Appel à communications – Femmes, genre et technologies de l’information et de la communication (Europe, XIXe-XXIe siècles)

Colloque international FGTIC, Paris, 15-16 mai 2014

Organisé par le LabEx EHNE (Écrire une histoire nouvelle de l’Europe), Axes 1 et 6, en partenariat avec l’Institut des sciences de la communication du CNRS

Bien que des travaux pionniers aient contribué depuis quelques années à éclairer plusieurs aspects de la construction genrée des technologies de l’information et de la communication (TIC), au travers d’analyses portant sur les demoiselles du téléphone, sur les auditrices de la radio, ou encore sur les ENIAC Girls, la place des femmes et du genre dans l’histoire des technologies de l’information et de la communication reste encore largement à penser et à écrire, que ce soit le rôle et les représentations des deux sexes en matière de recherche, de conception, d’utilisation, de consommation ou d’usages.

Ces deux journées souhaitent croiser les regards européens sur les relations historiques qu’entretiennent les femmes avec les technologies de l’information et de la communication, et ce depuis le télégraphe. Elles invitent à des analyses transnationales et interdisciplinaires sur le temps long, convoquant autant l’histoire de l’informatique et des TIC que par exemple celle du travail, des organisations, de la consommation, de l’éducation, des médias et les études de genre.

En croisant les imaginaires, valeurs, figures, modèles, pratiques qui traversent l’histoire du télégraphe, du téléphone, de la radio, de la télévision, de l’internet et des dispositifs numériques, nous souhaitons en particulier explorer la manière dont l’histoire des technologies de l’information et de la communication peut enrichir les études de genre et dont celles-ci peuvent en retour éclairer différemment celles sur les TIC, autour de plusieurs angles (non exclusifs d’autres approches) :

  • Les actrices des TIC : figures historiques individuelles et collectives, conceptrices, informaticiennes, chercheuses, utilisatrices professionnelles, consommatrices, etc.
  • Les représentations genrées des acteurs et publics des TIC et leurs évolutions (discours, publicité, enseignement et éducation, imaginaires, etc.)
  • Les groupes impliqués au sein des TIC traversés par la problématique du genre (associations européennes, collectifs nationaux ou transnationaux, etc.)
  • Les TIC comme producteurs de nouveaux espaces d’expression du genre
  • La spécificité ou non de la recherche européenne dans l’approche genrée des TIC au regard des travaux menés outre-Atlantique ?

Les communications, d’une durée de 20 minutes, pourront être faites en français ou en anglais. Le comité scientifique sera par ailleurs sensible aux propositions qui intègreront une dimension diachronique et celles qui aborderont de manière explicite la dimension européenne. Les propositions de jeunes chercheuses et chercheurs sont les bienvenues.

Soumission

Les propositions doivent être envoyées à fgtic@iscc.cnrs.fr

Elles doivent tenir en une page, intégrer une bibliographie et si possible une proposition de plan. L’auteur-e peut joindre dans le corps de son message électronique un aperçu de ses travaux et une courte biographie.

Calendrier

  • Date limite d’envoi des propositions de communication : 1er mars 2014
  • Notification d’acceptation : 15 mars 2014
  • Colloque international : 15-16 mai 2014

Vous pouvez retrouver ces informations sur le site http://genreurope.hypotheses.org/.

Comité d’organisation

  • Delphine Diaz (IRICE, Université Paris-Sorbonne, LabEx EHNE)
  • Valérie Schafer (ISCC, CNRS)
  • Régis Schlagdenhauffen (LISE, CNAM/CNRS, LabEx EHNE)
  • Benjamin Thierry (IRICE, Université Paris-Sorbonne)

Comité scientifique

  • Gerard Alberts (Universiteit van Amsterdam)
  • Alec Badenoch (Department of Media and Cultural Studies, Utrecht University)
  • Isabelle Berrebi-Hoffmann (LISE, CNAM/CNRS)
  • Niels Brügger (The Centre for Internet Studies, Aarhus University)
  • Frédéric Clavert (Université Paris-Sorbonne, IRICE, LabEx EHNE)
  • Delphine Gardey (Faculté des Sciences de la Société, Université de Genève)
  • Pascal Griset (Université Paris-Sorbonne, CRHI-IRICE/ISCC, LabEx EHNE)
  • Sandra Laugier (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, IUF)
  • Christophe Lécuyer (Université Pierre et Marie Curie)
  • Ilana Löwy (Cermes, CNRS, EHESS, Inserm, Paris 5)
  • Cécile Méadel (CSI, MINES Paris Tech)
  • Ruth Oldenziel (Eindhoven University of Technology, Senior Fellow at the Rachel Carson Center, Munich)
  • Jean-Claude Ruano-Borbalan (HT2S, CNAM)
  • Fabrice Virgili (IRICE, CNRS, LabEx EHNE)

