient également de soutenir une thèse sur le sujet (« Une guerre des étoiles : les tournées de ballet dans la diplomatie culturelle de la Guerre froide, 1945-1968 »).

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La conférence
Le modérateur, François-Xavier Nérard rappelle que le travail sur les délégations soviétiques a donné lieu à une publication : « L’URSS à l’étranger », Cahiers SIRICE(en ligne sur CAIRN). L’URSS et l’étranger sont deux aspects souvent dissociés. Au mieux, on s’interroge sur les Occidentaux qui visitent l’URSS, comme Tintin au pays des Soviets. Mais la plupart du temps, on reste dans un angle mort, hormis pour évoquer complaisamment les défections, ceux qui ont fui l’URSS. En effet, dans l’imaginaire collectif, l’URSS est une prison des peuples dont personne ne sort. C’est oublier tous ceux qui, pour des raisons temporaires et valables, doivent quitter l’URSS : athlètes, danseurs, scientifiques, etc.
L’idée est de faire une histoire concrète, la moins inféodée possible à l’histoire officielle qui tend à gonfler le rôle de l’État.

 

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