Européistes dans l’entre-deux-guerres (Les)

Caricature de Derso et Kelen, publiée dans Le Rire, 26 septembre 1931 (à l’occasion de la XIIe assemblée générale de la SDN, le Rire publie un numéro spécial « Le testament de Genève » richement illustré par les caricaturistes Derso et Kelen).Les européistes de l’entre-deux-guerres, très marqués par la Première Guerre mondiale et la hantise du déclin, voient dans l’idée d’Europe unie, et notamment dans le rapprochement franco-allemand, la seule façon de maintenir une paix durable sur le continent. Ils forment un ensemble hétérogène de mouvements aux finalités très diverses, plus ou moins organisés, aux côtés desquels on trouve aussi des intellectuels et des militants isolés. Si les projets politiques, souvent très ambitieux, ne trouvent guère de traductions concrètes, il n’en va pas de même de plusieurs initiatives économiques, plus limitées et plus réalistes. Les années 1930 voient la dispersion de la galaxie européiste, confrontée à la crise, aux régimes totalitaires et au spectre d’un nouveau conflit mondial.

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Europe napoléonienne (L’)

Héritière de l’Europe des républiques sœurs du Directoire, l’Europe napoléonienne atteint son apogée en 1810-1811. Elle donne lieu à une mosaïque de transferts plus ou moins aboutis du modèle français et à une volonté d’intégration dynastique des Bonaparte. La spirale du système continental, le manque d’adhésion de certaines élites notamment catholiques et la faible résilience du Grand Empire face aux défaites à partir de 1812 expliquent la chute de Napoléon en 1814. Malgré ses affirmations à Sainte-Hélène, l’échec tient à l’impérialisme de la Grande Nation incarnée par l’empereur.

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