Secrétariat scientifique

  • Arielle Haakenstad (Université Paris-Sorbonne, IRICE/ISCC, LabEx EHNE)
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Appel à contribution – L’avant-garde européenne après la seconde guerre mondiale: l’axe Paris-Milan-Düsseldorf de 1957 à 1966

Dans la seconde moitié du XXe siècle, la communication des artistes situés sur l’axe Paris-Milan-Düsseldorf connaît un important développement. Les cheminements menant au renforcement de ces carrefours artistiques restent peu explorés. L’appel à communications s’adresse aux étudiants ou aux chercheurs en histoire de l’art intéressés par la dynamique des échanges artistiques développés sur cet axe international. Les communications retenues seront présentées lors d’une journée d’étude doctorale proposée dans le cadre du LabEx EHNE (Écrire une nouvelle histoire de l’Europe) porté par le Centre André Chastel.

Dans l’après-guerre, les recherches artistiques et l’intérêt de galeries de ces trois pôles culturels – Düsseldorf – Milan – Paris – semblent se rejoindre autour d’une esthétique orientée vers l’approfondissement des origines de la production plastique. Reprenant les ambitions d’universalité de l’art mises à jour au long de la première moitié du XXe siècle, d’artistes comme Malevitch et Mondrian, la production après 1945 suit un chemin d’épurations de formes et de couleurs.

Cette quête d’universalisation de l’art rassemble des artistes d’origines et de parcours assez différents comme les allemands Heinz Mack ou Otto Piene et le français Yves Klein. Ces deux premiers artistes vont mettre en marche un projet visant la dématérialisation de l’art par l’utilisation de moyens peu conventionnels, la lumière et le mouvement. Klein va les rejoindre en apportant d’abord des possibilités de dématérialisation par l’imprégnation de la couleur, puis à travers l’utilisation d’éléments de la nature comme le feu ou l’eau. Dans les années 1950, Klein multiplie les expositions en Allemagne, en France et en Italie. Sa contribution dynamise les échanges artistiques de cet axe. Ses monochromes sont exposés en 1957 lors de l’inauguration de la galerie d’Alfred Schmela à Düsseldorf, à la galerie Colette Allendy à Paris et à la galerie Apollinaire à Milan.

L’influence de l’artiste français exercée sur ses pairs allemands Mack et Piene est flagrante. Dès 1958, ces trois artistes participent au projet « exposition d’un soir » qui consistait à ouvrir pour un soir, les portes de leurs ateliers au public. Ces artistes s’engagent ensemble dans la production d’une revue animant la production plastique autour du groupe de Düsseldorf. La même année, l’italien Piero Manzoni s’intéresse aussi aux travaux de Klein et de Lucio Fontana, dont il a pris connaissance à Milan. Le courant Zéro se développe à partir de 1959. Dans le début des années 1960, Fontana expose en compagnie de cette jeune génération qui voit en lui un père spirituel.

Durant cette période, Otto Piene recense plus d’une centaine d’artistes qui participent aux  projets du groupe Zéro. Les revues telles que « ZERO » (Düsseldorf) et « Azimuth » (Milan) représentent un facteur de cohésion important et un organe de diffusion et de communication entre les différentes associations d’artistes.

Zéro joue alors un rôle important dans la propagation de l’art d’avant-garde européen. Ces échanges artistiques entre l’Allemagne et le reste de l’Europe correspondent à l’un des premiers rapprochements dans la période immédiatement postérieure à la Seconde guerre mondiale. Par le biais de l’art, l’Allemagne se rouvre à l’Europe en exposant une production avant-gardiste animée par le besoin de rebondir après une période de censure de sa production artistique.  En Italie, en Allemagne et en France, la production d’après-guerre est particulièrement féconde, elle attire des artistes originaires d’autres continents comme Soto ou Almir Mavignier qui s’intéressent également à la dématérialisation de l’art. Ils participent aux principales expositions du groupe Zéro avec Heinz Mack, Otto Piene et Yves Klein.

Le cas de Zéro est intéressant car ce groupe européen fonctionne comme une véritable pépinière stimulant la communication entre les artistes qui produisent un art libéré des académismes et tout à fait rattaché aux grandes questions soulevées par la théorie artistique de l’époque, à savoir l’aptitude à l’universalisation de l’art.  La production plastique des artistes circulant sur l’axe géographique Italo-Franco-Germanique constitue une cible pour la recherche actuelle en histoire de l’art : ce mouvement est à la base d’une révolution de la production contemporaine regroupant l’art, la philosophie et la sociologie.

Cet appel à contributions est ouvert à tous les chercheurs intéressés à la production plastique de ces carrefours d’échanges européens dans la période qui va de 1957 à 1966.

Modalités de soumission

La journée d’étude se tiendra à Paris, à l’INHA le lundi 26 mai 2014. Merci d’envoyer des propositions de communication résumées  (1500 à 3000 signes) avant le 28 février 2014 à:

Journeedetude.labex@gmail.com

Les réponses seront notifiées aux candidats le 15 mars 2014.

