Langues d’islam à la Renaissance


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L’histoire de la connaissance des langues de l’islam à la Renaissance a été récemment renouvelée. De nombreux témoignages attestent à la fois la persistance d’un intérêt aux xive et xve siècles, mais aussi les nouvelles approches fleurissant dans la péninsule Ibérique, en Italie, débouchant sur un intérêt européen dès le xvie siècle. Pourtant cette histoire est faite de discontinuités : les traductions coraniques latines bilingues des années 1450-1525 n’ont ainsi guère laissé de postérité. C’est l’étude des manuscrits bilingues subsistants, jusqu’à il y a peu négligés, et des réseaux de transmission, qui permettra d’éclairer peu à peu le contexte de réactivation périodique et de transmission de connaissances en milieu « latin » sur l’arabe, le turc et le persan, du xive au xvie siècle, contexte dépendant de facteurs complexes (réseaux marchands, liens entre communautés juives et chrétiennes, maintien de l’optique médiévale de controverse, nouvelles formes de curiosité intellectuelle et philologique, etc.).

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