Comité d’organisation

Centre André Chastel, ED 124

Anne-Julie Lafaye, docteur en archéologie médiévale et coordinatrice de l’axe 7 du LabEx EHNE

Marjolaine Beuzard, doctorante en Histoire de l’Art, Université Paris-Sorbonne (Paris IV)

Maria Sensi, docteur en Histoire de l’Art, Université Paris-Sorbonne (Paris IV)

Manuela Triani Gomez de Knegt, doctorante en Histoire de l’Art et étudiante en Master en Philosophie de l’Art, Université Paris-Sorbonne (Paris IV).

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Axe 1 – Séminaire «Histoire des Sciences, Histoire de l’Innovation: circulations, communications et civilisations matérielles en Europe (XVIIIe – XXIe s.)» (2013-2014)

Organisateurs

  • Pr David Aubin, Université Pierre et Marie Curie (IMJ-PRG / ASHiC)
  • Pr Pascal Griset, Université Paris-Sorbonne (Irice-CRHI / ISCC)

Comité de programme

  • Reynald Abad (Université Paris-Sorbonne, Centre Roland Mousnier),
  • Alain Beltran (CNRS, Irice),
  • Mathieu Flonneau (Université Panthéon-Sorbonne, Irice-CRHI, Association P2M),
  • Léonard Laborie (CNRS, Irice-CRHI)

Les séances ont lieu le mardi de 17h30 à 19h30 à la Maison des sciences de la communication et de l’interdisciplinarité du CNRS (ISCC)
20 rue Berbier-du-Mets, Paris 13°, M° Gobelins (salle de conférences, rez-de-chaussée).

Le but du séminaire est de proposer une réflexion approfondie sur l’histoire de la circulation des sciences et des innovations en Europe, ainsi que sur l’histoire des civilisations matérielles que cette circulation transforme. L’histoire des sciences et l’histoire de l’innovation y seront abordées. Ce séminaire est adossé aux activités à l’équipe d’Histoire des Sciences de l’Université Pierre et Marie Curie et à l’axe 1 de recherche « L’Europe comme produit de la civilisation matérielle: l’Europe des flux » du LabEx « Écrire une histoire nouvelle de l’Europe ». Chacune des séances du séminaire est construite autour de l’intervention d’un chercheur qui travaille dans l’un de ces domaines. Si la période susceptible d’être couverte dans les interventions va de la fin du 18e siècle à aujourd’hui, l’accent sera mis sur la période la plus récente.

L’un des objectifs du séminaire est de réunir et faire interagir des publics provenant d’horizons différents (étudiants de niveau master 2 en histoire, doctorants et chercheurs débutants en histoire des sciences, et doctorants des disciplines scientifiques de l’UPMC). Afin de faciliter la compréhension des interventions, qui seront de niveau recherche, les séances seront brièvement introduites par les organisateurs. Une séance de discussion suivra les interventions présentées.

Contacts : David Aubin (david.aubin [at] upmc.fr) ou/et Pascal Griset (pascalgriset [at] yahoo.fr)

Programme des séances du second semestre

  • 4 février: Christophe Lécuyer (Université Pierre et Marie Curie) – La loi de Moore et la gouvernance de l’innovation
  • 11 février: Philipp Hertzog (Technische Universität Darmstadt – Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) – L’impact des collectivités locales dans un projet national – une comparaison franco-allemande des premiers projets de TGV
  • 4 mars: Louise Merzeau (Paris Ouest Nanterre, Dicen-IDF) et Claude Mussou (INA) – Dépôt légal du web: archiver l’instable
  • 11 mars: Hervé MOULIN (Irice) – Les activités spatiales: un nouvel espace de mobilité
  • 18 mars: Sebastian Grevsmühl (Université Pierre et Marie Curie) – L’invention de l’environnement global
  • 25 mars: Simone Turchetti (University of Manchester) – Deeply Concerned with the Environment? NATO and the Rise of the Geosciences in Cold War Europe
  • 1er avril: Jean-Baptiste Fressoz (Centre Alexandre Koyré, CNRS-EHESS) – Une histoire politique de l’anthropocène
  • 8 avril: Sylvain Briens (Université Paris-Sorbonne) – Lyrisme d’ingénieur. Technèmes, média et modernisme littéraire
  • 29 avril: Guillaume Carnino (Université Technologique de Compiègne, Costech) – Stabiliser le social par la science dans la seconde moitié du XIXe siècle
  • 6 mai: Christopher FABRE (Irice, ADEME, EDF) – La convergence des modèles français et allemands dans le domaine de l’énergie, 1973-2000
  • 13 mai: Bruno Strasser (Université de Genève) – Le rôle de la coopération scientifique internationale dans la construction européenne
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